PE-075 Développer la centricité

“Je veux continuer dans la direction de la centricité. Une raison pour laquelle le développement de la centricité chez l’Homme est si important, c’est que c’est à travers la centricité, au cours des générations qui viendront, que l’Homme découvrira son mystère. Ça prend une conscience centrique pour découvrir le …”

 

En Français vous lisez la transcription manuelle de la conférence de BdM, dans une autre langue la traduction par une intelligence artificielle (AI) de cette transcription manuelle, donc le résultat est à interpréter avec discernement.


Je veux continuer dans la direction de la centricité. Une raison pour laquelle le développement de la centricité chez l’Homme est si important, c’est que c’est à travers la centricité, au cours des générations qui viendront, que l’Homme découvrira son mystère. Ça prend une conscience centrique pour découvrir le mystère parce que la découverte du mystère ou la mise à l’œuvre des grands mouvements d’esprit sur le plan matériel, requiert que l’Homme fonctionne avec un minimum de mémoire.

Quand je dis avec un minimum de mémoire, je veux dire que les assises de son savoir ne soient pas basées sur le mémoriel didactique, mais que les assises du savoir soient basées sur le mouvement de l’Esprit qui utilise les formes comme il le veut. Et à partir de ce moment-là, l’Homme selon son talent, s’il est écrivain, par exemple, ou s’il est une sorte de dirigeant d’information, de créateur d’information, l’Homme pourra avec le temps en arriver à construire de nouvelles architectures du mental.

Et c’est à partir de ces nouvelles architectures que le mystère humain sera totalement développé, que les plans de vie, les plans de la vie seront facilement accessibles à sa cognition, et que l’Homme finira éventuellement à pouvoir développer des structures mentales intelligentes qui lui permettront, en retour, de bien comprendre le monde animal, le monde des plantes, le minéral, l’humain et le Surhumain, sans parler des mondes morontiels.

Donc quand on parle de centricité, on ne parle pas simplement de centricité dans le sens personnel du terme, mais on parle de centricité comme une force motrice de l’intelligence. Mais avant d’atteindre cette centricité ou ce degré requis pour être vraiment créatif sur le plan mental, il faut savoir se réinventer parce que la réinvention de soi va nécessiter que l’Homme se dissocie complètement du passé.

Et quand je dis “se dissocier du passé”, je veux dire se dissocier de la façon de penser du passé. Le passé chez nous a une grande grande emprise, et les façons de penser qui font partie du passé ou de l’Histoire, ont chez-nous une grande emprise, parce que les structures mentales qui font partie des littératures, des littératures académiques, ou des littératures anciennes, sont très enivrantes pour l’Homme.

Quand vous lisez un texte qui a été écrit… Je ne sais pas moi, par “un Voltaire”, par “un Freud”, par un penseur de réputation internationale, l’ego s’il n’est pas centré, se sent facilement aspiré par la manière de penser, parce que cette manière de penser pour lui représente une sorte de vêtement, une enveloppe à l’intérieur duquel, ou de laquelle enveloppe, il peut facilement se camoufler, se réchauffer, si vous voulez, l’Esprit, pour goûter un peu de ce qu’on appelle “la connaissance”.

Quand vous lisez les philosophes, quand vous lisez… Je ne sais pas moi, Schopenhauer, quand vous lisez Nietzsche, ces Hommes ont eu de grandes intuitions. Et si l’Homme n’a pas la centricité voulu pour pouvoir lire ou dialoguer, ou partager une réflexion avec ces penseurs, il est absorbé par eux, et c’est là que vous développez des opinions philosophiques, des opinions basées sur certaines idéologies, donc des opinions qui appartiennent au passé, et que vous formulez votre personnalité en termes d’assises qui ne sont pas enracinées dans la Lumière de votre être !

Donc vous n’avez pas d’identité, vous êtes peut-être bien éduqués, vous allez citer facilement des penseurs, des écrivains, vous allez citer les lettres, vous allez citer les versets, mais vous ne connaîtrez pas l’esprit des versets. Et ça, c’est dangereux surtout dans le domaine de la religion. Vous avez une manifestation contemporaine aux États-Unis aujourd’hui où on cite la Bible, souvent avec un grand oratoire, on cite les versets facilement, on proclame facilement les lettres de la littérature de la Bible, on lui donne une autorité divine.

Mais si on n’a pas de centricité et qu’on est adressé par des hommes ou des femmes qui ont le don oratoire, et qui citent bien les littératures, surtout ces grandes littératures, il est évident que le piège est posé. L’ego n’a plus d’assise, la centricité n’existe plus, l’opinion se gonfle et se multiplie, la personnalité apparaît et l’être disparaît, d’où le pouvoir des religions. Je n’ai rien contre les religions, je suis trop conscient pour comprendre l’importance historique involutive des religions, mais je comprends aussi le danger des religions.

Il faut dans un sens applaudir Rome, le Vatican aujourd’hui, pour avoir osé aller contre ses anciennes façons d’être et d’approcher le monde, l’Humanité moderne, intelligente, et de dire franchement devant les peuples que l’Église a fait des erreurs. Bon, c’est déjà quelque chose de bien, parce qu’en général les religions n’ont pas suffisamment d’aplomb ou de pouvoir, ou de fondation pour diffamer leurs actions en public. Pour dire quoi ?

Pour dire que c’est très important, que ça sera de plus en plus important au vingt-et-unième siècle, vingt-deux, vingt-troisième siècle, avec l’évolution de l’Humanité, où nous verrons surgir de l’esprit de l’Homme, toutes sortes de constructions de plus en plus scientifiques, de plus en plus mesmérisantes, où l’Homme aura besoin de prendre une position par rapport à lui-même et pour lui-même.

Quelle position la femme moderne du vingt-et-unième siècle prend-elle face à l’avortement ? Si elle prend une position sociale, elle prendra une position qui est favorisée par l’Église, je n’ai rien contre ça, ça fait partie de la mission sociale de l’Église de protéger les pauvres contre de trop grandes aberrations. Mais sur le plan de l’individu, sur le plan de l’être, sur le plan de l’homme ou de la femme qui peuvent émotionnellement prendre sur eux-mêmes la totalité de la responsabilité de leurs actes, parce qu’ils ne souffrent pas de la décoloration de leurs opinions, à ce moment là c’est une autre question.

L’euthanasie, c’en est une autre. Là où les Hommes, où les sociétés seront obligées de débattre l’éthique, la philosophie de l’euthanasie, l’Homme conscient, concret, réel, fondateur, n’aura pas des générations et des siècles à se demander le oui ou le non par rapport à cette question. Il devra facilement en prendre une… Position… Lorsque viendra le moment au cours de son existence, où l’euthanasie sera probablement le seul acte au cours de sa vie où il aura carrément réduit les souffrances de son frère.

Mais à ce moment-là, ce n’est plus un acte de philosophie, ce n’est plus un acte philosophique, parce que l’acte philosophique a des retentissements sur le plan social. Et je comprends que les juges, les avocats, les prêtres, les citoyens, les concitoyens, sont obligés de considérer toutes les vertus, les absences de vertus de certains actes, qui caractérisent la nécessité de l’exploration de la vie ou de la mort. Ça, je le comprends.

Mais sur le plan individuel, de l’Homme seul par rapport à lui, face à lui, en fonction de lui, capable de supporter jusqu’à l’extinction de sa réalité l’acte qu’il pose, cette question de l’euthanasie n’est plus une question. C’est simplement un moment décisionnel que lui prend, parce qu’il est libre sur le plan de la volonté, parce qu’il n’est plus sujet aux vicissitudes de la mémoire de la race.

Donc viendra au vingt-et-unième siècle, vingt-deuxième siècle, un temps où l’Homme conscient sera obligé de prendre des décisions, s’il n’est pas capable de se réinventer, s’il n’a pas appris à se réinventer, c’est-à-dire s’il n’a pas appris à développer ses propres structures, ses propres architectures mentales, parce qu’il a pensé constamment avec les pensées des autres, et qu’il n’a pas été capable d’exploiter son propre soupir, son propre Esprit. Comment voulez-vous que cet Homme fasse face à de nouvelles données qui seront le résultat de l’inquisition de la science ?!

Lorsque la science dit : “Moi, en tant que prêtresse, moi en tant qu’agissante au sein de la matière, j’ai le droit de créer une nouvelle forme humaine”, qu’est-ce que l’Homme dit devant cette mise en plan d’une nouvelle constitution humaine et philosophique ? S’il n’a pas de centricité, il est perdu ! Il court aux quatre coins du monde, il cherche les philosophes, il cherche les théologies, il cherche les appuis, pour voir si le “cloning” est juste, va dans la direction des lois de Dieu ou contre les lois de Dieu.

Et s’il n’est pas suffisamment intelligent pour savoir que Dieu en soi, ça n’existe pas, que c’est simplement une création psychologique de l’ego, parce que l’Homme est incapable de supporter sa propre infinité, à ce moment-là, il est porté disparu dans le flot inestimable et incessant des conneries humaines. Donc la centricité ça sera très important demain. Aujourd’hui on l’aborde, aujourd’hui ça nous déborde, mais un jour ça sera aussi important pour l’Homme de savoir ou de reconnaître le degré de centricité qu’il a, que ce fut important autour des siècles des grandes lumières pour l’Homme, de savoir ou de penser qu’il pense, donc qu’il est.

Ces petites lectures philosophiques de Descartes : “Je pense donc je suis”, demain, au vingt-et-unième siècle, lorsque tout sera rapide, lorsque la fondation des fondations aura été totalement chambranlée, lorsque les plus grandes illuminations concernant la mystique réalité de Dieu aura été menacée par la science et l’empirisme des matières, si l’Homme n’a pas de centricité, si l’Homme n’est plus capable de manière absolue de prendre son épée et de trancher la polarité pour faire sortir de cette dualité, l’unique réalité des fonds majeurs de son Esprit qui sont quoi ? Les abscons de sa conscience qui jugent l’évolution, l’Homme sera incapable de réaliser qui il est.

Il sera incapable de bénéficier de ce qu’il est, et il n’aura pas la puissance de créer les structures mentales pour une nouvelle Humanité. Donc non seulement les philosophies seront éteintes, mais dans le grand siècle des grandes annihilations, où probablement les grandes matières, les grands continents, les grands feux, auront finalement remplacés la paisible idéologie du vingtième siècle, relativement parlant, l’Homme sera seul !

L’Homme sera très seul parce qu’il n’aura pas l’appui de l’extérieur qui se sera effondré dans la confusion, et il n’aura pas non plus son propre appui, parce qu’il n’aura pas voulu ou chercher à regarder profondément en lui, où se situe le vrai caractère, le caractère réel de sa constitutionnalité humaine, c’est-à-dire sa capacité de juger absolument. Et le problème de l’Humanité depuis des siècles, partons seulement des Pharaons jusqu’à aujourd’hui, a été le résultat de l’incapacité de l’Homme, de se libérer des idéologies, des philosophies, c’est-à-dire des pensées qui lui ont été prêtées en attendant que de nouvelles viennent.

Alors que s’il avait été Homme, s’il avait été réel, s’il avait été libre, s’il avait pu savoir qu’il sait depuis très longtemps, depuis très très longtemps, les Romains auraient disparu, la Renaissance se serait ramifiée, le modernisme, le matérialisme, les nouvelles Lumières se seraient ajustées. Et à la fin du vingtième siècle probablement, nous aurions eu un siècle de grande puissante créatrice, de grands fléaux auraient été mis de côté, arrêtés, nous n’aurions pas vu le cycle hitlérien parce que nous n’aurions pas cru. Mais nous avons tellement cru, voulu croire, aimer croire !

J’ai vu de grands panneaux quand le Pape venait à Montréal : “Croyez” ! Mais, “croyez”, c’est bon pour les Hommes, ce n’est pas bon pour l’Homme. Il y a deux niveaux d’Humanité dans une Humanité, il y a les Hommes et l’Homme. Et l’Homme ne peut pas appartenir aux Hommes. L’Homme ne fait pas partie des Hommes, l’être centrique n’appartient pas à ces masses égocentriques. L’être qui sait ne peut pas penser qu’il pense.

Donc toutes ces réalités, tous ces paramètres convergents qui ont été expliqués depuis des années, font partie d’une culture cristalline qui sera demain la définition réelle de l’Homme, parce que ce sera l’Homme qui l’aura, cette structure développée. Elle ne sera pas issue d’une longue histoire, elle ne fera pas partie des secrets ésotériques d’une science parachevée.

Ça sera une structure vivante incessamment créative, toujours palpitante, jamais morte, tellement libre de mémoire que, la définition de l’Homme par les Hommes qui voudront bien la définir ou le définir, ne sera jamais faite avec une mémoire appartenant à une instruction, parce que même la mémoire n’appartiendra pas à l’Homme pour définir sa réalité. Il prendra d’autres façons, il aura d’autres moyens, il aura d’autres fils pour construire, pour définir cette réalité qui fait partie de son patrimoine universel.

Il y a mille façons de définir l’Homme, et plus l’Homme avancera dans le temps, plus il découvrira d’autres façons. Il y a mille façons de définir Dieu, plus l’Homme avancera dans le temps, plus il définira Dieu. Il y a mille façons de définir tout, parce que la diversité fait partie de la réalité des mondes, parce que c’est seulement la diversité qui empêche la croyance. La croyance détruit la diversité, la croyance veut l’uniformité, alors que la diversité met en charge la lumière et prend à sa charge tous les Hommes.

Mais nous n’avons pas su dans le passé bénéficier de la diversité parce que nous avons été influencés par elle à travers la croyance. Nous avons cru que parce que nous étions Noirs, nous avions une préférence devant les dieux, nous avons cru parce que nous étions Chinois que nous vivions dans le Middle Kingdom, nous avons cru parce que nous étions Français que nous avions une destinée spéciale. Nous avons cru parce que nous étions Anglais que nous avions un rôle à jouer à l’échelle de la planète, nous avons cru parce que nous étions Américains que nous devions dominer par capitalisme. Autrement dit, nous avons cru pendant des siècles, que les opinions issues de la divergence, issues de la diversification étaient des opinions valables, alors que ces opinions ne servaient que temporairement les intérêts des peuples.

Mais lorsque l’Homme deviendra conscient, lorsque l’Homme verra la diversification comme un moyen sur le plan cosmique, d’échapper à la domination péremptoire des états, des royaumes, des règles, pour permettre au feu sacré de la vie de s’expansionner constamment à travers les univers locaux, de s’expansionner constamment à travers les temps, afin de créer quoi dans le temps… ? Afin de créer quoi, au cours des longues périodes ? Afin de créer quoi, au cours des siècles et des millénaires ? Afin de créer un point de lumière qui ne pourra jamais s’éteindre, c’est-à-dire qui ne sera jamais capable d’être dominé par une autre lumière.

Et ceci, c’est la réalité de l’Homme, c’est sa centricité, c’est sa capacité d’être juge, c’est sa capacité d’être absolu, c’est sa capacité de dire : “Le réel se définit comme ceci dans la mesure où la définition ne permet pas que l’on domine celui qui a reçu”. Le plus grand danger chez l’Homme, c’est la domination. C’est l’histoire des âges, la domination.

Donc si l’Homme est centrique, s’il comprend la diversité, s’il ne perd pas conscience de sa réalité, jamais il ne pourra dominer l’Homme, jamais il ne pourra dominer son frère, parce que la Lumière ne domine pas, elle ne peut pas, elle ne veut pas, elle est anti-luciférienne, elle est anti-mort, anti-mortalité, anti-matérialité. Et c’est elle qui crée la diversification qui, au cours de l’involution, a été utilisée par le mensonge pour créer des empires locaux.

On n’a pas voulu de diversification, parce qu’on a voulu que l’on croit en un seul Dieu, donc la centricité permettra à l’Homme de mettre un terme à cette conjugaison des formes. L’Homme saura se réinventer dans le processus et éventuellement, il réalisera qu’il est très intelligent. Qu’est-ce que ça veut dire être très intelligent ? Être très intelligent, ça veut dire cinq choses.

Premièrement, ça veut dire être seul. Si vous n’êtes pas seuls, si vous n’êtes pas capables de supporter d’être seuls, si vous n’êtes pas capables de supporter d’être seuls à penser ou à savoir d’une certaine façon, vous ne pouvez pas être intelligents, parce que c’est dans la solitude de son Esprit que l’Homme découvre la nature de son propre diamant, et qu’il découvre jusqu’à quel point le diamant est capable de filtrer sa lumière. Des fois le diamant est poli, des fois le diamant est moins poli, mais c’est toujours la même Lumière qui passe.

Et si l’Homme n’est pas capable de supporter la solitude de son mental, il ne peut pas être intelligent, parce qu’il ne peut pas réaliser que dans la grande diversité des choses, il y a des points de repères, et l’Homme est un point de repère. L’Homme conscient, centrique, seul, est un point de repère pour toutes ces lumières qui se manifestent à travers les myriades d’humains sur une planète telle que la nôtre.

Donc techniquement, être seul, se savoir seul, veut dire ne pas appartenir à l’Humanité sur le plan mental. Sur le plan social oui, mais sur le plan mental non, parce que l’Humanité est beaucoup plus en arrière dans le temps que l’Homme conscient. L’Homme conscient est déjà dans le temps, en avant, donc il ne peut pas appartenir à l’Humanité, il est obligé d’être seul. Et si jamais dans l’avenir, dans les siècles à venir, dans beaucoup de siècles à venir, l’Humanité était consciente, l’Homme ne serait plus seul.

Et la civilisation telle que nous la connaissons ne pourrait plus souffrir d’être humaine, elle serait détruite de l’intérieur, elle exploserait, parce que la solitude de l’Homme emporterait au point sensible de cette civilisation des chocs tellement terribles, que la croyance n’existerait plus instantanément. Donc les religions disparaîtraient, les allégeances politiques seraient impuissantes par rapport à l’Homme, parce que l’Homme pourrait voir à travers le dessein de ces constitutionnalités, et il verrait que l’esprit politique de l’involution ne peut pas donner à l’Homme la pleine liberté de ses pouvoirs exécutifs sur une planète expérimentale.

Donc politiquement parlant, l’Homme serait totalement inutile, la politique disparaîtrait, ainsi de suite, ainsi de suite. Donc probablement que ceci ne se produira jamais. Et lorsque le temps viendra pour que se crée sur la Terre une conscience morontielle, ce sera en fonction d’un autre plan, un plan morontiel. Et éventuellement, la civilisation matérielle ne sera plus utile, et il n’existera sur la planète Terre qu’une civilisation morontielle. Et ça, ça fait partie des grands mystères de l’avenir de l’Humanité.

Ça fait encore partie de l’évolution, ça fait encore partie de ces temps où l’Homme n’aura plus besoin d’être seul, parce que finalement il aura été convié à la table des maîtres, c’est-à-dire de ces êtres qui savent, de ces êtres qui savent penser et de ces êtres qui savent comment penser. À partir du moment où on sait comment penser, c’est intéressant de penser. Pourquoi ? Parce qu’on ne perd plus notre temps, on ne fait plus perdre le temps aux autres, et en plus et surtout, on ne cherche plus à dominer les autres.

À ce moment-là, penser c’est intéressant, c’est comme demander à l’Homme de venir à un buffet et de goûter à une nourriture qui est libre, qui est gratuite et qui fait partie de son palais, des ses goûts naturellement, parce qu’il sait ce qu’il mange. Alors que pendant l’involution, nous ne savions pas ce que nous mangions. On avalait un peu comme des enfants, souvent on était forcés d’avaler à pleine soupière. Et lorsque nous avions beaucoup avalé, on nous disait : “Ben, ça fait partie de la volonté de Dieu”.

Donc pour se réinventer, il faut avoir mis le doigt sur le point sensible de notre réalité et ce point sensible, c’est la crainte d’être seul. Et si vous avez la crainte d’être seuls, vous aurez d’autres craintes, vous aurez la crainte de ne pas être écoutés, vous aurez la crainte de ne pas avoir de valeur par rapport aux autres, vous aurez la crainte de ne pas avoir réussi à vous manifester dans le monde.

Vous aurez toutes sortes de craintes qui ne seront que des réponses stupides des forces de l’âme et qui n’auront rien à voir avec votre Esprit, parce que l’Esprit seul n’a pas peur de ne pas être écouté, il n’est pas inquiet de ce que les autres pensent, il ne cherche pas dans la vie à réussir, il est une réussite pleine. D’ailleurs quand l’Homme est dans son Esprit, les dogmes de sa culture, les reflets de sa culture, ne font plus partie de sa réalité. Donc, s’éteint quoi ? La fausse recherche à son identité qui est son grand mal, sa grande souffrance, une manifestation de la corruption de son existentialisme philosophique.

Seul ne veut pas dire seul, seul veut dire sans crainte d’être seul. Vous pouvez être avec cent personnes mais vous devez toujours être seul. Si vous n’êtes pas seul avec cent personnes, vous ne serez pas seul avec vous-même.

Ce n’est pas la population autour de vous qui va vous créer une société réelle, c’est votre capacité en tant qu’être à supporter votre solitude, et en marchant dans le monde, découvrir d’autres êtres qui aussi supportent leur solitude. Et ce sont ces êtres-là qui vous permettront de créer ou de développer une société, parce que la société de l’Homme conscient demain ne sera pas la société de l’Homme inconscient d’aujourd’hui.

Aujourd’hui, vous vous plaisez dans la société des Hommes parce qu’ils vous apportent quelque chose, c’est-à-dire ils réconfortent votre ego. Alors que demain, vous serez dans la société d’Hommes ou des Hommes, ou des êtres qui ne seront pas là pour réconforter votre ego, mais qui seront là parce qu’ils sauront les mêmes choses que vous.

Et en sachant les mêmes choses que vous, ils partageront et ils vivront eux-mêmes leur propre solitude, mais une solitude qui ne sera pas basée sur l’inquiétude d’être seuls, mais sur le pouvoir de cette solitude qui permet à l’Homme, finalement, d’affronter ses démons, ses craintes, de les tuer, de les massacrer afin de finir lui-même toujours au sommet de sa propre pyramide, où le soleil brille et où il découvre qu’il sait qu’il sait, et que ce savoir ne fait pas partie des croyances des barbares au pied de la colonne.

Pourquoi que je ne suis pas gentil et pourquoi je dis les “barbares” ? Non pas parce que je n’aime pas les barbares, mais parce qu’il faut donner un statut aux Hommes qui n’ont pas réussi, au cours de l’évolution, à se libérer des forces de l’âme, de la psychologie animale, qui veut que l’on soit bien seulement lorsque l’on est supporté par les aboiements des autres qui, de leurs sons dans la nuit, dans la pénombre, nous font savoir qu’eux aussi sont seuls, mais ne comprennent pas leur solitude, en souffrent.

Ils ne sont pas capables de se libérer de la crainte fondamentale de tous les Hommes, celle d’être seuls. Les Hommes ne connaissent pas la solitude parce qu’ils lui ont donné un nom qui est affreux, et le nom qu’ils ont donné à la solitude, c’est celle de ne pas être compris, celle de ne pas être aimé, celle de ne pas être écouté. Mais ça, ce n’est pas de la solitude, c’est simplement… Si vous n’êtes pas compris, si vous n’êtes pas écoutés, c’est parce que vous voulez être compris, vous voulez être écoutés. Si vous voulez être compris, écoutés, aimés, chéris, trouvez-vous des animaux, mais oubliez les Hommes, oubliez les Hommes !

Les Hommes ne sont pas, sur la Terre, faits pour votre bon plaisir, ils ne sont pas le passage pour votre réussite. Ils font partie de vos aboiements, ils font partie de vos souffrances, ils font partie de l’incarnation, ils font partie du karma, ils font partie de la programmation, ils font partie finalement du mystère de la vie sur la Terre qui n’a jamais été compris, parce que nous n’avons jamais été capables par le passé de définir le réel à partir de nous-mêmes.

Nous avons toujours défini le réel à partir de l’histoire, à partir de ceux qui avaient pensé qu’ils pensaient, au lieu d’avoir défini la réalité à partir d’êtres, d’intelligences sur d’autres plans qui, depuis des millénaires, des siècles, dominent l’évolution, cherchent à venir en contact avec l’Homme, cherchent à développer avec l’Homme une télépathie, pour que finalement il sache qu’il est sur les autres plans un immortel.

Je regarde souvent, malheureusement la situation du peuple “Sémites” durant l’holocauste hitlérien, ces gens très liés sur le plan congénital. Je regarde ces hommes et ces femmes qui sont allés vers Dachau, qui sont allés vers les camps de concentration, parce qu’ils n’avaient pas suffisamment de centricité pour dire merde à toute cette cavalcade : “Je prends le train, je vais en Suisse, ensuite je vais vers New York me réinstaller”…

Certains l’ont fait, aujourd’hui ils sont vivants, ils ont du succès, ils ont une vie qui a été suffisamment agréable, les autres sont simplement “mémoire”, parce qu’ils ont eu peur d’être seuls. Ils ont voulu, préféré, d’être enterrés dans un ghetto, transportés en bloc dans des trains, et finalement amenés dans des gaz qui les ont éteints, parce qu’ils n’avaient pas la force de se libérer de la mémoire d’une race qui était plus puissante que la mémoire vivante de l’Esprit. Bye. (Applaudissements).

mise à jour le 23/06/2024

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