FP-078 Le goût de vivre

“FP : Bonjour Messieurs-Dames. J’ai une grande grande nouvelle à vous annoncer ce soir. Figurez-vous qu’après vingt-quatre ans de thérapie psychanalytique assidue, je suis enfin guéri. Guéri de mon psychanalyste, il faut que je vous conte quand même comment ça a commencé, parce que ça fait longtemps que je vous …”

 

En Français vous lisez la transcription manuelle de la conférence de BdM, dans une autre langue la traduction par une intelligence artificielle (AI) de cette transcription manuelle, donc le résultat est à interpréter avec discernement.


François Payotte (FP) : Bonjour Messieurs-Dames. J’ai une grande grande nouvelle à vous annoncer ce soir. Figurez-vous qu’après vingt-quatre ans de thérapie psychanalytique assidue, je suis enfin guéri. Guéri de mon psychanalyste, il faut que je vous conte quand même comment ça a commencé, parce que ça fait longtemps que je vous promène dans mon aventure là, depuis des années.

Je vous ai raconté les principales étapes, je vais les résumer un peu ce soir. Tout a commencé exactement il y a vingt-quatre ans, à ce moment-là, je cherchais Dieu dans mon prochain, partout, et comme je ne l’ai pas trouvé, j’ai fait à la suite de cette recherche mystique, j’ai fait une dépression profonde.

Heureusement j’ai rencontré mon psychanalyste, et qui m’a fait réaliser que d’abord Dieu n’existait pas et que mon idéal était inaccessible, Dieu c’était l’opium du peuple, c’était une chimère, et tout ça. Alors je suis devenu athée, comme mon psychanalyste, il était assez fier de moi. Malheureusement, quelque temps après, j’ai fait une rechute, quand j’ai transféré ma recherche d’idéal sur la femme (rires du public).

Là j’ai beaucoup souffert de vouloir changer ma belle-mère. Vous savez, je vous en ai beaucoup parlé, celle qui est toujours d’égale mauvaise humeur là. Heureusement, grâce au travail acharné de mon psychanalyste, je suis devenu misogyne comme lui, je me suis mis à détester les femmes. Et plus je m’éloignais des femmes, plus mon psychanalyste se rapprochait de moi (rires du public).

Dans les dernières séances d’ailleurs, c’est lui qui venait s’allonger à côté de moi sur le divan (rires du public), il me prenait la main, il passait sa main dans mes cheveux. Je suis peut-être un peu fou, mais pas stupide. C’est sûr, je suis né en France, bon ben, ouais, vous allez me dire, ça aide (rires du public). Merci, merci, merci, je me souviendrai de vous !

En tout cas, j’avais déjà compris tout de suite que la prochaine étape, il voulait faire de moi un homosexuel, comme lui. Il n’y avait pas de problème là vraiment, parce que déjà, j’avais transféré toute mon admiration, mon idéal sur lui. Ça fait qu’il avait juste besoin de me rassurer, de me déculpabiliser… et d’ailleurs pas de problème !

Il a commencé tout de suite par m’expliquer que l’homosexualité c’était l’aboutissement heureux de l’intégration des énergies, d’une espèce de fusion cosmique de nos polarités yin et yang, féminin et le masculin et que, finalement, il ne fallait pas résister à la pénétration des énergies cosmiques dans notre fondement. Tout ça ! (rires du public).

Ça, c’était lundi dernier, lundi soir. Mardi matin j’ai décidé de me les faire couper, les cheveux. Alors j’ai été chez mon coiffeur. Puis c’est quand même mon confident, mon coiffeur, je ne le vois pas souvent, mais là j’ai déballé toute mon affaire, et je lui ai raconté un peu toutes mes mésaventures dans le domaine de la psychanalyse et tout ça. Il m’a écouté patiemment pendant qu’il me coupait les cheveux, il écoutait, il hochait la tête, un peu.

Et puis quand c’était terminé, ben j’ai payé ma consultation et il m’a offert une cigarette et j’ai dit : Non merci je ne fume pas, et il m’a dit : Ça fait combien de temps que tu ne fumes pas ? Je dis : J’ai arrêté, ça fait longtemps, ça fait une bonne vingtaine d’années. Il dit : Très exactement là, ça fait combien de temps ? Je dis : Ça fait exactement vingt-quatre ans.

Puis là, ça a été comme un torrent de lumière dans ma tête là, là je venais de réaliser quelque chose, il me fixait, on se regardait, puis là je venais de tout comprendre, tous ces problèmes-là venaient du fait que j’avais arrêté de fumer il y avait vingt-quatre ans. Ça fait que là, faites-moi confiance, je suis délivré aujourd’hui de mon psychanalyste, j’ai une autre drogue c’est la cigarette.

Mais je fume une marque qui s’appelle : Accord, le seul problème c’est quand je vais en demander des cigarettes, que la jeune dame me demande : Qu’est-ce que vous voulez ? Je dis : des Accords, et il y a un petit problème là, ça va s’arranger. La morale de cette histoire-là, c’est que, ce que votre psychanalyste ignore, seul votre coiffeur le sait et probablement aussi Bernard de Montréal.

Bernard de Montréal (BdM) : Tu fais rire le monde hein !

FP : Ben ils rient de moi, j’ai juste oublié de demander s’il n’y a pas des psychanalystes dans la salle… J’ai réglé un vieux conflit cette semaine avec mon psychanalyste, je ne sais pas si vous avez entendu le récit, dans les coulisses. J’avais une question, c’était… ma première question, c’était de savoir si vous, vous fumez ?

BdM : Ah ben oui !

FP : Bon ben voilà, la confirmation de ce que je viens de vous expliquer. Du coup, il y a “plein de monde” qui allument des cigarettes dans la salle. Bernard, vous revenez de voyage, je présume. Comme d’habitude, vous avez vu le monde ?

BdM : Oui, je suis tout “cramé” hein ! (rires du public).

FP : Pris un coup de soleil ?

BdM : Oui, un petit coup de soleil oui ! C’était un voyage d’affaires, c’était pas un voyage de plaisir !

FP : Oui, mais quand même vous voyez le monde et quelle est l’impression que vous en retirez à travers vos voyages, comment est-ce que vous voyez le monde, vous ? L’état de salubrité mentale aujourd’hui dans le monde, il est rendu où, à votre avis ?

BdM : Ça “rempire” tous les jours (rires du public).

FP : Ça “rempire” tous les jours ! Ne désespérons pas, continuons le combat. Pour moi le monde, il est divisé en deux, puis c’est tranché au couteau, j’ai une vision assez spéciale, il y a le bon monde puis il y a les garagistes. Ça c’est du monde que je n’affecte pas particulièrement, j’ai toujours des problèmes avec eux autres, parce que je parle six langues, mais je ne parle pas le garagiste puis on ne se comprend pas, on n’est pas sur la même longueur d’onde.

BdM : C’est pas facile quand on part du Québec, le Québec c’est une belle Province, le Canada c’est un beau pays ; quand je dis beau, je veux dire au niveau des lois, l’ordre, propreté, tout ça, et quand on va dans ces pays-là, souvent, ce sont de beaux pays sur le plan de la nature, mais au niveau politique, au niveau social, au niveau sociétal, c’est très difficile.

FP : Mais est-ce qu’on peut concilier les deux, il semble qu’on peut avoir l’un ou l’autre mais pas les deux ?

BdM : Les pays les plus beaux, les plus beaux pays sur le plan de la nature, sur le plan de… ce sont les pays qui sont les plus mal organisés. Si on parle des pays à partir du Mexique, jusqu’au Brésil, ce sont des pays formidables, ils sont très beaux FP : Mais il y a comme un paradoxe là. Est-ce que curieusement, on ne retrouve pas, chez ces gens-là, plus de joie de vivre que chez nous où on est plus organisé ?

BdM : Pas nécessairement, chez nous on est stressé, on a des problèmes c’est évident, parce qu’on vit à un autre rythme, mais dans ces pays-là il y a beaucoup de pauvreté et des gens riches naturellement, ils font des belles vies, mais les pauvres, le peuple, le peuple vit d’une façon très très difficile. Et au Brésil, c’est réellement très grave. Il y a des pays qui sont moins pires, le Costa Rica mais c’est difficile, c’est difficile pour ces peuples-là. On ne peut pas aujourd’hui remplacer la civilisation par une vie d’Éden, parce que la vie d’Éden elle n’existe plus.

FP : Non, on est loin de là.

BdM : Ces peuples-là ont été touchés par la télévision, par la communication, ils ont vu les blancs, ils ont vu les avions, ils ont vu… FP : Du whisky, Les boîtes de conserve !

BdM : Voilà, oui… J’ai été chanceux parce que je suis allé là-bas, je suis retourné là-bas pour affaires, et j’avais des intentions très très intéressantes là-bas, mais ça tournait au vinaigre, parce que ce n’est pas aussi facile qu’on voudrait que ce soit. Donc il a fallu que je me rembarque dans un autre voyage pour finaliser ce que j’avais à faire.

FP : On ne peut pas savoir c’est quoi ?

BdM : Non.

FP : On ne veut pas connaître le truc de… comment il s’appelle ?

BdM : Le truc de comment il s’appelle, quel truc ?

FP : David Copperfield !

BdM : Ah non !

FP : On ne saura jamais !

BdM : Ces choses-là sont banales.

FP : Bon OK. Alors on va utiliser des vieux clichés de société mais qui reflètent peut-être au niveau statistiques ce qui se passe aujourd’hui dans notre société Nord-Américaine, d’après les résultats qui ont été publiés… BdM : Je peux vous couper un instant, j’aimerais faire une petite parenthèse là. Vous savez, on blâme toujours la vie dans notre société moderne et tout ça, en Europe, aux États-Unis, au Canada, et je comprends, je comprends, la vie n’est pas facile. Mais moi je ne suis pas tellement intéressé à la façon dont vit l’Homme d’aujourd’hui. Je me préoccupe de la façon dont l’Homme de demain vivra, mais l’Homme qui, aujourd’hui, vit dans nos sociétés modernes, dans ce sens que je sais… moi je fais une belle vie, je vis bien, non pas parce que je suis bien né, mais parce que je sais comment vivre.

Et l’Homme, surtout dans les parties civilisées des nations, s’il sait comment bien vivre, il peut bien vivre. Mais l’Homme ne sait pas comment bien vivre, il ne sait pas comment vivre, il s’est vendu à la société, il s’est vendu aux forces sociales, il a perdu son identité, il est totalement assujetti au conditionnement social. Si l’Homme était intelligent aujourd’hui dans un pays comme le nôtre, le Canada par exemple, il pourrait très très bien vivre. Quand je parle de l’Homme, je parle de l’Homme qui va venir, je parle de l’Homme qui va avoir compris comment ça fonctionne la vie, parce qu’il y a des lois de la vie.

Vous parlez de garagistes, bon, il y a des garagistes qui s’occupent de la vie d’une façon créative. Il y a des lois et ce sont des lois absolues. Ces lois seront connues de l’Homme et l’Homme pourra vivre dans nos sociétés modernes, propres, légalistes, et il vivra bien. Mais à une condition, à la condition qu’il ne devienne pas le serviteur de la société. Et pour en arriver à renverser cette condition, ça prend beaucoup d’intelligence créatrice !

Parce que le mental de l’Homme, le mental de l’ego qui, en soi, représente une accumulation d’expériences, représente beaucoup de mémoire, est un mental qui est totalement affaibli, c’est-à-dire qui n’a plus de lumière. C’est un mental qui est assujetti aux forces extériorisantes, que ce soit dans les pays socialistes ou que ce soit dans les pays capitalistes, c’est la même chose.

FP : C’est universel.

BdM : C’est universel. Mais le mental de l’Homme nouveau conscientisé, qui a une identité, qui a passé de la personnalité à la personne, ce mental qui travaille dans une société complexe comme la nôtre, peut tirer d’énormes avantages d’une société qui est déjà extrêmement avancée dans le domaine de l’organisation sociale, dans le domaine de l’organisation sociétale, légaliste, ainsi de suite. Donc je crois qu’au vingt-et-unième siècle, des Hommes vont commencer à bien vivre, et même déjà aujourd’hui, lentement, il y a des Hommes qui commencent à bien vivre, mais il y a une loi.

Et cette loi, elle réfléchit, elle réfléchit la présence de l’Esprit chez l’Homme, et à partir du moment où l’Homme commencera à comprendre cette mécanique nouvelle qui fait partie de l’évolution, l’Homme dans les sociétés modernes pourra renverser la vapeur, il pourra éliminer le stress, il pourra vivre à partir de ce que l’humanité involutive aura créé, il pourra voyager dans le monde, se situer dans le monde, se développer des lignes de force créative qui l’amèneront éventuellement à se constituer ou à se créer, ou à s’inventer, ce que j’appelle souvent une microsociété.

FP : C’est difficile de prendre les bons côtés de la société en rejetant les mauvais sans devenir un marginal soi-même, on ne peut pas vivre en autarcie ?

BdM : Non il ne s’agit pas pour l’Homme d’être marginal, si l’Homme devient marginal il s’appauvrit, il vit une solitude sociétale, c’est une illusion profonde, c’est une illusion que les hippies des années 60 ont connue, c’est une illusion. L’Homme n’a pas à vivre de façon marginale. Mais l’Homme a à découvrir en lui les lois de sa propre richesse mentale pour pouvoir, finalement, avec d’autres Hommes qui sont dans la même voie d’évolution, en arriver à reconstruire une façon de vivre, un modus operandi, en utilisant une base sociale qui existe, et à lui donner un nouveau souffle. C’est ça que l’Homme a besoin.

FP : C’est ce que vous appelez la microsociété, mais quelles sont les lois de sélection ou d’affinité ? Qu’est-ce qui fait que… qui rencontre qui là-dedans ? Et où ça commence, un projet de ce genre-là ? Il y a des gens qui se regroupent aujourd’hui dans le Québec pour produire une alimentation naturelle, des choses comme ça ?

BdM : Bon, je vous donne un exemple, nous avons une table ici, il y deux, quatre, six, huit, il y a huit personnes, présumons que cette table, ces gens-là travaillent tous et que ce sont des êtres conscients, vous savez qu’un être conscient facilement reconnaît un être conscient, il y a une télépathie qui s’établit. Bon. Donc automatiquement les mécanismes de défense de l’ego qui constituent les barrières psychologiques de l’ego dans une société, n’existent plus.

Donc ce bonhomme lui, il travaille, tout le monde travaille, lui il a un bon job, lui a un job pas pire, l’autre a un très bon job, l’autre est très riche, l’autre il connaît beaucoup de personnes. Donc chacun de ces personnages possède quelque chose, a quelque chose à offrir à la conscience humaine créative. Donc lui rencontre lui, et lui dit : “Bon, écoute, moi j’ai un business, je n’ai pas d’argent, mais j’ai les techniques du business, peut-être qu’on se met ensemble 50/50, on fait quelque chose”.

Comme il n’y a pas de défense psychologique, comme les deux êtres sont dans leur personne, il se lient ensemble d’une façon totalement créative et ils forment quelque chose. Alors qu’eux, individuellement, seraient incapables de le faire. Le modèle, c’est une façon de parler, le modèle de la microsociété est extrêmement près, dans un sens extrêmement général, du modèle que certains groupes ethniques ont vécu pendant des siècles, les Juifs par exemple. Vous connaissez vous, des Juifs pauvres ?

FP : En tout cas, je ne fréquente pas assez la synagogue pour ça.

BdM : Bon, en tout cas, c’est une façon de parler. Les Juifs, le peuple Juif malgré tous ces… FP : Non, il y a une entraide certaine.

BdM : Malgré tous ses mauvais côtés, éliminons le côté paraître, le côté polarisé de la conscience Juive, regardons seulement l’esprit Juif. Ce sont des êtres, dans le monde, je parle seulement du peuple Juif, je ne veux pas faire de remarque, d’établir de valeurs sociales par rapport à eux. Je regarde seulement le peuple, et vous avez des individus de par le monde qui se reconnaissent, un Juif ça se reconnaît, ils ont les nez, ils ont… ils se reconnaissent… Et il y a une entraide puissante entre ces hommes et ces femmes, ces familles, cette nation. C’est ce qui leur a donné leur proéminence dans le monde. Donc l’Homme conscient de demain, l’Homme nouveau, l’Homme qui aura dépassé le stage de la personnalité et qui sera entré dans le développement de la personne, il sera une sorte de Juif. C’est-à-dire que ce sera un être qui, avec d’autres êtres possédant une vibration parallèle, pourra facilement trouver les affinités pour entrer, pour mettre en action leur énergie créative individuelle.

Donc l’Homme nouveau détruira à l’intérieur de sa microsociété ce que j’appelle la pauvreté. Parce que la pauvreté pour moi, c’est une insulte à l’intelligence humaine. Il y a des conditions sociales, il y a des conditions karmiques pour la pauvreté, mais l’Homme a suffisamment de puissance créative dans le mental pour l’assassiner la pauvreté, et tant que la pauvreté ne sera pas éliminée de la conscience de l’Homme, l’Homme vivra une vie qui sera une forme de survie.

Et l’Homme ne peut pas être créatif à l’intérieur de la pauvreté, il ne peut pas être créatif totalement à l’intérieur de la survie, il doit la fracasser et ça demandera une très grande puissance mentale pour l’Homme de fracasser la pauvreté ; parce que la pauvreté, c’est la façon dont se servent les forces occultes de la vie planétaire pour empêcher que l’Homme explore les différentes dimensions de son psychisme.

C’est à travers la pauvreté que les forces occultes subconscientes de l’humanité maintiennent l’humanité sous leur joug. La pauvreté c’est une domination, et aucune religion, aucune philosophie, aucune sorte de mysticisme, aucun gouvernement n’a le droit d’imposer ou de donner à l’Homme l’impression que la pauvreté a une fonction qui, à court ou à long terme, valorise l’individu, c’est un mensonge.

FP : Oui, il semble que les riches, ils n’ont pas plus de chance d’aller au paradis… Vous savez, l’affaire du chameau… BdM : Oui oui je comprends, je sais. Essayez de me comprendre en dehors de la polarité du bien, du mal, la pauvreté, la richesse.

FP : Mais sur le modèle que vous exposez, le modèle qui existe, celui des Juifs, il y un ciment qui est le lien commun entre ces gens-là, c’est la religion. Dans le modèle de l’Homme nouveau il n’y a pas ce ciment-là religieux, ça facilite… BdM : Évidemment, je donne un modèle inférieur pour expliquer un éventuel modèle supérieur, autrement dit je dis… ce que je veux dire, c’est que l’Homme conscient, demain, de par la nature de son mental, de par sa capacité de comprendre le phénomène de la vie d’une façon parfaite, totalement en dehors de la doctrine philosophique, religieuse ou occulte de l’involution, l’Homme comprendra tellement les lois de la vie, qu’il sera capable, à ce moment-là, de briser le joug de la pauvreté sur la Terre, autrement dit à l’intérieur de son milieu humain. Et ceci fera partie de l’exercice, à l’intérieur de sa conscience, des lois créatives de l’énergie mentale. Il n’aura pas le choix.

FP : Mais vous savez que l’Homme a toujours fonctionné par référence à un système de valeurs, tout le temps.

BdM : Oui, l’Homme a toujours fonctionné par référence à un système de valeurs parce que l’Homme n’a jamais été capable au cours de l’involution de se créer une vie. Donc les forces autour de lui, les forces historiques, les forces de l’humanité lui ont imposé un modèle d’évolution qui servait à maintenir sur la Terre le pouvoir exécutif de ces forces, alors que l’Homme lui, était forcé de s’assujettir à ces conditions parce que le mental n’était pas suffisamment développé.

L’Homme, aujourd’hui à la fin du vingtième siècle, à partir du moment où il a commencé à entrer dans la science, à partir du moment où il a commencé à objectiver son regard, et à partir du temps où il sera capable, non seulement d’objectiver son regard par rapport à la matière, mais aussi objectiver son regard par rapport à l’invisible, l’Homme deviendra totalement indépendant des valeurs qu’on peut lui imposer de l’extérieur. Donc, à ce moment-là il sera et il deviendra totalement créatif.

Dans la conscience supramentale de l’avenir, il n’y aura pas de valeur subjective, il n’y aura pas de valeur objective, il y aura simplement de l’énergie créative. Une valeur, c’est une façon à une humanité de vivre pour le bien ou pour le mal, ou par rapport au bien ou par rapport au mal, en fonction d’une domination ou d’un pouvoir qui s’exerce sur elle. Alors que chez l’Homme conscient, ceci ne peut pas exister parce que l’Homme conscient ne vit pas psychologiquement sa conscience. Il vit psychiquement sa conscience.

FP : Mais s’il n’y a pas de système de référence du bien du mal, qu’est ce qui nous garantit son honnêteté ?

BdM : Le système de bien et de mal est un système relatif qui fait partie de la concupiscence des races, qui fait partie de la concupiscence du pouvoir, qui fait partie de la dialectique du mental humain assujetti à un référendaire de puissance qui conduit l’humanité dans une certaine direction. La polarité du bien et du mal c’est le début chez l’être humain, de la domination du pouvoir.

L’Homme n’a pas besoin, l’Homme dans une conscience universelle n’a pas besoin de vivre par rapport à une polarité de bien et de mal, puisqu’il fait la synthèse. L’Homme vit par rapport au bien et au mal parce qu’il n’a pas d’identité ; ce qui est bien pour un est mal pour l’autre, ce qui est mal pour un est bien pour l’autre, c’est le conflit des religions, c’est le conflit des nations.

FP : Mais est ce que le mal provient effectivement de l’identité de l’Homme ou est-ce qu’il ne lui est pas imposé de l’extérieur ?

BdM : Le mal est le produit de l’ignorance de l’Homme donc automatiquement, parce que l’Homme n’a pas d’intelligence universelle ou créative, il est obligé de s’affilier, soit à une sorte de mal ou à une sorte de bien, afin de remplir son rôle de personnalité. Le type qui est dans la mafia, il va faire un mal – pour le type qui ne l’est pas – mais à l’intérieur de la mafia c’est un bien, c’est une sorte de bien.

Vous voyez les gens qui vivent ou qui font partie de la mafia, ces gens-là se signent, ils vont à l’église tous les dimanches, ils ont des familles, ce sont des hommes qui ont de bonnes intentions. Donc le mal et le bien sont totalement relatifs à la conscience subjective des individus, donc ils sont totalement assujettis à la fonction, à la domination et à la permanence du pouvoir.

FP : À ce moment-là, le modèle que vous proposez c’est un modèle qui est idéalisé dans le futur, mais dans la transition entre le présent et ce futur-là, mettons le vingt-et-unième ou le vingt-deuxième siècle, ça ne va pas aller sans heurt, on le voit déjà aujourd’hui, le fait d’abandonner les valeurs ?

BdM : Ce n’est pas un modèle que je propose, il n’y a pas de modèle au niveau d’une conscience créative. Je parle de modèle pour simplement expliquer référentiellement, le modèle ou l’expérience juive, ou l’expérience d’autres groupes, mais il n’y a pas de modèle sur le plan de la conscience créative. Parce que la conscience créative est une force qui contient en elle-même son propre secret.

Donc c’est absolument impossible pour une humanité ou pour un groupe, ou une microsociété, de parfaitement comprendre les modalités créatives instantanées de la fusion qui résulte dans l’annexation de l’Esprit avec l’ego. Un Homme qui est dans une conscience de fusion peut parler de l’avenir, mais il ne peut pas vivre l’avenir.

Il peut le parler, il peut le voir, il peut le prophétiser, il peut s’amener à le manifester dans un certain temps, ça fait partie de la conscience du temps, mais il n’y a pas de modèle, il n’y aura jamais de modèle dans l’évolution de la conscience supramentale sur la Terre. Mais il y aura une manifestation créative instantanée qui, elle-même, dans sa perfection créera un modèle éventuel pour l’évolution d’une nouvelle conscience humaine sur la Terre.

Autrement dit, si nous parlons de modèles, nous parlons de projections, si nous parlons de projections nous parlons de projections psychologiques, si nous parlons de projections psychologiques, nous parlons de l’ego qui regarde et qui se fourre le nez dans un avenir qu’il ne connaît pas, qu’il ne peut pas connaître, parce que même dans le présent il est absolument ignorant.

Donc pour que l’Homme regarde dans l’avenir, il faut qu’il soit totalement conscient des lois de l’énergie, à ce moment-là il peut regarder dans l’avenir, mais il ne peut pas comprendre l’avenir dans l’esprit de cet avenir. Il peut comprendre l’avenir dans la formulation psychique de cet avenir à partir de la connexion qu’il a intérieurement.

Moi, dans mon expérience depuis des années… d’ailleurs, on est rendu quelle année-là, 88, maintenant, au mois de novembre 88, à partir de 1969, toutes les choses que j’ai vues, que j’ai dites ou que j’ai parlées, je les finalise maintenant. Donc j’ai parlé de l’avenir de 69 à 88, pendant des années, à des individus, mais je n’ai pas vécu cet avenir, maintenant je le vis, autrement dit l’Esprit est toujours avant l’Homme.

FP : Oui, justement ce point-là est intéressant. Ça veut dire que cet Homme nouveau, il avance sans avoir de terrain sous ses pieds. Il n’y a pas de terrain sous ses pieds, il faut que le terrain apparaisse au moment où il met son pied dans le vide quasiment ?

BdM : Très juste. C’est ça, et c’est pour ça qu’il n’y a pas de modèle. L’Homme nouveau quand il avance, il n’y a pas de terrain sous son pied et aussitôt qu’il met le pied quelque part, le terrain apparaît. Et c’est ça qui fait la différence entre la conscience expérimentale de l’involution et la conscience créative de l’évolution. Et c’est pourquoi les Hommes qui vivront cette conscience réaliseront que dans la mesure où la conscience créative s’actualise, le terrain apparaît, elle s’actualise, le terrain apparaît.

Et ceci amènera et forcera les Hommes à prendre une conscience totale de leur Esprit, et cesser finalement de vivre leur conscience psychologique sur le plan égoïque, égocentrique de l’involution. Donc nous aurons une conscience psychique, nous aurons des Hommes qui auront une capacité créative, et qui auront la capacité intégrale de travailler avec l’énergie de leurs principes. Ce sera une nouvelle loi d’évolution, ce sera une nouvelle façon de vivre, et l’Homme découvrira, au fur et à mesure où il avancera, comment la vie doit être vécue.

FP : En attendant, si on analyse ou si on regarde moindrement le monde, on a l’impression que les gens ont de plus en plus une roche à la place du cœur, une roche à la place du plexus solaire là, ça vibre dans le mental, mais il y a aussi de plus en plus d’indifférence dans le monde. Ça, tout le monde le constate. Il y a de plus en plus d’indifférence, on est même indifférent à la violence qui nous est exposée tous les soirs à la télévision, dans les journaux, etc. Et ça ne semble pas augurer en faveur d’un Homme très joyeux, dans le sens de vital ?

BdM : Oui mais l’indifférence que l’Homme vit aujourd’hui elle est normale, elle est la conséquence du mensonge. Donc les sociétés humaines à travers leurs idéologies, à travers leur religion, leur philosophie, autrement dit la connaissance humaine de l’involution n’a pas délivré. La connaissance humaine de l’involution n’a pas délivré que les Hommes aujourd’hui, commencent à être intelligents, les Hommes commencent à se tourner le dos contre la connaissance de l’involution qu’elle soit religieuse, spirituelle, occulte, ésotérique, politique, idéologique quoi que soit.

L’Homme commence à se retourner le dos et il commence lentement à se regarder le nombril, et il commence à réaliser que son nombril est beau. Alors qu’auparavant l’Homme ne regardait pas son nombril, parce qu’en regardant son nombril, il pêchait par orgueil, il pêchait contre le pouvoir, il pêchait contre l’ordre établi. Et les Hommes, à partir du moment où ils deviennent plus intelligents dans ce sens qu’à partir du moment où les restreintes ont été éliminées par l’écœurement existentiel de l’Homme, à ce moment-là les Hommes commencent à s’éveiller !

Et c’est ce qui se passe aujourd’hui dans le monde et c’est très bon que ça se passe dans le monde. C’est très bon aujourd’hui que les masses humaines, que les individus s’éveillent, que les Hommes regardent autour d’eux et qu’ils réalisent que l’humanité involutive à tous les niveaux, les pouvoirs à tous les niveaux, n’ont pas délivré. Et les pouvoirs ne peuvent pas délivrer. Pourquoi ? Parce que les pouvoirs ne sont pas du domaine de l’Esprit, ils sont du domaine de l’âme.

Ils font partie des forces incultes de l’Homme, ils font partie des forces incultes de la société, ils n’ont pas de lumière. Dans le pouvoir il n’y a pas de lumière. Donc l’Homme sera obligé, forcé de ramener son regard vers lui-même. Il sera amené à vivre sa propre conscience, il sera ramené à toucher ou à mettre le doigt sur sa propre intelligence, et à ce moment-là, il y aura une division entre l’Homme et la société. Mais ce ne sera pas une division évidente, ce ne sera pas une division qui crée la révolution !

Ce ne sera pas une division qui crée la réaction, ce ne sera pas une division qui crée une forme ou autre d’éclat. Ce sera simplement l’ouverture de l’Homme à lui-même, ce sera l’anéantissement dans l’Homme d’une sorte d’affection philosophique pour ce que l’involution a créé, ce sera une désaffection totale de l’Homme nouveau pour ce que l’Homme ancien aura pensé, ce sera le réveil total de l’Homme, mais ce sera un réveil en douce, qui sera en fonction simplement de l’intégration de l’individu.

Il n’y aura pas de fanfare, il n’y aura pas de bruit dans le monde, il y aura simplement un éveil, et cet éveil créera une nouvelle conscience. Et cette nouvelle conscience nourrira l’ancienne conscience. Et au cours de l’évolution, vingt-et-unième siècle, vingt-deuxième, vingt-troisième siècle, ainsi de suite, les peuples anciens, les races anciennes, les mémoires anciennes de l’humanité, les anciens systèmes de philosophie, de religion, d’ésotérisme ou d’occultisme, seront amenés à une vitalité nouvelle.

Parce que l’Homme nouveau aura des pensées tellement créatives que ses pensées, ne se penseront pas, et comme elles ne se penseront pas, ses pensées, elles seront dotées d’une qualité d’infinitude. Le mental nouveau sera tellement infini, dans sa capacité de répondre aux questions de l’humanité involutive, que l’Homme ancien sera obligé de regarder ses réponses (à l’Homme nouveau) et sera obligé de goûter de ses réponses.

Et l’énergie de ses réponses commencera lentement à alimenter les anciennes consciences, les anciennes races, et il y aura avec le temps une alliance qui se formera, une alliance qui deviendra de plus en plus occulte. Mais il y aura toujours la séparation de la cinquième et de la sixième race-racine, comme il y a eu séparation de la quatrième et de la cinquième race-racine.

Et avec l’évolution de cette race-racine, la cinquième disparaîtra, ce sera la sixième qui arrivera à sa fin, ensuite il y aura une septième race-racine, ce sera la fin de l’évolution de l’humanité sur la Terre, dans un corps matériel. Ce sera le début de l’évolution Jupitérienne, ce sera le début de l’utilisation du corps éthérique de l’Homme et nous passerons à une autre évolution totalement. Ce ne sera plus ce que nous avons connu.

FP : Ça pourrait être la fin avant la septième race, et on pourrait passer à une autre évolution, des nouveaux cieux et une nouvelle Terre, si on n’est pas capable de juguler les progrès de la science qu’on n’arrive pas à contrôler, et je crois qu’aujourd’hui, ce qui traumatise le plus le monde, c’est la science justement et toutes ses promesses qui ont été faites à partir du dix-neuvième siècle, début du vingtième siècle, au niveau du progrès technologique etc.

Là encore, on a livré la marchandise à moitié, mais avec tout son corollaire de pollution qui nous retombe aujourd’hui sur le nez. On le voit parfaitement ici aujourd’hui, on a deux salles à côté qui sont prises là, justement, par des gens qui ont ce problème-là avec la pollution sur la rive sud.

Donc il y a cette promesse, ce rêve américain, ça démarre toujours sur un rêve, ça finit dans un cauchemar. Il y a un problème certain au niveau de la science puis c’est la science qui arme le bras de l’Homme et ce n’est pas elle qui va le désarmer ?

BdM : Oui mais il y a une chose que l’Homme ne sait pas… FP : Comment on va être capable de traverser ces années-là qui s’en viennent, avec les progrès scientifiques incroyables qui se font aujourd’hui dans le monde, et leurs cortèges de pollutions qui suivront ?

BdM : Il y a une chose que l’Homme ne sait pas, l’Homme ne sait pas que la science sur la Terre, elle est contrôlée par les forces ahrimaniennes ; la science sur la Terre est contrôlée par les forces ahrimaniennes. C’est difficile pour un être humain aujourd’hui, pour un Homme normal de comprendre la mécanique psychique de la pensée, ceci fait partie de l’évolution de la psychologie de la conscience supramentale. Mais l’Homme en arrivera un jour à connaître le mystère de la pensée.

Et lorsque l’Homme reconnaîtra, connaîtra le mystère de la pensée, il s’apercevra d’une chose, que la pensée humaine peut se manifester sur deux plans à la fois. Elle peut se manifester sur un plan mental qui est pur, autrement dit totalement à l’extérieur de l’expérience de l’Homme, et elle peut se manifester dans le cadre d’un mental inférieur, qui est un autre plan d’énergie, qui convient à l’expérience de l’Homme, mais qui est sous-tendu par la mémoire de l’Homme conscient et subconscient, donc un plan mental qui est affecté par ce que nous appelons l’âme.

Et tant que l’Homme ne connaîtra pas la mécanique occulte de son mental, il aura l’impression que tout ce qu’il crée dans le monde fait partie de la capacité créative de l’ego, et ceci est une illusion fondamentale. L’égo en lui-même, l’Homme pensant en lui-même, est incapable de créativité. La seule raison pour laquelle l’Homme est capable de créativité sur le plan mental, c’est que ses pensées sont, ou ont un taux vibratoire suffisamment élevé pour lui donner l’impression qu’il est créatif…

Mais il n’est pas suffisamment élevé, pour lui donner accès à la source de sa créativité, donc vous pouvez facilement avoir un scientifique qui travaille honnêtement dans un laboratoire dans le monde, et qui est connecté inconsciemment aux forces ahrimaniennes.

FP : Et “ahrimaniennes”, c’est un doux euphémisme pour ne pas dire lucifériennes ou sataniques ?

BdM : Les forces ahrimaniennes sont des forces qui sont sous-jacentes à ce que nous appelons les forces lucifériennes, ce sont des forces qui s’occupent de la matière, ce sont des forces qui s’occupent de l’évolution de la matière, ce sont des forces qui s’occupent de la science, et qui rendent la science tellement intéressante, tellement fascinante que l’Homme en devient, avec le temps, prisonnier.

L’Homme ne sera pas sur la Terre un scientifique dans le sens cosmique du terme, tant qu’il n’aura pas suffisamment de lumière pour comprendre, connaître et reconnaître les conséquences scientifiques de son action ou les conséquences de son action scientifique. Un Homme qui travaille avec le nucléaire, un Homme qui travaille avec le biochimique, un Homme qui travaille avec les codes génétiques, et qui ne connaît pas les conséquences à long terme de son action, c’est un Homme extrêmement dangereux.

Mais dans le cadre de l’involution, ça fait partie de la façon dont se traite la science. Aujourd’hui, nous ne sommes plus au dix-neuvième siècle. Au dix-neuvième siècle, les Hommes de science ont eu de grands rêves, ils ont été extrêmement alimentés sur le plan de l’intuition. Nous avons simplement à regarder le modèle atomique de Niels Bohr pour réaliser jusqu’à quel point des Hommes ont découvert des moyens de modeler un plan atomique en fonction des rêves et des grandes intuitions nocturnes.

Mais aujourd’hui à la fin du vingtième siècle, alors que ces forces ont été lancées dans le monde, nous sommes devenus impuissants à arrêter la démangeaison qui en découle. Si nous regardons aujourd’hui au Brésil et que nous réalisons que toutes les minutes, le Brésil détruit une acre de ses forêts vierges, c’est absolument abominable. Et s’il y a un Homme dans le monde ou un gouvernement dans le monde, ou un politicien dans le monde ou un individu spirituel dans le monde, ou idéaliste dans le monde, qui a l’impression que nous pourrons arrêter ceci, il vit une illusion profonde.

Les phases de l’involution sont régies par des puissances ahrimaniennes, sont régies par des puissances lucifériennes, pas dans le sens moral, chrétien, que nous connaissons, mais dans un sens extrêmement occulte que nous expliquerons plus tard, et ces forces-là sont en puissance jusqu’à ce que l’Homme passe à un autre temps. Donc il ne s’agit pas pour l’Homme d’avoir la moindre illusion qu’avec la fin du vingtième siècle, le début du vingt-et-unième siècle, les choses dans le monde vont bien aller.

Il y a un Âge d’Or qui s’en vient, mais cet Âge d’Or ne fait aucunement partie des forces de l’évolution qui s’exécutent aujourd’hui et qui sont programmées planétairement pour s’exécuter au vingt-et-unième siècle, vingt-deuxième siècle, vingt-troisième siècle. Quand nous parlons de l’Âge d’Or, nous parlons de cette période où l’Homme aura un mental supérieur, où l’Homme entrera dans l’âge du mental, et où l’Homme, à cause de sa nouvelle vibration, sera capable finalement de se libérer complètement de la puissance involutive de ces forces ahrimaniennes. C’est ça l’Âge d’Or.

Donc pour les Hommes aujourd’hui qui sont dans le monde et qui font des recherches spirituelles, qui se lient avec des sectes religieuses ou des sectes ésotériques, ou des sectes occultes, ceci fait partie de l’expérience de l’âme, parce que ce sont des Hommes qui ont une âme plus ou moins évoluée. Mais éventuellement, ces Hommes seront obligés de réaliser que l’Homme ne peut pas arriver à l’intégration de son énergie, autrement dit l’Homme ne peut pas arriver à unir l’Esprit, l’âme et l’ego, tant qu’il ne s’est pas complètement dissocié des valeurs de l’involution, qu’elles soient spirituelles, religieuses, ésotériques ou occultes.

Autrement dit ce que je veux dire, c’est qu’il existe dans chaque être humain une possibilité, un potentiel de fusion, ce potentiel de fusion fait partie du secret de la fusion, et chaque Homme en fusion dans l’avenir vivra le secret de sa fusion. Ceci veut dire que chaque Homme dans l’avenir deviendra lui-même le facteur créatif de la fusion.

Donc tous ces facteurs créatifs dans le monde venant de n’importe quelle nation, de n’importe quelle race, ces facteurs créatifs s’uniront et créeront sur la Terre une nouvelle synthèse, une nouvelle force créative, une nouvelle conscience qui, à un certain niveau d’évolution, pourra éclater dans le monde et nourrir les forces involutives, qui seront à un point de désengagement et de désintégration tellement avancé, que sans l’apparition d’une nouvelle race-racine sur la Terre, ce serait la fin de l’humanité.

Donc ces lois, ce sont des lois qui sont absolues, ce sont des lois qui sont rigoureuses, ce sont des lois qui ne sont pas intéressantes, mais c’est des lois qui sont extrêmement vitales. Donc avec l’évolution de l’Homme, avec l’évolution de la conscience, avec le partage de l’humanité sur le plan de l’intelligence, quand je parle de partage, je veux dire qu’il y a une masse d’Hommes qui vivront le mouvement mécanique de l’intellect, ce qui donne la science que nous avons et ses conséquences, et il y aura un autre groupe d’Hommes qui vivra une science à un autre niveau.

Une science qui sera le produit de l’activité du cerveau éthérique et non pas du cerveau matériel, et cette science, ce sera la science de l’avenir. Et cette science deviendra tellement puissante, qu’elle neutralisera complètement la science cartésienne, mécanique qui est aujourd’hui suprême sur la Terre. Ceci fait partie des secrets de l’évolution, ceci fait partie des lois de l’évolution. Il y a une chose qui est très remarquable en ce qui concerne la vie sur une planète expérimentale, c’est que pendant qu’une humanité est en voie de découvrir son origine, elle est obligée de subir la perdition de la conscience animique de sa race.

Autrement dit – alors que dans un mouvement d’évolution – une humanité est obligée de se perdre afin de se retrouver ; pourquoi elle est obligée de se perdre afin de se former ? Pourquoi se former ? Parce qu’elle a besoin de développer une conscience mentale suffisamment grande pour que l’ego prenne conscience de son origine. Aujourd’hui à la fin du vingtième siècle, l’Homme est suffisamment développé sur le plan mental pour que l’égo commence à s’interroger sur ses origines, non pas d’une façon philosophique, religieuse, occulte, ésotérique, mais d’une façon totalement mentale. Qu’est-ce que ça veut dire ?

S’interroger sur ses origines, c’est être instantanément connecté à ses origines, contacté à ses origines, fusionné à ses origines. À partir du moment où l’Homme sera fusionné à ses origines, il n’aura plus à subir l’interrogation de ses origines, il n’aura qu’à simplement manifester son origine. Donc il n’aura simplement qu’à créer, donc son origine, au lieu de devenir question deviendra réponse. Donc son origine ou lieu d’être une sorte de convention psychologique pour l’ego, deviendra une réponse de vie pour la race, pour l’Homme et éventuellement pour l’humanité.

FP : Bon, si j’ai bien compris, donc les deux paliers du mental, mental supérieur et inférieur sont tous les deux utilisés, donc la grande illusion à travers ceci, ce serait d’abord de prendre conscience que l’idée qui nous vient d’une invention, supposons un savant qui invente l’allumette, ça pénètre par son mental supérieur et son mental inférieur va lui dire : mets donc le feu dans la maison du voisin.

Dans l’humanité ça se traduit de même. Donc c’est d’avoir la prise de conscience de cette utilisation des deux plans du mental, puis ensuite le contrôle de ceci. Comment peut se faire le contrôle, parce que tout le monde pense, ça pense en tout le monde, personne n’a le contrôle de ses pensées et n’importe qui peut demain, vivre des niveaux d’insalubrité psychique ou mentale et finir comme criminel ou à l’asile, ou suicidaire, puisque c’est toujours le même foyer d’infection au départ ?

BdM : Pour que l’Homme contrôle les deux plans du mental, il faut que le plan inférieur soit conscient du plan supérieur. À partir du moment où l’Homme réalisera, reconnaîtra dans sa propre expérience, qu’il existe un autre plan dans sa conscience, qu’il existe un autre niveau dans son ego, qu’il existe un autre moi au delà de son moi personnel, et qu’il peut communiquer avec ce moi, qu’il peut être en relation mentale avec ce moi, l’Homme commencera lentement à prendre contrôle de ce mental.

Mais ceci ne se fera pas facilement pour la simple raison qu’à partir du moment où le mental inférieur prend conscience d’un mental supérieur, ou qu’il prend conscience d’une dimension psychique alliée à sa réalité, l’Homme a tendance à s’énerver, il a tendance à partir en peur, il a tendance à se croire supérieur. Il a tendance à croire qu’il a découvert quelque chose, il a tendance à croire qu’il est sur la bonne voie, il a tendance, autrement dit, à polariser la valeur expérientielle de son mental qui s’éveille à un mental supérieur.

Et c’est là qu’il fait les erreurs, c’est là que ses centres psychiques s’ouvrent, et c’est là que des entités entrent en jeu et commencent à le manipuler. Et c’est là qu’il est amené petit à petit au fanatisme, à la folie, à l’autodestruction. Si pendant l’involution… j’aime beaucoup le concept de Freud, parce que Freud quand il a parlé du subconscient, il a créé une zone tampon entre le mental inférieur et le mental supérieur, c’est ça le subconscient. Et cette zone tampon, c’était bien qu’il la découvre, bien qu’elle fut expliquée de façon extrêmement primitive, mais c’était bien qu’il la découvre.

Parce qu’elle a permis à l’Homme de réaliser qu’au-delà de l’ego mental, il y avait l’ego subconscient, autrement dit l’ego qui n’avait pas accès à une zone de pensées ou d’images, qui faisait partie d’une mémoire grandiose. Alors que l’Homme a commencé à prendre conscience de ceci, l’ego de l’homme moderne a pris conscience qu’il y avait en lui une ambivalence, une ambivalence qui pouvait être traitée psychanalytiquement et ceci était bien, c’était le début de la psychanalyse, mais nous avons arrêté là.

Tous les psychologues dans le monde, tous les psychiatres dans le monde se sont arrêtés à la zone tampon. Et au lieu de passer du mental inférieur à la zone tampon au mental supérieur, ils sont demeurés dans l’étude symbolique de la zone tampon, et ils n’ont pas pu découvrir l’origine, la fonction, la nature, l’intelligence, l’agressivité, le mensonge de la zone tampon. Donc on n’a pas compris le rêve, on n’a pas compris le cauchemar, on n’a pas réalisé que le rêve est une forme de communication au niveau de la zone tampon, mais créée par l’Esprit.

Donc dans le rêve, autrement dit dans la zone tampon, il y a de la lumière et des ténèbres. Il y a une coexistence à la fois cosmique et planétaire. Un Homme qui vit, qui rêve, qui connaît, qui vit au niveau du plan mental, connaît ses rêves et peut déchiffrer ses rêves, et aller chercher dans ses rêves de l’information au-delà du symbole. Donc les rêves sont créés par l’Esprit, ils sont manipulés par l’âme et ils sont digérés par l’ego ou renvoyés par l’ego.

Donc l’Homme moderne, aujourd’hui, est dans une position d’évolution qui lui permet de prendre conscience du mental inférieur, autrement dit ce que vous appelez le plan de l’intellect, il a la capacité de réaliser la valeur des rêves et il devra demain prendre conscience du plan mental supérieur, c’est-à-dire l’origine de la pensée. Mais il y a un problème.

Lorsque l’ego qui est extrêmement conditionné à une façon de penser qui lui est personnelle, à une façon de penser qui est égocentrique, à une façon de penser qui utilise le JE pour universaliser l’ignorance de l’Homme, ça devient extrêmement périlleux pour lui de commencer à vivre le TU impersonnel, pour créer dans le JE qui pense, la conscience d’un JE qui ne pense pas réellement, mais qui reçoit de l’information.

Donc c’est extrêmement important pour l’évolution de la conscience humaine de réaliser que le JE dans le mental qui pense, fait partie de l’inconscience planétaire de la conscience expérimentale, que le rêve est un niveau, une zone entre les deux, un placebo temporaire qui fait partie de la mémoire personnelle et universelle de l’humanité, qui maintient l’individu engagé dans un mouvement subtil d’information intuitée, mais qui ne lui donne pas accès à de l’intelligence.

Et un autre niveau qui est totalement mental, qui ne fait pas partie de l’expérience de l’Homme, qui ne fait pas partie de la mémoire de l’Homme, qui ne fait pas partie de la mémoire de l’humanité, qui est totalement cosmique, qui est sa source, et qui doit un jour pénétrer la zone tampon, se fixer dans l’ego, former une fusion, pour qu’il y ait Esprit, âme et ego dans l’Homme. Ça, c’est l’Homme nouveau.

À partir de ce moment-là, l’Homme n’a plus de problèmes sur la Terre. Pourquoi ? Parce qu’il comprend les lois de la vie, il comprend les lois de l’ego qui pense, il comprend les lois du rêve, il comprend les lois de la source de la pensée, donc il est totalement outillé pour universaliser sa conscience, c’est-à-dire, donner à sa conscience mentale qui pense, la qualité catégorielle et absolue d’un mental qui ne pense pas, mais qui reçoit de la pensée.

FP : Mais il n’en demeure pas moins que les forces ont toujours un avantage certain, les forces qui sont totalement hostiles à l’Homme, c’est leur invisibilité totale ?

BdM : Ce n’est pas un problème l’invisibilité. La raison pour laquelle l’Homme souffre de l’invisibilité c’est parce que l’Homme n’a pas de communication avec son mental supérieur.

FP : Quand bien même il en aurait, elles demeurent toujours invisibles ?

BdM : Non ce n’est pas la même chose ; si l’Homme avait un contact avec son mental supérieur, le problème d’invisibilité n’existerait plus, pour la simple raison que le contact sur le plan mental supérieur, il autosuggère sa réalité. C’est-à-dire que le mental du double, ce que j’appelle le double, la connexion avec l’Esprit, la connexion avec la source, la connexion avec le moi universel automatiquement autodéfinit la réalité de l’Homme.

Donc il autodéfinit le rapport entre l’Homme dans la matière avec l’Homme dans l’invisible, il autodéfinit l’invisible. C’est absolument impossible pour un Homme qui est conscient, de ne pas connaître les lois de l’invisible. L’Homme n’a pas besoin d’aller dans l’invisible pour connaître les lois de l’invisible, il a simplement à communiquer avec le double.L’Homme n’a pas besoin d’aller à New York pour connaître New York, il a simplement à parler avec quelqu’un sur une ligne téléphonique.

Donc la communication avec le double, c’est une communication radiophonique, c’est une communication qui permet à l’Homme de connaître les lois de l’invisible, pendant qu’il est dans la matière. Ça permet à l’Homme de se rapprocher psychiquement de l’invisible au fur et à mesure que s’ajuste son mental, et c’est une affaire d’évolution, c’est une affaire d’ajustement de ses corps, pour en arriver un jour de passer du plan matériel au plan éthérique, au plan astral. Donc l’invisibilité ce n’est pas un problème.

FP : Vous savez comme moi que les forces qui sont en communication, qui sont hostiles à l’Homme, ne vont jamais dire : je suis ton double, elles ne vont pas dire non plus: je suis Satan, ou une forme arhrimanienne. Elles vont commencer à établir un petit dialogue, une espèce de prescience, de voyance à la personne, qui va commencer à donner des consultations, faire voir à ses amis qu’elle pressent l’avenir etc. Puis petit à petit, ça va lui dire : je suis ton double, mais encore une fois aucune garantie à ce niveau-là, je connais du monde qui “sont” en contact avec leur double, mais je sais que d’ici un an ou deux, ils vont finir à l’asile.

BdM : Oui très juste. Pourquoi ?

FP : Et il n’y a pas besoin d’être clairvoyant ou extralucide !

BdM : Pourquoi ? Parce que l’Homme ne connaît pas les lois du mensonge, l’Homme ne connaît pas les lois du mensonge cosmique, l’Homme ne connaît pas les lois de l’invisible, l’Homme ne connaît pas les lois du mental. C’est pour ça que je disais tout à l’heure, aussitôt que l’Homme commence à entrer dans un domaine… FP : Il a toujours confiance l’Homme !

BdM : Il a toujours confiance, et l’Homme ne doit jamais avoir confiance. L’Homme a été conditionné à avoir confiance pendant des millénaires.

FP : On dit qu’on juge l’arbre à ses fruits, bien ces gens-là vont payer le prix, la facture des fruits qu’ils vont récolter avant de savoir si, en fait, ils étaient connectés avec quelque chose d’intelligent ou de totalement ratoureux, joueur de tours ?

BdM : Oui, mais l’Homme, l’Homme est un être naïf, regardez… FP : Qui s’aventure loin sur la branche pour aller cueillir un fruit véreux !

BdM : Effectivement, parce que l’Homme veut découvrir quelque chose, mais prenons un plan de la conscience humaine, prenons le plan de ce que nous appelons d’une façon très large, la conscience spirituelle de l’Homme. La conscience spirituelle de l’Homme a été essentielle pendant l’involution, elle a permis l’Homme de ne pas dépérir, elle a donné à l’Homme du courage. Vous savez qu’il y a une très grande différence entre les dangers d’une religion et les dangers d’une science occulte.

FP : Dans les excès, il y a toujours les mêmes dangers !

BdM  : Mais je ne parle pas des excès, je parle simplement d’une religion bien vécue, si nous prenons par exemple un Homme qui est bon chrétien, bon juif, bon bouddhiste, bon ci, bon ça, un type là, des gens normaux. Ces gens-là ne vivent pas le danger de la religion parce que la religion n’est pas occulte.

La religion, elle est basée sur des canons, elle est basée sur une foi, disons la religion catholique, donc la religion chrétienne pour l’Homme de l’involution, c’est une religion qui n’est pas dangereuse pour l’Homme, parce qu’elle est bonne sur le plan moral. Mais à partir du moment où l’Homme sort de la religion, qu’il devient marginal et qu’il commence à étudier les sciences occultes, les sciences ésotériques, c’est fini pour lui la religion, mais… FP : L’aventure qui commence !

BdM : C’est l’aventure qui commence.

FP : Le lunch au deuxième étage ou au sous-sol.

BdM : Ce qui se produit, c’est qu’à partir de ce moment-là, le bonhomme qui était chrétien et qui s’en va dans l’occultisme, il vit quoi dans l’occultisme ? Il va vivre les préceptes de sa chrétienté, autrement dit il aura dans sa conscience, dans sa mémoire, tous les concepts qui lui auront été donnés pendant son expérience chrétienne.

FP : Il se soumet à la tentation.

BdM : Donc à ce moment-là les forces astrales vont utiliser ce matériel contre lui.

FP : Évidemment.

BdM : Quand nous entendons, par exemple dans les cas psychiatriques ou les cas cliniques, des individus qui se sont intéressés aux sciences occultes et qui, un jour, ont entendu une voix dans leur tête leur dire : “Moi je suis le Christ, tu dois faire telle chose”, et nous voyons qu’après un certain temps le type commet une erreur civile très grave, tue quelqu’un, détruit quelque chose, et arrive devant le psychiatre, il dit au psychiatre : “C’est le Christ qui me l’a dit”. Effectivement le type est arrivé un niveau d’aliénation très avancé.

Mais ce que je veux dire, c’est que l’Homme, il est mieux pour l’Homme de demeurer à l’intérieur de la religion que de s’aventurer stupidement dans l’occultisme. C’est ça que je veux dire. Laissez-moi finir parce que c’est très important, c’est plus important pour l’Homme de demeurer à l’intérieur de ces religions parce qu’il est protégé dans ces religions par un canonisme historique qui convient psychologiquement à son humanité, à sa race, à sa façon de penser.

Mais si l’Homme commence à entrer dans des domaines occultes, ésotériques, qui sont de plus en plus manipulés par les forces astrales, qui sont de plus en plus assujettis à des contrôles pernicieux que l’Homme, aujourd’hui, ne réalise pas, il est en plus grand danger demain dans son étude occulte de la vie qu’il était avant dans son étude spirituelle et chrétienne de la vie.

C’est ça le message que je veux dire, c’est ça que je veux faire comprendre. Si vous êtes bon chrétien, que vous allez à la messe le dimanche, et que vous êtes bien là-dedans, vous êtes mieux là-dedans que si vous vous aventurez dans l’étude des sciences occultes, si vous vous aventurez à des sectes occultes qui, dans leur manière de vivre, ont de très bonnes intentions, mais qui ne connaissent pas les lois de l’invisible qui ne connaissent pas les lois… (FIN)

mise à jour le 22/06/2024

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