FP-034 Inconscient personnel et collectif

“FP : Bonsoir. Ce soir, je n’ai pas grand-chose dans la tête, vous allez me dire : Ça ne change pas, comme d’habitude (rires du public). Mais mon psychanalyste m’a dit que ce n’était pas parce qu’on n’avait rien à dire qu’il fallait fermer sa geule. Je ne sais pas si je vous en ai déjà parlé, vous connaissez certainement …”

 

En Français vous lisez la transcription manuelle de la conférence de BdM, dans une autre langue la traduction par une intelligence artificielle (AI) de cette transcription manuelle, donc le résultat est à interpréter avec discernement.


François Payotte (FP) : Bonsoir. Ce soir, je n’ai pas grand-chose dans la tête, vous allez me dire : Ça ne change pas, comme d’habitude (rires du public). Mais mon psychanalyste m’a dit que ce n’était pas parce qu’on n’avait rien à dire qu’il fallait fermer sa geule. Je ne sais pas si je vous en ai déjà parlé, vous connaissez certainement mon psychanalyste, qui me suit depuis vingt-deux ans, “Sigmund Ménardeau”, vous le connaissez ?…

Un type très spécial, extraordinaire, il est capable de faire des miracles avec des cas désespérés comme le mien, par exemple ! Je lui ai envoyé dernièrement mon voisin de palier, c’est un Juif Arménien paraplégique qui a le sida, il a du mal à se faire des amis. Il a fait des miracles avec lui, il a été capable de le rendre accessible, de faire en sorte qu’il s’accepte lui-même.

Et chaque fois que j’ai un problème, donc je vais consulter mon psychanalyste. Dernièrement, j’étais en train de faire un retour sur moi-même, une certaine réflexion, et je m’apercevais en fait, que tout revenait à se connaître soi-même, et je m’analysais de la façon suivante : plus je me connais moi-même, plus je me comprends moi-même ; plus je me comprends moi-même et moins je comprends les femmes ! (rires du public).

Ça fait que là, j’ai couru voir mon psychanalyste, Sigmund Ménardeau, je lui ai dit : Voilà, j’ai fini par me comprendre après vingt-deux ans de psychanalyse, après vingt-deux ans de tes services, mon très cher ami ! Je l’appelle “mon très cher ami” parce qu’il me coûte 50 $ de l’heure (rires du public), vingt-deux ans à raison de quatre séances par mois, je peux l’appeler “mon très cher ami” !

Alors il m’a tout expliqué, mon problème de comportement vis-à-vis des femmes, mon incompréhension. Il m’a expliqué le mouvement féministe, il m’a expliqué les revendications des femmes. Il m’a expliqué de quelle façon elles troquaient leur corps, leurs sentiments, pour de la sécurité ; il m’a expliqué qu’aujourd’hui elles avaient dans leur révolution, remplacé les mots amour, tendresse, par négociation.

Il a fini par me réconcilier avec les femmes, oui j’ai compris ! Mais sortant du cabinet du psychanalyste, une semaine après, c’est là que les problèmes ont commencé parce que je suis devenu de plus en plus méfiant avec les femmes, une fois que je les avais comprises, forcément j’étais rendu méfiant.

Ça a été tellement loin que je suis devenu misogyne. Misogyne ! Et là c’est un problème parce que j’ai regardé le dictionnaire, ce sont des dames autour de moi, ma femme, ma belle-mère, qui m’ont dit que j’étais misogyne ; ça fait que j’ai regardé la définition du misogyne dans le dictionnaire : “miso” qui hait et “gûnes-” femme, qui hait les femmes.

Je dis : Ça se peut-il ? Il va falloir que je retourne en psychanalyse ! Là je suis retourné le voir puis je lui dis : Voilà, mon problème c’est que maintenant je suis rendu misogyne ! Ah ! Il me dit : Mais ça, c’est pas pathologique, c’est pas une maladie ça ! Il dit : Moi-même je suis misogyne ! Il dit : Je ne traite pas ça la misogynie, ça c’est une preuve de discernement (rires du public), c’est la descente de la conscience, c’est de la conscience pure ça !

Au bout du compte, il dit : Quand tu as passé le cap des quarante ans, tu deviens misogyne forcément ! Oui, Sigmund Ménardeau, c’est quelqu’un ! Mais ce n’est pas quelqu’un à inviter dans un “party” de soirée parce qu’il vous gâche le “party” très vite. Pour lui, il n’y a pas personne qui a des intentions pures dans la vie, ça n’existe pas ! Il ne croit pas à ça, aux intentions pures !

S’il voit quelqu’un qui est catholique le moindrement, qui se veut orthodoxe, il va trouver que c’est de l’infantilisme affectif, puis il va dire ça dans un “party”, dans la soirée ; il grinche le “party” comme ça ; il est bien gentil mais il voit des déviations partout. Si vous êres célibataire, bien c’est pour lui une preuve d’homosexualité latente.

J’en ai noté quelques unes comme ça, par exemple… non ce n’est pas la peine que je rentre dans tous ces détails-là, ce que je veux dire, c’est que le psychanalyste, pour le psychanalyste, pour lui tout le monde est névrosé, tout le monde est un paquet de névroses qui se transmettent de parents à enfants, etc.

Donc tout le monde est malade de l’inconscient. Les phobies, les angoisses, les refoulements, les complexes, tout ceci, la pollution émotionnelle comme il dit, tout le monde est malade de cet inconscient personnel. Donc je me suis dit que c’était la chose à traiter ce soir en compagnie de Bernard de Montréal.

D’ailleurs, je lui en avais fait allusion, je lui ai parlé de Bernard de Montréal à mon psychanalyste, je voulais savoir ce qu’il en pensait et il m’a dit : Bon ben écoute, amène-moi donc cinq ou six cassettes de lui, je ne l’ai jamais entendu, je vais l’écouter puis je vais te dire qu’est-ce que c’est comme bonhomme !

Ça fait que là je lui ai amené six cassettes. Il les a écoutées toutes les six, il m’a chargé 300 $ pour l’audition (rires du public), mais il a mis son diagnostic au bout du compte, et là il m’a enlevé encore une fois des angoisses, parce que j’en avais toute une…

Je ne sais pas si vous vous souvenez, un soir on avait fait une conférence avec Bernard, et c’était à savoir lequel de nous deux était normal ! Et là il avait créé un certain doute chez moi, donc le verdict du psychanalyste… et bien, bon : Bernard de Montréal, c’est quelqu’un qui a un intellect bien développé, qui a réussi à fusionner, alors là j’étais intéressé à savoir quoi : son anima et son animus, c’est quoi ?

Sa partie féminine, sa partie masculine, il est passé à travers de l’inconscient personnel qu’il a nettoyé, après quoi il a eu accès à l’inconscient collectif qui est une mémoire cosmique etc. Bref, le diagnostic, c’est que Bernard de Montréal c’est quelqu’un de tout à fait normal pour un psychanalyste. J’étais soulagé, tranquille, je suis retourné chez moi, puis c’est là que les problèmes ont commencé.

Puis c’est toujours comme ça avec moi, ça fait vingt-deux ans que je suis traité, vous comprenez ? C’est que quand il m’enlève une angoisse, il y en a tout de suite une autre qui surgit après ! Je suis un cas pour lui, un cas clinique très intéressant. Il y a même des consultations qu’il me fait gratuitement, des fois, parce que c’est un cas intéressant pour lui.

Le fait que Bernard de Montréal, comme vous le connaissez, comme je le connais avec toute son intelligence, toute la distance qu’il peut y avoir entre son intelligence et la nôtre, soit reconnu comme quelqu’un de normal, imaginez-vous, nous, où est-ce qu’on se situe là-dedans !

On va être obligé de constater qu’on est totalement anormal, donc j’y suis retourné… voir Sigmund Ménardeau, et je ne vous en dirai pas plus pour ce soir, mais la prochaine fois on va s’en reparler ; ce soir on va accueillir maintenant Bernard de Montréal, qui va venir nous parler de sa vision, de sa perception de l’inconscient personnel et de l’inconscient collectif : Monsieur Bernard de Montréal. (Applaudissements).

Bernard de Montréal, je vous ai sauvé cinq minutes ! (rires du public). Faire une conférence sur la nature, l’évolution, l’intégration du supramental un soir d’Halloween, ça va être du bonbon (rires du public). Ouais, c’est ça, bonbon, et les enfants vont passer de porte en porte pour réclamer leurs bonbons entre six heures et sept heures ce soir, puis tout à l’heure ça va être papa qui va réclamer son bonbon à maman, entre minuit et les couvertes !

Ça fait que tout le monde y trouve son content, sa satisfaction. À part ça, on passe vingt-cinq ans, enfin la moyenne de vie, de l’espérance de vie moyenne d’un Québécois moyen c’est soixante-quinze ans, on passe donc vingt-cinq ans de notre vie à dormir, vingt-cinq ans à travailler, et vingt-quatre ans à regarder la télévision, ça fait qu’il nous reste juste une année pour se rendre compte qu’on a perdu notre temps !

Pour aller chercher de la conscience dans une année, ce n’est pas beaucoup ! La grosse question que je me pose, et que je vous pose Bernard de Montréal, c’est d’où vient la conscience ? Parce que pour un psychanalyste, de la conscience ça ne fait pas irruption comme ça dans le mental ; de la conscience ça vient du traitement de l’inconscience personnelle.

C’est-à-dire du nettoyage de l’inconscience personnelle, tout ce qu’on peut traiter au niveau de l’inconscience personnelle, qui est transmuté, récupéré, nettoyé, dégagé, à ce moment-là devient de la conscience ; autrement dit, de la conscience, c’est de la lumière qui se dégage d’un paquet de noirceur. Est-ce que c’est votre avis ?

Bernard de Montréal (BdM) : Oui, oui !

FP : Oui quoi ? Oui et puis ? Et encore ?

BdM : C’est des “puis” que vous voulez ? La conscience sur la Terre, elle n’existe pas, l’inconscience existe ! L’inconscience fait partie du système de cognition et de précognition d’un royaume involutif qu’on appelle le royaume humain, sans aller à l’animal ou à la plante.

La conscience fait partie de la transmutation de cette inconscience, mais la conscience fait aussi partie de l’avenir de l’humanité, elle ne fait pas partie du présent de l’humanité. L’Homme aujourd’hui est un mort-vivant, il n’est pas réel et ce qui lui permet de vivre, c’est sa capacité sur le plan mental d’exécuter, à un point extrêmement développé, le contrat qui existe entre la mémoire astrale et sa conscience humaine.

FP : Est-ce que la mémoire astrale, c’est l’inconscient personnel pour vous ?

BdM : La mémoire astrale, c’est l’inconscient personnel, c’est aussi l’inconscient collectif de l’humanité ; c’est une énergie énorme qui est parfaitement statuée dans les plans universels, parfaitement enregistrée, et quand je dis parfaitement, je dis parfaitement enregistrée, absolument enregistrée.

FP : Ça veut dire que pour vous, il y a une préexistence de cette conscience astrale-là, alors que pour le psychanalyste, nous la formons par refoulement ; autrement dit, le point de vue d’un psychanalyste, l’image qu’il m’a donnée, c’est qu’on peut imaginer une cave, habitée par des personnages hirsutes, barbus, d’une nudité inavouable, et qui auraient la volonté de monter au rez-de-chaussée dans lequel se tiendraient des festivités, un salon mondain, qui est la conscience morale.

Entre les deux paliers, entre ces personnages hirsutes-là, qui sont tout ce qui a été refoulé, et la conscience morale où se tient cette festivité, cette mondanité, il y a des gendarmes qui demandent leurs papiers à ces personnages-là, et qui sont obligés de les refouler. Mais dans le salon où se passent les mondanités, personne n’est au courant de cette volonté de ces personnages-là de faire irruption, personne ne connaît leur existence.

BdM : Ça c’est l’image du psychologue, vous dites ?

FP : Psychanalyste.

BdM : Du psychanalyste. L’image du psychanalyste concernant la conscience est une image extrêmement limitative, parce que les psychanalystes ou les penseurs occidentaux, si vous voulez, les cartésiens, ceux qui rationalisent, ceux qui essaient de comprendre le monde à partir de la pensée, sont déjà envoûtés par les mécanismes de la pensée.

Autrement dit, un Homme qui pense à partir d’un territoire psychique qui est déjà sous le contrôle des forces astrales, il est déjà envoûté dans le processus de la mentation, de sorte que dans la mentation humaine, il n’y a pas de conscience intelligente, créative, il y a de l’inconscience mécanique, progressive.

Et cette inconscience mécanique progressive que nous appelons l’intellect, la raison, fait partie de la capacité mentale de l’Homme de développer des alliances plus ou moins subtiles avec le monde astral, autrement dit, avec le monde de la mémoire, avec le monde de l’inconscient, avec le monde de la mort, avec le monde des symboles, avec le monde qui, d’une façon directe ou indirecte, souffle dans le mental humain, des idées qu’on appelle l’intuition.

De sorte que l’Homme rationnel, l’Homme de l’involution qui est arrivé à un très haut niveau de développement sur le plan mécaniste mental, cartésien, est un être qui peut bénéficier de son intelligence dans la mesure où le rapport entre sa faculté progressive, mécaniste, convient à la perception sensorielle qu’il a du monde ; c’est-à-dire, perception sensorielle qui lui permet sur le plan humain, d’être bien sensoriellement, c’est-à-dire astralement.

Mais à partir du moment où l’Homme se détache de cette conscience astrale, qui est dominée par les sens, et qu’il entre dans le vide créatif d’une conscience qui est nouvelle, c’est-à-dire d’une conscience qui n’appartient pas à la régie des sens, mais qui appartient au royaume, si vous voulez, de l’Esprit pur, c’est-à-dire de ce lien universel entre l’ego parfaitement développé et le plan mental supérieur où règne cette énergie nouvelle, cette lumière de l’Homme, l’Homme au début vit une sorte de désarroi, une sorte de décomposition psychologique, une sorte de perte de personnalité.

Parce qu’il n’est pas capable de substituer instantanément la valeur d’une conscience créative pour la valeur d’une conscience ou d’une inconscience mécanique et progressive. Autrement dit, c’est comme si l’Homme n’est pas capable, à cause de son insécurité psychologique de base, il n’est pas capable de passer d’un point relatif dans la constatation psychologique de son moi, à un point absolu dans la perception créative de son ego cosmique.

L’Homme est impuissant, il n’est pas capable de passer de la finitude à l’infinité, de la relativité à l’absolu, de la mortalité à l’immoralité, de la pensée personnalisée à la pensée purement créative non personnelle objective ; il n’est pas capable de passer de la structure psychologique du moi, fondée sur la perception sensorielle de son ego vis-à-vis le monde qui l’entoure, vers une structure psychique du moi, qui n’est pas fondée sur l’autorité psychologique de sa civilisation.

Autrement dit, l’Homme n’a pas de conscience ou ne sent pas sa conscience, ou ne peut pas percevoir sa conscience, parce qu’à l’intérieur de sa conscience ou autour de sa conscience, ou dans la configuration psychologique de son moi, il existe toujours le besoin de se sentir en relation d’amitié ou d’équilibre, avec la société dans laquelle il est ; et ceci fait partie de la progression psychologique du moi et c’est bon.

Mais à partir du moment où l’Homme passe de l’involution à l’évolution, qu’il passe du plan de l’inconscience mortelle à la conscience qui, éventuellement, l’amène à dédoubler sa connaissance égoïque, pour l’amener à prendre conscience du territoire psychique de son ego mental, c’est-à-dire de sa totale intelligence, qui fait partie des archives universelles, à ce moment-là l’ego est totalement désemparé.

Et il n’a pas la force suffisante pour reprendre sur lui-même, envers lui-même, et pour lui-même, l’autorité absolue d’une conscience qui est cosmique mais véhiculée à travers un ego éveillé, il est obligé, petit à petit, pour en arriver à cela, de défaire la puissance invocatrice de sa conscience illuminée par l’histoire, qui lui donne le support psychologique au niveau du moi, mais dans un même temps, lui enlève la volonté de contester tout ce qui est relatif à sa conscience universelle.

C’est-à-dire tout ce qui est péjoratif à l’unité de son moi avec son moi cosmique ; c’est-à-dire tout ce qui l’empêche, en tant qu’Homme, d’être parfaitement équilibré dans ses centres d’énergie. De sorte que l’Homme est obligé de vivre une psychologie égoïque, une psychologie basée sur un principe totalement décadent, c’est-à-dire basée sur un principe qui force l’individu, non pas à renaître, mais à continuer à coexister avec la masse immonde de la mémoire humanitaire, de la mémoire personnelle qui n’a pas été épurée.

Donc, qui le force à vivre continuellement et en permanence en relation étroite, sur le plan psychologique, sur le plan inconscient, avec le monde de la mort qui fait partie de l’astral, que les psychologues ou que la psychologie n’a pas encore pénétré, n’a pas encore compris, parce que le concept de l’astral c’est un concept qui est totalement ésotérique, qui fait partie des pensées marginales de l’humanité. C’est avec le temps que la psychologie pourra accepter le concept de l’astral.

Mais à partir du moment où les psychologues accepteront le concept de l’astral, ils seront obligés de détruire totalement la méthodologie cartésienne de leur pensée progressive, de leur pensée qui veut rationaliser sur la construction psychologique du moi. Ils seront obligés de se plonger, même eux-mêmes en tant qu’individus psychologues, dans le vide personnel d’une pensée qui est adjacente à l’infinité du mental humain, et dans un même temps refuser de contempler, d’une façon rationnelle ou cartésienne, les idées méthodiquement et cliniquement rapiécées, ou amenées ensemble au cours de l’histoire de la progression de la psychologie clinique.

Il n’y a pas de jeu, il n’y a plus d’espace pour l’Homme qui passe de l’involution à l’évolution, qu’il soit psychologue, philosophe ou qu’il soit penseur, ou qu’il soit simplement humain, il sera obligé éventuellement d’élever sa façon de penser à un niveau qui n’est pas en harmonie avec la mémoire de l’humanité. À ce moment-là, il vivra un déchirement, ce que les Hommes souvent ne veulent pas faire, parce que ça fait mal.

Mais s’il est amené à évoluer sur un plan supérieur de conscience, autrement dit, s’il est amené à passer de l’inconscience mécanique de l’involution à la conscience créative de l’évolution, il sera obligé de déchirer les voiles de l’ego, et en déchirant les voiles de l’ego, il s’apercevra que la nature de la pensée doit être remise en question totalement, pour avoir une compréhension parfaite du mode de la pensée, sur le plan créatif du mental ; pour que l’Homme en arrive éventuellement à pouvoir goûter de ce que nous appelons l’intelligence créative.

C’est-à-dire, cette fonction créative qui est non génétiquement partagée entre les Hommes, et qui fait partie de la résurrection instantanée du pouvoir créatif de la lumière à travers l’ego, sans être obligé d’être galvanisé par toutes les particules sombres de la mémoire involutive qui fait de l’ego aujourd’hui, un être absolument sans forme créative, et absolument en dehors de la vie réelle, autrement dit un être qui est totalement dans le sommeil.

FP : Mais comment être soi-même, lorsque la personnalité, c’est en fait les autres en nous ?

BdM : La personnalité ce sont les autres en nous, c’est très bien dit, et l’Homme qui prendra conscience du malaise qui existe éventuellement chez les êtres sensibles, de vivre la pluralité des autres en soi, lorsque l’Homme voudra vivre lui-même en lui-même, lorsque l’Homme voudra vivre l’unité de lui-même et ne plus connaître la disjonction psychologique de son moi, à ce moment-là l’Homme commencera à faire des recherches.

Il ira dans des chemins ou dans des voies, ou dans des directions qui, petit à petit, l’amèneront forcément à reconnaître en lui-même une sorte d’unité, qui deviendra de plus en plus réelle avec le temps, et qui lui permettra éventuellement de reprendre sur le plan de l’évolution, sur le plan de l’intelligence, là où il l’a laissée il y a des milliers d’années, c’est-à-dire, dans ce point historiquement nébuleux qu’on appelle le déchirement de la conscience astrale et de la conscience éthérique de l’Homme ancien.

Autrement dit, au cours de l’involution, il y a eu le développement du corps éthérique chez l’Homme, ensuite il y a eu le développement du corps astral, ensuite il y a eu le développement du corps mental, ça c’est pendant l’involution. Au cours de l’évolution, l’Homme devra refaire le chemin en retour, l’Homme devra retourner à la conscience du corps éthérique, mais au lieu de vivre la conscience du corps éthérique à partir simplement de la genèse moléculaire de sa science cosmique, non résolue sur le plan de l’ego, comme il le faisait au cours de la deuxième race ou troisième race-racine, il le vivra sur le plan particulier de sa contemplation égoïque mentale supérieure dans une race qui convient à la sixième qui vient.

Et il pourra ainsi prendre conscience absolument de la mémoire du temps, c’est-à-dire il pourra en tant qu’individu, être capable de supporter sur ses épaules la qualité absolue d’une conscience qui est capable de narrer les faits de la genèse de l’Homme, de la genèse de l’Esprit, de la genèse de l’âme, de la genèse du mouvement, de la genèse de la lumière, de la genèse du temps, de la genèse de l’espace, de la genèse du vide.

Il pourra ainsi contempler l’absolu et définir l’infinité en fonction de sa capacité de le réaliser. Donc l’Homme ne sera plus hébergé constamment de façon permanente dans une antiquité mémorielle qui fait de nous aujourd’hui des êtres qui ne sont pas capables de survivre seuls, de vivre seuls, mais qui sommes obligés de vivre en constante aliénation et constante relation avec un mode de personnalisation de l’ego qui fait partie de l’accroissement, de l’influence petit à petit des autres personnalités dans le monde qui forment la grande masse humaine.

FP : Prenons un cas concret qui est très courant, celui d’avoir eu, par exemple, un père autoritaire, une mère névrosée despotique, etc. La personne qui est issue de ce foyer, elle sera névrosée toute sa vie, et toute sa vie, son comportement va être déterminé par la transmission de ce comportement de ses parents sur elle ?

BdM : Ce que vous dites est une erreur de pensée. Ce sont les psychologues qui pensent comme ça (rires du public). Les psychologues… je comprends pourquoi ils pensent comme ça, parce que la façon de penser des psychologues, c’est une façon de penser qui convient à ce que l’on peut appeler la dynamique accumulative des impressions.

Donc la psychologie cartésienne, la psychologie du monde occidental, c’est une science qui est basée sur le principe que toute addition génétique, toute addition mémorielle, toute addition d’impressions, éventuellement, créent une personnalisation de l’objet lui-même, et ceci est vrai. Un être qui naît dans une famille qui ne représente pas les plus hauts niveaux de la conscience, effectivement au cours de son involution, il en souffre. Pourquoi il en souffre ?

Il en souffre parce qu’il n’est pas capable de vivre en dehors de l’impression, il n’est pas capable de vivre libre de l’impression. Mais un être, un Homme nouveau qui est né, si vous voulez, d’un milieu réellement restreint, un milieu qui n’est pas fortuné sur le plan psychologique, sait très bien et réalise très bien, que ce que nous appelons la conscience, c’est l’éclatement de la lumière dans la forme, l’éclatement de la lumière dans les ténèbres.

Donc lorsque la lumière éclate dans les ténèbres, quelles que soient les ténèbres, que ce soit des ténèbres d’alcool, que ce soit des ténèbres de prostitution, que ce soit des ténèbres qui représentent les différentes velléités de l’inconscience humaine, cela n’a absolument aucune importance. Ce que je reproche à la psychologie moderne, c’est que dans son enseignement rationnel basé sur l’observation clinique des impressions accumulées, elle empêche l’Homme, elle empêche l’Homme qui vient d’un milieu réellement bas en impressions, de pouvoir sentir en lui-même sa propre lumière.

Un Homme qui vient d’un milieu qui a été réellement déchiré, va sentir, et on va le pointer même, on va dire : “Ah ! Ben écoute, toi tu viens de tel milieu, de tel milieu, il n’y a pas d’espoir pour toi dans la vie”… Et ça c’est une illusion, c’est une très grande erreur… je ne veux pas dénigrer la psychologie parce que la psychologie elle est extrêmement importante pour l’humanité, et ceux qui sont dans ce domaine font de grands efforts, mais je veux faire un point sur ce fait, que la psychologie avec ses bonnes intentions, elle empêche l’Homme de prendre conscience qu’il est capable de dépasser la totalité des impressions créées consciemment ou inconsciemment sur son moi.

Dans la mesure où la psychologie connaît les lois de l’énergie, connaît les lois de la lumière, connaît les lois de l’intelligence, connaît les lois de la raison, connaît les lois de l’intuition, connaît les lois psychiques de l’Homme… Si la psychologie connaît les lois ou lorsqu’elle connaîtra les lois de l’Homme, elle verra qu’il n’y a pas de limite à l’Homme.

D’ailleurs nous avons des faits constamment, nous voyons dans le monde des Hommes qui ont créé de grandes choses, qui ont survécu, qui ont dépassé des conditions extrêmement banales dans leur vie, pourquoi ? Parce qu’ils avaient la force interne de dépasser la limitation psychologique de l’impression. Donc dans un sens, les psychologues ont raison lorsqu’ils disent : “Ah ! L’Homme est extrêmement affecté par son passé”, et dans un autre cas, ils continuent, ils perpétuent l’illusion de l’invalidité, de l’incapacité, de l’impossibilité de l’Homme, de devenir absolu face aux impressions, et ça c’est dangereux, ce que je reproche à la psychologie, c’est ceci !

Je lui reproche – parce que je sais qu’elle devra un jour transmuter sa façon de voir les choses – la psychologie devra un jour devenir extrêmement occultifiée, elle devra devenir extrêmement marginale, c’est-à-dire qu’elle devra sortir des conditions qu’elle s’est, pendant l’involution, imposée ; et réellement regarder l’Homme en face, regarder l’Homme à l’intérieur de lui-même et voir que l’évolution, les lois de l’évolution, les lois de l’Esprit, les lois de l’énergie, les lois de l’Homme, les lois cosmiques, les lois qui renferment la totalité d’un plan extrêmement important sur le plan involutif tel que l’Homme, ce sont des lois qui sont au-dessus de la pensée purement rationnelle.

Et ce sont des lois qui doivent être éventuellement investiguées par l’Homme, regardées froidement, de façon absolue, et aussi supportées par un mental qui est capable de se séparer du besoin psychologique de se sécuriser dans l’involution et la mémoire de l’involution, ce que nous appelons les connaissances, pour aller de plein front dans l’infinité du savoir qui fait partie de la progression naturelle, de l’évolution naturelle de l’Homme de l’avenir.

FP : La presque totalité des complexes ou des névroses proviennent d’un mauvais départ, viennent de très tôt dans l’enfance, un mauvais départ !

BdM : Oui.

FP : Maintenant ce mauvais départ, s’il a été imprimé par les parents sur l’enfant, pour un enfant, le père ou la mère sont des dieux dans sa conscience à lui !

BdM : Oui.

FP : Le problème c’est que si les dieux ont déchiré cet enfant au départ, il y a un problème de conscience morale. Comment pouvoir accepter de dire un jour : “Et bien mon père ou ma mère n’était pas à la hauteur”, ou de sentir ou laisser monter cette impulsion qui est en nous là, cet instinct, de dire simplement : “Je ne les aime pas”, c’est un interdit, un tabou moral total, on est totalement emprisonné là-dedans. Un enfant qui a vécu une enfance très malheureuse, un jour va se retrouver devant son père et sa mère, qu’il sera quasiment obligé de haïr ?

BdM : Oui, mais ça c’est à cause de l’émotivité de l’enfant. Si nous parlons de l’Homme nouveau qui regarde en arrière, qui regarde la situation, sa relation avec le milieu parental pendant qu’il était jeune, dans l’admission où ce milieu parental n’était pas des plus beaux, cet Homme nouveau est capable de totalement aller au-delà de l’émotivité négative vis-à-vis ses parents.

Autrement dit, il est capable de ne pas haïr ses parents mais de réaliser qu’ils étaient simplement ignorants. Donc dans la mesure où l’Homme nouveau est capable de réaliser que ses parents étaient simplement ignorants, à ce moment-là il est capable de se couper de l’émotivité face à son passé et de commencer à regarder son avenir.

FP : Mais je voudrais savoir, c’est quoi qui lui permet de le faire ? Est-ce qu’il a une autre évolution ?

BdM : Son niveau d’évolution, oui.

FP : De la morale par exemple ?

BdM : Non.

FP : La morale a moins d’emprise ou quoi ?

BdM : Non, non.

FP : Parce que la morale agit comme un verrou là-dessus ?

BdM : C’est un phénomène d’évolution, il y a des Hommes qui sont plus évolués que d’autres, il y a des Hommes qui sont plus près d’eux-mêmes que d’autres, malgré tout ce qui peut se passer dans leur vie, ils vont en arriver un jour à voir à travers la forme, tandis qu’il y a des Hommes qui sont moins évolués que d’autres et ils ne peuvent pas voir à travers la forme. C’est un phénomène d’évolution, il n’y a aucun Homme sur le plan matériel qui se trouve dans une situation de vie qui ne correspond pas à son niveau d’évolution.

Donc il y a des Hommes sur la Terre qui sont suffisamment évolués, et quelle que soit la situation antérieure de leur involution, ils verront à travers et ils pourront déchirer les voiles de cette involution. Ils pourront se séparer complètement de l’émotivité qu’a créé cette involution sur leur corps mental, et ils pourront commencer à évoluer vers une conscience supérieure, mais c’est un phénomène d’évolution.

FP : Comment se fait-il qu’il y a tant de monde (des gens) aujourd’hui qui vivent un sentiment de rejet perpétuel ? Qui ont des difficultés dans leur communication parce qu’ils se sentent toujours rejetés ?

BdM : Oui mais ça c’est un problème d‘inadaptabilité psychologique à soi-même. Vous savez, si vous regardez l’Homme de l’involution, l’Homme inconscient, même s’il est sensible, il n’est pas capable de supporter la totalité de sa conscience sans passer par les vicissitudes du doute et de la question. Regardez le simple problème de la culpabilité de l’Homme. Dans le monde occidental, la culpabilité c’est le verrou qui ferme la porte de l’Homme à sa réalité.

Donc pour en arriver à dépasser la culpabilité, autrement dit, pour en arriver à être capable sur le plan émotif de ne plus subir la culpabilité, parce que la culpabilité c’est un phénomène d’émotion dans le mental, il faut avoir un mental extrêmement fort, un mental solide, un mental capable de supporter la solitude de l’ego face à la réalisation de certains antécédents, de certaines conditions de vie imposées par la société ou le milieu familial. Le problème de la force, qu’est-ce que c’est la force dans l’Homme ?

La force dans l’Homme c’est toujours un peu de cette lumière, mais cette force, cette lumière, elle est toujours un peu astralisée, c’est pour ça que nous aurons besoin au cours de l’évolution de science, et nous en venons à ceci. L’Homme aura besoin de science, d’une science nouvelle, d’une science qui n’est pas fondée sur le passé, d’une science qui n’appartient pas à l’état, d’une science qui n’appartient pas aux organismes, d’une science qui n’appartient pas à l’humanité, mais d’une science qui appartient à l’Homme, universellement, individuellement.

Cette science permettra à l’Homme, qui devient de plus en plus individualisé, de commencer à regarder profondément dans la nature des choses pour finalement en arriver à constater que la nature de son moi est inviolable, à partir du moment ou dans la mesure où il est capable sur le plan égoïque de supporter la solitude de son jugement face aux valeurs, historiques, éducatives, d’une humanité en involution.

Autrement dit, tant que l’Homme ne sera pas capable de supporter – quand je dis supporter, je veux dire de vivre sur ses épaules ce qu’il sait intérieurement – tant qu’il n’aura pas cette force, il ne pourra pas vivre en relation avec le passé sans en subir les perturbations ; il faut être extrêmement fort parce qu’un Homme, l’Homme nouveau, c’est un Homme seul. L’Homme nouveau, c’est un Homme qui est seul, il peut être seul avec d’autres Hommes nouveaux, mais l’Homme nouveau c’est un Homme seul.

C’est un Homme qui n’aura, qui ne possédera aucune conscience collective, il aura une conscience individuelle universelle, mais il n’aura pas de conscience collective. Donc si l’Homme n’a pas de conscience collective, quelle sorte de conscience voulez-vous qu’il ait ? Il ne peut avoir qu’une conscience créative, donc conscience créative veut dire quoi ?

Veut dire conscience qui n’est pas fondée sur le jeu de l’ego en relation avec le social ou avec l’histoire, mais sur la puissance de l’ego, de constamment renouveler les mouvements de l’énergie dans son mental, c’est-à-dire de regarder constamment le mouvement de la forme qui constitue l’essence même de tout ce qui tourbillonne dans son mental et qui l’hypnotise, qui le paralyse.

Il faut que l’Homme devienne totalement libre de la forme. Qu’il utilise la forme pour véhiculer son énergie, c’est une chose, mais qu’il vive la forme, qu’il subisse la forme, parce que la société, les religions, les systèmes l’ont établi ainsi, ça, ça fait partie de l’involution. Il ne s’agit pas pour l’Homme nouveau de blâmer l’involution, il s’agit simplement pour l’Homme nouveau de réaliser que l’involution fait partie ou procède d’une certaine mécanicité de sa conscience.

À partir du moment où il aura compris ceci, il commencera à comprendre les lois de l’Homme, le mystère de l’Homme, le mystère de la vie mentale. Donc à ce moment-là il pourra commencer à vivre le contact ou le lien universel avec son être qui est réellement sur d’autres plans et qui se sert de son véhicule matériel pour vivre éventuellement une fusion, ce qui fait partie de la nouvelle évolution de l’Homme, mais son mental sera totalement altéré.

FP : Quelle valeur accordez-vous aux thérapies de groupe, par exemple cri primal ou ces choses-là ?

BdM : Moi, j’accorde une valeur à tout ce qui existe. Tout ce qui existe est nécessaire, dans la mesure où il convient proportionnellement aux besoins des Hommes en évolution. Thérapies de groupe, cri primal, s’accrocher au mur avec un raisin, manger un raisin là, se balader avec des… Si ça vous fait du bien de vous promener avec une corde, ça c’est pendant un certain temps, je ne vous assure pas qu’au bout de dix ans vous allez vouloir continuer à vous accrocher à une corde au plafond, peut-être vous allez changer à une autre forme, ce sera peut-être un “string” , mais il va y avoir une évolution (rires du public).

Donc pour moi tout ce qui se passe dans le monde, c’est nécessaire, c’est bon, mais lorsque l’Homme passera de l’involution à l’évolution, il fera tout sauter parce que l’Homme conscient n’a pas besoin de rien ; il est lui-même la source de son énergie ; il est lui-même la source de sa nourriture ; il est lui-même la source de sa concrétisation mentale sur le plan de la parole ; il est lui-même la source de sa vision sur le plan du mental. Il est lui-même la source de la connaissance, sur le plan de sa manifestation à travers l’Homme.

Donc l’Homme nouveau n’a pas besoin de ces structures pour évoluer parce qu’il n’a plus besoin d’évoluer, c’est l’Homme involutif qui a besoin d’évoluer, pourquoi a-t-il besoin d’évoluer ? Parce qu’ils ne se croit pas évolué, mais pourquoi il ne se croit pas évolué ? Parce qu’il pense, ainsi de suite.

FP : Si la conscience se crée à partir de l’inconscience qui est traitée…

BdM : La conscience ne se crée pas à partir de l’inconscience. La conscience, c’est la fracturation de l’inconscience ; la conscience commence quand l’inconscience se fracture. Il n’y a pas de création de la conscience à l’inconscience ; il y a de l’intuition mais pas de la création.

FP : Dans la libération, par exemple des complexes ou la solution d’une névrose, il y a une libération d’énergie qui est récupérable à ce niveau-là ?

BdM : Oui, dans la solution des névroses, l’élimination des complexes, il y a une récupération d’énergie. Mais cette récupération d’énergie n’est pas totale parce qu’elle sert simplement à rebalancer le corps astral, et dans un même temps, elle garde le corps mental impuissant dans la reconstruction psychique de son moi. Autrement dit, une personne qui vit une reconstruction sur le plan des complexes, ou une personne qui dépasse une névrose, elle va continuer à demeurer inconsciente, elle va retrouver un équilibre, mais elle va continuer à demeurer inconsciente.

Autrement dit, c’est impossible pour l’Homme inconscient de passer de l’inconscience à la conscience par le biais de l’élimination des complexes. Le phénomène des complexes, le phénomène de…

FP : Il faut commencer par les voir d’abord, puis les affronter, les solutionner, mais il faut les voir d’abord, les névroses. Personne ne soupçonne d’avoir de névrose… ?

BdM : Voir les névroses, non ça c’est de la psychologie. Un psychologue ou une personne qui est intéressée à la psychologie ou à la version psychologique du moi, va s’intéresser à voir ses névroses, mais si vous cherchez à voir vos névroses, vous allez en voir toute votre vie des névroses. Parce qu’une névrose mène à une autre névrose, et une autre névrose à une autre névrose. Il ne s’agit pas pour l’Homme de voir ses névroses, il s’agit à l’Homme de connaître les lois de son mental.

Et la loi fondamentale de l’Homme nouveau concernant le mental, c’est la réalisation que, ce qui est névrotique ou n’importe quoi, est issu d’une conjonction entre l’activité mentale de l’Homme et son cerveau. Cette conjonction, elle est fixée dans un espace, dans une dimension quelconque que nous appelons l’astral. L’astral fait partie de la mémoire de l’humanité en juxtaposition avec la mémoire personnelle. Donc l’astral est effectivement une dimension invisible qui a un très grand effet sur le mental humain, sur le comportement humain.

À partir du moment où l’Homme comprend ceci, réalise ceci, ses complexes et tous ses traumatismes commencent lentement à se briser. Sinon vous allez vous observer toute votre vie, vous allez devenir comme des singes ou des loups-garous. Vous allez vous observer, vous allez vous observer, vous observez un poil, il en pousse un autre, vous observez un poil il en pousse un autre, il y a des Hommes qui se sont observés toute leur vie. Il ne s’agit pas pour l’Homme de s’observer toute sa vie, il s’agit pour l’Homme de connaître les lois de l’origine de son mental, c’est-à-dire les lois de l’origine des mensonges dans son mental.

C’est-à-dire les lois de la pensée qui, à l’origine, au lieu de l’instruire dans la réalisation d’un moi intégral, l’instruisent dans la relation d’un moi péjorativement axé sur une constatation puérile de son moi face à une situation de vie qui, sur le plan de la masse mondiale, correspond à l’absence de volonté chez l’Homme. La psychologie est trop compliquée, elle est trop complexe ! Comment voulez-vous qu’un psychologue qui psychanalyse, lui-même ait une vie qui soit fragmentée, c’est un contresens, c’est un contresens !

Comment voulez-vous qu’une personne qui semble guider les Hommes, aider les Hommes, faire voir aux Hommes, amener les Hommes à l’intégration, quand eux-mêmes sont désintégrés, ça n’a pas de bon sens ! Donc c’est un jeu de l’Esprit. Effectivement il y a un travail qui se fait sur le plan psychologique pour rebalancer les situations réellement extrêmes de l’ego, mais ce n’est pas de la conscience. Un psychologue ne peut pas amener un Homme à la conscience !

Ça prend une science nouvelle, cosmique, qui ne fait pas partie de l’ego, qui n’est pas sur le territoire de l’involution, pour amener l’Homme à la conscience ; pour que l’Homme puisse connaître les lois de l’invisible face à son mental, les lois de la pensée, il faut que l’Homme connaisse les lois de la pensée pour réellement entrer dans une conscience. Comment voulez-vous entrer dans une conscience si vous ne connaissez pas, si vous ne savez pas comment ça fonctionne de la pensée, d’où ça vient de la pensée, c’est issu de quoi de la pensée, elle vient d’où la pensée, pourquoi telle pensée ! C’est impossible.

D’ailleurs, c’est pourquoi l’involution a été si longue. C’est pourquoi les Hommes de la nouvelle évolution, de la nouvelle époque, qu’ils soient de n’importe quelle région du monde, auront une conscience universelle, qui ne sera pas une conscience psychologisée, mais une conscience créative basée sur la relation entre l’Homme intégralement uni à son origine, c’est-à-dire à sa conscience égoïque, cosmique, universelle qui est en dehors de la forme, qui est simplement énergie.

À ce moment-là l’Homme commencera à comprendre qu’est-ce que c’est la nature de l’ego, sinon vous ne comprendrez jamais la nature de l’ego. L’ego de l’Homme, l’ego qui a été développé, défini par la psychologie, ce n’est pas un ego réel, c’est simplement une convention arbitraire de l’histoire, c’est quelque chose qui est, comme vous disiez tout à l’heure, qui est le produit de l’accumulation des impressions à travers les différentes personnalités, qui sont entrées en interrelation avec soi-même.

Mais ça, ce n’est pas un ego réel, c’est un ego qui est platitudinal, c’est une platitude, c’est un ego qui est totalement stupide, même s’il est intelligent, ce n’est pas un doctorat qui rend l’Homme intelligent, au contraire il y a des doctorats qui réellement continuent à manipuler l’intelligence de l’Homme, de telle sorte qu’elle devient de plus en plus mécanique et de moins en moins créative.

Non, l’intelligence créative de l’Homme nouveau, c’est un phénomène de fusion entre l’énergie originale de l’Homme et l’ego qui aura passé par une période d’épuration, où l’Homme aura constaté parfaitement la nature de son mental. Il faut que l’Homme connaisse ce qui se passe dans la boîte crânienne, qu’est-ce que c’est que ça, pourquoi j’ai une pensée folle ? Pourquoi ? Si j’ai une pensée folle, il y a une raison, donc si je reçois une pensée folle, il faut que je sache d’où elle vient cette pensée folle !

Elle ne vient pas de ma poche, elle vient de quelque part, il y a une réalité à cette pensée folle, donc il faut que je puisse personnaliser ma relation avec cette source de pensée folle, donc ça m’invite automatiquement à entrer en contact télépathique avec l’astral. Donc si je dois défaire ce contact télépathique, il me faut automatiquement assumer la responsabilité du rôle que je me donne en tant qu’Homme de communiquer avec des plans invisibles.

Mais pour un ego qui est rationnel, de communiquer avec des plans invisibles c’est déjà le début d’une certaine folie. Donc ce n’est pas facile pour un ego qui est cartésien, qui a été éduqué à l’Université de Montréal, ainsi de suite. Vous comprenez ? C’est très difficile, c’est pourquoi les sciences sont demeurées cachées à l’Homme jusqu’à tant que l’Homme puisse finalement en arriver à pouvoir supporter la nature absolue de cette nouvelle science. Nous n’avons pas le choix, il faut que l’Homme en arrive un jour à avoir une conscience absolue.

Il y a une masse d’Hommes sur une planète, et l’Homme ne sent pas cette qualité absolue de son mental, c’est absolument abominable ! C’est absolument abominable ! Mais pour que l’Homme ait une qualité absolue de son mental, il faut qu’il ait un lien mental avec l’absolu, mais l’absolu c’est quoi ? C’est quoi l’absolu ? Dites-moi qu’est-ce que c’est l’absolu ?

FP : Là il me prend en traître là, c’est quoi l’absolu ?

BdM : L’absolu, c’est l’absence de relativité créée dans le mental humain, dans le mental de l’Homme, par des pensées relatives à l’histoire, c’est ça l’absolu.

FP : C’est une limite ?

BdM : Ce n’est pas l’absolu qui est une limite, c’est la façon dont l’Homme le vit qui est limitatif. L’absolu n’est pas une limite, c’est déjà le début du mouvement de la conscience mentale de l’Homme vers l’infinité. Mais pour que l’Homme connaisse, réalise, l’absolu, il faut qu’il ait conscience de la valeur psychologique de son énergie sur le plan mental, et qu’il réalise que cette énergie mentale est capable de faire sauter n’importe quelle forme qui a servi pendant l’involution à la construction psychologique de l’ego ou du moi. Là, l’absolu commence.

Et à partir du moment où l’Homme commence à vivre l’absolu, ce n’est pas un absolu égoïque, c’est un absolu vibratoire. À partir du moment où l’Homme commence à vivre un absolu, il entre dans l’infinité de cette énergie et tout s’ouvre à lui, donc le mystère de l’Homme devient extrêmement clarifié, le mystère de Dieu devient clarifié, le mystère des sphères devient clarifié, il n’y a plus de mystère pour l’Homme.

Donc à partir du moment où l’Homme n’est plus forcé de vivre des mystères de toutes sortes, qui ont été utilisés par les religions, par les principautés, pour le garder dans une forme quelconque d’ignorance, et lui enlever finalement au cours de l’involution toute volonté sur le pouvoir occulte de sa conscience, l’Homme commence à vivre, il commence à grandir, il entre dans la conscience supramentale ; et il commence l’évolution vers une nouvelle définition de sa réalité qui sera dans ses mains, et qui correspondra parfaitement avec sa capacité de soutenir cette énergie et de la canaliser sur le plan humain.

FP : On n’a donc jamais fini de devenir Homme, passant par l’absolu et l’infini ?

BdM : Non, on devient Homme quand on cesse d’être enfant, on devient Homme quand on cesse d’être sans conscience réelle. L’Homme n’existe pas sur la Terre, il y a un être humain qui est une forme d’animal avancé, mais il n’y a pas d’Homme. L’Homme, c’est l’Homme de demain ; l’Homme, c’est la reconstruction psychologique du moi, c’est la définition normale du lien entre l’énergie et la genèse de l’Homme.

L’Homme, c’est la définition supramentale de la nouvelle conscience, autant sur le plan mental, astral, vital que matériel et génétique ; l’Homme, c’est la définition de l’énergie à travers un rendement créatif, qui fait partie de la nouvelle évolution. Aujourd’hui, nous avons un Homme qui est planétaire, qui fait partie de l’involution. Demain nous aurons un autre Homme, qui sera au-delà des conditions involutives que nous appellerons ou que nous pourrons nommer le Surhomme, c’est-à-dire l’Homme qui est au-dessus de l’Homme involutif.

C’est cet Homme qu’Aurobindo a prophétisé, c’est cet Homme que Nietzsche a vu s’éveiller dans ses rêves. Donc cet Homme, c’est l’Homme que tous les Hommes, en eux-mêmes, rêvent de connaître un jour. C’est cet Homme, c’est cette image idéalisée par les poésies, par les philosophies, par les religions. Mais c’est cet Homme qui naîtra à partir du moment où l’Homme entrera en relation totale, étroite et absolue avec les conventions cosmiques de son êtreté, c’est-à-dire à partir du moment où il aura cessé de penser d’une façon rationnelle à la nature de son moi.

Donc à partir du moment où il aura commencé à prendre sur lui-même la responsabilité d’interroger les plus hautes sphères de la forme, pour pouvoir sur le plan mental, amener l’énergie ici au lieu que l’énergie le contrôle d’en haut ; l’Homme est une marionnette ; l’Homme, c’est un être absolument mécanique. Donc tant que l’Homme n’aura pas amené cette énergie ici, autrement dit tant qu’il n’aura pas détruit les formes qui le séparent de son originalité ou de sa source, l’Homme sera totalement involutif et il continuera à vivre sur le plan humain d’une conscience totalement subjective. Donc il n’aura pas conscience de lui-même, il sera un être assujetti, existentiel.

FP : Donc pour vous le nettoyage de l’inconscient personnel ou la liquidation des mémoires astrales, c’est toujours une affaire de volonté ? Cette volonté, on ne l’acquiert pas du jour au lendemain, c’est peut-être par la souffrance justement qu’on l’acquiert ?

BdM : Cette volonté est le résultat de la lutte entre l’Homme qui connaît de plus en plus les lois de l’astral, et à partir du moment où l’Homme commence à connaître les lois de l’astral, il commence à lutter contre l’astral, donc sa volonté se développe, parce que l’Homme lutte contre quelque chose de réel. Tandis que l’Homme, lorsqu’il est inconscient, il ne lutte pas contre quelque chose de réel, donc il ne veut pas développer la volonté.

Pour développer la volonté, il faut haïr les forces astrales, c’est-à-dire haïr ce qui a toujours dominé l’Homme pendant l’involution. Donc pour haïr ceci, il faut savoir que ça existe, il faut le reconnaître, il faut éventuellement, probablement communiquer avec, et lorsque vous communiquez mentalement, télépathiquement avec quelque chose qui vous a dominé pendant des millénaires, à ce moment-là vous commencez à développer une volonté terrible !

Parce que justement vous connaissez le jeu de la vie, vous commencez à connaître le jeu de la vie. Et éventuellement l’Homme développe une volonté et une intelligence extrêmement développées, et avec le temps, cette volonté l’amène à vivre ou à connaître une fusion avec son origine, sa source. Donc la partie cosmique de l’Homme descend sur le plan matériel, et éventuellement la matière se spiritualisera, c’est ça la fusion.

FP : Donc dans le cas de tout à l’heure, il ne s’agit pas de haïr ni son père, ni sa mère, mais les forces astrales, qui en fait empêchent la descente de cette volonté ?

BdM : C’est l’objection que j’avais tout à l’heure ; il ne s’agit pas pour l’Homme de haïr les Hommes, quel que soit ce que le père a fait, vous l’avez choisi, parce que les Hommes choisissent leur père, les Hommes choisissent leur mère. Donc ce ne sont pas les Hommes que les Hommes doivent haïr, ce sont les forces en eux qui les manipulent.

D’ailleurs l’Homme découvrira, l’Homme nouveau découvrira que la seule façon pour l’Homme d’en arriver éventuellement à intégrer l’énergie cosmique dans sa conscience, c’est de retourner, de prendre la haine qu’il a eue vis-à-vis les Hommes, et de diriger cette haine contre les forces en lui qui l’ont manipulé.

Lorsque l’Homme aura fait ceci, il sera totalement en relation harmonieuse avec les Hommes, mais il sera totalement sur un pied de guerre avec les forces occultes qui ont conditionné son ego depuis l’involution et qui, aujourd’hui encore, continuent à astraliser sa conscience, pour le garder de plus en plus prisonnier des lois de la mort.

FP : C’est la même chose dans les rapports hommes-femmes dans un couple où il ne s’agit pas de haïr son partenaire, mais de bien reconnaître la partie d’inconscience personnelle qui s’oppose à la sienne… de mémoire ?

BdM : Justement, parce que les Hommes sont astralisés. Regardez le principe de l’amour, je vais vous expliquer combien l’Homme ne comprend pas l’amour, et combien le principe de l’amour a été mal utilisé. L’amour… sur notre planète les Hommes aiment les sphères, ça c’est le début de la spiritualité, on aime les guides spirituels, on aime les anges, on aime ci, on aime ça, et on ne réalise pas que ce sont ces êtres-là qui nous mettent dans la merde.

Nous les aimons, et nous vivons des voiles absolument extraordinaires. Je sais que la réalisation de ceci sera extrêmement pénible pour les Hommes, mais l’Homme sera obligé de passer à travers. Vous vous imaginez que le pouvoir occulte, le pouvoir des sphères invisibles va être donné à l’Homme comme ça ? Les Hommes ne donnent pas le pouvoir à l’Homme comme ça, vous croyez que les forces invisibles vont donner le pouvoir à l’Homme comme ça ?

C’est l’Homme qui sera obligé de déchirer, d’aller chercher lui-même le pouvoir mais comment, quelles sont les clés pour qu’il puisse aller chercher ce pouvoir ? Les clés sont simples : l’Homme doit découvrir que la relation entre lui et les forces mentales qui passent à travers son ego, à travers le monde de sa pensée, il doit découvrir que ces forces-là constamment jouent un jeu, et jouent un jeu, et jouent un jeu, et jouent un jeu !

Ce jeu fait partie de la liaison entre le monde astral de la mort et le monde de l’Homme. Lorsque l’Homme aura détruit ceci, il commencera à connaître la liberté. Mais si l’Homme s’élève dans une spiritualité qu’il ne peut pas restreindre… parce que n’oubliez pas que la spiritualité fait partie des grands jeux cosmiques de l’involution, la spiritualité c’est la plus grande forme de naïveté que l’être humain n’a jamais connue, c’est cette forme de naïveté qui le sépare de la science réellement cosmique !

Et tant que l’Homme sera spirituel, même si la spiritualité, involutivement parlant, le sert à évoluer progressivement, lorsque l’Homme passera de l’involution à l’évolution, il sera obligé de faire sauter la spiritualité, c’est-à-dire de regarder froidement la relation qui existe entre lui sur le plan humain et les sphères, et s’il n’est pas capable de faire ceci, il demeurera un initié, il ne sera jamais capable d’en arriver à contrôler l’énergie, développer sa volonté et commencer à utiliser l’énergie de son intelligence.

Il demeurera toujours un être assujetti, soit à des organisations sur le plan matériel qui sont spirituelles ou occultes, ou ésotériques, ou il sera en relation étroite avec les sphères qui sont spirituelles, occultes, et ésotériques. Donc l’Homme n’aura aucune individualité, il sera encore un pion dans une grande partie d’échecs, qui fait partie des lois cosmiques de la spiritualité, qui font partie encore des lois cosmiques, politiques, de ces mondes sur l’Homme.

FP : Et pour vous, c’est quoi l’inconscient collectif ?

BdM : L’inconscient collectif, c’est la totalité de la mémoire humaine, qui est constamment manipulée par les forces astrales pour le bénéfice de l’organisation et du développement de leur monde, en utilisant l’émotivité mentale et la pensée humaine comme matière première servant à construire les formes dans leur plan.

FP : Pourtant les psychanalystes voient, dans leur définition de l’inconscient collectif, ceci comme étant quelque chose de très positif ; l’inconscient collectif pour eux, ils disent : c’est cosmique, c’est la seule chose qui n’est pas malade dans l’être, par opposition à l’inconscient personnel qui est toujours malade, névrosé etc. L’inconscient collectif, c’est un réservoir d’énergie extraordinaire avec lequel l’Homme peut se mettre en résonance vibratoire, en harmonie, etc. ?

BdM : Le concept de l’inconscient collectif, c’est la plus grande illusion de la psychologie moderne, et tous les psychologues sont prisonniers de cette illusion-là. Et la raison pour laquelle les psychologues sont prisonniers de cette illusion-là, c’est parce que dans l’inconscient collectif existe la totalité des formes, que l’Homme dans la civilisation ne peut pas utiliser afin de ne pas fragmenter la civilisation.

Autrement dit, tous les “Ne fais pas”, tout ce qui est en dehors des commandements existe dans l’inconscient collectif. Donc l’inconscient collectif représente pour l’humanité la puissance vibrante de l’astral qui crée dans l’Homme en évolution, la tension psychique de son moi. Autrement dit, je vais vous donner un exemple. L’Homme, sur le plan humain, ne peut pas baiser toutes les femmes à cause des lois humaines, OK. Pour le maintien de l’ordre, ainsi de suite, bon !

Dans les plans, il n’y a pas de société humaine, donc dans les plans toutes les formes sont possibles, donc l’inconscient collectif qui est dans les plans et qui est psychiquement connecté avec le mental humain, vibre constamment dans le mental de l’Homme. Donc l’Homme sur le plan humain, il vit toujours la tension psychique d’un besoin d’aller au-delà des lois humaines de sa civilisation.

Et cette tension, elle est responsable pour les différentes formes de criminalité que nous avons dans le monde. Et les psychologues osent dire que l’inconscient collectif c’est ce monde extraordinaire que les Hommes n’ont pas réussi à mater, il ne s’agit pas à l’Homme de devenir une pute, il s’agit à l’Homme d’en arriver à comprendre les lois de la putainerie, vous comprenez ? Il s’agit pour l’Homme d’en arriver à comprendre la manipulation.

Je vais vous donner un exemple, plus près de soi, regardez quand nous fumons, lorsque l’on fume, là vous êtes bien, vous n’avez pas besoin de fumer. Tout d’un coup : Ah ! Il se passe une petite vibration en soi. Ah ! Ça c’est “l’indic” pour la cigarette ; nous, nous croyons que c’est la cigarette qui nous fait faire ça, ce n’est pas ça !

C’est l’astral qui nous envoie une vibration pour que nous, nous prenions une cigarette, pour que nous puissions avec le temps – parce que c’est tout calculé sur les autres plans, qu’en fumant cinquante cinq mille cigarettes, tu vas vivre sept ans de moins – tout est calculé de l’autre côté ! Et si l’Homme savait que chaque fois qu’il vit une impression de prendre une cigarette, cette impression, elle vient de l’astral !

S’il veut la prendre la cigarette, c’est lui qui le fait, OK. Mais s’il prend cette cigarette parce qu’elle est le produit d’une manifestation astrale à travers son corps, ses corps, ses plans, à ce moment-là il est astralisé, et c’est toujours la même chose. Nous n’avons aucune notion de la présence de l’astral à travers nos principes.

Nous croyons que nous fumons la cigarette parce que la cigarette, elle est accumulative sur le plan toxique, donc une cigarette mène à une autre cigarette, et une autre cigarette mène à une autre cigarette, c’est une illusion ; nous fumons une autre cigarette, parce que nous sommes amenés de l’astral à fumer cette cigarette, et si l’astral coupait cette vibration, nous ne pourrions pas fumer une cigarette.

Nous avons tellement donné à la mécanicité de nos corps, la valeur absolue d’une dynamique, que nous avons perdu conscience du jeu constant entre l’astral et le plan matériel. Et un jour, l’Homme découvrira que la moindre, la moindre de ces impulsions-là, la moindre, elle est astrale. Enlevez l’astral de la conscience de l’Homme instantanément, et vous avez un Homme qui n’existe plus, vous avez un Homme qui ne voit plus, vous avez un Homme qui ne goûte plus, vous avez un Homme qui ne sent plus, vous avez un Homme qui n’entend plus !

L’astral est cette énergie qui, derrière la matière de l’Homme, constamment continue à le faire vibrer. Si l’Homme en arrive à comprendre les lois, ou lorsqu’il en arrivera à comprendre les lois de l’astral, et qu’il vivra ses impulsions à travers le monde de la pensée, à travers le corps astral, il pourra contrôler, il pourra mettre de côté, donc il ne sera plus influencé astralement, donc il ne sera plus influencé par le monde de la mort, donc il sera dans son énergie. C’est ça l’évolution.

FP : Merci Bernard ! (Applaudissements).

mise à jour le 22/06/2024

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