FP-008 Valeurs réelles et surréelles

“FP : Alors à mesure que son information, son autonomie et son intellectualité s’accroissent, chaque être humain a donc besoin, un besoin de plus en plus pressant d’une conception du monde, capable de l’orienter dans ses choix, de l’assurer dans ses peines et dans ses désarrois. Or à l’heure actuelle, pour la masse du …”

 

En Français vous lisez la transcription manuelle de la conférence de BdM, dans une autre langue la traduction par une intelligence artificielle (AI) de cette transcription manuelle, donc le résultat est à interpréter avec discernement.


François Payotte (FP) : Alors à mesure que son information, son autonomie et son intellectualité s’accroissent, chaque être humain a donc besoin, un besoin de plus en plus pressant d’une conception du monde, capable de l’orienter dans ses choix, de l’assurer dans ses peines et dans ses désarrois. Or à l’heure actuelle, pour la masse du peuple, cette conception du monde n’existe pas ou n’existe plus.

Et comme disait récemment un éminent sociologue : “Il ne s’agit plus seulement aujourd’hui de donner aux Hommes à travailler et à consommer, il faut leur donner à vivre”. Dans cette optique, il y a deux courants de pensée qui s’affrontent : le premier est celui de la science expérimentale qui prône les valeurs réelles. Le réel, c’est tout ce qui existe, tout ce qui est perceptible à l’Homme au moyen des méthodes de la science expérimentale.

Le deuxième courant est celui de la religion, qui fait appel aux valeurs surréelles, au surnaturel, à la foi, à l’intuition, et à tout ce qui n’est pas perception au moyen de méthodes de sciences expérimentales, et elle le fait dans le but de donner une cohérence au puzzle, pour combler les vides de la science et donner une signification à l’univers, à la vie et à l’Homme.

Tout se passe donc comme si l’humanité était faite de deux types d’Hommes, divisés par la prépondérance qu’ils accordent respectivement à l’une ou l’autre partie de leur cerveau : soit le paléocéphale, donc cette partie du cerveau qui fait appel à la sensibilité, aux sentiments, à l’intuition, à l’instinct et aux valeurs surréelles ; et le néocéphale ou partie du cerveau qui permet la pensée claire (rires du public), qui permet en principe la pensée claire, la décision réfléchie, l’efficacité, mais aussi les crimes de la raison, la rationalité analytique et industrielle, le niveau de vie.

En acquérant d’énormes pouvoirs sur le réel, le néocéphale a perdu la compréhension mystique qu’il avait de l’ensemble du réel et l’a conduit, dans quelques cas, à accepter l’absurde, comme dans les conclusions de certaines sommités de l’intelligentsia par exemple, de Jean-Paul Sartre, de Claude Lévi-Strauss, de Jacques Monod, qui disent, certains : “La vie n’a pas de sens, l’Homme est de trop dans l’univers”.

Donc en acceptant cet absurde-là, on est aussi obligé d’accepter que les limites de la science soient aussi celles de la pensée humaine. Alors il semble que ces deux courants de pensée s’affrontent et que chacun de nous faisons partie soit du néocéphale, soit du paléocéphale, et qu’aujourd’hui, c’est le néocéphale, donc cet aspect qui permet la pensée claire, la rationalité, qui l’emporterait, donc qui donne une prépondérance à la science par rapport à la religion.

Autrement dit, c’est le grand conflit entre la religion, la science, entre la connaissance et la foi, les valeurs réelles et les valeurs surréelles. Alors ce que je voudrais savoir, je voudrais avoir votre opinion là-dessus, Bernard de Montréal, les valeurs réelles peuvent-elles se passer des valeurs surréelles ? La science peut-elle se passer de la religion ? Faut-il fusionner les deux ?

Bernard de Montréal (BdM) : La religion n’a pas besoin de la science et la science n’a pas besoin de la religion. Elles ont été interloquées au cours de l’involution, mais l’une n’a pas besoin de l’autre parce que la science prétexte toute connaissance en relation avec les sens. La religion prétexte toute connaissance en relation avec les aspects intuitifs de l’Homme.

Donc ce sont deux attitudes qui sont diamétralement opposées sur le plan technique. Et ce qui fait qu’il y a une tendance chez le religieux aujourd’hui à regarder un peu du côté de la science pour l’évaluer, et chez le scientifique ou certains scientifiques, regarder un peu du côté de l’intuition pour l’évaluer, c’est qu’il y a dans l’Homme une partie qui se fout de la religion, qui se fout de la science.

Il y a dans l’Homme une partie intelligente qui n’est pas accessible à son ego mais qui se manifeste à travers ses centres psychiques, à travers son émotivité, à travers la symbologie psychologique de son ego, et qui lui fait savoir, d’une façon non qualifiable, mais quelque part en lui-même, certaine, qu’il y a beaucoup plus que la science, et qu’il y a beaucoup plus que la religion.

Le problème de la religion, c’est qu’elle n’est pas capable d’être parfaitement intelligente, d’où les divisions, le sectarisme. Et le problème de la science, c’est qu’elle est trop “autoritative”, dogmatique. Mais quand je dis que c’est le problème de l’une ou de l’autre des sphères, je ne veux pas dire que c’est un problème dans le sens existentiel. Je dis que c’est un problème dans le sens inévitable de l’incapacité pour le scientifique, ou de l’incapacité pour celui qui est intensément religieux, de voir au-delà des limites de sa propre connaissance.

Si le religieux, le spirituel, l’intuitif étaient capables de voir au-delà des limites de la connaissance profonde de sa sphère, si le scientifique était capable de voir au-delà des limites de la science présente, à ce moment-là il y aurait de la place dans le monde pour un “tierce” personnage, un Homme nouveau qui aurait la capacité, alors, de voir et de comprendre parfaitement les limitations de la religion, et d’explorer ces limitations, afin d’affranchir l’Homme de la valeur “autoritatative” et psychologique, ou “psychologico-émotive”, que les religions lui ont imposée.

Et aussi, ça lui permettrait sur le plan mental, de voir la valeur qualificative de la science, mais aussi de réaliser que la science aussi est en évolution, et que la science un jour découvrira des paramètres dans l’infrastructure des mondes parallèles, qui conviennent parfaitement à l’expression symbolique, aujourd’hui, d’une religion qui n’est pas capable d’expliquer scientifiquement ce qu’elle perçoit au niveau de la foi.

Donc pour moi, personnellement, il n’y a pas de problème entre la religion et la science, il y a simplement chez l’Homme une incapacité mentale. Si l’Homme possédait une capacité mentale supérieure, c’est-à-dire une capacité mentale à l’intérieur de laquelle de nouveaux circuits neuroniques étaient développés, l’Homme pourrait alors voir l’importance de la religion, ses limitations symboliques, son but involutif et ses conséquences historiques, mais d’une façon objective.

Il pourrait voir aussi l’inévitabilité de la science et sa raison d’être matérielle, et il pourrait concevoir qu’éventuellement, à cause de la synthèse de la conscience supramentale vis-à-vis les deux volets paléo et néocéphale, il pourrait facilement concevoir, qu’éventuellement, l’Homme pourra comprendre que ce qui, aujourd’hui, est scientifique deviendra demain magie, et que ce qui est aujourd’hui religion deviendra demain science.

J’explique : À partir du moment où l’être humain aura réellement compris les lois de l’énergie, c’est-à-dire à partir du moment où l’Homme se sera libéré de la conscience cartésienne qui a tendance à donner à l’énergie une valeur dynamique, l’Homme sera capable de pouvoir commencer à concevoir qu’il y a des domaines, des couches, des sphères d’énergie où cette dernière n’a aucun dynamisme, c’est-à-dire où celle-ci existe à un niveau qu’on pourrait appeler “the zero energy level”.

C’est-à-dire un niveau où elle ne devient active qu’en relation avec un système qui peut la supporter, un peu par exemple, comme nous sommes obligés d’admettre que pour qu’une bactérie se développe, il lui faut un médium. Donc il y a des énergies dans le cosmos qui, pour qu’elles se développent, c’est-à-dire pour qu’elles deviennent dynamiques, elles ont besoin d’un médium, elles ont besoin d’une certaine canalisation, et que cette canalisation doit être préparée par les forces évolutives.

Et à partir de ce moment-là, ces formes d’énergie deviennent… viennent au service de l’Homme ; c’est-à-dire qu’elles sont compréhensibles par l’Homme, et qu’éventuellement elles sont transformées à un plan inférieur pour l’actualisation, sur le plan matériel, d’une relation étroite entre l’absolu de la conscience de cette énergie-là et les aspects relatifs participationnels d’une conscience qui, sur le plan humain, doit s’auto-organiser afin de donner sur une planète une certaine abondance et une certaine gestion du matériel.

Et de la même façon, sur le plan de la religion ou des aspects spirituels de la conscience, l’Homme doit ou devra un jour, si d’autres réseaux neuroniques sont développés, il sera obligé, malgré lui-même, de constater que ce que nous appelons la religion, ses structures symboliques, ses affabulations nécessaires, font partie du gigantesque processus de désinformation nécessaire à la préparation lente, très lente, et involutive de l’Homme, jusqu’au moment où il a développé, surtout depuis les derniers siècles, suffisante conscience mentale pour pouvoir commencer finalement à participer à l’inconnu d’une façon quantitative.

Autrement dit, ce que je dis, c’est que malgré que l’Homme ne puisse pas le voir d’une façon réelle et objective aujourd’hui, l’Homme découvrira un jour que le mouvement science-religion ou religion-science est un mouvement pendulaire, et qu’il y a un exercice d’infusion de l’une et de l’autre, à partir de l’une et de l’autre, au fur et à mesure que l’Homme évolue.

Donc, pour que l’Homme en arrive à un état de conscience mentale néocéphale lui permettant d’actualiser sur le plan matériel des principes d’observation, résultant en une science méthodique, il lui a fallu une constante universelle. Et cette constante universelle, il l’a puisée dans sa religion. Et cette constante universelle qu’il a puisée dans sa religion, n’a pas été perceptible sur le plan philosophique parce qu’elle ne fait pas partie des intuitions catégoriques de sa conscience.

Elle fait partie des intuitions énergétiques de son intelligence supérieure, mais qui n’est pas aujourd’hui révélable à travers son circuit neuronique parce qu’il n’est pas suffisamment développé. Autrement dit, ce que je dis, c’est qu’il existe dans l’Homme une particularité universelle absolue qui consiste à lui donner un influx énergétique capable de créer, sur le plan religieux ou sur le plan scientifique, soit la symbologie caractérielle ou soit l’orthodoxie mécaniste que nous retrouvons dans la science.

Donc il n’y a aucune différence du point de vue supramental, autrement dit du point de vue de l’influx de cette énergie mentale supérieure, entre la science et la religion. La seule différence c’est que la science s’exerce à éprouver l’Homme sur le plan de l’émotion afin de donner à sa symbologie une valeur didactique, alors que la science, elle, n’éprouve pas l’Homme sur le plan émotionnel, elle l’éprouve sur le plan mental afin de donner à son émotion un équilibre à l’intérieur d’une sphère où la matérialité est toujours en contrainte et en constante lutte.

Donc la science et la religion partagent sur le plan de l’information, sur le plan de la désinformation, les mêmes aspects de la réorganisation psychique du mental humain, mais à une échelle qui n’est pas aujourd’hui, sur le plan de notre expérience psychologique, perceptible à l’Homme, parce que l’Homme ne possède pas encore un troisième cerveau. C’est-à-dire parce que l’Homme ne possède pas encore une faculté intelligente qui n’est pas piégée, qui n’est pas emprisonnée par la permanence mémorielle du matériel symbolique ou du matériel cartésien méthodique. Ce que je veux dire, je ne sais pas si ça se comprend ?

FP : Ça doit se comprendre pour des universitaires, mais pour tout le monde… ?

BdM : Alors ce que je veux dire, c’est qu’il existe dans l’Homme une réalité qui ne peut pas être “superimposée” par infraction. C’est-à-dire une réalité qui n’est pas divisible, c’est-à-dire une réalité qui ne peut pas s’appuyer sur la symbologie pour se rendre évidente à elle-même, et qui ne peut pas s’appuyer non plus sur l’orthodoxie mécaniste d’une science qui avance, pour retarder en elle-même la valeur réelle d’une dimensionnalité chez l’Homme qui est infinie, et créative, et aussi procréative.

Autrement dit, il y a dans l’Homme des éléments qui ne s’objectent pas à la conscientisation par voie spirituelle ou à la concientisation par voie scientifique. Mais ces aspects de l’Homme qui ne s’objectent pas ni à la religion ni à la science sont des paramètres qui ne font pas partie de l’organisation mémorielle de son ego.

Ce sont des aspects qui font partie d’une nouvelle évolution, qui font partie d’un nouvel influx d’énergie, d’une nouvelle conscience, d’un nouvel Esprit qui, de par lui-même, n’a ni besoin de science ni de religion pour se supporter, parce que cet Esprit n’est pas assujetti aux sens pour définir la valeur de sa réalité, comme l’est la religion sur le plan de l’émotion ou comme l’est la science sur le plan intellectuel.

Et c’est cette partie de l’Homme qui n’est pas encore définie, qui fait partie, si vous voulez, d’un nouveau principe évolutif qu’on pourrait appeler le point oméga de Desjardins, probablement, qui constitue chez l’individu qui en est conscient, qui le vit, une particularité de son mental. Particularité de son mental qui lui permet facilement de comprendre la polarité science-religion, mais de ne pas être affecté sur le plan émotif par cette polarité.

Donc, qui lui permet de réaliser l’importance dans le schéma involutif de l’humanité, de la religion, comme l’importance dans le schéma de l’humanité, de l’évolution de la science ; mais il se produit quelque chose dans l’Homme qui n’est plus particularisé par un aspect ou l’autre de son mental.

Il existe en lui une sorte de liberté qui lui permet à ce moment-là d’utiliser certains paramètres symboliques pour commencer à ouvrir, sur le plan de la science par exemple, d’autres avenues d’exploration, et qui peut, en se servant de paramètres purement scientifiques, cartésiens sur le plan de la science, intervenir dans la compréhension mystique de la mythologie religieuse.

Je vous donne un exemple. Prenons le concept de Dieu. Le concept de Dieu, c’est un concept spirituel, ce n’est pas un concept scientifique. Le concept de l’énergie infinie, c’est un concept scientifique. Si l’être humain est capable de faire la synthèse un jour du concept spirituel de Dieu, et aussi réaliser en approfondissant la nature de l’énergie, il en arrivera un jour à pouvoir décoder ce qui, empiriquement, sur le plan émotionnel et empiriquement, sur le plan mental, il a toujours été obligé d’assumer en tant qu’être humain.

De sorte qu’il pourra un jour se libérer de l’assujettissement que crée émotivement la religion, et de se libérer de la limitation que crée mentalement la science, pour en arriver à une troisième étape, à une étape synthétique, où il ne vivra plus, où il ne sera plus intéressé à une science telle que nous la connaissons, ou à une religion telle que nous la connaissons. Mais il sera intéressé à créer une nouvelle forme de savoir.

Un savoir qui sera scientifique, dans le sens que ce savoir sera capable d’être exploré à la minute ou à l’instant près par son mental supérieur ; de sorte que l’Homme sera capable de définir ce qu’est Dieu, l’Homme sera capable de définir ce que veut dire énergie au lieu de vivre des mots : Dieu, énergie, espace, temps, relativité.

Au lieu de vivre des mots, l’Homme sera capable avec son nouveau cortex, il sera capable de définir, par énergie vibratoire, c’est-à-dire par influx d’énergie intelligente, les formes qui, dans le passé, ont servi à la catégorisation de son mental pour le définir ou pour le mettre dans une catégorie soit “psycho-symbolico-religieuse” ou dans une catégorie “psycho-intellectuelle-scientifique”.

Ça, c’est la prochaine évolution, c’est la nouvelle mutation de l’Homme. Mais tant que l’Homme n’aura pas réalisé que les mots sont à la fois les aspects ou les paramètres qui libèrent son mental, et à la fois les paramètres qui emprisonnent son mental par la voie de l’émotion, l’Homme ne pourra pas se constituer en une phénoménologie autodidactique qui lui permettra, par lui-même, d’autodéfinir à la fois les périmètres infinis de l’évolution et à la fois, les périmètres particuliers de l’évolution.

Donc, pour que l’Homme puisse comprendre et travailler facilement avec le macrocosme comme avec le microcosme, avec l’infinitude comme le particulier, il lui faut absolument, sur le plan mental, être libre. C’est-à-dire qu’il lui faut posséder la capacité de transmuter la forme d’une pensée, autrement dit de pouvoir travailler à la construction d’idées qui ne sont pas particulièrement averties de l’émotion dans le mental, ou averties d’une pénurie de sensibilité intuitive dans le mental, comme l’est le cas de la science.

Donc l’Homme doit être absolument total dans sa conversion de l’énergie mentale pour qu’il puisse en arriver un jour à pouvoir facilement transmuter l’énergie des formes symboliques qui ont servi à la religion, transmuter l’énergie catégorique, méthodique, des formes qui ont servi à l’avancement de la science, afin de se libérer des limites des deux, pour en arriver un jour à construire sur la planète Terre une science qui est réellement et formellement cosmique, c’est-à-dire formellement créative, c’est-à-dire formellement issue de son pouvoir régénérateur.

L’Homme doit être capable un jour de devenir auto-générateur, régénérateur de toute son énergie, et il devra le faire sur le plan mental et sur le plan émotionnel, afin d’arriver à une nouvelle constatation de lui-même ; cette nouvelle constatation de lui-même étant l’expression catégorique et absolue d’un moi qui n’aura pas aucune allégeance avec une mémoire ancienne, qui faisait partie de l’involution, mais qui créera lui-même sa propre mémoire.

L’Homme doit en arriver un jour à créer sa propre mémoire. Donc créer sa propre mémoire veut dire quoi ? Ça veut dire détruire l’ancienne qui l’a retenu “émotivo-spirituellement” ou cartésiennement sur le plan de la science. Si l’Homme n’en arrive pas un jour à créer sa propre mémoire, autrement dit à faire un peu comme nous faisons sur le plan de l’informatique, à programmer notre propre cerveau électronique, si l’Homme n’en arrive pas à se programmer lui-même, il sera toujours programmé, et il sera programmé par la mémoire.

Et étant programmé par la mémoire, il sera limité par la mémoire de la religion, la mémoire de la science ; et pour que l’Homme en arrive un jour à s’autoprogrammer, c’est-à-dire à s’autodéfinir, c’est-à-dire à autodéfinir ce qui est interne et externe à lui-même, il ne faut pas qu’il y ait en lui d’ambiguïté. C’est-à-dire qu’il ne faut pas qu’il soit arrêté scientifiquement par la religion, et quand je dis ceci, je dis ceci d’une façon virtuelle.

Il ne faut pas qu’il soit arrêté scientifiquement par les états intuitifs, et il ne faut pas qu’il soit arrêté intuitivement par les attitudes mentales. Donc, il faut qu’il soit libre ; et pour qu’il soit libre, il faut qu’il soit libre de la mémoire. Quand je dis libre de la mémoire, je ne veux pas dire libre de la mémoire dans le sens de ne pas avoir de mémoire, je veux dire libre de mémoire dans le sens de ne pas être affecté émotivement par ce qui est mémoriel.

Vous me dites “Dieu”, j’ai une réponse, vous me dites “espace”, j’ai une réponse, vous me dites “temps”, j’ai une réponse, vous me dites “feu”, j’ai une réponse, vous me dites “atome”, j’ai une réponse. Je dois avoir une réponse ! Si je n’ai pas de réponse qui est créée par moi, je vis une réponse qui est mémorielle. Donc je suis limité par la question et je suis limité par la réponse.

Vous me parlez d’atome, je dois être capable de créer le mode d’expression de l’énergie vécue à travers mes propres circuits, me permettant sur le plan de l’énergie à créer une forme mentale capable, sur le plan de ma propre conscience, d’élever la conscience de l’atome au niveau où moi je suis.

Donc si je suis scientifique et je travaille avec un niveau de conscience mentale visant à perpétuer la conscience de l’atome pour lui donner une formation qui est réelle, à ce moment-là je libère la conscience humaine, je libère l’humanité d’une façon d’utiliser ou d’interpréter les modes d’expression ou d’explosion, ou d’implosion de cette force d’énergie, pour lui donner une caractéristique qui est réellement universelle qui, demain, servira à l’Homme.

Et c’est la même chose sur le plan de la divinité, sur le plan des religions, sur le plan de l’intuition. Vous me parlez d’âme, il faut que je puisse définir, vous me parlez de Dieu, il faut que je puisse définir, vous me parlez de mort, il faut que je puisse définir, vous me parlez d’immortalité, il faut que je puisse définir, vous me parlez d’éternité, il faut que je puisse définir.

Si je ne peux pas définir, je suis assujetti aux constatations ou aux observations intuitives de l’humanité par le passé, qu’elles soient des Perses, des Égyptiens, de Babylone, des Indes, de la religion chrétienne, des Juifs… et je suis encore perplexe, c’est-à-dire que je n’ai pas savouré parfaitement mon absolu. La conscience de l’Homme nouveau, elle est là.

Maintenant, vous allez dire : “Mais oui, mais qui vous donne, de quel droit ou qui vous donne ou comment pouvez-vous prouver que”… ? Un Homme conscient n’a pas à prouver quoi que ce soit, il n’est pas intéressé à prouver quoi que ce soit. Il est simplement, par énergie créative, par énergie mentale, capable de définir quoi que ce soit. Donc, la position de l’Homme nouveau vis-à-vis l’Homme ancien ou la position de la nouvelle époque évolutive en “contradistinction” avec l’époque involutive, c’est un jeu mental totalement différent.

Si vous êtes scientifique ou si vous êtes spirituel, ou religieux, métaphysique, et que vous m’approchez, je vais discuter avec vous les aspects qui font partie de l’organisation psychologique de votre moi en relation avec les constantes et les paramètres de votre propre expérience. Vous me parlez de Dieu, vous avez l’autorité, parce que vous êtes cardinal, de me parler de Dieu, moi j’ai l’autorité parce que je suis content de vous parler de Dieu.

Ce n’est pas parce que vous êtes cardinal que moi je ne peux pas vous parler de Dieu. Ce n’est pas un brevet que le gouvernement vous a décerné, hein ! Vous, vous parlez de Dieu, alors si vous êtes capable en tant que cardinal de parler de Dieu avec moi, et que vous êtes capable de vivre le cauchemar probablement que je vous ferai vivre (rires du public), ben à ce moment-là, nous avons du plaisir.

Si vous êtes scientifique, c’est la même chose. Donc il n’y a plus pour l’Homme conscient, de nécessité d’évaluer psychologiquement ou par rapport à sa mémoire, ou par rapport à l’autorité mondiale, les différentes définitions, surtout les définitions qui sont d’ordre “majeurement” cosmique ou “majeurement” infini.

FP : Oui mais pour que ce que vous faites là crée un effet d’emballement, pour qu’il y ait une répercussion, pour qu’il y ait une continuité, ça prend une œuvre, ça prend quelque chose ?

BdM : L’Homme c’est l’œuvre. L’Homme, il est l’œuvre. L’Homme qui parle, un Homme qui parle : la mesure de l’Homme, elle est toujours en fonction des conséquences de son action. La mesure de Victor Hugo, la mesure de Copernic, la mesure de César, la mesure du Nazaréen, la mesure de n’importe qui est toujours en fonction des conséquences.

Donc si l’Homme n’a pas de conséquences dans sa vie, effectivement ses mesures ou ce qu’il donne à la vie comme mesure se perdra au cours de l’histoire. On ne fait pas enquête aujourd’hui sur les Hommes qui n’ont pas duré plus que tant de siècles. Autrement dit, il faut être immortel historiquement pour avoir un certain poids.

FP : Mais qu’est-ce qui va faire que vous allez être immortel historiquement et non pas juste une étoile filante dans le firmament de l’histoire ?

BdM : Non, non, non, là je parle antérieurement. Je parle antérieurement, les Hommes qui ont marqué leur temps étaient immortels historiquement, autrement dit… FP : Mais on a quelque chose à apprendre de vous. Bon !

BdM : Non, non, ce n’est pas ça, ce n’est pas ça ! Les Hommes ont eu quelque chose à apprendre des Hommes dans le passé, pendant l’involution, tandis que je dis que l’Homme nouveau n’aura plus à apprendre quoi que ce soit de personne. C’est une illusion !

FP : Au moins, on a ça à apprendre !

BdM : On a ça à apprendre effectivement. Effectivement on a ça à apprendre ! On à ça à apprendre mais on a ça à apprendre par soi-même. Vous comprenez ? C’est par soi-même qu’on a ça à apprendre, ce n’est pas par un autre. Moi, je peux dégueuler toute ma vie, mais ce n’est pas parce que je dégueule toute ma vie que l’Homme va se conscientiser. Vous comprenez ?

Je dis simplement que l’Homme, je fais simplement l’observation que la période ou l’époque des jeux psychologiques, elle est terminée, soit sur le plan de la science ou sur le plan de la religion. Autrement dit, j’avertis l’Homme, je dis à l’Homme ou je dis à ceux qui sont des prédominances dans les sphères, je dis : Un jour l’Homme découvrira que l’atome n’est pas constitué tel que nous que nous le concevons aujourd’hui… Que l’atome ne se comporte pas comme un système solaire, que l’atome n’est pas atomique dans le sens décrit originalement par les Grecs, autrement dit que l’atome n’est pas la plus petite particule. Si vous regardez la recherche qui se fait en science aujourd’hui, vous regardez qu’il y a, depuis un grand nombre d’années, il y un avancement graduel, très très graduel, vers la définition, dans le mental des scientifiques, la définition de plus en plus difficile de la réalité atomique.

Autrement dit, plus on avance dans la constatation, dans l’observation du mouvement atomique, plus on s’aperçoit que nous entrons dans un monde qui reste à découvrir, autrement dit que l’atome n’est pas un petit petit petit petit grain de sable, que l’atome représente, quelque part au cours de notre expérience, représente un sous-plan de la matière.

Qu’est-ce que c’est un sous-plan ? Un sous-plan, c’est un monde parallèle. Autrement dit, le monde structuré que nous connaissons sur le plan de l’expérience, n’est que la condensation énergétique de ces univers parallèles. Autrement dit, viendra le point dans l’évolution de la science – et d’ailleurs sur le plan intuitif, on le fait dans les films – viendra le point, un jour, où l’Homme sera dématérialisé et transporté quelque part dans l’espace, dans un autre lieu.

Donc s’il y a dématérialisation de l’Homme, dématérialisation, il y a diffusion totale de son énergie dans un espace ou dans une sphère quelconque, mais dans une sphère où l’énergie n’est plus diffuse. Donc si l’Homme, matériellement, est totalement diffusé, il doit coexister quelque part ailleurs, donc il coexiste dans un espace parallèle qui fait partie des sous-plans de la matière de sa conscience.

Autrement dit, dans le fond, l’Homme n’est pas destructible. Si la science en arrive un jour à le détruire temporairement pour le dématérialiser, il se reconstruit et il est maintenu intact dans une autre dimension, et il est ramené dans la dimension matérielle en fonction des principes de cette nouvelle science qui, aujourd’hui, défie notre imagination.

Autrement dit, la science devra un jour découvrir que l’organisation atomique qui permet à l’individu ou à l’Homme de définir l’organisation moléculaire, qui permet à l’Homme, éventuellement, de structurer la dynamique des cellules, ne fait pas partie de notre conception atomique d’aujourd’hui, mais qu’elle fait partie d’une autre conception de l’énergie, atomiquement valorisée, à partir du moment où l’énergie se densifie sur un sous-plan et devient matériellement perceptible, ou matériellement dynamique et active.

Mais sous les sous-plans de la matière, cette sorte de manifestation atomique n’existe pas, et c’est une des raisons pour laquelle l’Homme est capable de rêver. Parce que l’Homme, quand il rêve, il ne fait pas partie de l’organisation ni atomique, ni moléculaire, de sa conscience. Il fait plutôt partie de l’organisation systémique d’un monde parallèle, beaucoup plus vaste que le monde matériel.

La nuit, l’Homme définit. Ça lui permet, quand il revient dans son corps matériel le jour, de vivre en harmonie plus définie avec sa réalité parallèle. C’est pour ça que je dis que sur le plan de la science comme sur celui de la religion, l’Homme sera obligé un jour de définir. Les scientifiques sont les premiers à dire que l’énergie ne se perd pas et ne se construit pas : elle est permanente, elle se transforme.

Donc si l’énergie se transforme et que l’Homme est capable de redéfinir un concept, de réorganiser la valeur mentale, morale, émotive d’une pensée, cette énergie, si elle ne se perd pas, si elle est transformative, elle est transformative d’où ? Elle est transformative de quelque part dans l’Homme.

Et lorsque la science ou l’Homme – parce que lorsque je parle de la science, je parle de l’Homme d’abord – lorsque l’Homme aura la capacité de s’autodéfinir, il sera capable de définir les limites de la religion, de leur donner une extension afin de comprendre finalement que l’organisation des mondes invisibles, les mondes de la spiritualité, le monde des Anges et des Archanges, dans le fait, représente l’organisation systémique des mondes évolutifs qui coordonnent toute l’activité des êtres biologiques et pensants et des infrastructures sur une planète.

Autrement dit, l’Homme commencera à prendre conscience des gouvernements invisibles. Et c’est la même chose sur le plan de la science. À partir du moment où l’Homme sera capable de créer des mots qui expliqueront les concepts, l’Homme se libérera des limitations psycho-mentales de la science cartésienne, et nous aurons une science réelle.

Il y a une très grande différence entre un concept et un mot. Un concept c’est un mot ou des mots qui encimentent, qui bloquent l’énergie mentale de l’Homme, et qui empêchent la valorisation constante des synapses. C’est quelque chose dans l’Homme qui le bloque, et l’Homme doit être libre, l’Homme doit être comme une carte géographique qui prend expansion et expansion et expansion, au fur et à mesure qu’il avance.

Aussitôt qu’il y a du mémoriel dans l’Homme qui est d’ordre de mentalité collective, autrement dit qui n’est pas créative, il y a un arrêt dans l’Homme. Donc l’Homme, s’il est spirituel, il vit cet arrêt, il devient fanatisé par sa religion, et s’il est scientifique, il devient fanatisé par sa science. Et c’est ça le problème de l’Homme. Il n’y a pas de limite à la science, il n’y a pas de limite à la religion.

Mais il y a une expression extrêmement vaste des domaines de la religion, comme il y a une expression extrêmement vaste des domaines de la science. Et un jour, la religion, la science, formeront une et seule catégorie d’expérience. Mais lorsque l’Homme sera arrivé à vivre l’unitisation de ces deux catégories, il sera supramental et il n’y aura plus de limites à sa capacité de constater l’inévitabilité de la limitation absurde de sa vie inconsciente.

Si Sartre est arrivé avec d’autres, à constater que la vie est absurde, c’est parce que le mental philosophique est absurde. C’est l’absurdité du mental qui crée l’absurde. Vous ne pouvez pas créer d’intelligence à partir de la folie. Vous ne pouvez pas créer d’infinité à partir de la limitation. Donc l’Homme doit définir par lui-même la réalité, mais il ne peut pas définir cette réalité à partir du mémoriel. Il ne peut pas, parce que le mémoriel constitue pour l’Homme une sécurité psychologique.

Le scientifique se sent psychologiquement sécure dans son ciment. Le spirituel se sent psychologiquement sécure dans son ciment. Et l’Homme ne peut pas être sécure dans le ciment, il doit être sécure dans sa capacité de transmuter le ciment, de lui donner une certaine dynamique, une certaine force vitale, où il voit le ciment cesser d’être un carré limitatif pour devenir un mouvement expressif, expansif vers l’infinité.

Donc, à partir du moment où l’Homme dit : “Non”, à partir du moment où l’Homme dit… Supposons que nous, nous parlons… Moi je me rappelle, j’ai déjà rencontré un philosophe et nous discutions, nous parlions de l’âme. Et il me dit le philosophe, il me dit : “Non, non, non, non”… J’ai dit : Q”uel droit, quel droit as-tu de me dire non”… ?

FP : Mon doctorat en philosophie ! (rires) BdM : “Quel droit ? Tu peux dire : Peut-être. On va voir”… Tout d’un coup cette réalisation a changé sa vie. Cette réalisation a changé sa vie ! Et je l’ai attaqué sur des plans encore plus subtils, parce qu’un jour il me dit… Il voulait tester l’étanchéité de la conscience supramentale, donc il me dit : “Socrate avait dit : Tous les homme meurent, moi je suis un homme, donc je meurs”… Logique ! Alors il dit : “Défonce ça”…

Je dis : “C’est facile”… Je lui dis : “Tous les homme meurent, moi je suis un homme, mais je ne meurs pas” (rires du public). Il me dit : “Quelle preuve”… Je lui dis : “Tu verras”… Je lui dis : “Tu ne peux pas avoir la preuve avant le temps”, mais je lui dis : “Le point n’est pas là, le point n’est pas dans l’immortalité, le point est dans la prérogative de me définir. Donc si moi j’ai le “gosse” (possibilité) de me définir, toi, tu es obligé d’accepter ma définition, mais si tu ne la crois pas, le point n’est pas là. Le point n’est pas là ! Le point est là”. (rires du public).

Et vis-à-vis de la science et de la spiritualité, c’est la même chose. Autrement dit, j’ai essayé de lui faire comprendre que l’Homme, un jour, doit en arriver à s’autodéfinir par lui-même. Mais il est évident que tu ne peux pas t’autodéfinir par toi-même en fonction d’une impossibilité, tu ne peux pas t’autodéfinir à l’intérieur de la limite de ta propre intelligence. Donc l’Homme se définit toujours en fonction de son intelligence créative, et c’est ça la prochaine évolution.

Donc, on me parle de temps, je parle de temps. On parle d’espace, je parle d’espace. Einstein il dit ça, moi je dis ça ! Ce n’est pas parce qu’Einstein dit ça que c’est final. Vous comprenez ? Si on prend la catégorie absolue d’une dévotion à la recherche de la connaissance, à la définition de la réalité, Einstein dit ça, le pape il dit ça, pourquoi moi je ne dirais pas ça ? Vous comprenez ? (rires du public).

Mais c’est évident que si je veux contester Einstein, il faut que je le conteste, il faut que je sois capable de le faire ; il faut que je sois capable de faire face à ses représentants qui font partie du “Scentific Establishment”, comme je dois être capable de faire face aux représentants du Vatican, ou d’autres religions. Si je ne suis pas capable et que je fonds devant eux, ben à ce moment-là j’aurais dû fermer ma gueule, vous comprenez !

FP : Donc on doit contester pour s’autoconstruire… ?

BdM : Ce n’est pas de la contestation. Contester c’est une attitude mentale. Il faut autodéfinir non pas pour constater ce que nous savons, parce que nous ne pouvons pas savoir ce que nous savons parce que c’est infini, mais pour amener vers le plan matériel, dans notre expérience, ce qui est réel. Sinon nous ne pourrons jamais définir ce qui est réel. Si je dis : “Dieu c’est ça”, pensez-vous qu’il va venir chez moi pour me dire : “Eh, c’est pas ça”… Vous comprenez ?

Alors qu’est-ce qui arrive quand je dis : “Dieu c’est pas ça, c’est ça, puis c’est pas ça, c’est ça”, autrement dit, si je définis, à partir d’une conscience créative, les aspects conceptuels, émotionnels, spirituels, psychiques, métaphysiques, parapsychiques de Dieu et que je fais sauter la fondation qui a servi à l’involution, pour créer d’autres paramètres qui serviront demain à la définition d’une nouvelle science, à ce moment-là, moi émotivement, je dois être capable de supporter ma gueule.

Autrement dit, si je parle, je dois être capable de supporter ce que je dis, parce que si je redéfinis ou si je réorganise la forme mentale de la conception de Dieu, je dois émotivement, moi, être capable de supporter ce que je dis. Si je réorganise la forme scientifique de la conception binaire de l’énergie, je dois moi-même, en tant qu’être mental, créatif, supporter la conviction de cette nouvelle définition en relation avec ceux qui vont m’approcher.

Ils vont dire : “Mais oui, mais oui”. Si je suis chez nous, au téléphone, et qu’on m’appelle d’Allemagne et qu’on me dit : “On fait des expériences en antigravité en Allemagne”, je dois être capable de savoir qu’est-ce qui se passe dans le laboratoire là-bas. Mais qu’est-ce qui arrive à ce moment-là ? Si je dis : “Mais écoutez, vous faites des erreurs dans tel, tel domaine, dans votre laboratoire en Allemagne”, ils vont me dire au téléphone : “Comment savez-vous ça”… ?

Ben je leur dis : “Ça fait partie de la conscience supramentale, je n’ai pas besoin de me promener”. Vous comprenez ? Autrement dit, je veux faire comprendre qu’il y a dans l’énergie, la nouvelle énergie mentale de l’Homme, autrement dit dans ce restant de cellules inactives, il y a un potentiel infini et absolu. Et ce potentiel infini et absolu, il investit l’Homme avec ce qui, dans le passé, avec ce que, dans le passé, il avait investi d’autres, autrement dit les divinités.

L’Homme lui-même est un centre d’énergie créative, cosmique, l’Homme lui-même est un être qui est dans sa réalité infinie, derrière la matière et ses sous-plansn l’Homme est un être qui est créateur. Mais aujourd’hui, il est prêt. Dans le passé, il n’était pas prêt, et avant la descente dans la matière il n’était pas prêt. Donc il y a un processus d’évolution. On est rendu à ce point-là.

FP : Donc en poussant votre raisonnement à l’extrême limite…

BdM : Ce n’est pas du raisonnement ça !

FP : Non, mais c’est le mien en tout cas !

BdM : Ah bon !

FP : Je raisonne (rires du public).

BdM : On ne peut pas raisonner des choses comme ça. Ça ne se raisonne pas. Vous savez qu’est-ce que c’est le raisonnement ? Le raisonnement c’est la déformation psychologique de la correction du mental, qui vous permet, sur le plan conceptuel, d’avoir l’impression d’avoir des idées qui se tiennent ensemble.

FP : C’est ça ! (rires de FP et du public). Si j’avais donc l’impression d’avoir des idées qui se tenaient ensemble et que je portais un jugement de valeur sur ce que vous dites, que je trouve bon ou vrai, réel, ce que vous dites, ou faux ou mauvais, ou mensonger ce que vous dites, de toute manière, d’une façon ou de l’autre je suis englué dans le ciment à ce moment-là ?

BdM : Non. D’une façon ou d’une autre, vous n’avez pas le choix parce que ce que je dis, je le dis, point final. Donc comme je ne suis pas intéressé à votre opinion, vous êtes foutu. Vous comprenez ? (rires du public). Je ne suis pas intéressé à votre opinion, je parle avec vous parce que je vous aime en tant qu’homme, mais je ne suis pas intéressé à votre opinion. Mais je sais que si on prend de la colle et qu’on la met sur une planche de bois, même si on gratte, il en reste toujours un petit peu. C’est comme ça que ça marche ! (rires du public).

FP : Mais face à quelqu’un qui exprime… il faut chercher ses mots là… (j’allais dire ses opinions, il n’a pas d’opinion en tout cas), face à quelqu’un qui exprime sa dimension ou sa réalité, on n’a pas, nous, à embarquer ni positivement ni négativement ?

BdM : C’est votre seule sécurité. Parce que si vous me croyez, vous êtes foutu. Et si vous ne me croyez pas, ben vous êtes “safe”, mais vous n’avancez pas. Et si vous êtes neutre, à ce moment-là, un jour, vous ferez vos propres connexions. Mais il ne faut pas me croire, c’est évident !

FP : Mais est-ce que je peux vous demander votre définition justement de la croyance et de la certitude ? Ou de la foi et de la connaissance ?

BdM : La foi c’est la subversion émotive à l’intelligence. Autrement dit, la foi c’est de la subversion. Autrement dit, c’est une forme d’autorité imposée par un état d’esprit sans la participation intelligente de l’ego. Ça, c’est de la foi. Ça sert pendant l’involution, mais c’est ça. Et la foi c’est bon jusqu’au jour où on n’en a plus besoin. À partir de ce moment-là, on a de la certitude. Mais si on vit de la certitude à l’intérieur de notre foi, la certitude devient de la foi aveugle. Ça c’est dangereux.

Parce que du ciment spirituel, c’est beaucoup plus pernicieux que du ciment scientifique (rires du public). Ça c’est du vrai ciment, parce que l’Homme ne traite plus avec les mêmes valeurs, il traite avec la vie, il traite avec l’âme, il traite avec la conscience, il traite avec l’êtreté. Tandis qu’au niveau de la science, vous traitez simplement avec la télé, les automobiles, les roquettes sur la lune. Vous pouvez vivre sans télé, mais vous ne pouvez pas vivre sans sentiments internes d’une appartenance à quelque chose qui a une certaine dimensionnalité, sinon vous n’auriez pas de valeurs.

Donc vous êtes obligé d’avoir une certaine certitude, et c’est à ce moment-là que vous n’avez aucune valeur parce que vous avez donné à cette dimensionnalité extraordinairement grande, que vous-même vous qualifiez émotivement, toute la valeur de votre certitude. Donc vous vous enlevez de la valeur. C’est pour ça que l’Homme un jour sera obligé, non pas dans le sens réactionnaire de Nietzsche qui dit : “Dieu est mort”.

Parce que “Dieu est mort”, ça ne veut rien dire, ça veut dire simplement qu’on s’en occupe plus, on est rendu à l’âge de la science ; donc Nietzsche, quand il a dit : “Dieu est mort”, c’était bien plus pour s’attaquer à la chrétienté qu’autre chose. Il ne s’agit pas de dire que Dieu est mort, il s’agit de dire, de réaliser que Dieu n’est pas ce qu’on pense. Ça c’est intelligent, ça c’est créatif. À ce moment-là, si Dieu n’est pas ce qu’on a pensé pendant des milliers d’années, il est quoi ?

Donc maintenant on est arrivé à ce stage de la nouvelle évolution, donc on doit être capable de définir ce que Dieu représente sur le plan de l’évolution, à la fois cosmique et à la fois planétaire. Sur le plan de l’évolution de l’âme, sur le plan de l’évolution de la matière, sur le plan de l’évolution du royaume animal, plantaire, humain, Suprahumain, qu’est-ce que c’est Dieu ?

Il y a des domaines dans l’expérience mentale de l’Homme où effectivement les scientifiques un jour… comme j’en connais beaucoup qui ne veulent pas en public se démontrer… mais il y a effectivement un besoin, chez l’être humain, un jour, qu’il soit scientifique ou spirituel, il y a un besoin, une nécessité un jour d’intervenir humainement, catégoriquement, avec des plans d’information qui ne sont pas rattachables à la constitutionnalité psychologique de l’ego.

Et c’est ce que j’appelle le contact médiumnique avec des plans parallèles. Un jour l’Homme, qu’il soit scientifique ou qu’il soit spirituel, sera obligé d’utiliser son matériel créatif pour intervenir, contracter une conversation avec des plans, par voix télépathique mentale, qui ne sont pas régis par les lois de la matière. Et tant que l’Homme n’aura pas fait ceci, il n’aura pas compris les lois du mensonge.

C’est-à-dire qu’il n’aura pas réalisé jusqu’à quel point la définition conceptuelle de ses pensées, aujourd’hui, est assujettie à une manipulation télépathique subliminale, subconsciente, qui fait partie de l’organisation programmatique de son mental humain involutif. Autrement dit, l’être humain reçoit de l’information en relation avec la société, et il reçoit de l’information intérieurement, sans qu’il s’en aperçoive.

Et l’information qu’il reçoit à l’intérieur, qui fait partie de la communication avec les circuits universels qui sont des mondes parallèles, c’est une information qu’il ne connaît pas, qu’il ne peut pas, par lui-même, investiguer, et qu’il ne peut pas, par lui-même, corriger. Et c’est pourquoi l’être humain ne vit qu’un certain pourcentage de l’activité neuronique. Autrement dit, il y a des forces mentales intelligentes dans le cosmos qui ne veulent pas que l’Homme évolue.

FP : Pour quelles raisons ?

BdM : Parce qu’elles doivent se servir de l’Homme pour elles-mêmes évoluer. Autrement dit, la plante mange le minéral, l’animal mange la plante, l’Homme mange l’animal, le Surhomme mange l’Homme, au niveau de la parole. Sur les plans invisibles, c’est la même chose. Sur les plans invisibles, les mondes parallèles mangent les mondes matériels, par énergie.

FP : C’est un écosystème ?

BdM : C’est un écosystème parfait et ça fait partie des plus grands mystères de la vie sur la Terre. Et tant que l’Homme n’aura pas compris ceci, il ne pourra pas, sur le plan spirituel, faire face à la réalité cosmique des concepts involutifs de Dieu ; et il ne pourra pas, sur le plan scientifique, autodéfinir la réalité de l’énergie, afin de donner sur le plan de sa science, une capacité créative qui le limitera finalement du besoin de programmer ses instruments de recherche afin d’avoir de la connaissance.

Parce que tant que l’Homme sera obligé de programmer sa recherche pour avoir de la connaissance, il sera régi par sa mémoire. Les craintes que nous retrouvons dans les films où le cerveau électronique devient lui-même “the master” (maître), c’est une illusion. Un cerveau électronique ne peut devenir “master” que sur le plan quantitatif et non pas sur le plan créatif. C’est une illusion que Hollywood a créée pour la vente des films.

Qu’un cerveau électronique devienne un jour tellement puissant que l’Homme ne puisse pas emmagasiner, et même travailler facilement, qu’il soit obligé de se servir d’un sous-traitant mécanisé pour faire la traite d’informations, d’accord ! D’ailleurs, c’est le but de ces machines. Mais qu’un cerveau électronique un jour devienne un être pensant, ça fait partie des options spirituelles, inconscientes, intuitives, programmées dans le mental de l’Homme, pour donner à l’Homme l’inquiétude émotionnelle de sa science.

Donc il y a des forces dans l’invisible qui travaillent à perpétuer sur la Terre la crainte de l’évolution scientifique de l’Homme. Le monde est occulte. L’univers c’est occulte. C’est-à-dire que ce n’est pas aujourd’hui compris. Et ça doit être compris par l’Homme. L’Homme n’a pas à mourir pour savoir qu’est-ce que c’est la mort. Il doit le savoir quand il est vivant.

L’Homme doit savoir qu’est-ce que c’est la mort quand il est vivant pour que, lui-même, quand il sera prêt à changer de plan, il n’aille pas dans ces zones, mais qu’il aille dans d’autres zones qu’on appelle les zones de l’immortalité. Donc il y a une science là, et seul l’Homme conscient peut créer cette science. Cette science ne peut pas lui être rendue, définie par autre que lui-même. Ni par la mémoire de l’humanité, ni par les contacts télépathiques, subliminaux, médiumniques, occultes.

Et ça, je le dis d’une façon absolue parce que j’ai quinze ans d’expérience dans ce domaine. Quinze années d’expérience, c’est long quinze années d’expérience ! Et je le sais tellement que, même aujourd’hui, quand je travaille avec des médiums, des gens qui sont très très clairvoyants, Il n’y a pas d’informations qui passent à travers ces Hommes que j’accepte, à moins que moi-même, je sois prêt à l’accepter. Et si je ne suis pas prêt à l’accepter, je force les entités sur les autres plans à changer d’avis.

Et c’est ça que l’Homme un jour doit faire. Parce que tant que l’Homme ne sera pas capable de définir la réalité, il sera sujet à la désinformation. Et la désinformation politique ou la désinformation de l’Église c’est une chose, mais je vous assure que la désinformation télépathique, occulte, interne de l’Homme, c’est une autre, et c’est ça qui empêche l’Homme d’utiliser parfaitement tous ses neurones.

FP : Alors, l’univers pour quoi faire ? L’Homme pour quoi faire ? Les questions interdites par la science ?

BdM : Ce n’est pas une question interdite, c’est une question stupide !

FP : C’est des questions de la science ? (rires du public).

BdM : Non c’est une question stupide de l’Homme qui est contrôlé dans son mental. Toute question qui vient au mental de l’Homme, elle est naturellement, sur le plan involutif, stupide. Savez-vous pourquoi ? Parce que toute question est le produit d’une programmation qui empêche l’Homme de connaître la réponse par lui-même. Si l’Homme n’était pas programmé sur le plan psychologique, s’il avait accès à tout son cerveau, l’Homme n’aurait jamais de questions, il n’aurait que des réponses pour ceux qui en ont, des questions. Vous comprenez ? (rires du public).

FP : Mais pourquoi toute la tentative de la philosophie, par exemple ?

BdM : La tentative de la philosophie fait partie de la programmation psychologique de l’Homme afin de l’amener petit à petit à pouvoir graduellement subconsciemment, inconsciemment, vivre le circuit de l’erreur conditionnée et permanent, afin que des êtres, sur d’autres plans, puissent utiliser l’énergie de l’émotion et la pensée humaine, afin qu’eux, ces êtres, puissent se construire des modes d’évolution qui font partie de l’organisation interne de leur monde.

FP : Mais si on n’a pas de réponses à ces questions, on est obligé d’accepter le point de vue de l’absurde ?

BdM : On a des réponses à ces questions, mais quand je dis qu’on a des réponses à ces questions, nous devons nous-mêmes les créer ces réponses-là. L’Homme a les réponses à ses questions mais il ne peut pas les créer ces réponses-là parce qu’il est conditionné par un système mémoriel qui utilise l’énergie émotive et mentale afin de perpétuer chez l’humanité ce que nous appelons l’ignorance.

C’est-à-dire l’incapacité de savoir et la capacité simplement de conceptualiser des formes qui sont utilisées par des intelligences dans d’autres mondes pour manger de l’énergie émotionnelle et manger de la pensée, afin que l’Homme devienne prisonnier du monde de la mort. C’est le circuit de l’involution. Les anciens ont toujours su ceci. Les initiés l’ont toujours su.

Ceux qui ont trempé dans les sciences occultes l’ont toujours su, mais ils ne l’ont jamais compris. Regardez Kardec au dix-neuvième siècle, il fait des études pendant des années avec des médiums et il arrive au bout de ses années de recherches, et il dit : “C’est impossible à un être humain de demander une question à un monde parallèle et d’avoir une réponse qui soit de la vérité”. Il avait absolument raison.

Regardez Steiner ! Steiner qui a fait des investigations sur les plans parallèles et qui arrivé, après un certain nombre d’années, à décider de ne plus le faire parce qu’il y avait trop de voiles. Vous savez qu’est-ce que c’est le problème de l’Homme ? C’est que l’Homme demande des questions et qu’il ne s’est pas habitué à se donner lui-même les réponses.

FP : Mais c’est parce qu’il n’est pas habitué à vivre dans l’angoisse non plus ?

BdM : C’est parce qu’il est trop dans l’angoisse et qu’il n’est pas suffisamment habitué à vivre dans le calme de son mental. Tous les Hommes ont des questions. Toute l’humanité a des questions, les Chinois, les Russes, les Américains, l’Amérique du Sud, ont des questions, mais personne n’a de réponses. Et l’Homme seul, par lui-même, pour lui-même, peut avoir des réponses.

Mais l’Homme n’a pas la colonne vertébrale suffisamment développée pour se donner les réponses, parce qu’aussitôt qu’il donne une réponse en public, si c’est en privé, ça fonctionne, mais si elle est en public cette réponse, à ce moment-là il se fait tomber sur la tête. Donc il ne peut pas aller à l’école, il ne peut pas aller à l’université, ses parents sont contre lui… bababa bababa… C’est l’histoire de l’humanité : la congestion cérébrale ! (rires du public). Nous vivons dans un pays, le Québec, où il y a une certaine liberté psychologique sur le plan culturel, sur le plan des affinités individuelles vis-à-vis de la conscience collective. Imaginez-vous lorsque nous venons des Indes, lorsque nous venons des anciens pays, c’est presque impossible pour un Homme, de briser avec le pouvoir mémoriel d’une conscience collective !

C’est pourquoi ces Hommes qui sortiront de ces consciences raciales vivront de très grands tourments, parce que l’Homme ne peut pas savoir sans offusquer ceux qui pensent comprendre et connaître. C’est impossible. Et une des grandes définitions de la nouvelle réalité de l’Homme, c’est que l’Homme, quand il sait, il n’est plus intéressé à la connaissance.

L’intérêt pour la connaissance c’est une illusion psychologique de l’ego qui veut stabiliser, dans son mental, certaines formes d’énergie afin de se donner sur le plan réflectif une constante, une permanence, donc une normalité. C’est une illusion. Si vous êtes riche à milliards, si vous avez beaucoup d’argent, vous n’allez pas penser à investir. Si vous êtes intelligent, vous allez vous asseoir le cul quelque part en Floride !

Mais il y a des Hommes qui sont riches mais qui passent leur temps à investir. Ça, c’est l’être humain. C’est ça les questions, c’est de l’investissement psychologique dans la survie psychologique du moi, pour l’historicité de la conscience collective, afin que l’Homme soit toujours démesurément atrophié dans son intelligence, pour que l’humanité ait de plus en plus de grands réseaux d’informatique. Ça se comprend ? (rires du public).

FP : Alors c’est donc le pouvoir de cette conscience collective qui nous empêche de répondre par nous-mêmes ?

BdM : Quand vous demandez une question, vous, la question que vous demandez, c’est la question que la conscience collective dans la pensée n’a pas pu résoudre.

FP : C’est ça.

BdM : Vous ne demandez jamais de questions que la conscience collective a pu résoudre.

FP : Évidemment.

BdM : Donc vous êtes toujours assujetti à la mémoire de la conscience collective.

FP : C’est ça.

BdM : Donc à partir du moment où vous demandez une question, vous perdez votre temps, hein ! (rires du public).

FP : Oui mais je suis payé pour ça, moi (rires du public).

BdM : Je comprends vos interventions, mais j’explique le principe.

FP : Alors comme ça, autour de vous, il n’y a pas de structure de fait. Vous savez que si vous aviez voulu partir une religion, vous auriez un certain succès, ou un succès certain.

BdM : C’est évident que j’aurais un succès, mais je n’ai pas la vibration pour ceci.

FP : Il n’y a pas de structure non plus, il n’y a pas de diffusion de cette information à une échelle mondiale.

BdM : J’écris, j’écris, je vais écrire, j’ai commencé à écrire mais je ne suis pas pressé, j’écris ! J’ai des livres, je prépare.

FP : Pourquoi est-ce que vous ne vous structurez pas ?

BdM : Pourquoi me structurer ? Je suis bien !

FP : Vous structurez votre œuvre ?

BdM : Elle se se structure par elle-même, elle va se structurer par elle-même. Il y a des gens qui vont lire. Il y a des gens à qui ça va faire une connexion et eux autres vont continuer. Le monde continue. Pourquoi me structurer ?

FP : Supposons qu’il y ait ici des universitaires, quelle impression pensez-vous que vous leur faites quand vous parlez ? Comment est-ce qu’ils vous perçoivent exactement ?

BdM : Ça dépend de leur attitude mentale, ça dépend de leur ouverture d’esprit. Peut-être que certains me prennent pour un phénomène pathologique (rires du public), peut-être que d’autres me prennent pour un hurluberlu, peut-être que d’autres me prennent plus sympathiquement, ça dépend des individus. Mais ça c’est leur problème, c’est pas le mien.

FP : Avez-vous jamais été invité à des congrès scientifiques ou universitaires ?

BdM : Moi je trafique toujours avec les scientifiques d’une façon personnelle. Je vais chercher des grosses “bolles” (personnes très intelligentes) dans le monde et je les amène chez nous. Et quand tu prends une grosse “bolle”, à ce moment-là, quand la grosse “bolle” retourne avec les autres “bolles”, c’est des “bolles” ! (rires du public).

Sinon je perdrais trop d’énergie, donc si je prends un spécialiste dans un domaine, s’il est sympa, je l’amène chez nous, je parle, je lui donne des preuves. Il faut que je lui donne des preuves. Mais je vais lui donner des preuves occultes avant de lui donner des preuves scientifiques.

FP : Autrement dit, vous allez jour sur son paléocéphale ?

BdM : Je joue sur son paléocéphale, mais oui !

FP : Je vous remercie beaucoup Bernard de Montréal. (Applaudissements).

mise à jour le 22/06/2024

Retour en haut