DM-135 Les filtres de la pensée

“DM : Ce soir, nous nous entretenons sur les différents mécanismes de la pensée et entre autres : “Les filtres de la pensée”, on se demande souvent d’où vient cette pensée, quelle est son effet sur la personne et il y a des effets de filtre qu’on va étudier avec Bernard de Montréal. Nous recevons donc Bernard pour …”

 

En Français vous lisez la transcription manuelle de la conférence de BdM, dans une autre langue la traduction par une intelligence artificielle (AI) de cette transcription manuelle, donc le résultat est à interpréter avec discernement.


Daniel Ménard (DM) : Ce soir, nous nous entretenons sur les différents mécanismes de la pensée et entre autres : “Les filtres de la pensée”, on se demande souvent d’où vient cette pensée, quelle est son effet sur la personne et il y a des effets de filtre qu’on va étudier avec Bernard de Montréal. Nous recevons donc Bernard pour nous entretenir sur le sujet. (Applaudissements). Bonsoir Bernard.

Bernard de Montréal (BdM) : Bonsoir.

DM : Vous êtes dans une forme rayonnante. Vous avez vécu le monde de la pensée de la mort (rires). Quel genre de filtre avez-vous ? Un filtre à café, un filtre psychique (rires). Bernard, les gens sont souvent confrontés dans les situations difficiles… Dans les situations faciles, ils ne sont pas tellement intéressés à savoir d’où vient la pensée, quand on vit de l’enthousiasme on veut la vivre, point. Mais quand ça fait mal, quand on souffre, on voudrait se débarrasser des pensées qu’on a, on voudrait avoir une certitude qu’on va passer à travers.

Qu’est-ce qui doit se passer dans l’individu pour être capable de situer l’origine de nos pensées ? Parce qu’on a des pensées qui sont cauchemardesques à certains moments donnés, et d’autres pensées qui nous donnent l’impression d’une certaine certitude face à notre avenir ou face à un développement d’un problème quelconque. Qu’est-ce qui faut dans l’individu pour être capable de filtrer sa pensée ? Situer d’où ça vient la pensée, quand c’est astral ou quand c’est quelque chose de plus froid, de plus mental ? Je repose la question ?

BdM : La pensée, c’est un phénomène qui est très très étrange, ce n’est pas tellement étrange pour l’Homme parce que l’Homme vit la pensée par expérience depuis sa naissance. Donc pour l’Homme, la pensée, ce n’est pas étrange, c’est un phénomène naturel. Pour un être qui a un contact avec le plan mental ou un être qui vit la pensée sur le plan télépathique avec les circuits universels, la pensée ça devient un phénomène étrange parce que plus on est conscient, moins on pense. Plus on est conscient, moins la pensée devient disponible à l’ego.

Plus on est conscient, autrement dit plus le canal est développé chez l’Homme, moins la pensée est nécessaire parce qu’il se crée entre le plan mental et la conscience de l’ego ou la conscience du mortel, il se crée ce que j’appelle une fusion,c’est-à-dire un champ de force unifié, dans le sens que ce qui se passe sur les plans subtils, ça coïncide parfaitement avec ce qui se passe sur tes plans à toi. C’est plus unifié parce qu’il y a moins de réflexion.

Donc à ce moment-là, l’Homme n’a plus besoin autant de la pensée réfléchie comme il a besoin de cette même pensée dans le cadre d’une conscience involutive. Et à ce moment-là, ce qui se produit chez l’Homme quand il y a des conflits ou quand il y a des crises, quand il y a des situations difficiles, c’est qu’il est forcé, dans ce champ de force là, il est forcé à vibrer son énergie, simplement la vibrer et à ne pas interférer avec elle sur le plan psychologique.

De sorte que dans un sens, un être qui est conscient, il est presque forcé de se retirer psychologiquement de l’expérience pour entrer dans l’expérience mais à un autre niveau, à un niveau de fusion, à un niveau magnétique, à un niveau où son canal est très ouvert, à un niveau où tout son être est réellement amplifié dans un sens, et unifié dans un même sens. De sorte que l’Homme n’est pas capable, quand il a atteint un certain niveau de développement psychique, il n’est pas capable d’utiliser la pensée pour mesurer sa vie, il l’utilise simplement pour créer. Mais il y a une habitude qui se développe au fur et à mesure où il devient conscient dans lui-même. Je ne dis pas conscient de lui-même, je dis conscient dans lui-même.

Quand il devient conscient dans lui-même… Je vais vous donner un exemple. Je vais donner l’exemple, pour un Homme, par exemple, qui aime la conduite de l’automobile. Il y a des gens qui conduisent l’automobile là, puis ils sont sur l’autoroute, puis ça va vite, puis c’est comme s’ils font de la vitesse mais ils savent qu’il ne va rien leur arriver. Mais ils ne le savent pas à travers la pensée, ils le savent parce qu’il y a une compression magnétique qui se crée dans leurs centres.

Là je prends une automobile, ça peut être n’importe quoi, tu peux avoir un pompier qui va rentrer dans un édifice qui est en feu, il sait qu’il ne va pas passer au feu, il sait qu’il va être capable de s’en sortir. Cette sorte de certitude là fait partie de ce que j’appelle, à un certain niveau donné, de ce que j’appelle une fusion. C’est une fusion. Par contre, ce qui arrive, c’est que l’Homme ne vit pas la fusion de façon permanente, donc il y a une relâche.

Donc quand il descend de son “char”, le type, ou que le pompier sort de son building en feu, il y a une relâche, puis là il retourne à des formes de pensées, normales. Là, il va réfléchir, puis il va dire : “Oh ! J’aurais pu me faire tuer”… Mais dans l’expérience, dans le feu de l’expérience, la pensée est en suspension, il vit une sorte de fusion, et à ce moment-là il bénéficie d’une sorte de certitude qui fait partie de la magnétisation de son corps mental, de son corps émotionnel, même de son corps physique. D’ailleurs, c’est ce qui lui donne des bons réflexes, ainsi de suite.

Bon, techniquement ça devrait être comme ça dans la vie de tous les jours à tous les niveaux, l’Homme devrait être comme ça tout le temps, l’Homme devrait être capable tout le temps d’avoir cette certitude qui fait partie de la compression de son champ magnétique, autrement dit de son plan mental, émotionnel, vital et physique. Mais la raison qu’il ne l’est pas, c’est parce que l’Homme a contracté des habitudes psychologiques au cours des millénaires. Puis ces habitudes psychologiques là sont fondées sur la caractéristique qu’il donne à la valeur de son ego en tant que présence ambiante, au niveau de son être.

L’ego, c’est une présence qui est une expression de ton êtreté, mais ce n’est pas nécessairement une expression totale, globale, unifiée, fusionnée. Elle peut être fracturée cette conscience-là. Et comme elle est fracturée, automatiquement les pensées qui accourent vers le mental dans une situation de crise, ou dans une situation difficile, vont avoir tendance à disloquer cette conscience, cette certitude de l’être là, et créer ce que j’appelle l’expérience. Donc de l’expérience dans le fond, c’est un mouvement inconclusif de la pensée, inconclusif, parce que le mouvement ou son mouvement n’est pas parfait, n’a pas d’assises dans une intégration totale de l’être. Puis c’est ça de l’expérience.

Donc l’expérience ça revient toujours à de la réflexion, alors qu’une conscience créatrice ce n’est jamais dans l’expérience, c’est toujours en mouvement, c’est toujours en certitude, c’est toujours en fusion. Les plans subtils de l’Homme sont toujours réellement connectés, et c’est ça qui donne à l’être qui a une certaine conscience, une sorte de flegmatisme par rapport à l’expérience qui défie les paramètres psychologiques normaux d’un être évolutif.

DM : Est-ce qu’à ce moment-là, la pensée est créée strictement par l’insécurité ?

BdM : La pensée est strictement créée par l’insécurité, strictement.

DM : Mais une personne qui n’est pas “insécure” dans une condition quelconque, elle a quand même une capacité de penser ?

BdM : Un personne qui n’est pas insécure a une capacité de penser, mais la raison pour laquelle elle a une capacité de penser, c’est parce qu’elle est obligée de vérifier psychologiquement la teneur psychique de son ego, pour avoir une mesure créative de son moi. Vous êtes obligés, pour avoir une mesure de votre ego, vous êtes obligés de vivre une certaine dose de pensée. Si vous n’aviez pas une certaine dose de pensée, vous seriez en suspension égoïque, ce qui ne veut pas dire que vous n’auriez pas de conscience.

Si l’Homme était sur un plan mental accentué, c’est-à-dire un plan mental qui relève d’une fusion éventuelle, à ce moment-là il ne pourrait plus utiliser sa pensée subjectivement, pour donner à son ego une certaine teneur. À ce moment-là la pensée serait instantanément modifiée, deviendrait de la communication télépathique avec le plan mental.

Donc il y a deux sortes de pensées, il y a une pensée subjective, expérimentale, inconsciente, involutive, puis il y a une pensée constructive, créative, lumière, qui fait partie de l’évolution, puis de la fusion de l’Homme. Et ces deux sortes de pensées là sont le résultat d’un changement de taux vibratoire dans le mental. Autrement dit un Homme qui a une pensée créatrice n’a pas le même taux vibratoire. Si vous regardez son aura, à partir du centre ici de la tête, l’énergie elle est jaune et ensuite elle est blanche, ensuite elle devient jaune. C’est cette énergie-là qui contrôle la destinée du mental inférieur qu’on appelle le mental de la pensée ou la pensée subjective.

Au fur et à mesure où l’Homme va avancer dans le développement de la psychologie intégrale, il va réaliser que la pensée, c’est nécessaire seulement quand l’ego est en déséquilibre. Là vous allez dire : “Si on est créatif, on a une pensée, il faut qu’il se passe quelque chose dans notre tête, ainsi de suite”, puis je vais dire : “D’accord, effectivement”, mais vous allez voir que dans la mesure où l’Homme devient de plus en plus conscient, cette sorte de pensée là disparaît, et elle est remplacée par d’autres choses. Ce qui la remplace, c’est une conscience qui est totalement vibratoire, autrement dit ça devient de la communication. Là, c’est le double qui communique.

À cause du statut psychologique de la race humaine sur la Terre, on est forcé pour le moment de penser, parce qu’on n’a aucun attribut psychologique absolu. L’Homme n’a pas d’attribut psychologique, donc il n’a pas d’identité. L’être humain sur la Terre n’a pas d’identité fondamentale. Comme il n’a pas d’identité fondamentale, il n’est pas capable de déterminer “a priori” la valeur de l’expérience, la certitude de l’expérience, et il n’est pas capable non plus de comprendre l’expérience. Parce que chaque fois qu’il vit une expérience, il la vit par rapport à des états d’âme, donc par rapport à une programmation. Il ne vit jamais l’expérience par rapport à des données qui sont d’un autre ordre, mais qui sont nécessaires pour le changement vibratoire de ses corps. L’Homme qui vit une expérience, n’importe quelle expérience… Bon, tu te fais voler ton automobile ou n’importe quoi, il ne va pas dire : “Bon, ben, c’était bon, ça me donne un changement vibratoire dans mes corps” (rires du public).

DM : C’est assez rare !

BdM : Si sa femme divorce, il ne va pas dire : “Ouais, c’était bon, c’est fini là, ça me donne un changement vibratoire dans mes corps”.

DM : Ça fait évoluer !

BdM : Ça fait évoluer, ça va le faire évoluer, mais évoluer petit. Mais il ne va pas dire : “Ça me crée un changement vibratoire dans mes corps”, ou s’être fait voler : “Ça va créer un changement vibratoire dans mes corps”, me faire perdre mon job : “Ça va créer un changement vibratoire dans mes corps”. Donc l’Homme met toujours une valeur subjective dans son expérience. Et automatiquement, à cause de ceci, il est forcé d’accumuler des pensées de toutes les sortes.

Et sur cette palette mentale qui est la pensée, il se crée une infinité de couleurs, et cette infinité de couleurs là crée ce que j’appelle son identité par association. L’Homme a une identité par association, il n’a pas une identité par fusion. Donc l’Homme sur la Terre a une identité par association. Donc si tu es Juif, tu as une identité par association, si tu es Grec, une identité par association, si tu es Hindou tu as une identité par association.

Mais si tu as une identité par association, tu ne peux pas avoir ou posséder ou être dans une conscience intégrale, parce que tout ce que tu penses est coloré par l’extérieur, par l’expérience. Ça ne fait pas partie de ta fusion et tu n’es pas capable à ce moment-là, si tu te fais voler ton stéréo, de dire : “Ça, ça change mes vibrations, très bon”. Pourquoi ? Parce que l’Homme met de la valeur dans l’expérience positive ou négative. Alors que l’Homme devrait simplement considérer l’expérience comme un mouvement d’énergie en lui qui l’amène à un niveau plus haut de développement de sa conscience mentale.

Regardez, par exemple, simplement le phénomène du bonheur sur la Terre, on cherche à être heureux, tout le monde cherche à être heureux, toutes les races cherchent à être heureuses. L’Homme cherche à être heureux, puis c’est une perte de temps chercher à être heureux, parce que tu ne le seras jamais tout le temps, heureux ! Chercher à être heureux, c’est comme vouloir que le “Stock Market” (Marché Boursier) gagne tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps, c’est impossible, tu ne peux pas être heureux tout le temps.

Donc tout ce qui fait partie de notre expérience sociale, psychologique, “l’entertainment”, la musique, les films, toutes les données qui coïncident avec nos “habités” astraux, tendent à nous faire vouloir être heureux. Puis un jour, il va falloir que l’Homme arrête ça, cette affaire-là, de chercher à être heureux, parce que c’est une perte de temps. Parce qu’éventuellement tu deviens malheureux, ensuite tu deviens heureux, tu deviens malheureux, tu deviens heureux. Un jour, il va falloir que le mouvement sinusoïdal de la conscience astrale cesse, que l’Homme rentre dans une conscience mentale, puis qu’il arrête d’être heureux.

Moi je ne suis pas heureux, je suis bien dans ma peau, point final. Je ne serais pas intéressé à être heureux, parce que quand tu es heureux, tu souffres ! Quand tu es bien dans ta peau, tu ne souffres jamais. Mais pour que l’Homme en arrive à préférer à être bien dans sa peau qu’à être heureux, ça va prendre une certaine maturité, parce qu’être heureux c’est intéressant, être heureux c’est romantique, être heureux c’est le fun, être heureux c’est chaud. Tandis qu’être bien dans sa peau, c’est “frette”, il n’y pas grand chose qui se passe quand tu es bien dans ta peau. Quand tu dis : “Bon, le gars, il volé mon char, c’est bon, mon changement vibratoire, c’est très bon”… Ça, c’est “frette”… Il n’y a pas de haine là-dedans, il n’y a pas de colère.

Tu ne peux pas te déguiser en monstre temporairement, puis donner un coup de poing, parce que là, tu as ton double en arrière qui va te dire à toi – parce que là tu es dans un autre taux vibratoire – il va te dire : “Tu t’es fait voler ton char, c’est très bon pour le changement de ton taux vibratoire”. La seule personne avec qui tu peux te battre, c’est lui, mais lui il est dans l’invisible. Tu ne vas pas faire grand chose, tu ne peux pas lui arracher la laine sur le dos !

DM : Ce n’est pas lui qui paie !

BdM : Ce n’est pas lui qui paie la machine !

DM : Les assurances non plus !

BdM : C’est ça, par contre il a raison pareil. Ils ont toujours raison, la lumière a toujours raison, l’intelligence c’est très intelligent.

DM : Bernard, j’en profite, quand vous prenez votre respiration je pose une petite question (rires du public). Quand on regarde ce que vous dites, on se rend compte que les gens ont été éduqués à penser dans un système de valeurs qui est lié à une forme quelconque de consommation ou d’état d’âme, comme vous dites, ces choses-là. Si on prenait un enfant jeune, et puis qu’on lui disait que le sens de la vie et pourquoi il est sur la planète, ça n’a pas de rapport avec la forme matérielle, pourrait-il fusionner plus vite, si on peut dire ça comme ça, parce qu’il ne serait pas pris à donner de la valeur aux formes à l’extérieur ?

BdM : Non, ce n’est pas bon parce que ce n’est pas la fusion qui est importante, la fusion c’est un état d’esprit. Ce qui est important, c’est que l’Homme, le jeune homme comme vous dites, il faut que le jeune homme soit bien éduqué. S’il est bien éduqué, à ce moment-là il peut participer à la vie matérielle, il faut participer à la vie matérielle, on est sur le plan matériel, il faut y goûter à la vie ! Mais il faut y goûter d’une façon intelligente.

Ce que je reproche à l’Homme de l’involution, c’est que l’Homme n’est pas intelligent, il est toujours dans l’expérience, puis l’expérience, puis l’expérience, puis l’expérience, puis l’expérience… Puis l’Homme ne sait pas qu’est-ce que c’est de l’intelligence ! L’Homme pense que de l’intelligence c’est avoir été à l’Université ou avoir passé des bonnes études, être bon infirmier ou bon médecin, t’sé… Ce n’est pas ça être intelligent.

Être intelligent, c’est une relation psychique qui existe entre l’ego et le plan mental. Autrement dit être intelligent, c’est appliquer les lois de la vie qui sont occultes sur le plan matériel. C’est ça être intelligent. Le reste, c’est une façon de manifester de l’intelligence à travers une forme. Tu es bon infirmier, tu es bon menuisier, tu es bon médecin, ainsi de suite, tu es bon avocat… Ça, c’est au niveau de la forme. Mais de l’intelligence, c’est la capacité pour l’Homme de descendre cette lumière-là dans la matière et automatiquement cesser de vivre d’expériences. Parce que quand tu vis toujours d’expériences, puis d’expériences, puis d’expériences, tu te vides, puis tu te vides, puis tu te vides, puis tu te vides, puis tu te vides !

Bon, il y a des données qui font partie de notre éducation, on est des êtres judéo-chrétiens. Bon, il y a des données qui font partie de notre éducation qui ont été imprimées dans notre mental depuis des siècles. Regardez simplement le côté d’être bon ! Un Homme qui est moindrement évolué va être bon, on va être bon, on veut aider notre voisin, c’est normal, prenons seulement le côté de la bonté humaine, bon ! Être bon, pour un Homme conscient, ça peut être très très mauvais. Pourquoi ? Parce qu’être bon, ça implique, si tu n’es pas intelligent que tu vas te vider, puis tu vas te vider, puis tu vas te vider, puis tu vas te vider, puis tu vas te vider !

Ça peut prendre des années pour en arriver à te dire : “Bon, j’en ai assez fait cette année”. Quand il va arriver une crise, là tu vas en avoir ras-le-bol d’avoir été bon… Tu vas dire : “Bon, là je commence à prendre soin de moi”… Donc être bon, ça peut être très dangereux pour un Homme qui est conscient, parce que ce n’est pas nécessairement être intelligent, être bon. Donc être intelligent, c’est être intelligent. Être bon ou pas bon, ça fait partie de la polarité des émotions, puis de la conscience humaine. Un Homme qui veut être bon – je n’ai rien contre le fait d’être bon – il va l’être, bon, mais intelligemment. Autrement dit il va s’organiser pour que sa vie à lui grandisse à travers cette bonté-là. Sinon il perd de l’énergie. Sinon à ce moment-là, il est régi par les lois de la race.

Si tu es bouddhiste, tu vas être dans le bon du bouddhiste, si tu es judéo-chrétien, tu vas être dans le bon du judéo-chrétien, si tu es arabe islamique, tu vas être bon dans le courant de la pensée islamique. Et un jour, l’Homme doit en arriver à être intelligent d’abord. C’est suprême être intelligent, c’est fondamental être intelligent. Le reste, être bon, pas bon, fin, pas fin, charitable, pas charitable, ainsi de suite, toutes les valeurs que chaque société, chaque église, chaque religion, a développées pour l’identification de leurs propres structures, de son propre patrimoine, puis de son propre pouvoir sur la Terre, c’est secondaire dans l’intelligence de l’Homme.

DM : Bernard, on est toujours bon en fonction d’un système d’éducation ou d’une expérience de vie qu’on a, donc techniquement, on a toujours une pensée qui va en relation avec une finalité. On veut être bon pour finir d’une certaine façon. Vous me dites, vous, les gens vivent de l’inconscience, c’est correct, on vit de l’inconscience parce qu’on veut être selon une finalité, on veut mourir pour une raison quelconque. Vous, vous changez les paramètres d’être bon, ces choses-là, mais il faudrait changer “a priori” la finalité. Pourquoi il faudrait être fusionné ? Qu’est-ce qu’ils veulent, eux autres, sur les plans, qu’on soit à la fin de notre vie ?

BdM : La fusion, ce n’est pas notre affaire. La fusion ça fait partie de l’évolution de l’Homme, l’Humanité va fusionner “anyway” au cours des siècles.

DM : Pourquoi ?

BdM : Parce que ça fait partie de la descente de l’énergie dans la matière.

DM : Puis ça va faire quoi ?

BdM : Ça va créer un autre niveau de conscience, un autre niveau de civilisation, un autre niveau de déplacement de la conscience astrale après la mort, ça fait partie de l’évolution. L’Homme ne peut pas indéfiniment être un être assiégé, habité.

DM : Donc l’objectif c’est d’être libre, c’est ça ?

BdM : Non. Être libre, ça fait partie de l’évolution des systèmes de vie sur la Terre ou dans les Éthers. Être libre, ça veut dire être créatif. C’est tout ce que ça veut dire, être libre.

DM : Vous êtes venus au monde, puis vous n’avez pas de finalité à atteindre ? Parce que dans toutes les religions, ils voulaient vous emmener au ciel, ils voulaient vous emmener au nirvana, t’sé, il vous faut toujours vivre d’une certaine façon, penser d’une certaine façon pour arriver à X résultat.

BdM : Oui mais ça, ça fait partie du pouvoir des religions.

DM : OK. Ce n’est pas ça, je suis bien d’accord avec vous qu’il ne faut pas vivre ça là, mais si on ne vit pas ça, c’est-à-dire d’avoir une finalité comme les religions nous ont donné, c’est quoi la finalité des plans pour nous autres ? Pourquoi ils ne nous font pas “penser” ? Comprenez-vous ma question ? Pourquoi ils ne veulent pas… Ben, ils ne nous font pas “penser” … C’est-à-dire qu’ils nous amènent à être mis en vibration pour fusionner, ces choses-là ?

BdM : La pensée vient des plans. Toute pensée vient des plans. L’Homme ne reconnaît pas ça, l’Homme pense que la pensée vient de lui.

DM : Ce n’est pas ça ma question, ma question que je veux savoir, c’est pourquoi ils vous ont fusionné, pourquoi ils nous fusionnent, pourquoi ils nous empêchent de vivre une vie en relation avec l’éducation, la formation qu’on a vécue, pourquoi ils veulent chambarder ça ?

BdM : Ce n’est pas un chambardement, ça fait partie de l’évolution.

DM : Je comprends, mais pour nous autres… BdM : Comment voulez-vous que l’Homme connaisse les lois de l’évolution, les lois de la vie, les lois de l’invisible, les lois intégrales s’il n’y a pas de conscience supérieure, s’il n’y a pas de conscience objective, s’il n’y a pas de communication avec les plans qui sont en dehors de la matérialité !

DM : Je reformule ma question. Vous, vous ne vous posez pas de question sur l’avenir, on est d’accord là-dessus, vous n’êtes pas intéressé à savoir pourquoi on vous a fusionné, vous faites ce que vous avez à faire, OK. C’est ça que ça dégage, en tout cas. Nous autres, on se pose la question : Où est-ce qu’on s’en va avec tout ça ? On se pose la question : Pourquoi on vient au monde ? On veut savoir quand on va mourir, où est-ce qu’on s’en va ?

BdM : Oui, mais vous vous posez ces questions-là parce que vous pensez ! C’est ça que je vous dis là, si vous ne pensiez pas, vous n’auriez pas ces questions-là.

DM : Je suis d’accord avec vous, je ne discute pas le fait, j’essaie juste de le comprendre. Je me dis : Qu’est-ce que – je ne demande pas à vous – qu’est-ce que les plans veulent faire avec du monde qui ne s’occuperont pas de tout ça, de l’avenir, de ces choses-là ?

BdM : Ce n’est pas ce que les plans veulent faire, les plans font partie de l’évolution systémique de l’Humanité, vous ne pouvez pas dissocier… Vous pouvez donner n’importe quel nom à votre source, vous pouvez appeler ça Dieu, vous pouvez appeler ça votre ange gardien, vous pouvez appeler ça votre archange, vous pouvez appeler ça votre double, c’est totalement relatif ça, mais vous ne pouvez pas dissocier le fait de la réalité du double avec l’ego une fois qu’il y a communication télépathique. À ce moment-là les questions que vous posez sont totalement inutiles, ça fait partie de la fusion, ça fait partie de l’évolution, ça fait partie du développement de l’Homme. C’est à l’Homme de pouvoir, une fois qu’il prend conscience de cette situation-là ou de cette unification-là, de prendre conscience des lois qui découlent de tout ça. Ça, ça fait partie d’être intelligent.

DM : OK. Mes questions inutiles, c’est des questions que les gens se posent quand ils vivent quelque chose de difficile, genre : Je travaille là-dedans ça fait vingt ans que je fais ça, puis ça me mène où ? Je vais faire quoi, on me brûle la santé, on me brûle ci, on me brûle ça, ça mène où ?

BdM : Si l’Homme a des problèmes avec les questions fondamentales, comme vous dites là, à ce moment-là qu’il commence à s’occuper d’abord de lui-même. Si l’Homme commençait d’abord à s’occuper de lui-même au niveau de son job, au niveau de son mariage, au niveau de ses amis, au niveau de sa vie, si l’Homme commençait à réellement prendre toutes ces grosses énergies là qu’on voit dans le monde constamment, puis qu’il commence à s’occuper de lui, il aurait beaucoup moins de questions comme ça qui viendraient.

DM : Bah oui, mais c’est parce que pour s’occuper de nous autres, il faut avoir… les gens fonctionnent par objectif.

BdM : Les gens fonctionnent par objectif, pourquoi ? Parce qu’ils pensent trop.

DM : Je le sais, mais c’est ça que je vous dis, si on pense trop, puis qu’il faut arrêter de penser, c’est quoi l’objectif ?

BdM : On ne peut pas arrêter de penser. Quand on dit que l’Homme va en arriver à moins penser, ça fait partie des changements, des paramètres de sa conscience involutive. Il y a des choses que l’Homme va découvrir un jour. L’Homme va découvrir un jour, par exemple, qu’il pense qu’il pense. Quand tu commences à découvrir, réellement découvrir que ce n’est pas toi qui pense, ça change bien des affaires dans ta pensée, ça. C’est déjà un début.

DM : Est-ce que ça change le fait qu’on n’ait plus d’objectif dans la vie ?

BdM : Non, non, ça ne change pas le fait que tu n’aies plus d’objectifs dans la vie mais ça change le fait que tu ne les vis plus pareil, tu ne les vis plus de la même façon.

DM : Ça, je suis d’accord. Vous ne les vivez plus pareil. Pourquoi ?

BdM : Parce que tu as moins d’anxiété, tu penses moins.

DM : Vous ne vous inquiétez pas !

BdM : Tu t’inquiètes moins.

DM : Tu t’inquiètes moins ou pas ?

BdM : Ça dépend de ton niveau de conscience.

DM : Disons qu’on va dire avec vous : Pas ! OK.

BdM : Oui, ça va plus plus vers le “pas” ! (rires du public) DM : Si on ne s’inquiète pas, ça veut dire qu’on ne s’inquiète pas de la finalité ?

BdM : Non. On n’a pas de problème de finalité.

DM : C’est ça. Bon, si vous n’avez pas de problème de finalité, c’est parce que vous savez où vous vous en allez !

BdM : Savoir où est-ce que tu t’en vas, c’est vouloir savoir où est-ce que tu t’en vas !

DM : Ce n’est pas ça que j’ai dit (rires).

BdM : Faut pas se jouer des “games” tout le temps ! Un jour, tu t’en vas dans la tombe, bon ! Puis quand tu t’en vas dans la tombe, tu t’arranges, au lieu d’aller là, tu t’en vas là ! Au lieu d’aller dans l’astral, tu t’en vas sur le plan éthérique, c’est tout !

DM : Là, ça devient intéressant !

BdM : C’est là que c’est intéressant.

DM : Oui, mais là, nous autres, on ne le sait pas ça !

BdM : Ça, c’est votre problème.

DM : Non, non, non, non, c’est votre problème, vous êtes au micro !

BdM : Non, non, c’est votre problème, mettez-moi pas ça : “c’est mon problème” ! Moi je vous explique comment ça marche, le reste c’est vos affaires !

DM : Je n’ai pas dit que vous aviez un problème, j’ai dit : c’est votre problème dans le sens qu’au micro, vous nous expliquez où est-ce qu’on s’en va !

BdM : Ce n’est pas mon problème, pareil ! Ça peut prendre deux-cents, quatre-cents ans, cinq-cents ans, deux-mille ans, ce n’est pas mon problème ! Moi, ce que je fais, c’est expliquer l’occulte de l’Homme, expliquer le mental de l’Homme, expliquer l’Esprit de l’Homme, expliquer “whatever” ce que j’ai expliqué, dépendant les questions qui me viennent. Le reste c’est votre vie.

DM : OK. Parfait. Vous, vous savez après la mort où ça s’en va.

BdM : Moi je sais où est-ce que je m’en vais. Ça, ça fait partie de mon expérience, ça fait partie de mon expérience occulte.

DM : Bon, question, c’est : Où vous vous en allez, est-ce qu’on va y aller pareil ?

BdM : Ça, c’est votre problème (rires du public). Parce que là vous ramenez toujours une subjectivité, une question subjective personnelle par rapport à un phénomène qui est techniquement cosmique, universelle, puis qui appartient à tout le monde.

DM : Qui appartient à tout le monde, tout le monde s’en va vers ça ?

BdM : L’Homme !

DM : Donc tous les Hommes de la prochaine civilisation s’en vont vers ça.

BdM : L’Homme ! L’Homme, c’est un terme générique, le mot Homme c’est un terme générique qui définit spécifiquement la caractéristique fondamentale d’un être incarné dans une spécificité matérielle. C’est ça un Homme. Le reste, vos définitions de l’Homme, ça, ça vous regarde, ça c’est bon pour les petits canards. Mais en ce qui me concerne, l’Homme c’est ça.

DM : Nous autres, comment qu’on pense, ça s’en va, admettons, à gauche, puis vous, comment ça se passe, parce que je ne veux pas dire comment ça se pense, mais vous comment ça se passe, ça s’en va à droite, admettons, c’est graphique là, maiis nous autres, la façon qu’on pense, la mort ou la fin de la vie ou la finalité de la vie… BdM : La finalité de la façon que vous pensez de la mort, la finalité de la vie, elle va vous amener dans une autre direction. Si vous altérez cette façon de voir là ou de savoir là, ça va vous amener dans une autre direction.

DM : Autrement dit, si on devient des Hommes dans le sens générique du terme, on va s’en aller dans une autre direction ?

BdM : C’est ça, parce que la conscience change.

DM : C’est ça ! Bon, c’est ça qui m’intéresse, Bernard. Je veux savoir, c’est que la façon qu’on pense, ça nous emmène toujours à avoir les mêmes réseaux de système de valeurs, donc de pensées, donc on a toujours la même peur, on a toujours la peur de la mort – qui nous amène à brasser des valeurs – qui d’une civilisation à une autre, a toujours été la même. Vous, vous dites, l’Homme, la prochaine évolution dans le sens générique, va s’en aller vers une autre direction. Bon, moi je vous inclus là-dedans, puis je considère que vous êtes capable d’aller dans cette direction-là, peut-être une intuition que j’ai. Bon, partant de ça, vous allez où, vous ? J’aimerais ça, savoir.

BdM : Je n’irai pas vers la mort astrale.

DM : Je comprends, mais là où vous allez aller, c’est ça qui m’intéresse.

BdM : Où je vais aller, ce n’est pas important parce qu’où je vais aller, ça fait partie de la continuité de ma conscience. Qu’on donne tel terme ou tel terme, ou tel terme à ça, c’est sans importance.

DM : OK. Mais là où vous allez, ça établit le comment vous… Je ne peux pas dire vous pensez… Mais comment ça se passe dans votre tête.

BdM : Non, c’est comment ça se passe en dehors de ton corps matériel. Où je vais aller, ça détermine comment est-ce que ça se passe ou comment est-ce que ça devrait se passer quand tu es en dehors de ton plan matériel., quand tu n’es pas en forme astrale… (Coupure enregistrement)… (Reprise en cours). Autrement dit quand tu vas en forme astrale, quand tu sors en astral, tu es sur un plan. Quand tu vas en conscience éthérique, tu es sur un autre plan. Les deux plans sont différents.

DM : Je suis d’accord, parce que le plan astral c’est ça qui conditionne la façon dont on pense ici.

BdM : Voilà !

DM : On est d’accord ! Mais vous, vous n’êtes pas conditionné par ça ?

BdM : Non, je ne suis pas conditionné par ça.

DM : Donc ça veut dire qu’ici, de votre vivant, vous préparez quelque chose qui va se passer un peu plus tard dans le temps ?

BdM : Bon, c’est ça !

DM : On est d’accord avec ça ! Vous vous préparez. Comment ? On le sait, on vous a vu aller, mais le “où ça s’en va”, c’est intéressant.

BdM : C’est intéressant pour vous autres parce que vous pensez.

DM : Mais vous, le savez-vous ? (rires du public) BdM : Ce n’est pas important de le savoir !

DM : Mais ça fait que vous ne vivez pas comme tout le monde en étant capable de voir comment ça se passe, pareil. Tandis que nous autres, on ne sait pas trop non plus comment ça se passe après la mort dite astrale, mais il y a comme quelque chose qui nous guide à penser d’une certaine façon pour qu’on y aille ?

BdM : Pas le choix !

DM : C’est ça, mais par contre en altérant notre niveau mental, notre vibration, ça nous amène dans une autre traque, mais cette autre traque là en question, ça mène à quoi ?

BdM : Pas important ! C’est quoi cette affaire : ça mène à quoi ! Vous voulez toujours être mené quelque part. Ça fait partie de la continuité de la conscience. La continuité de la conscience, quand tu sors du plan matériel, tu t’en vas sur le plan éthérique, la conscience demeure la même, le contact demeure le même. Quand tu sors du plan matériel, tu t’en vas en forme astrale, le contact coupe. Quand tu es mort en astral, tu n’as plus de contact avec ta source, la pensée cesse, c’est la grande différence.

DM : Bernard, si vous nous dites que toute notre vie ici, si on travaille à établir notre contact de notre vivant, ça va nous permettre après la mort de conserver le contact, c’est déjà un objectif en soi.

BdM : Oui, mais ça, ce n’est pas bon, parce que ça devient un objectif, puis un objectif c’est une façon pour l’ego de s’entraîner. Techniquement, c’est comme si vous créez une autre méthodologie, une autre école de pensée en dessous de ce que je dis. Ce n’est pas bon parce que je vais être obligé de le redétruire plus tard. Autrement dit on a eu des études, on a eu des écoles, notre mental a été formaté pendant des siècles. Alors vous ne pouvez pas aujourd’hui, quel que soit le degré de mon discours, vous ne pouvez pas coller à mon discours une autre forme de formatage.

Ça fait que dans le temps, à travers la parole libre comme ça ou à travers des écrits, je vais le défaire, parce que je n’ai pas le choix, en tant qu’être conscient, je n’ai pas le choix que de défaire la forme. Parce que la forme, c’est ce qui nous a permis, pendant l’involution, d’évoluer jusqu’à un certain point, par contre c’est la forme qui nous a coupé de notre source. Que ce soit une forme philosophique, ésotérique ou spirituelle, ça nous a coupé de notre source parce que la forme est toujours assujettie aux émotions de la conscience animale. Alors que l’énergie, la conscience vibratoire est totalement régie par les lois de la lumière. Elle est là la sécurité de l’Homme. Le reste, c’est simplement du formatage, c’est la recherche d’une solution, c’est la recherche d’une méthode.

DM : Mais c’est ce que tous les ego sont confrontés au cours de leur vie.

BdM : C’est ce qui confronte l’ego, c’est pour ça que je dis à l’ego : Arrête de chercher, puis arrête de chercher, puis arrête de chercher ! Puis un jour quand tu vas t’habituer à arrêter de chercher, tu vas arrêter de chercher ! Parce que ça devient une platitude cette affaire de chercher, puis de chercher, puis de chercher, puis de chercher !

DM : C’est un esclavage !

BdM : C’est un esclavage !

DM : Oui, puis ça oblige l’individu à croire tout le temps !

BdM : Ça oblige l’individu à croire, ça oblige l’individu à se développer des référents, ça oblige l’individu à se projeter, donc ça coupe le contact avec le plan mental.

DM : Mais ça, ça veut dire que toute forme de questionnement sur ses origines ou sur sa finalité, c’est en soi une forme d’insécurité qui nous empêche de… BdM : Toute forme de questionnement sur ses origines, à quelque niveau que ce soit, ça fait partie du besoin de l’ego dans une matérialité, dans une corporalité, de s’instituer en tant que finalité, mais ce n’est pas en tant qu’ego incorporé ou incarné que s’institue la finalité. C’est en tant que lumière qui passe d’un plan à un autre, puis qui récupère l’âme, autrement dit qui élimine le périsprit, puis qui fusionne avec l’âme pour donner avec l’ego, finalement, une identité intégrale. On s’inquiète tellement de notre avenir qu’on n’est pas capable de traiter maintenant avec les éléments qui nous coupent de notre avenir, qui nous séparent de notre avenir. Notre avenir fait partie intégrale de notre développement “anyway”. Le problème pour nous autres, de notre avenir, ce n’est pas notre avenir, c’est la façon qu’on pense.

DM : C’est ça, c’est comment on traite avec les mémoires, qui nous fait souffrir.

BdM : C’est comment on traite avec les mémoires, qui nous fait souffrir, exactement !

DM : Puis comment on traite avec le futur finalement !

BdM : C’est la même chose !

DM : C’est ça !

BdM : Il est là notre problème ! Que tu sois un Indien, que tu sois un Arabe, que tu sois un Juif, que tu sois un Catholique, c’est de la façon qu’on traite, que tu sois Irlandais, Italien, c’est comment est-ce qu’on traite avec nos mémoires !

DM : OK. Bernard, on est dans une société que, quand quelqu’un dispose d’une certitude, il y en a un qui est sûr, puis il y en a quarante-cinq qui sont des suiveux ! Qu’est-ce que se passe ? Celui qui est sûr ne pense pas, puis les autres pensent à sa place ?

BdM : Celui qui est sûr… Des Hommes qui sont sûrs, il n’y en a pas gros !

DM : Ben, en tout cas, on en regarde, on dirait qu’ils ont vécu !

BdM : C’est de l’identité fictive, l’identité c’est une autre paire de manches. Moi j’ai rencontré un type la semaine passée – je ne vous dirai pas qui là – qui suit un Homme qui est très connu sur la Terre, un grand bonhomme d’ailleurs, puis il le suit depuis des années, puis pour une raison ou une autre, je suis allé manger avec lui. Puis quand il est sorti du restaurant, c’était fini là ! Alors c’est quoi la sécurité !

DM : Il va vous suivre ?

BdM : Non, non, non, non, il ne me suivra pas ! “No fucking way” (hors de question), laisse-moi te dire ! Mais je lui ai bien fait comprendre qu’un jour, les gens qui ont une certaine certitude, comme moi, par exemple, OK., pas de problème, ça prend une certitude pour parler, mais pour que l’Homme en arrive à sa réalité, à son identité, il faut qu’il rentre dans sa propre certitude. Ça fait des années qu’on se connaît nous autres là, hein ? Quinze ans ? Je vous fais pas chier, hein ?

DM : Pas encore ! (rires public).

BdM : Je parle, on parle, j’interprète, j’ajuste, mais vous restez toujours dans votre identité, hein ! Bernard de Montréal, pour vous il est bien fin, mais ça s’arrête là, hein !

DM : Oui, il est bien fin !

BdM : Il est bien fin ! Quand le monde adoptera ça, cette position-là par rapport à des gens comme moi qui sont sûrs, autrement dit qui ont une haute vibration, à ce moment-là les gens pourront s’en aller, puis graviter lentement vers leur propre certitude.

DM : Exact !

BdM : À ce moment-là, il y aura des gens qui se rapprocheront de vous, par exemple, puis qui pourront parler comme avec moi, puis vivre le même genre de relation humaine, mentale, intelligente, sans qu’il y ait des hiérarchies, puis qu’il y ait des maîtres, qu’il y ait des ci, des ça ! C’est pour ça que quand je parle de certitude, je parle de certitude basée, sur non pas la dysfonctionnalité de l’identité, mais sur une réelle identité.

DM : C’est quoi ça ?

BdM : La réelle identité mon cher, c’est du stock ! Ça fait réellement partie de la fusion.

DM : C’est un individu qui ne pense pas !

BdM : Moins l’Homme pense, plus il est dans son énergie, plus il a une conscience vibratoire, moins il réfléchit, plus il canalise, plus il est fusionné, plus il a de certitude, plus il est dans son identité, plus il est réel dans le sens d’intégral.

À ce moment-là s’il rencontre du monde dans le monde de différents acabits, il est capable de “dealer” avec. Il est capable de voir la relativité des valeurs, mais lui, il reste toujours dans le secret de sa fusion, c’est-à-dire sa capacité de ne pas interpréter le phénomène humain, mais de le savoir, le phénomène humain ! Puis s’il vient une forme, il la fait sauter parce que ça fait partie de sa fusion. Un Homme conscient n’a pas de mérite sur une planète expérimentale. Pourquoi ? Parce que tout est facile pour lui.

Savoir, pour lui, c’est aussi inévitable que ne pas savoir pour l’Homme de l’involution. Les mystères n’existent pas pour un Homme conscient. Donc sa fonction, c’est quoi ? C’est de le dévoiler, puis de le dévoiler, puis de dévoiler les mystères. Mais ça veut dire quoi dévoiler les mystères ? Ça veut dire constamment rompre le pain de la forme qui nous a été nourrie, donnée par l’involution. Pourquoi ? Pour nous enlever notre identité afin que des structures se donnent de l’identité.

Le problème de l’Humanité, le problème de l’Homme aujourd’hui, le problème à tous les niveaux, je le regarde au niveau des guerres, des conflits, des dissociations, puis des divisions, il est basé sur le fait que les Hommes n’ont pas d’identité et qu’ils se rattachent des identités collectives imposées, totalement fictives, par des politiciens, par des chefs religieux ou des chefs d’état.

DM : C’est ça !

BdM : Puis l’Homme, le bonhomme, le gars, il est pris là-dedans, puis il donne sa vie au nom de ses idéologies spirituelles ou religieuses. Un Homme conscient ne peut pas vivre ça ! L’Homme conscient ne vivra pas ça ! D’ailleurs c’est ça qui va le séparer de l’Humanité. Un Homme conscient ne marche pas dans les pas de l’Humanité, il respecte, il regarde. L’Homme conscient ne marche pas dans les pas de l’Humanité, il ne marchera jamais dans les pas de l’Humanité, il ne fait pas partie de l’Humanité.

DM : Il ne traîne personne à sa suite !

BdM : Non.

DM : C’est ça ! D’ailleurs c’est votre cas particulièrement !

BdM : Pourquoi ? Parce qu’il a de la certitude. Quand tu as de la certitude, tu n’as plus besoin de personne. Quand elle n’est pas parfaite ta certitude, tu as besoin de quelqu’un. Tu as besoin que des gens s’agglomèrent autour de toi pour donner à ton aura une validité. Quand tu as de la certitude, quand tu es en fusion, tu peux être seul dans le désert, t’es très bien, tu n’as pas besoin de personne.

DM : Bon, ça là, cette affaire-là, c’est la marque d’une fusion, c’est correct, mais qu’est-ce qui fait que l’individu est capable de décrocher de ce besoin de toujours s’associer à des noms, à des images, à des climats quelconques de force ou de formes ?

BdM : C’est parce qu’il est à la recherche de la vérité.

DM : C’est la vérité qui fait ça ?

BdM : Ben oui, c’est le grand mal de l’Humanité, la vérité ! Le grand mal de l’Humanité de la Terre – ceux qui connaissent l’Histoire humaine – le grand mal de l’Humanité, c’est la recherche de la vérité. La vérité, c’est l’empoisonnement psychologique et psychique de toutes les âmes, parce que la vérité, c’est toujours au service d’un empire. Que ce soit un empire matériel, que ce soit un empire spirituel, que ce soit un empire occulte, la vérité est toujours au service des empires. Donc elle est au service des rois, au service des empereurs, au service de ceux qui ont le pouvoir. Tandis qu’un Homme qui est conscient, il n’est pas intéressé à la vérité.

DM : Qu’est-ce qui est son champ de vision à l’Homme conscient ?

BdM : Son champ de vision, il est constamment en ébullition, puis en changement, puis en transmutation, dépendant de son taux vibratoire.

DM : Donc si on dit que la vérité n’a pas d’importance pour une personne consciente, son champ de vision, c’est un changement constant, il est en ébullition, donc c’est un changement constant. On ne dirait pas une vérité, puis un mensonge, mais c’est des formes de réalité qui sont en mutation tout le temps ?

BdM : Parce qu’il va plus loin, il rentre dans des champs de conscience très subtils, très subtils, très subtils, très subtils, très subtils, très subtils, autrement dit il rentre dans la science de l’invisible.

DM : Bon, la science de l’invisible, Bernard, c’est quelque chose d’organisé, c’est quelque chose de structuré qui s’en va quelque part. OK. Donc cette conscience-là qu’on a quand on devient conscient, c’est une conscience de comment ça marche, et d’où est-ce que ça s’en va. Est-ce que l’individu qui est conscient a une vue du plan, peut-être pas de sa vie, mais de la vie ?

BdM : Un individu conscient sait comment ça marche, mais il ne sait pas où ça s’en va.

DM : Vous, ça fait quinze ans que vous parlez, vous n’avez jamais répété quelque chose, vous avez toujours ajouté quelque chose, vous êtes une bibliothèque ambulante, puis vous me dites que vous ne savez pas où ça s’en va ?

BdM : Non. Il n’y a pas besoin de savoir où ça s’en va. Parce que savoir où ça s’en va, ça implique que tu te préconditionnes à une finalité. La finalité, c’est le problème de l’Homme !

DM : C’est ça qui fait la vérité !

BdM : C’est ça qui fait la vérité. Il y a une relation entre la finalité, puis la vérité. C’est très dangereux ça.

DM : Est-ce que c’est ça qui crée la pensée ?

BdM : C’est ça qui crée la pensée, puis qui force l’Homme à penser d’une certaine façon. Il faut que ça soit modifié ces états d’esprit là !

DM : Une personne, exemple, qui chercherait dans toute la science qu’on a eu depuis quinze ans, une finalité, pourrait quasiment faire une religion à ce moment-là ?

BdM : Effectivement.

DM : Donc c’est dangereux !

BdM : C’est dangereux !

DM : Parce qu’il y a la croyance !

BdM : Effectivement !

DM : Bon, quand vous dites : “Ce que je parle là, c’est un principe”, en fait, vous expliquez comme la gravité pour un scientifique, il va dire : La gravité, c’est ça, ça a telle composante ! Bon. Un principe pour vous, c’est de la science, ce n’est pas de la foi.

BdM : Non, non, non, c’est une science.

DM : Pour vous, c’est juste de la science !

BdM : Oui.

DM : OK. Bon, ben, tout le monde a accès à cette science-là sous quelles conditions ?

BdM : Qu’il ne pense pas trop ! (rires du public).

DM : Bon. Je pose ma question différemment, qu’est-ce qu’il faut pour ne pas penser, il faut se débarrasser de l’ancienne science pour laisser passer la nouvelle ?

BdM : Non. Vous ne pouvez pas penser de même, vous ne pouvez pas penser ne pas penser. Vous pensez, vous êtes faits pour penser, vous êtes structurés psychologiquement, psychiquement pour penser. Ce n’est pas de ça qu’il faut que vous vous occupiez. Il faut que vous sachiez que la pensée vient d’ailleurs. Ça, c’est un principe ! Ça ne se touche pas ça !

DM : C’est une science ça !

BdM : C’est une science que la pensée vient d’ailleurs ! Il y a des initiés qui le savent, OK. Après ça là, une fois que c’est établi ça, que la pensée vient d’ailleurs, après ça, regardez ce qui se passe dans votre tête.

DM : Là, vous avez dit : Pas croire ! Ça, c’est un filtre !

BdM : Regardez ce qui se passe dans votre tête. En regardant ce qui se passe dans votre tête, éventuellement vous allez voir qu’effectivement la pensée vient d’ailleurs, parce qu’elle se modifie la pensée. Un jour quelque part dans ta tête, tu vas entendre : “Bonjour, Bernard, comment ça va”… Ce n’est pas l’ego qui parle de même. Au début, tu vas penser que tu te joues des “games”, puis éventuellement tu vas voir que… Oups ! Il y a une communication quelque part avec un autre plan étranger à ta conscience subjective. Puis c’est comme ça que ça commence. Quelque part, ça va se faire cette réalisation-là ! Mais si l’Homme ne sait pas que la pensée vient d’ailleurs, si l’Homme ne sait pas que la fondamentale de la conscience expérimentale sur la Terre est régie par le voile de ceci – parce que ça, c’est la grande clé de l’évolution de savoir ça – à ce moment-là comment voulez-vous que l’Homme en arrive à avoir de l’identité ?!

DM : Oui, je comprends. Puis c’est nous autres qui rouvrent ou c’est eux-autres qui rouvrent ?

BdM : C’est eux autres !

DM : Donc on ne peut pas rien faire !

BdM : Ben, oui. Ça vient toujours d’ailleurs.

DM : C’est un état de grâce qu’il faut qu’on ait là ?

BdM : Ce n’est pas un état de grâce, c’est un état de conscience, la grâce n’a rien à voir (rires du public).

DM : C’est une caricature en voulant dire que ça ne sert à rien de chercher.

BdM : Vous parlez de caricature, mais il y a bien du monde qui pense que c’est un état de grâce ! À ce moment-là, ben, tu fais un saint avec le gars (rires du public).

DM : (rires) Ce n’est pas ça que je voulais dire !

BdM : Oui, mais c’est ça qui se découle dans ce que le monde pense !

DM : Vous rajoutez le fait… Bon, une fois qu’on a identifié que c’est pas nous autres qui pensons, vous rajoutez le fait qu’il ne faut pas croire, parce qu’il y a des pensées… BdM : Il ne faut pas croire pour un certain nombre de raisons. Pour en arriver à croire là, intérieurement, mentalement, il faut avoir beaucoup beaucoup de discernement, il faut être très lucide, il faut réellement connaître la “game”. Puis ça prend un certain nombre d’années. Mais l’Homme pour le moment doit se protéger contre le contact interne, donc ne doit pas croire. Pourquoi ? Parce qu’il est encore astral.

Quand tu commences à vivre un contact intérieur, c’est astral, c’est astralisé. Tu vas voir, est-ce que ça marche, vas-tu avoir de la voyance, sont-ils capables de me donner les numéros, les chiffres, on est réellement banal… T’sé ! Puis l’Homme ne peut pas se permettre de croire, parce que croire, ça fait partie de son talon d’Achille. La croyance, elle est 100 % responsable pour l’ignorance de l’Humanité sur la Terre aujourd’hui, à tous les niveaux.

DM : Encore là, on veut croire parce qu’on veut un résultat !

BdM : On veut croire parce qu’on est “insécure”, on n’a pas d’identité, ça se connecte tout, ça !

DM : Si on en vient… Parce qu’à un moment donné, quand le contact se fait, ils nous inondent d’information, on n’en dort pas la nuit, on est inondé d’information, puis des fois c’est intéressant, tu n’as pas besoin d’écouter CNN, tu l’as en direct, puis dans ta tête, c’est vraiment plogué, puis vous dites : Il ne faut pas croire, mais qu’est-ce que vous faites avec du matériel qui est bien intéressant, t’sé, c’est majeur là… BdM : Il ne faut pas croire, il ne faut jamais croire, c’est anathème croire.

DM : Puis c’est intéressant, puis ça a l’air d’être réel.

BdM : Oui, mais ils vont vous tester, ils vont toujours vous tester parce qu’ils connaissent l’Homme, ils connaissent chaque individu. Ça fait que si moindrement l’Homme a une faiblesse, ça va sortir.

DM : Ils nous envoient la science de nos faiblesses.

BdM : Ils envoient toujours la science de vos faiblesses à travers vos pensées. Vos pensées sont la comptabilité de vos faiblesses. Regardez comment est-ce que vous pensez, vous allez avoir toute la comptabilité de vos faiblesses. Ça fait que s’ils rentrent là-dedans, ben, on vit des initiations.

DM : OK. On reçoit cette information-là, on ne croit pas, mais c’est drôle, quand on ne croit pas les informations qu’ils nous donnent, elles sont vraies ? Le lendemain matin, beng !

BdM : Vous venez de confirmer encore ce que je viens de vous dire, parce qu’il y a une suspension de l’ego.

DM : Quand l’ego est suspendu, c’est réaliste ?

BdM : Quand l’ego est suspendu, l’Homme ne fait pas interférence avec les lois universelles.

DM : Là, on revient avec notre gars qui n’a pas dormi, qui a eu de l’information, c’est intelligent, puis ça lui a expliqué toutes sortes de choses, sciences extraordinaires, il en parle à d’autres, puis les gens lui disent : “Ah c’est ça, c’est ça”. C’est quelqu’un qui n’est pas médecin, admettons, puis qui a de l’information sur quelque chose de médical… Puis il en parle à un médecin, puis le médecin lui dit : “Comment ça se fait que tu sais ça”… Popopopo ! Il est impressionné par ça. Il n’a pas cru, mais en projetant son information, il a l’impression d’un environnement donné. Comment tu peux traiter avec le fait de ne pas penser sur la pensée des autres ?

BdM : Ça dépend de son expérience.

DM : Parce que ne pas penser, on peut peut-être arriver à ça en ne croyant pas, mais ce que les autres nous donnent comme effet… BdM : Ça dépend de son expérience. Chaque Homme va vivre le contact avec des plans subtils de façon particulière à lui-même, il n’y a personne pareil.

DM : Vous, ça ne vous impressionne pas que les gens soient impressionnés de ce que vous dites ?

BdM : Je peux comprendre s’ils le sont, impressionnés, mais moi ça ne m’impressionne pas, non. Mais je peux comprendre parce que l’Homme pense, il met de la valeur dedans.

DM : Comment ça se fait à ce moment-là, Bernard, qu’on peut dans un certain processus, on peut arriver à ne pas être impressionné par la communication qu’on a, mais on est impressionné par la réaction des gens sur ce qu’on vit comme canalisation ?

BdM : Parce que quand on vit une communication sur le plan mental, il n’y a pas d’émotion dedans. C’est “frette”, c’est “frette” ! C’est mental.

DM : À ce moment-là, est-ce que c’est l’émotion de l’autre qu’on ramasse ?

BdM : C’est l’émotion de l’autre qu’on ramasse.

DM : OK. Donc il y a deux niveaux, il y a nous autres, puis… BdM : Parce qu’eux autres, quand ils te parlent là-haut, c’est “plate”, c’est “plate” dans le sens que c’est plat : “Tu vas mourir demain matin à 10 heures 30”… C’est plat… T’sé (rires du public). À ce moment-là, tu ne peux pas vivre pareil la communication… “Je vais mourir demain matin à 10h30”… “Oui”… Ils te parlent de même. C’est dans le mental.

DM : T’as un avion à prendre ! C’est froid !

BdM : T’as un avion à prendre !

DM : Ouais, c’est comme un avion à prendre ! C’est flyé. Mais si vous êtes avec quelqu’un d’autre, puis que vous lui dites ça : “Je meurs à 10h30 demain, inquiète-toi pas”, sans rire, sans pleurer. Puis là vous ramassez ça, puis là vous, vous vivez quelque chose, est-ce que c’est parce que vous ne deviez pas mourir tout de suite, parce qu’il n’est pas capable de le prendre ? Y a-t-il des choses qu’on est obligé de vivre en pensée à cause des autres ? Des émotions qu’on est obligé de vivre à cause des autres.

BdM : On vit toujours des émotions à cause de nous autres, jamais des autres.

DM : OK. Donc c’est faux de penser que si on est froid dans le mental, puis qu’on est émotif dans notre relationnel que, c’est à cause de l’autre, c’est nous autres qui avons encore de l’émotion dans nos relations.

BdM : C’est ça.

DM : OK. Ça veut dire qu’une personne qui est mentale ou qui est refroidie dans le mental, seule, dans la communication, si elle est encore dans une tension relationnelle, il y a encore un travail qu’il faut qui se fasse dans son relationnel.

BdM : Exactement.

DM : Sur elle, pas sur l’autre ?

BdM : C’est ça.

DM : OK. Parce qu’il y a beaucoup de gens qui vivent la communication à un certain niveau, et puis que là, ils tombent en croisade avec les autres.

BdM : C’est l’émotion ça, c’est le manque d’expérience.

DM : C’est comme s’il y a deux expériences, il y a l’expérience personnelle et… BdM : Astrale et mentale.

DM : Puis il y a une expérience avec le relationnel. Comment ça se fait qu’avec nous autres, nos pensées, on est capable de gérer ça avec un certain bien-être dans le début, en tout cas, d’une conscientisation, mais que c’est dans notre relationnel que c’est plus difficile ?

BdM : Parce qu’on n’a pas le contrôle de notre énergie.

DM : C’est pas nous autres qui pensent !

BdM : C’est pas nous autres qui pensent, la pensée vient d’ailleurs mais c’est nous autres qui avons le rôle, le job, si vous voulez, de contrôler notre énergie. Ce n’est pas parce que la pensée vient d’ailleurs qu’elle ne fait pas partie de la réalité universelle de l’Homme. Ça fait partie de l’Homme que ce soit ici. Mais il faut que l’Homme contrôle son énergie, puis il est là notre problème, on ne contrôle pas notre énergie. On a beaucoup de difficulté parce que notre nature animale est très forte.

DM : Mais individuellement, on la contrôle assez bien à un moment donné.

BdM : On ne la contrôle pas intégralement, parce que si on la contrôlait intégralement, on serait capable de la contrôler au niveau relationnel. C’est plus facile de la contrôler pour nous autres tout seuls que de la contrôler pour les autres.

DM : Pourquoi ?

BdM : Parce qu’on se donne de l’importance dans notre science.

DM : C’est à cause qu’il y a deux canaux ?

BdM : Non. C’est parce qu’on se donne de l’importance dans notre science. Un Homme qui est en conscience vibratoire moindrement là, je vous donne un contexte… Supposons là que vous vous fâchiez d’une situation, puis vous avez réellement raison de vous fâcher, c’est très dur de vous défâcher…

DM : Ben moi, ça fait longtemps que je ne me suis pas fâché, là.

BdM : En tout cas, quand tu te fâches, tu es dans un mouvement vibratoire qui descend, c’est dur de te désengager, de fermer ça, net. Pourquoi ? Parce que l’énergie en descendant, elle électrifie ton système nerveux, puis en électrifiant ton système nerveux, elle te donne une adrénaline. Puis en te donnant une adrénaline, elle crée dans ton centre émotionnel une perception de présence. Puis ça, ça monte ensuite au mental qui confirme ça. Puis ça, ça gèle. Tu es pris là-dedans là, pour jouer ce théâtre-là pendant un certain nombre de minutes. Tandis qu’un Homme qui serait réellement conscient, il serait capable de contrôler ça, cette énergie-là, “in and out”, “off and on”, vite.

DM : Parce qu’il est présent là ?

BdM : Parce qu’il est présent là, avant d’être présent ici.

DM : Présent là mais pas à l’autre ?

BdM : Il est présent là, dans sa tête.

DM : OK.

BdM : Autrement dit quand tu es conscient, tu ne veux pas être manipulé. Tu es anti-manipulation, ça fait que si tu vis une vibration très forte, tu ne veux pas être manipulé, tu vas contrôler. Si tu es obligé de donner de la merde à un autre, tu lui donnes mais tu lui donnes pour deux minutes, puis tu te retires. Tu fais un travail temporaire d’évolution, si tu veux.

DM : Bon, qu’est-ce qui fait la dose là ?

BdM : C’est ta maturité, ta lucidité.

DM : Si vous ne voulez pas être manipulé, la dose ce n’est pas pour l’autre, c’est pour vous ?

BdM : Si tu ne veux pas être manipulé, c’est toi qui contrôle ton énergie, puis tu donnes à l’autre la dose que toi tu décides. Tu décides le contrôle de la dose, c’est toi qui le fais, c’est pas eux autres en haut. Ils sont sur plan mental eux autres, ils sont loin de tout ça.

DM : Il faut que je comprenne de quoi ? Si je suis mis en vibration pour vivre une colère, je n’ai pas le contrôle là-dessus, je suis mis en vibration… BdM : Si tu es mis en vibration pour vivre une colère, tu vis de l’âme, tu ne vis pas de l’Esprit.

DM : Oui, mais vous aviez souvent dit qu’il faut une colère pour se mettre en mouvement ou pour briser une manipulation ?

BdM : Tu t’en sers. Tu te sers de l’énergie astrale, il faut que ton Esprit soit en contrôle. Sans ça, un gars comme toi qui es en colère, tu vas casser toute ta maison…. (BdM envoie voler un verre)…. Ça, c’est le mental, il n’y a pas d’émotion là-dedans, c’est le mental ça. Ça, ça fait partie de contrôler tes énergies, que tu contrôles tes énergies pour faire aller le verre ou tu contrôles tes énergies pour le retenir, c’est la même affaire. Tandis que l’Homme lui, quand il vit une descente d’énergie, c’est ses émotions qui rentrent en jeu, et à ce moment-là il ne contrôle plus. C’est l’énergie qui le contrôle, c’est pour ça que je dis, il vit de l’âme.

DM : Là vous avez fait un mouvement, OK. Ça n’a pas duré dix minutes, peut-être trois secondes, mais ça là, vous l’avez fait, vous dites que vous ne vivez pas de vibration, mais ça ne tient pas compte de votre environnement, ça tient compte juste de qu’est-ce qui se passe en vous là… BdM : C’est parce que j’essaie d’expliquer quelque chose.

DM : C’est graphique (rires du public).

BdM : J’essaie d’expliquer le principe que dans une conscience mentale qui contrôle son énergie, ce n’est pas l’émotion qui rentre en jeu, j’aurais pu le faire, j’aurais pu pas le faire. Tandis que si ça avait été de l’émotion, peut-être que je l’aurais fait malgré moi-même, c’est ça que je veux dire. Si on projette ça dans la vie de tous les jours, puis c’est notre émotivité qui fait la gestion de cette énergie-là, à ce moment-là c’est là qu’on vit de l’expérience.

DM : Quand c’est émotif, là ça peut durer, ça va être le verre, puis après ça, c’est le pot… BdM : Si c’est de l’émotif, c’est astral.

DM : Ça ne s’arrête pas avec l’émotif !

BdM : C’est là que ça crée des conséquences, parce que tu n’as pas l’intelligence de ton mouvement quand tu es dans l’émotion. Dans le mental, tu as l’intelligence de ton mouvement, tu peux l’expliquer pourquoi tu le fais, tu peux le comprendre ton mouvement, tandis que dans l’émotion, ça fait encore partie de l’expérience.

DM : Quand vous, vous avez eu la vibration là, ça ne vous a pas dit : Ça va faire ça là ?

BdM : Non plus maintenant. Voilà bien des années, ça m’aurait dit ça, voilà bien des années, ça m’aurait dit : Dans vingt minutes, tu vas créer un choc, puis ma main serait partie toute seule, mais maintenant je suis trop habitué à ça, ça fait que je la contrôle, l’énergie. Mais quand je le fais, je le fais parce que ça me sert à expliquer quelque chose.

DM : Oui je comprends. Mais quand la personne vit ça, une mise en vibration, parce qu’il y a beaucoup de gens dans un développement de conscience, se rendent compte qu’ils ont moins de buffers, ils sont plus sensibles, ils sont plus proches de quelque chose qui peut sauter vite. Bon, puis quand ils sont dans une situation où un patron s’adresse à eux autres, puis ils vont vivre une forme quelconque de condescendance vis-à-vis de leur personne, ils sont plus directs, ils expriment plus directement avec un ton beaucoup plus ferme, il n’y a pas de dose là, on ne peut pas doser ça, on peut juste, une fois que c’est parti, comme vous l’avez expliqué après, vous êtes calme, vous pouvez juste couper après l’effet.

Mais il faut que l’effet sorte. Il faut que la condescendance sur votre personne s’arrête. En d’autres termes, vous allez réagir aussi longtemps que la manipulation s’adresse à votre personne. En d’autres termes, exemple, si quelqu’un vous fait vibrer une forme quelconque de condescendance de sa part vers vous là, vous là, vous n’arrêterez pas tant que la manipulation n’arrêtera pas…

BdM : Ça dépend de la personne, ça dépend, ça dépend. Ce que je peux vous dire, c’est que le contrôle, il faut qu’il vienne de ma personne.

DM : C’est vous qui allez arrêter, mais vous allez arrêter quand la manipulation va arrêter.

BdM : Ça dépend, ça dépend de la personne, ça dépend du cas, ça dépend de l’expérience, il faut que le contrôle soit fait à partir de ta conscience mentale. C’est la seule façon d’ailleurs que tu peux désengager l’astral d’une personne, c’est en contrôlant ta propre énergie au niveau de ton mental. Là, tu désengages l’énergie de l’autre personne. Si tu t’engages émotivement, puis l’autre personne s’engage émotivement, ben là, tu finis avec une deuxième guerre mondiale.

DM : OK. Je comprends, oui. De toutes façons, Bernard, je vais vous revenir après la pause.

BdM : Je vous donne un exemple, je suis allé chercher ma fille ce soir, puis il y a un type qui bloquait la rue d’une façon réellement grossière, avenue de Montréal, je ne vous dirai pas de quelle race il est, puis si j’avais été inconscient, ça se serait dégradé, parce qu’il était réellement… Il ne s’occupait pas des autos qui étaient en arrière de lui… C’était réellement un être bien inconscient. À ce moment-là, tu contrôles ton énergie parce que si tu ne contrôle pas ton énergie, là ça se dégrade. Ça fait que dans la vie, c’est toujours la même chose au niveau des expériences, il faut que tu contrôles ton énergie. Puis le problème, l’Homme ne contrôle pas son énergie, parce que l’Homme met de la valeur dans son expérience… FIN.

mise à jour le 22/06/2024

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