DM-066 Au-delà de la sagesse, l’intelligence

“DM : Deuxième partie, Bernard : “Au-delà de la sagesse, l’intelligence”. On est en voie de penser, à certains moments donnés, que l’intelligence c’est un muscle qu’on doit développer. Parce qu’on regarde les Jeux Olympiques, les gens ont un talent qu’ils développent pendant des années, souvent quand on parle …”

 

En Français vous lisez la transcription manuelle de la conférence de BdM, dans une autre langue la traduction par une intelligence artificielle (AI) de cette transcription manuelle, donc le résultat est à interpréter avec discernement.


Daniel Ménard (DM) : Deuxième partie, Bernard : “Au-delà de la sagesse, l’intelligence”. On est en voie de penser, à certains moments donnés, que l’intelligence c’est un muscle qu’on doit développer. Parce qu’on regarde les Jeux Olympiques, les gens ont un talent qu’ils développent pendant des années, souvent quand on parle de développement de la conscience, on fait souvent référence au temps, le temps que ça prend, la contenance qu’il faut, la volonté qu’il faut. Est-ce qu’on serait en droit de penser – c’est une analogie évidemment – que l’intelligence, c’est un peu comme un muscle qui se développe ou si c’est vraiment une faculté qui nous est donnée d’ailleurs et qui ne repose pas sur un acquis égoïque quelconque ?

BdM : C’est ça !

DM : Ça vient de l’extérieur. Bon. Si ça vient de l’extérieur, quelle est la capacité chez l’Homme sur le plan matériel d’aller chercher ça ? Où est-ce qu’est son moyen pour aller chercher ça ?

BdM : Le moyen de l’Homme est proportionnel à sa capacité de se désinvestir de ses attitudes mentales, de ses attitudes psychologiques. Les attitudes sont des prises de position intellectuelles, mentales, par rapport à un égrégore émotionnel. Puis ce sont nos attitudes personnelles qui font qu’on n’a pas accès à notre intelligence, parce que dans le fond, l’intelligence de l’Homme, elle est toujours présente mais elle n’est pas acquise. L’Homme n’y a pas accès, non pas parce qu’elle n’est pas là, mais parce que la porte est fermée. Puis la porte est fermée, parce qu’on est construit d’attitudes.

DM : Est-ce que vous voudriez dire que les attitudes prennent l’espace que l’intelligence pourrait prendre si elle n’était pas… BdM : Les attitudes, nos attitudes vampirisent complètement notre intelligence, l’atrophient, peuvent la rendre totalement inexistante, parce que les attitudes, ce sont des réflexes psychologiques, ce sont des façons de penser, donc des façons d’être ou des façons de non-être qui correspondent toujours à la capacité de notre mémoire personnelle, de confondre notre intelligence.

L’intelligence, j’ai déjà dit que l’intelligence, ce n’est pas de l’intelligence, c’est de l’énergie. Puis la raison que je disais ça, c’était pour réellement séparer l’impression que l’Homme a de l’intelligence, de ce que nous, nous considérons l’intelligence. Quand on parle d’intelligence, nous, on parle d’intellect, on parle d’adaptabilité psychologique à un milieu, des concepts, alors que l’intelligence, c’est réellement une énergie, c’est une vibration qui se situe sur le mental supérieur. Autrement dit, qui fait partie de la résonance ultimement universelle de l’Homme, et qui devient avec le temps, dans la mesure où il devient plus habitué à cette vibration-là, qui devient son sceau d’approbation.

Un être qui est intelligent ne vit pas de conviction, tandis que dans l’intellect, vous avez de la conviction pour supporter le mouvement, l’évolution, la progression de l’intellect. Tandis qu’au niveau de l’intelligence, la conviction n’existe pas, mais il existe une grande certitude. Puis cette certitude-là, ça fait partie de “l’imprimatur” (pronconcé imprimatour : ce qui est imprimé) du mental supérieur sur la conscience humaine. C’est une… C’est quasiment comme une “joint venture” (coentreprise) l’intelligence, c’est une relation étroite entre l’ego puis sa contrepartie universelle.

Puis, plus l’Homme va évoluer, autrement dit plus l’Homme va sortir de ses attitudes, plus cet “imprimatur” va se concrétiser dans sa conscience. Puis sa conscience va devenir identique à ce qu’elle devrait être, c’est-à-dire un “partnership” réel entre l’ego, autrement dit l’Homme incarné, dont la réflexion sur le plan mental crée l’ego, et cette intelligence-là qui est sa source, qui est sa contrepartie multidimensionnelle.

DM : Bernard, la personne qui a une attitude, est-ce qu’elle a généré cette attitude-là de par elle-même ou ça lui a été imprimé de l’extérieur ?

BdM : Les attitudes viennent toujours de courants extérieurs.

DM : Tout le temps ?

BdM : Oui, parce que les attitudes… L’attitude c’est un petit peu comme la plaque sur les dents (rires du public). Ça s’accumule, puis ça s’accumule, puis ça s’accumule, ça s’accumule, puis ça s’accumule… Tu prends un jeune enfant là, puis tu l’éduques. Bon, il est chez vous là, puis il s’en va à l’école. Il revient avec quelque chose de neuf. Ça fait que si tu ne vois pas ça, ou si pour des raisons d’ordre émotif, parce que tu es “insécure” ou tu ne veux pas manquer ton coup, tu laisses l’enfant ramener ça chez vous, les attitudes vont rentrer dans la maison, puis ça continue, puis ça continue, ça continue… Donc les attitudes ça vient toujours de l’extérieur.

DM : Bon, est-ce que l’attitude mène à la conviction ?

BdM : L’attitude peut mener à des convictions tellement puissantes qu’elles vont convertir la personnalité en un modèle de perception sans équivoque. Donc à ce moment-là, tu ne vois plus clair, mais tu penses que tu es intelligent.

DM : OK. Bon ça, ça annihile toute certitude dans l’être humain ?

BdM : Ça, ça annihile la certitude du mental supérieur, mais ça crée une fausse certitude, c’est-à-dire que ça donne à la personnalité fictive un ascendant sur la personne. Mais à ce moment-là, l’évolution est très difficile. Ça prend des chocs.

DM : Si l’attitude vient de l’extérieur, est-ce que le choc que l’individu a besoin pour casser la conviction de l’attitude, doit aussi venir de l’extérieur ?

BdM : Le choc vient toujours de l’extérieur.

DM : Un choc, ça vient toujours de l’extérieur ?

BdM : Oui, mais il n’est pas nécessairement compris, autrement dit l’Homme peut vivre des chocs de l’extérieur, parce que l’attitude ne crée pas d’intelligence dans la vie, donc automatiquement l’Homme va vivre sa vie par rapport à une programmation où ces attitudes-là sont toujours présentes, et présentes. Donc il va vivre des chocs, mais il ne pourra pas bénéficier créativement de ces chocs-là pour en arriver éventuellement à ne plus vivre de chocs, autrement dit sortir de l’expérience.

Vivre de l’expérience, c’est vivre des chocs, la vie en crée toujours des chocs. Un fois que l’Homme sort de l’expérience, rentre dans une conscience créatrice, qu’il passe de la personnalité à la personne, il n’en vit plus de chocs, parce que son mental est devenu extrêmement souple, extrêmement certain dans sa capacité de réorganiser constamment sa relation avec son modèle de vie. Et c’est là que vous entrez dans toute la science des besoins.

DM : OK. Mais si un individu a déjà dans sa vie une conscience d’une certaine limpidité intelligente, donc c’est senti, ou qui a vécu d’une certaine intelligence, est-ce qu’il est possible qu’il soit détruit éventuellement ou barré par des attitudes dans sa vie ? En d’autres termes, si on a déjà conscience d’une certaine intelligence, est-ce qu’on peut perdre cette intelligence-là par des attitudes ?

BdM : Oui, l’individu en général bénéficie d’une certaine intuition qui est une forme d’intelligence limitée. Cette intuition-là fait partie des caractéristiques spirituelles de sa conscience, donc fait partie, dépendant de son évolution d’âme, dépendant du fait qu’il a une âme évoluée, il va recevoir du plan astral, des énergies qui sont de haute vibration. Donc ça, ça va lui donner une certaine intelligence plus limpide.

Mais avec le temps, il ne sera pas capable d’aller plus loin, autrement dit il ne pourra pas passer d’une conscience spirituelle à une conscience mentale. C’est pour ça que dans votre question, la différence entre la sagesse puis l’intelligence, la sagesse c’est l’émanation du haut astral de la personne vers l’ego. Donc la sagesse, c’est bon dans le sens que c’est ascendant, dans le sens que c’est progressif, dans le sens que c’est spirituellement adapté à un bien-être de vie pour l’individu, pour la société.

Par contre, dans la sagesse, vous n’avez pas nécessairement de l’intelligence, c’est-à-dire une capacité de comprendre parfaitement les lois occultes de la source de cette sagesse-là. Un être qui, par exemple, poursuivrait une vie mystique sur la Terre, très très mystique sur la Terre, en arriverait à une très haute sagesse sur la Terre, mais cette sagesse-là le forcerait éventuellement à se retirer du monde. Un Homme qui se retire du monde ne peut plus amener dans le monde cette vibration, il se retire. Donc le mysticisme, si on le pousse très loin, a tendance à retirer l’Homme du monde, faire de lui un exclu, et en même temps maintenir dans sa conscience personnelle l’illusion d’un état.

Alors que dans l’intelligence, au niveau de l’évolution future, dans l’intelligence, le mysticisme le plus évolué, le plus sacré, sera détruit par la conscience supramentale, pour permettre à l’individu de finalement pouvoir conquérir les espaces psychiques de sa conscience multidimensionnelle et descendre cette vibration-là sur la Terre pour l’appliquer au niveau de la civilisation.

Le mystique ne peut pas amener sa science intérieure au niveau de la civilisation, parce que c’est une science qui est personnalisée sur le plan de l’âme. Alors que dans l’évolution de la conscience supramentale sur la Terre, l’Homme sera obligé éventuellement de dépasser les plans de très haute spiritualité, pour confronter son ego planétaire à son ego cosmique. Et c’est là que ça va se jouer le passage de l’involution à l’évolution.

Un ego planétaire très très évolué, autrement dit très sage, qui fait face à un ego cosmique, est fracturé dans ce contact-là, parce que l’ego cosmique représente chez l’être humain l’ultime dimension du savoir, c’est-à-dire la capacité de détruire instantanément toutes les formes qui font partie de la mémoire de la race. Tandis que l’ego planétaire très mystifié, même qui est élevé au niveau du mystique sacré, a tendance à garder les mémoires de la race, leur donner même une divinité, leur donner un pouvoir mémoriel tellement puissant que, l’Homme qui est sans identité, va s’y rattacher pour perpétuer la mémoire de la race, mais à un niveau très très symbolique ou à un niveau très très ésotérique, comme on retrouve, par exemple, dans la kabbale.

Et dans l’évolution de la conscience supramentale, cet état d’esprit sera fracturé par le rayon de la conscience supramentale pour amener la sagesse, non pas à disparaître de la conscience humaine, mais à se régénérer instantanément en intelligence créatrice. La sagesse, ce n’est plus suffisant pour l’Homme de demain. C’était utile pendant l’involution, parce que ça donnait à l’être humain un référent spirituel pour converser avec les dieux ou pour converser avec lui-même par rapport au concept relatif d’une universalité planétaire de la conscience. Mais au niveau de l’évolution, l’Homme va devoir devenir un être intégral, c’est-à-dire un être capable de confronter ce qu’on appelait par le passé, les dieux.

Pendant l’involution, les Hommes n’ont pas confronté les forces occultes. Les formes ont travaillé avec les forces occultes, les formes ont répondu aux forces occultes, les Hommes ont été anéantis par les forces occultes dans le cas de Hitler, par exemple. D’autres Homme n’ont pas été anéantis par les forces occultes, mais ont été absorbés par les forces occultes, dans le cas des grands saints, de la grande “sainteté”, par exemple.

Dans l’évolution future, l’Homme va être confronté aux forces occultes et va devoir briser leur emprise sur lui, ce qui implique que les forces occultes, dans leurs aspects les plus universels, les plus occultés, vont le confronter avec ce que j’appelle le mensonge cosmique, c’est-à-dire la dialectique progressive de l’impression que l’Homme a de l’invisible, comme étant une source intelligente de conscience, alors que l’invisible n’est dans le fait et dans le fond, qu’une source invisible de tests pour l’Homme, jusqu’à tant que lui, se soustrait complètement aux tests. Et à ce moment-là, ça impliquera chez lui une conscience intégrale, inconditionnée, inconditionnelle.

À ce moment-là, l’Homme passera de l’expérience au pouvoir créatif et l’Homme aura le pouvoir sur la Terre, c’est-à-dire que l’Homme aura la capacité d’intervenir dans le processus créatif de son évolution sur le plan du corps matériel, sur le plan du corps astral, sur le plan du corps mental à un point tel où, par exemple, l’Homme n’aura même pas à subir la mort de la pensée lorsqu’il se sera retiré du corps physique comme il se produit quand, aujourd’hui, l’Homme inconscient meurt. Parce que l’Homme vit tout le temps un niveau de mort, et la mort de la pensée c’est une des étapes de la mort au niveau universel.

Et l’Homme un jour doit cesser de mourir au niveau de la pensée pour pouvoir garder sa conscience, une fois qu’il est passé du plan spatiotemporel de son expérience au plan spatio-éthérique de sa conscience immortalisée, ce que j’appelle l’individualisation, ce que j’appelle le retour à sa source, le retour intégral à sa source. Mais pour ça, il faudra que l’Homme confronte la sagesse antique de l’Humanité. L’Homme devra un jour confronter la sagesse antique de l’Humanité. Il devra la confronter dans la kabbale, il devra la confronter dans la symbologie, il devra la confronter dans les mémoires de la race, il devra la confronter dans les valeurs spirituelles de sa race, il devra la confronter dans l’âge spirituel de sa propre expérience en tant qu’âme incarnée.

Autrement dit, l’Homme sera obligé un jour de confronter la totalité des concepts qui ont fait partie du développement de sa personnalité, même si c’est une personnalité extrêmement évoluée sur le plan de la conscience astrale, ce que j’appelle une âme avancée, ce que j’appelle la sagesse des initiés par exemple. À ce moment-là l’Homme cessera d’être un être sage et deviendra un être intelligent.

DM : Est-ce qu’on peut considérer la sagesse comme étant la synthèse de la mémoire ?

BdM : La sagesse… C’est très bien, ça ! La sagesse, c’est la synthèse de la mémoire amenée à un niveau d’évolution suffisamment avancé pour créer dans la conscience de l’individu une totale perte de mémoire de lui-même. C’est intéressant, hein !

DM : Perte de mémoire de son identité ?

BdM : Perte de mémoire de son identité ! Si vous prenez un grand mystique là, avec les yeux dans la “graisse de bines” (regard altéré) (rires public) qui va vous parler, disons, de Dieu ou du nirvana, ou un grand mystique chrétien ou un grand mystique arabe, ainsi de suite, ils vont toujours vous amener éventuellement à des niveaux de conscience qui vont mettre en question l’identité cosmique de votre individualité incarnée.

DM : De votre êtreté ?

BdM : De votre êtreté ! Et dans l’évolution de la conscience supramentale sur la Terre, ça sera totalement détruit, ça ! Parce que ça fait partie du mensonge cosmique et du vampirisme intégral des entités astrales évoluées. La religion dans le monde astral, ce n’est pas une religion, c’est une entreprise cosmique, c’est un plan, c’est un plan qui s’exerce à maintenir l’Homme dans l’ordre des morts qui sont décorporalisés. Autrement dit, sur la Terre, on vit comme on veut, mais quand on sort de notre corps matériel et que la pensée devient morte, le mort ou le désincarné n’a plus de contact avec sa source, donc il devient une mémoire périphérique qui devient un égrégore, qui devient une substance de conscience chez l’Homme. Et cette substance de conscience là, c’est la façon que, nous, en tant qu’individus incarnés dans la matière, vivons nos pensées inconscientes quand on est testés dans notre intelligence par rapport à l’inconscience de la race.

Quand l’être humain a à trancher une question de valeur concernant sa conscience par rapport à la conscience de la race, il est éminemment emprisonné dans l’astral de sa conscience. Et automatiquement, il est un survivant dans la matière, de la présence de l’astral ou des désincarnés morts, qui agissent subliminalement sur sa conscience à travers des pensées qui ne sont pas intelligentes en soi, de façon créatrice, et qui peuvent être très très présentes en lui de façon instructive, ce que vous appelez l’intuition, ce que vous appelez les idées, ce que vous appelez les perceptions.

Un être humain qui n’est pas capable de contester une pensée, la moindre pensée qui ne fait pas son affaire, est incapable de substituer son énergie créatrice à la mémoire de sa race, intégrée dans toute la conscience de ses cellules et subtilement connectée à l’astral, qui est dans le fond le gouvernement invisible de l’involution de la Terre.

Quand on parle des maîtres de l’Humanité, qu’on parle des royaumes de l’Agartha ou qu’on parle des royaumes de Shambhala, on parle de ces ondes, de ces mondes, de ces plans réels astraux désincarnés qui ont sur l’Humanité une très grande puissance, parce que l’Homme vit sa conscience mentale toujours en fonction d’égrégores créés. Un égrégore, c’est un peu comme une sorte de nourriture suffisamment humaine pour donner à l’individu l’impression d’être humain.

DM : L’impression ? Pourquoi vous employez l’impression ?

BdM : L’impression dans le sens la sécurité. Un être humain qui serait mis en communication directe avec les circuits universels, trop vite… si c’était fait trop vite, c’est pour ça que l’évolution ce sera long, perdrait tellement son identité en tant que personnalité, qui n’étant plus nourri par les égrégores de sa conscience, c’est-à-dire les égrégores qui font partie de tout le territoire invisible de sa mémoire astrale, cet individu-là serait totalement décomposé. Cet individu-là vivrait une dépression terrible qui l’amènerait probablement au suicide, autrement dit à un état de conscience, qu’il ne pourrait pas supporter la déchirure que subit l’âme quand elle ne vit plus face à face avec sa mémoire.

L’âme vit toujours face à face avec sa mémoire. Si je ramène ça sur un plan psychologique, nous les Hommes, on vit toujours face à face par rapport à notre mémoire. On a toujours notre mémoire comme référent. Et notre mémoire comme référent est toujours, pour nous autres, une certaine sécurité. C’est pour ça que les Hommes vivent un peu d’inquiétude quand il s’agit de passer à un autre niveau, c’est-à-dire dans un autre temps, c’est-à-dire dans une autre conscience. C’est pour ça que les Hommes ont de la difficulté à pouvoir “dealer” avec des concepts qui terrorisent l’ego. Non pas parce qu’ils ne sont pas nécessairement intelligents, mais parce qu’ils substituent l’égrégore de l’âme pour le rayon cosmique de son propre feu individualisé.

Dans le mysticisme de la race, que vous soyez Égyptien ou que vous soyez Tibétain, ou que vous soyez n’importe quoi, dans le mysticisme de la race, il y des conventions qui sont établies et maintenues pour la perpétuation du mysticisme, c’est pour ça que les doctrines ésotériques de Blavatsky, les doctrines ésotériques de Gurdjieff, les doctrines ésotériques de tous les êtres qui ont voulu donner à l’Humanité une certaine prise de conscience, ont toujours été des doctrines ésotériques.

Alors que dans la conscience supramentale, la doctrine ésotérique n’existe pas parce que la conscience supramentale sera toujours capable de détruire les temples, de détruire les archives, de détruire les doctrines, de transformer le matériel égrégorique, même de haute spiritualité de l’Humanité, pour l’application sur le plan matériel dans une constante universelle, en rapport avec le corps matériel, le corps éthérique, le corps mental, le corps astral, d’une énergie qui fait partie de la substance même de l’Esprit.

Et la substance même de l’Esprit, c’est quoi ? C’est la capacité de l’Homme de pouvoir raccorder instantanément dans sa vie, sur le plan mental, une instruction qui fait partie de son double, donc de sa source, avec une activité, avec une action qui fait partie de son ego. Autrement dit, si vous me demandiez : “Qu’est-ce que c’est la différence entre l’involution de la race sur le plan ésotérique, même jusqu’aux doctrines ésotériques de Shambhala et de l’Agartha, avec ce que demain nous découvrirons au cours de l’évolution”… ?

C’est que pendant l’involution, le mysticisme racial de l’Humanité a voulu conserver sur la Terre, à travers l’Homme, à travers des Hommes, des Humanités ou des groupes, le pouvoir des immortels désincarnés astraux. Alors que dans l’évolution future de l’Humanité, le pouvoir des immortels désincarnés astraux sera totalement détruit, pour que l’Homme lui, devienne immortel, c’est-à-dire capable de s’empêcher de vivre la mortalité de sa pensée. Parce qu’à partir du moment où l’Homme est obligé de subir la mortalité de sa pensée quand il se décompose physiquement, ce sont les immortels de la race astrale qui deviennent pour lui le substitut planétaire générationnel de la conscience.

Et ces êtres-là, on les appelle les maîtres du monde, et on découvrira dans l’évolution future de l’Humanité qu’un être conscient ne peut pas subir aucune autorité. Et ça, c’est tellement réel que si jamais vous lisez des livres qui expliquent la fusion – je ne parle pas de mes livres, je parle d’autres livres – qui expliquent la fusion de l’Homme, ces livres-là vous expliqueront que dans la fusion d’un être humain planétaire ou sur une autre planète, dans la fusion d’un être, les êtres les plus évolués dans l’organisation systémique des mondes sont impuissants à en découvrir le secret.

Ça veut dire ça, qu’à partir du moment où un être vit la fusion ou que l’Homme vivra la fusion, c’est impossible à d’autres êtres en évolution périphérique dans le cosmos, mêmes invisibles, même systémiques, de pouvoir comprendre la destinée, la profondeur des notions, la puissance révélatrice des notions de tout être fusionné sur une planète en évolution. Ça veut dire qu’à ce moment-là, les immortels désincarnés astraux, qu’on appelle les maîtres du monde, n’auront plus sur l’être humain ou sur la planète aucun pouvoir, de sorte que des phénomènes hitlériens seront rendus impossibles sur la Terre.

DM : Bernard, quand on parle de pouvoir, on parle généralement de lois ?

BdM : Non, quand on parle de pouvoir, on ne parle pas de lois. Quand on parle de pouvoir on parle de pénétration d’une conscience non suffisamment animée par elle-même et qui permet ce qu’on appelle le pouvoir, donc un rayonnement, de se personnifier à la mesure des besoins psychiques occultes, ésotériques ou psychologiques de cette conscience-là endormie. Un pouvoir devient un attribut essentiel d’une Humanité en évolution seulement quand les êtres n’ont pas d’identité. Quand les êtres ont une identité, un pouvoir ne peut plus s’exercer sur une planète.

Donc là, vous allez dire : “Ben, qu’est-ce que c’est qui s’exerce”… C’est la puissance créative de la lumière universalisée de tous les êtres qui ont atteint un certain niveau d’évolution. Il y a une très grande différence vibratoire entre le terme “pouvoir” et le terme “puissance”. Quand vous parlez du terme “pouvoir”, vous, sur le plan de la kabbale, le terme “pouvoir” se réduit à la manifestation existentielle de la lettre K, ramenée à sa cinquième puissance, pour créer dans le monde astral une reconnaissance de besoin sur la Terre.

Donc quand un Homme exerce sur la Terre ce qu’on appelle un pouvoir, surtout dans le cas de Hitler, par exemple, prenons le cas de Hitler… Quand un Homme exerce sur la Terre un pouvoir, comme dans le cas de Hitler, il fait vibrer dans l’astral au niveau de la cinquième puissance de la lettre K, des égrégores tellement puissants, que des êtres se rapprochent de l’Homme pour dominer l’Homme sans qu’il s’en rende compte, donc Hitler, et la race en évolution.

Mais quand un être est conscient, vous ne pouvez pas utiliser le pouvoir, vous ne pouvez pas faire vibrer la lettre K à la cinquième puissance, parce qu’un être qui est conscient est maintenu en équilibre par la rencontre de deux grandes lettres qui font partie de la kabbale. Les deux grandes lettres qui font partie de la kabbale, c’est l’Alpha puis l’Oméga. L’Alpha, c’est la continuité de la fin du début organisationnel de l’intelligence.

Donc quand un être est en conscience cosmique et qu’il fait vibrer l’Alpha, automatiquement il réduit sa puissance vibratoire pour faire naître l’Oméga, c’est-à-dire donner à la contrepartie universelle de sa petitesse, c’est-à-dire son humanité, le même équilibre, la même vibration, la même résonance que l’autre lette a. Donc un être qui a une conscience universelle qui est totalement figée dans la fusion, n’est pas simplement un Alpha ou un Oméga, il est les deux en rencontre.

C’est un peu comme un scientiste qui créerait un cyclotron, puis qui ferait arriver face à face deux particules atomiques pour créer une nouvelle particule. Donc l’être nouveau, ce que vous appelez le SurHomme ou ce que les Hommes appelleront l’être conscient demain, sera un être qui sera à la fois Alpha et Oméga, c’est-à-dire ça sera un être qui aura réussi dans son évolution, dans son initiation solaire, à donner de la place, non pas seulement à la lettre A sur le plan vibratoire, non pas seulement à la lettre Oméga sur le plan vibratoire, mais aux deux lettres en même temps, c’est-à-dire qu’il aura réduit le potentiel créatif de l’infinité à l’universalité individualisée de son égrégore universel, c’est-à-dire son moi unifié à sa lumière.

Donc ça empêchera le pouvoir des forces occultes de manipuler l’Homme, et ça, ça va très loin parce qu’il va venir un temps au vingt-et-unième siècle où l’Homme va venir en contact avec des civilisations, il va venir un temps dans le vingt-et-unième siècle où l’Homme va venir en contact avec des civilisations très très avancées. Et l’Homme ne pourra pas – quand je parle de l’Homme, je parle de l’Homme conscient – l’Homme conscient ne pourra pas être assujetti à des intelligences qui font partie déjà du pouvoir, c’est-à-dire de la lettre K amenée à la cinquième puissance.

Et pour que l’Homme se protège contre ça, il faudra qu’il ait réussi lui, dans sa fusion, à connecter l’Alpha et l’Oméga, et à enlever à l’invisible le pouvoir sur sa conscience. Et vous allez dire : “Ben, qu’est-ce que c’est que ça donne, qu’est-ce que c’est que ça crée comme résultance dans la vie à l’invisible, le pouvoir sur sa conscience quand il traite avec des êtres qui viennent d’une autre planète (légère coupure)… Sur une planète expérimentale”… ?

Ça veut dire que nous vivons sur une planète où notre intelligence est tellement tellement petite, tellement peu grande, tellement sans puissance créatrice, que notre intellect – autrement dit la capacité de faire vibrer nos neurones pour avoir de l’information – est régi par des forces vibratoires sur d’autres plans, qui sont très puissantes, et qui font partie de la permanence du pouvoir des maîtres du monde dans l’astral désincarné de la planète Terre. Pour briser ça, pour briser ce pouvoir-là, il faut ramener, il faut que l’Homme ramène, il faut que l’Homme recrée, se reconstitue vibratoirement et qu’il rétablisse encore le pouvoir de fusion de l’Oméga puis du A de sa vibration. Puis ça, ça prend quelques secondes à le faire. Parce qu’il faut que l’Homme en arrive à élever sa vibration pour pouvoir éteindre encore de la mémoire qui fait partie de tous les plans astraux.

Ça, ça m’amène à expliquer – où j’étais coupé tout à l’heure – ça m’amène à expliquer que l’Homme découvrira un jour que, tant qu’il est sur la Terre et qu’il n’a pas conscience, c’est-à-dire qu’il n’est pas dans un état suffisamment avancé de fusion, il meurt, il vit et il naît instantanément. Nous autres, on a l’impression qu’on vit cent ans, mais ce n’est pas ça qui se passe. L’Homme meurt, vit et naît instantanément tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps… DM : À l’échelle d’une vie ?

BdM : Dans notre vie, on naît, on meurt et on vit instantanément. L’Homme vit, naît et meurt des millions et des millions de fois dans sa vie. Et ce qui fait que l’Homme ne réalise pas qu’il vit… Je vais vous expliquer, je vais vous le montrer où vous pouvez le sentir ça, tout à l’heure. Mais l’Homme ne réalise pas qu’il naît, qu’il vit, qu’il meurt instantanément, parce que l’Homme a l’expérience fictive de la continuité de sa pensée ou de sa conscience par le fait de pouvoir penser. C’est le fait de pouvoir penser quand tu veux qui te donne l’illusion de continuité ou de permanence de conscience.

Si l’Homme était empêché de penser dans une fusion instantanément, l’Homme verrait qu’il passe instantanément à un autre temps, c’est-à-dire qu’au niveau de sa personnalité, il est mort. Il est vivant au niveau de sa personne mais au niveau de sa personnalité, il est mort. Puis si vous me demandez de vous donner un exemple de tout ça, je vais vous en donner un. Quand vous vivez le jour, puis si vous regardez ou vous observez l’état, votre état mental, vous allez voir que vous vivez constamment des hauts puis des bas, puis des hauts puis des bas, puis des hauts puis des bas, puis des hauts puis des bas, puis des hauts puis des bas, puis des hauts puis des bas, puis des hauts puis des bas… Le haut c’est vivre, puis le bas vous mourez. Puis entre les deux, il y a un équilibre. L’Homme vit toujours ça.

Quand je dis que l’Homme cherche à être heureux… Chercher à être heureux, c’est la plus grande illusion planétaire de l’Homme sur la Terre, parce que chercher à être heureux, c’est chercher à être dans le haut, puis tu ne peux pas toujours être dans le haut. Tu descends puis tu montes, le haut puis le bas, puis le haut puis le bas. Puis le haut et le bas, c’est ce qui crée chez l’Homme ce que je pourrais appeler l’angoisse existentielle, pour employer un terme que tout le monde comprend. L’angoisse existentielle ! Tu n’es pas bien dans ta peau tout le temps !

DM : La perception du temps vient de là !

BdM : Il y a une perception du temps, puis ça vient de là, la perception du temps ! Et ce temps-là, il fait partie de la vibration astrale de la pensée. Donc ce temps-là, il fait déjà partie de la mort de la pensée. Donc l’Homme qui est sur la Terre qui naît, qui vit, puis qui meurt instantanément, il est toujours en voie d’intégration ou de désintégration, d’intégration, de désintégration. Et les forces sur les plans invisibles savent ça, et elles veulent garder l’Homme dans cet état-là parce que quand un Homme cesse de mourir et de vivre, et de s’incarner instantanément, sa pensée change.

Au lieu d’avoir une pensée réflective qui est basée sur la mémoire de la race, il commence à avoir une pensée créatrice qui fait partie de sa fusion, c’est-à-dire de son lien inaliénable avec sa source. Et à ce moment-là il devient une menace, même si l’Homme ne peut pas le sentir, il devient une menace aux maîtres du monde, donc il devient une menace à l’Agartha, il devient une menace à Shambhala. Pourquoi ? Parce qu’il entre dans son identité, et une fois que l’Homme entre dans son identité, il ne peut plus être vulnérable, c’est-à-dire qu’il n’a plus de karma sur la Terre. Et quand un Homme n’a plus de karma sur une planète, il ne peut plus servir ce que j’appelle les fils des dieux ! Et les fils des dieux, ce sont les morts. Les morts sont les fils des dieux, et les morts feront toujours la volonté des dieux, c’est-à-dire ils feront toujours la volonté des êtres systémiques.

Puis si on allait loin là-dedans, on pourrait éventuellement regarder, puis éventrer tout le mystère de la création en ce qui concerne le phénomène luciférien et jusqu’à quel point le phénomène luciférien a interféré avec l’évolution de la conscience de l’Homme sur la Terre. Ce qui sera renversé dans l’évolution, parce qu’avec les nouvelles sciences qui viendront de la fusion des Hommes, le caractère psychologique de la pensée sera totalement anéanti.

L’Homme passera de la personnalité à la personne, donc il passera de ce que j’appelle la mémoire astrale à la mémoire cosmique. L’Homme à ce moment-là pourra comprendre, expliquer TOUT, c’est-à-dire il aura libre accès au-delà des plans qui sont gardés par les gardiens du seuil et qui sont depuis très très longtemps gardés par des êtres qui ont besoin de vivre sur la Terre ce qu’on appelle le pouvoir, à travers l’organisation astrale, donc à travers la pensée de l’Homme inconscient qui pense qu’il pense. C’est intéressant ! (rires du public).

DM : C’est quand on cherche une application… BdM : Il ne s’agit pas de chercher d’application, vous ne pouvez pas chercher d’application, c’est pour ça que je dis… Il y a des gens des fois qui viennent me voir, qui me disent : “Comment est-ce que tu deviens conscient, y a-t-il une méthode”… Je leur dis : “Va chez Eaton, achète-toi une livre de chocolat” (rires du public). Il n’y a pas de méthode ! Il y a des sciences, on commence aujourd’hui à avoir des sciences, on commence à avoir des sciences ! Ces sciences-là, éventuellement, l’Homme va pouvoir connecter avec. Ça, c’est un petit peu comme une personne qui vient à mes conférences publiques pour la première fois, probablement il trouve ça difficile, il trouve ça un petit peu aberrant, probablement révoltant ou je ne sais pas moi, ça dépend de la conférence !

Mais une personne qui suit toute seule, qui suit depuis un certain temps, ça devient facile de comprendre ce que je dis. “Êtes vous d’accord dans la salle, ça devient facile”… Ça devient évident, donc l’Homme n’a pas à faire des grands sauts en hauteur pour comprendre ça, par contre où ce n’est pas évident, c’est dans l’application.

DM : D’ailleurs, la question souvent que les gens posent, c’est : Comment ça se fait qu’on peut comprendre et qu’on n’est pas capable de se donner les mêmes révélations par nous-mêmes ?

BdM : Vous pouvez, c’est-à-dire quand vous dites que vous comprenez, ça veut dire que vous êtes suffisamment mis en vibration pour vibrer à une certaine énergie, ce qui fait que vous comprenez, “no problem” ! C’est simple de comprendre ce que je dis. Par contre, quand il s’agit d’appliquer les lois de la conscience supramentale, de la psychologie de l’Homme, là ça devient difficile parce qu’on est alourdi par une mémoire terrible.

DM : Mais souvent, Bernard, les gens ont l’impression de vivre sur une énergie qui n’est pas la leur, donc ils vivent une sorte d’état, je dirais, pratiquement d’intelligence qui, par réflexion, donne l’impression que c’est la nôtre, donne l’impression que c’est nous autres qui avons cette intelligence-là. Puis quand on se retrouve dans le quotidien à faire face justement aux problèmes existentiels, on ne semble plus avoir accès à cette même intelligence-là qu’on a bénéficié pendant quatre, cinq, six heures. Puis on dit : Ben, qu’est-ce que je suis moi, par rapport à cette intelligence-là ?

BdM : Ça, c’est une question très intéressante. Si on regarde l’évolution de l’Homme, je parle au large, si on parle de l’évolution de l’Homme, dans la mesure où l’Homme va être mis en vibration supramentale, dans la mesure où l’Homme va avoir une conscience de plus en plus fusionnée, l’Homme va être amené à vivre sa relation avec la civilisation d’une façon différente. Il va y avoir un ajustement. L’Homme va être obligé de vivre un ajustement. D’ailleurs, probablement, un des premiers symptômes de cette transmutation individuelle là, ça va être une certaine perte de mémoire. La mémoire qu’on avait avant, ce ne sera plus aussi facile. Puis ça, ça fait partie du travail qui va se faire sur le plan mental de l’Homme, et l’Homme ne peut pas faire autrement parce que ça fait partie de la transmutation de ses corps subtils.

L’ego va réagir, l’ego va s’inquiéter, l’ego va vivre toutes sortes d’états : “Est-ce que je perds la mémoire, est-ce que je deviens Alzheimer”… T’sé… Ce n’est pas que l’Homme devient Alzheimer, ce n’est pas que l’Homme perd sa mémoire, c’est que l’utilisation psychologique égocentrique de sa mémoire qui donnait dans le temps la fausse personnalité, va être de plus en plus ajustée, puis ajustée, puis ajustée, puis ajustée, puis ajustée. Puis l’Homme, les Hommes, selon leur propre expérience, vivront cette transformation-là différemment selon leur propre temps.

Il n’y a pas un Homme qui va vivre la conscience, sa conscience de la même façon. Et ça, ça se passe entre l’Homme et sa source, ça se passe entre l’être et son principe vivant sur le plan mental. C’est pour ça que rendu à ce point-là, il n’y a plus d’école, il n’y a plus de structure, tu ne peux pas aller aux Indes, il n’y a pluss de maître, c’est l’Homme et l’Homme. Donc le pont entre cette involution et cette évolution, le pont c’est quoi ? C’est une science qui va intéresser certains Hommes dans certains temps, dans un certain temps, et qui n’intéressera pas d’autres Hommes dans certains temps.

Il y a des Hommes, ça va les intéresser, puis ils vont aller avec ça. Elle va être à leur disposition cette science-là, les réponses vont être là. Et l’Homme, au cours de son expérience, va apprendre finalement à comprendre qu’est-ce que c’est être. Qu’est-ce que c’est être, qu’est-ce que c’est une identité ! Et toutes les notions, les concepts les plus avancés, les plus sages de l’involution seront impuissants face à ce que lui-même, en tant qu’individu, demain découvrira.

DM : Bernard, dans la sagesse, qui semble avoir été manipulée fortement par les fameux maîtres du monde, les gens font référence à un aspect qui, collectivement, était comme accepté. Vous, vous présentez un matériel qui semble référer à l’individu et puis qui donne à l’individu le pouvoir absolu d’accepter ou de refuser une sorte d’échange avec quelque chose de très vibratoire, très subtil. En d’autres termes, la personne, elle semble avoir comme une gestion de son temps, de son rythme. Et ça fait sauter les fameux paramètres de référence à quelque chose d’accepté universellement.

Est-ce que dans l’intelligence – on parlait d’énergie en première partie – est-ce que les gens dans l’intelligence qui vont avoir à se manifester différemment – parce que vous mettez le point là-dessus aussi – est-ce qu’ils vont avoir des règles, des principes, des éléments qui vont être collectivement reconnus, ou si c’est l’individu qui va inventer ses propres règles, ses propres principes au fur et à mesure de sa conscience ?

BdM : L’individu en tant qu’individu n’inventera rien, c’est la conscience qui va lui présenter des choses, l’individu va être simplement un porteur de lumière, il va être un canal, il va être canal de sa propre lumière.

DM : Il ne sera pas démagogue là ?

BdM : Non, non, non, il va être canal de sa propre lumière.

DM : Médiateur ?

BdM : Il va être canal.

DM : Non, mais c’est important, parce qu’il y a beaucoup de gens qui disent : Bon, ben là, quand on est intelligent, on a une mission… BdM : Vous tombez encore dans l’ancienne trame ! Les malheurs… Vous allez devenir un petit maître, un gourou… DM : C’est ça, il y a beaucoup de gens qui tombent là-dedans.

BdM : C’est un renversement, c’est une révolution occulte la conscience supramentale sur la Terre ! C’est une révolution occulte qui est basée sur une évolution individuelle. Autrement dit, la conscience supramentale c’est probablement le seul phénomène possible sur une planète où vous avez à la fois l’expérience révolutionnaire et évolutive en même temps. Elle est révolutionnaire au niveau occulte, autrement dit par rapport à la science des temps et des plans, et elle est évolutive sur le plan individuel par rapport à l’ajustement psychologique et psychique de l’ego.Donc la révolution ne touche pas la Terre, ne touche pas les structures humaines. La révolution touche les structures systémiques occultes des mondes parallèles, alors que l’évolution sert de base harmonieuse, rythmée, rythmique pour le développement progressif de l’Homme par rapport aux révolutions qui se créent dans l’invisible.

DM : Vous dites que ça ne crée pas de révolution, un être conscient, mais on vient de vous entendre parler, en tout cas, de la cinquième puissance. J’imagine ça, d’entendre parler avec un groupe de scientifiques dans une salle qui vous donnent une crédibilité sur vos affirmations, ils seraient sur une table de recherche lundi matin !

BdM : C’est occulte ! Non, les sciences occultes, les sciences de l’invisible sont vérifiables sur les plans occultes. Il faut que l’Homme ait accès à ces plans-là pour pouvoir vérifier ces données-là. La science est vérifiable sur le plan matériel, elle a ses données sur le plan matériel. La science demeure dans son cadre, les sciences occultes ou les sciences cosmiques, ou les sciences universelles, ou les sciences de l’Esprit, ou les sciences du temps, ou les sciences pures, c’est-à-dire les sciences transmutatives de la conscience font partie d’un autre plan.

Donc au fur et à mesure où l’Homme va avancer dans sa conscience, l’Homme va avoir accès à d’autres plans au lieu d’avoir simplement accès à la matière. Et éventuellement, ces sciences-là pourront se coordonner à la matière. Quand ces sciences-là pourront se coordonner à la matière, c’est évident que l’Homme créera une autre civilisation, un peu comme d’autres intelligences dans d’autres planètes ont créé d’autres civilisations, parce qu’ils ont le pouvoir vibratoire de leur conscience cellulaire par rapport au matériel. Mais avant que l’Homme en arrive à ce point-là, il faut que l’Homme en arrive déjà à se trouver une identité.

DM : Bon, vous exprimez quelque chose, vous avez une certitude, vous avez une vibration qui est précise, l’individu le reçoit, même s’il ne comprend pas intellectuellement. Si ça passe bien, est-ce qu’on peut dire que ce qui a été dit, ce qui a été vibré, a été vérifié ?

BdM : Ce qui a été vibré permet à un petit niveau de mettre l’être en vibration, parce que ça permet à un petit niveau, à l’être de reconnaître qu’il sait ça.

DM : Donc il est vérifié, c’est ça qu’on pourrait considérer de la vérification ? Ce n’est pas de la réflexion, mais le fait que ça soit bien senti, c’est vérifié ?

BdM : Il y a des gens qui sont venus à mes séminaires et qui ont dit : “Ce que vous dites là, je le sais, c’est ça”. Pas besoin de leur taper sur le tête !

DM : Non, mais ils n’auraient pas pu le dire, mais ils le savaient !

BdM : Ils n’auraient pas pu le dire avant, parce qu’avant il n’y avait pas comme une sorte d’autorité pour dire “ouais”… Parce qu’avant on se tirait la couverte : “Moi je suis un petit maître là, hé, j’suis Bernard de montréal là, tu ne vas pas venir me dire que tu sais ce que je sais là”… Comprends-tu ? Ça fait que cette illusion-là, elle n’existe plus. À ce moment-là un être qui est conscient peut dire à un être qui a une certaine conscience, une certaine perception: “Ça, c’est ça”. Bon, ben là, tu viens de mettre une petite roche, puis après ça une autre petite roche, finalement tu crées un mur, tu construis.

C’est très important pour un être conscient de faire savoir à un être qui est en évolution de conscience que ça, là, ce qu’il sait, c’est ça ! Tandis qu’avant, à cause du pouvoir, parce que dans l’intellect, il y a toujours la recherche du pouvoir, on contestait ce que l’autre disait, même si c’était intelligent, on cherchait encore, on était capable encore de trouver une façon d’y ramener d’une autre façon pour qu’il ne comprenne rien de ce qu’on voulait dire.

DM : Oui, effectivement !

BM : Parce qu’on veut toujours, on voulait toujours avoir la maîtrise qui composait cette information-là, on voulait dire : “C’est moi qui ai créé ce livre-là de même, ça vient de moi, ça”. On avait de la difficulté à vouloir admettre que des êtres dans le monde, souvent des êtres très simples dans le monde, savent des choses que des êtres plus complexes ne savent pas !

DM : Exact.

BdM : Puis l’être qui est simple, qui est le petit Homme, comment veux-tu qu’un petit Homme qui a été battu pendant des siècles surgisse un jour, puis qu’il dise : “Écoute, je suis un grand bonhomme, je sais ça”. Mais à partir du moment où cette science entrera dans le monde, qu’elle sera diffusée dans le monde, qu’elle sera présente dans le monde, que les Hommes auront accès à ça et que les Hommes pourront être mis en vibration, parce que.. Hop, ils savent ça ! Ils ne savent pas tout, ils ne sont pas capables de te parler de la cinquième puissance, mais ils sont capables de te parler d’autres choses à leur niveau. À ce moment-là l’Homme commencera à construire son identité, puis éventuellement, c’est là que ses centres vont s’ouvrir, que l’Homme va rentrer dans les circuits universels, puis ça, ça n’a pas de fin.

Éventuellement, l’Homme aura une identité, c’est-à-dire une certitude créatrice capable de lui autorévéler ce que la sagesse de l’Humanité a été insuffisante à rendre à l’Homme. Ce que je reproche aux sages de l’Humanité – je ne les blâme pas les sages de l’Humanité, parce que les sages de l’Humanité font partie de l’évolution progressive astrale, spirituelle de l’Humanité, ils ont eu un rôle important dans l’évolution progressive de l’Homme… Mais ce que je reproche à la sagesse de l’Humanité, ce que je reproche à la sagesse de Blavatsky, ce que je reproche à la “Divine doctrine”, c’est d’avoir donné aux Hommes des anciens outils pour travailler dans un nouveau temps, où les outils astraux spirituels, convoqués, établis, maintenus, permis par les maîtres de la race, seront insuffisants pour ravager la mémoire de l’involution… Qui devrait être faite !

DM : Est-ce que le premier centre qui va s’ouvrir, disons, Bernard, par rapport à cette intelligence-là qui s’éveille – parce que c’est vibratoire votre affaire – est-ce que c’est l’écoute avant la parole ? Est-ce que l’individu va avoir à développer une écoute avant de pouvoir manifester quoi que ce soit d’intelligent dans le sens que vous l’entendez ?

BdM : L’écoute c’est important. Parce que l’écoute, déjà quand vous êtes en écoute, vous diminuez un peu l’orgueil de votre intellect. L’écoute c’est un acte d’humilité, donc pour ne pas utiliser le mot “humilité” qui a été galvaudé à toutes les sauces, l’écoute c’est un état d’esprit qui permet à un être de bénéficier de l’intelligence de l’autre que lui n’a pas tout de suite. Il y a du monde dans le monde qui sont plus évolués que nous autres. Ces gens-là, si on a de l’écoute, ils rendent quelque chose. On est mis en vibration.

Puis éventuellement, l’Homme va suffisamment être mis en vibration qu’il va commencer à pouvoir parler. À ce moment-là, d’autres par rapport à lui pourront écouter. Il faut que l’Homme soit mis en vibration, puis être mis en vibration… Pour être mis en vibration, il faut avoir un petit peu d’écoute, il faut avoir une certaine humilité dans le mental, dans ce sens qu’il faut savoir que peut-être ta belle-mère, elle sait quelque chose que tu ne sais pas. Peut-être que ton petit frère sait quelque chose que tu ne sais pas.

DM : Dans l’écoute, est-ce qu’il est possible pour l’individu qui, évidemment, lorsqu’on l’écoute, on écoute ni plus ni moins les formes-pensées qui nous sont projetées, est-ce qu’il est possible pour un individu… BdM : Non, non, ce n’est pas des formes-pensées qui vous sont projetées. Quand vous écoutez, vous écoutez des paroles qui peuvent être colorées par la pensée. Puis, plus l’Homme va entrer en conscience, ce que vous allez écouter, quand l’Homme va parler à l’Homme, ça ne sera plus pensable ce qu’il va dire. Puis c’est là que ça devient intéressant ce que vous dites, parce qu’il va venir un temps où la parole va être très précise.

Elle va être chirurgicale la parole, elle va être chirurgicale à un point tel que l’Homme sera capable de faire éclater dans l’invisible toutes les lettres de la kabbale. Si l’Homme ou quand l’Homme sera capable de faire éclater toutes les lettres de la kabbale dans l’invisible, l’Homme n’aura même plus besoin de corps matériel. Ça, c’est ce que j’appelle l’évolution jupitérienne.

L’Homme sera un immortel certifié dans le système “avonique” de la Terre, c’est-à-dire que l’Homme aura déjà un numéro d’enregistrement dans les archives cosmiques de sa planète. Ça va loin l’affaire ! Ça veut dire que déjà l’Homme fera partie de tous les grands circuits universels d’évolution de la pensée cosmique, et l’Homme pourra rentrer avec son corps éthérique dans ces systèmes-là, dans ces plans-là, dans ces mondes-là, se mettre en vibration harmonieuse avec ces…

Savez-vous que la pensée – là, parce qu’il y a tellement d’affaires à dire – nous autres on pense que la pensée, on pense ça dans notre cerveau là ! La pensée, ça ne marche pas comme ça. La pensée fonctionne un petit peu comme une “belt Van Allen”. La pensée dans l’univers, elle passe d’un Superunivers à un autre Superunivers, à un autre Superunivers. La pensée, elle couvre sept Superunivers. Donc la pensée systémique, cosmique… La pensée, ce n’est pas un phénomène psychologique. La pensée, c’est une énergie dont l’atome fait partie de ce que j’appelle l’antimatière. Et cet atome-là qui fait partie de l’antimatière, est éternel dans ce sens que la pensée dans son rythme est tellement rapide que, dans son sein, l’Alpha et l’Oméga sont réunis.

Et c’est pour ça que quand on parle de Dieu, on dit Dieu c’est l’Alpha et l’Oméga, un jour on comprendra que Dieu, ce n’est pas… Dieu dans le fond, ça n’existe pas dans le sens anthropomorphique de l’Homme, où la pensée est réduite à une symbologie extrêmement primaire, spirituelle. Mais quand on parle de Dieu sur le plan cosmique, on parle de la puissance vibratoire de l’énergie de la pensée, de se rencontrer en mouvement “alphique” et “omégique” à la fois.

Autrement dit la pensée qui s’en va dans cette direction-là, dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’univers, il y a une pensée qui s’en va dans le mouvement contraire et qui se rencontre. Et c’est ça qui crée la polarité universelle. Si dans l’univers, la pensée n’allait pas dans un sens et n’allait pas dans un autre sens opposé, la polarité n’existerait pas. Et c’est la capacité de la pensée d’être instantanément… De se rencontrer dans ces mouvements opposés instantanément dans l’univers, qui créent dans la conscience humaine l’impression de l’existence systémique de ce qu’on appelle un Dieu ! Un jour, on étudiera la valeur créative de tout ça.

Puis on étudiera les composantes créatrices de cette valeur-là pour réaliser que, dans le fond, un Dieu ou le besoin d’un Dieu, ou la sagesse d’un Dieu, ça existe simplement dans l’Homme, parce qu’il n’est pas capable de supporter l’instantanéité du mouvement opposé de la pensée de l’Alpha et de l’Oméga. Ce qui se produit dans la fusion, par exemple. Dans la fusion, la pensée elle s’en va par là, il y a une autre pensée qui s’en va par là, la rencontre des deux mouvements de cette pensée dans la conscience d’un initié en fusion, automatiquement neutralise le besoin psychologique, psychique, occulte, ésotérique d’un Dieu, c’est-à-dire d’une conversion de cette infinité-là à la mesure et à la hauteur des besoins émotifs d’une Humanité.

Il est temps que l’Homme arrête un jour de penser que de l’intelligence, c’est intelligent ! De l’intelligence c’est de l’énergie. Ceux qui seront dans cette énergie créatrice là au cours de l’évolution, et qui amèneront sur la Terre des sciences à tous les niveaux, de tous les ordres, c’est évident que ces êtres-là feront partie, auront la capacité au niveau de leur conscience en fusion, de voyager dans un mouvement, et dans un mouvement opposé de la pensée en même temps.

Et là, vous allez dire : “Mais est-ce que c’est eux autres qui se promènent là-dedans, puis qui se promènent là-dedans”… Non ce n’est pas eux autres, c’est l’ajusteur de pensée. Donc il y a des êtres qui auront des ajusteurs de pensée extrêmement avancés, dont le pouvoir de déplacement dans les Éthers systémiques est tellement grandiose, qu’on ne peut même pas s’imaginer qu’est-ce que c’est un ajusteur de pensée, au niveau de la science que ces êtres-là possèdent dans leur capacité d’instantanément manipuler la lumière, la diriger par rayonnement vers l’Homme, pour que ses neurones vibrent, et que lui ait ce qu’on appelle une science quelconque !

C’est évident qu’un jour, ça ne sera plus suffisant pour l’Homme de recevoir ces rayonnements-là parce que l’énergie va être trop grande. Donc au lieu que l’Homme ait un corps matériel, il aura un corps éthérique, c’est simplement un changement de plan.

DM : Pour être capable de contenir cette énergie-là !

BdM : C’est ça. Mais ce que je veux faire comprendre à l’Homme et à l’Humanité involutive, c’est que la raison d’être de la conscience supramentale sur la Terre, c’est de permettre à l’Homme de commencer lentement à réorganiser son moi, c’est-à-dire à investir dans un processus de conscience qui l’amènera avec le temps à son identité. Après ça, le reste, les sciences occultes, les sciences de l’invisible seront absolument extraordinaires, seront données par l’Homme, par des Hommes, écrites, transcrites, traduites, diffusées. Et à ce moment-là l’Homme s’apercevra que le petit Homme de l’involution était réellement un être de lumière.

DM : Merci beaucoup, Bernard de Montréal. (Applaudissements).

mise à jour le 22/06/2024

Retour en haut