DM-022 Vouloir se faire aimer

“DM : (…) dont vous parlez, c’est un être qui dégage un rayonnement d’amour, qui fait voir à l’individu des choses qu’il ne voyait pas avant, et les êtres qui rencontrent une personne comme vous parlez, qui a la responsabilité de sa parole, qui a de l’intelligence, qui a une conscience, qui goûte à cette …”

 

En Français vous lisez la transcription manuelle de la conférence de BdM, dans une autre langue la traduction par une intelligence artificielle (AI) de cette transcription manuelle, donc le résultat est à interpréter avec discernement.


Daniel Ménard (DM) : (…) dont vous parlez, c’est un être qui dégage un rayonnement d’amour, qui fait voir à l’individu des choses qu’il ne voyait pas avant, et les êtres qui rencontrent une personne comme vous parlez, qui a la responsabilité de sa parole, qui a de l’intelligence, qui a une conscience, qui goûte à cette science-là, on dirait que les êtres se reconnaissent un esprit, se reconnaissent un contact, se reconnaissent un échange entre eux autres, comment voulez-vous que ces individus-là aient la contenance de leur rencontre, quand c’est pour eux autres, c’est comme quasiment la façon de s’en sortir, de se rencontrer ?

Bernard de Montréal (BdM) : Je suis d’accord avec ce que vous dites, seulement que je suis obligé de dire en public, dans le public, que quand vous vous rencontrez puis que vous vous parlez, “prenez-vous pas” au sérieux, prenez ça à petite dose, parce que ce que vous pensez que vous savez aujourd’hui, dans quatre ans, ça va être d’autres choses, dans dix ans ça va être d’autres choses, pas dans le sens que ça va être changé, mais dans le sens que ça va être transformé !

DM : Oui, mais on ne peut pas empêcher ?

BdM : Non, vous ne pouvez pas empêcher, évidemment vous ne pouvez pas empêcher, mais il faut que des gens – en tout cas, moi j’en suis un – il faut que des gens vous le disent, il faut que les gens instruisent, disent aux gens – au monde – qui font une recherche spirituelle, qui font une démarche spirituelle, qui avancent vers des terres inconnues, de prendre ça aisé, de ne pas prendre ça tout pour du cash tout de suite, parce que ce qui arrive, c’est que ces sciences-là ouvrent les centres.

Une fois que les centres psychiques sont ouverts, l’astral a accès à la conscience humaine. Une fois que l’astral a accès à la conscience humaine et que l’Homme n’est pas encore suffisamment dans sa maturité intégrale, l’Homme peut se faire jouer des tours, l’Homme peut se faire manipuler dans son mental.

J’ai vu des gens qui ont fini à “Grande Bâtisse” (HP), j’ai vu des gens qui ont fini dans des asiles d’aliénés, j’ai vu des gens qui se sont suicidés parce qu’ils n’ont pas été capables de supporter cette énergie-là qui était astralisée par les plans involutifs. C’est pour ça que je dis : “elle est merveilleuse cette science-là, elle est grande, mais l’Homme ne peut pas l’approcher avec la même ambition, le même enthousiasme psychologique de l’ego insécure de l’involution”.

Quand vous étiez dans l’involution, puis que vous alliez à l’Université ou même si vous allez encore aujourd’hui à l’Université, que vous alliez dans des études de religion, il n’y en a pas de danger, parce que ces sciences-là, les sciences d’aujourd’hui font partie de l’involution. Ce ne sont pas des sciences dangereuses, au contraire, ce sont des sciences nécessaires à l’évolution psychologique de l’ego.

Et remarquez bien le point que je veux faire, dans l’évolution future, les sciences ne seront pas des sciences qui serviront à l’évolution psychologique de l’ego, ce seront des sciences qui serviront à l’évolution psychique de l’être, ce n’est plus la même affaire. Tu vas à l’Université, tu apprends les maths, tu apprends la physique, tu vas dans un couvent, tu apprends la théologie, c’est merveilleux parce que ça fait partie de l’évolution psychologique de l’ego, c’est pour ça que l’éducation, c’est une science merveilleuse.

Mais à partir du moment où l’Homme passe à un autre plan, à partir du moment où l’Homme entre dans un autre temps, à partir du moment où l’Homme commence à être en communication télépathique avec des mondes qu’il ne voit même pas encore, il faut qu’il soit réellement et rigoureusement interpelé, à faire attention dans sa nouvelle expérience, et à ne pas sortir trop vite de son ancien bassin d’études, pour rentrer dans une mer très vaste d’incertitude temporaire.

DM : Bernard… BdM : Laissez-moi finir… Vous allez dire… Il y a des gens qui me disent : “Comment ça se fait que ce ne sont pas des médecins qui viennent en grands groupes dans ces genres de rencontres là, ou ce ne sont pas des psychologues, ce sont souvent des gens qui s’ennuient, des gens qui n’ont pas d’identité” – je ne veux pas dire que vous êtes de même là – mais je veux dire, il y a des gens qui s’ennuient, il y a des gens qui n’ont pas d’identité, il y a des gens qui ont vécu des faillites, il y a des gens qui ont vécu des faillites psychologiques.

On dirait que les gens qui sont attirés par ces sortes de sciences là, sont – puis je vous le dis encore, ce n’est pas une réflexion sur vous – mais il y a des gens qui ont manqué leur vie et qui viennent vers ces sciences-là. S’ils n’avaient pas manqué leur vie, puis s’ils avaient deux, trois doctorats, puis étaient profs, avaient une chaire à l’Université de Montréal, ils ne viendraient peut-être pas à ces sciences-là, ça fait justement partie du jeu astral de la vie de créer des blocages dans l’ego, pour que justement les gens aillent vers des sciences marginales.

Par contre, il y a des gens qui ont fait des études, qui sont des sommités dans leur domaine, et qui viennent dans ces sciences-là, mais le rapport avec cette science-là est toujours différent. Il y a toujours une sorte de maturité, d’objectivité, qui réside en eux, ils sont moins proches, ils sont moins prêts, ces gens-là, à tout lâcher ce qu’ils ont appris pour entrer dans quelque chose de neuf.

Moi je connais un médecin qui est une sommité mondiale, un être absolument extraordinaire, qui est totalement… Il est réellement sur cette longueur d’onde là, mais c’est un grand médecin… Je connais des grands avocats, je connais des grands juges, ces gens-là sont déjà suffisamment balancés dans leur moi, dans leur être, pour pouvoir travailler sur deux plans à la fois.

Mais le danger c’est que souvent, de petites personnes, des gens qui n’ont pas eu beaucoup d’éducation, vont se servir de ces sciences-là pour compenser leur manque d’éducation, et ça c’est dangereux, parce qu’ils vont tellement ouvrir leurs centres, qu’éventuellement, s’ils ne sont pas avisés de réellement prendre ça aisé, garder leur job, prendre soin de leurs enfants, manger du steak de temps en temps, aller aux forums, puis boire de la bière Molson, ils vont flanquer tout en l’air, parce qu’ils sont tout énervés, puis ils sont tout excités, et c’est ça qu’il faut que l’Homme sache.

Et probablement, je suis la seule personne au monde qui soit à la fois occulte et à la fois matérielle, autrement dit, l’invisible et la matière sont deux mondes qui pour moi doivent être totalement intégrés, si l’Homme un jour veut amener dans le monde une science, une lumière qui puisse toucher la philosophie, la psychologie, la science, la matière, et intégrer l’invisible et le matériel. Sinon, on devient automatiquement ce que les gens appellent très correctement, des “flyés” (bizarre, excentrique – prononcé “Fla-yé”) Et si l’Homme “flye”, un jour il va soit capoter ou il va être amené à réellement réajuster son tir, et ce sont les Hommes dans l’avenir qui seront capables de réellement réajuster leur tir, et prendre soin de la vie, et vivre la vie comme les gens de… Nos parents là, tous les gens qui font partie, qui construisent la société, ces gens-là, mais d’une façon beaucoup plus ouverte d’esprit. C’est ça qu’il faut que l’Homme comprenne.

Il faut que les gens qui font un travail comme le mien, dans le monde, soient suffisamment conscients, suffisamment déspiritualisés, suffisamment enracinés dans la Terre, puis la forme, pour pouvoir parler comme ça. Sans ça, ils ne le feront pas, et c’est là que des gens naïfs qui n’ont pas encore l’expérience, qui ont encore du chemin à faire, se font prendre et éventuellement, deviennent piégés dans des sectes, deviennent assujettis à des maîtres, à des gourous, ou à des idéologies et perdent leur identité.

C’est dans ce sens-là que je dis que l’Homme conscient a une grande responsabilité par rapport à la société. Et plus l’Homme va être conscient, plus il va réaliser qu’il y a des choses qui sont sues, à laquelle on a accès, qui peuvent être dites, dans un certain temps, dans certains milieux, mais qui doivent aussi être dites toujours en harmonie avec ce qui se passe dans le monde.

Vous ne pouvez pas avoir la prétention ou vivre la prétention d’être en contact avec l’invisible et vous retourner de bord, et regarder l’Église, regarder la science, regarder les psychiatres, regarder les psychologues, regarder les politiciens, regarder ce que des Hommes merveilleux ont fait, puis mettre ça de côté. Si vous faites ça, vous êtes réellement un illuminé, et si vous êtes un illuminé, vous devenez un être dangereux.

DM : Si les gens se regroupent dans des sectes, si les gens se regroupent autour de philosophies, ce n’est pas pour être ensemble dans quelque chose, ce n’est pas pour rechercher une sorte d’esprit commun, ce n’est pas pour finalement avoir une même longueur d’onde pour se vivre à l’intérieur d’une reconnaissance mutuelle ?

BdM : Le problème avec les gens qui vivent cette expérience collective, c’est qu’ils perdent leur identité pour vivre une identité de groupe !

DM : Pour se faire aimer en groupe ?

BdM : Pour vivre ensemble, pour vivre une certaine harmonie ensemble, c’est évident qu’ils vivent une certaine harmonie ensemble, mais si vous regardez dans les années à venir ou si vous regardez un peu dans le passé, et que vous étudiez les gens qui font partie de ce que vous appelez des consciences de groupe, et que – surtout les consciences de groupe qui sont très, très, très hautes en vibration astrale – vous allez voir au cours du temps des erreurs qui vont se commettre.

Il y aura quelque part dans le temps des erreurs qui se commettront, parce que les gens qui sont à la tête de ces groupes-là, ils ne sont pas nécessairement de mauvaises personnes mais ils seront quelque part dans le temps, astralisés. Ils ne verront pas à travers le jeu astral de leur conscience spiritualisée. C’est ça qui crée “des Jim Jones”, c’est ça qui crée toutes les choses qu’on lit dans les journaux, c’est ça qui fait que des êtres, aujourd’hui, ne peuvent plus aller ouvertement vers des collectivités parce qu’il y a toujours dans le temps une erreur, il n’y a pas de consistance.

DM : Est-ce qu’on peut réduire la collectivité à des petits groupes de dix, et dire… BdM : Ce n’est pas l’affaire du nombre, c’est l’affaire d’Esprit, et s’il y a de l’Esprit il n’y en a pas de collectivité ! C’est évident que vous allez avoir des gens qui sont sur une même longueur d’onde qui peuvent faire des choses ensemble, c’est évident, mais il y a un respect intégral de leur individualité. L’Homme ne peut pas vivre seul, que tu fasses partie de l’involution, tu vas appartenir aux “Rose-Croix” ou tu vas appartenir au “Rogerie club”, ou tu vas appartenir aux “Chevaliers de Colomb” ou tu vas appartenir à une Église, l’Homme ne vit pas seul, qu’il soit inconscient ou qu’il soit conscient. Par contre, l’Homme qui est conscient ou qui sera demain conscient, qui vivra une individualisation intégrale, et qui fera des choses ou qui vivra des choses avec des Hommes qui auront une conscience parallèle, le vivra ou vivra ces choses dans une individualité intégrale.

DM : Mais individualité intégrale veut dire solitude pendant une étape de sa vie, intégrale aussi ?

BdM : Ça ne veut pas dire solitude, ça veut dire que l’Homme n’assujettira jamais plus son identité à une identité collective.

DM : L’individu qui… BdM : Savez-vous qu’est-ce qui fait… Parce qu’il y a tellement de choses, il y a tellement… Savez-vous qu’est-ce qui fait que l’Homme perd son individualité dans la vie ? C’est parce que l’Homme croit ! Aussitôt que l’Homme croit, il perd un petit peu d’individualité, ça fait que si vous croyez à quoi que ce soit, vous perdez de l’individualité et vous vous créez… Vous perdez en identité et vous vous créez une identité qui est totalement fictive.

DM : Mais si vous vous coupez de toute collectivité, vous ne pouvez plus croire en rien ?

BdM : L’Homme conscient ne se coupe pas de la collectivité, il vit intégralement sa conscience, il peut se créer une collectivité mais il sera obligé de vivre intégralement sa conscience.

DM : Vivre intégralement sa conscience, vous dites : Ça exige de ne pas croire, c’est ça que vous dites là ?

BdM : Ah oui !

DM : Bon, est-ce que l’individu qui vit intégralement sa conscience est capable de fonctionner avec un ensemble de gens et se faire apprécier de cet ensemble de gens, puis apprécier la relation, je dirais de respect ou même d’amour ?

BdM : Mais oui, mais oui, d’ailleurs je le vis moi-même, je travaille avec des gens, je fonctionne avec des gens, je travaille dans la matière avec des gens.

DM : Puis il n’y a pas d’effort là-dedans ?

BdM : Je suis Président du Conseil d’une Corporation Québécoise, je fais des choses dans la matière avec du monde, seulement que je vis mon individualité, puis les gens vivent leur individualité, sans ça, ça serait encore de la manipulation, ça serait encore un petit groupe, ça serait encore… DM : Est-ce que vous êtes obligé de faire des compromis à l’intérieur de ça ?

BdM : Compromis dans quel sens ?

DM : L’individu qui, pour garder le respect son environnement ou de sa collectivité, est obligé de faire des compromis sur sa vie personnelle, sur sa vie privée ?

BdM : Un Homme qui fait des compromis sur sa vie personnelle, ce n’est pas un Homme intelligent. Tu ne peux pas faire de compromis sur ta vie personnelle pour une corporation, tu ne peux pas faire de compromis sur ta vie personnelle pour quoi que ce soit parce que ta vie personnelle, c’est le noyau de ton existence sociale !

DM : Mais pour l’appréciation, pour la reconnaissance ?

BdM : L’appréciation, la reconnaissance ?

DM : La reconnaissance ?

BdM : Si tu es intelligent, puis que tu es créatif, le monde va le voir que tu es intelligent et créatif, automatiquement l’appréciation est là, mais si tu as besoin d’appréciation, à ce moment-là tu n’as pas d’identité.

DM : Mais il y a beaucoup de gens qui exigent que vous démontriez… BdM : C’est leur problème ! Ils ont un problème, ils ont un problème d’identité, tu passes ta vie à vouloir être aimé, puis à vouloir être apprécié, ben, à ce moment-là tu as la queue entre les deux jambes !

DM : Mais c’est comme ça que ça marche dans la vie.

BdM : Oui, ben ça, ce n’est pas mon problème !

DM : Mais une collectivité qui fonctionne individuellement sans faire aucun compromis, comment est-ce que l’on peut avoir une harmonie à l’intérieur de tout ça ?

BdM : L’harmonie, elle fait partie de l’individualisation de chacun, si tu es intelligent dans ta conscience, si tu es créatif dans ta conscience, tu ne peux pas être autrement qu’harmonique avec les autres !

DM : Mais harmonique… BdM : Est-ce que je m’entends bien avec vous, moi ?

DM : Très bien.

BdM : Bon ! Ça fait que je ne vous demande pas de m’aimer, que vous m’aimiez ou que vous ne m’aimiez pas, c’est votre problème. Si vous m’aimez trop, je vais vous “sacrer” là, parce que je n’aime pas ça trop, être aimé, parce que ça veut dire encore :  je suis obligé de supporter quelqu’un ! Alors si vous m’aimez, puis vous m’aimez, puis vous m’appelez chez nous, puis vous me dérangez, parce que : “Bernard de Montréal je t’aime bien, j’aimerais ça parler avec toi, j’aimerais ça faire des affaires avec toi, j’aimerais ça écrire des livres avec toi, peut-on faire des affaires ensemble”… Si tu me déranges je vais te “crisser” là !

DM : Celle-là, je ne l’ai pas faite !

BdM : Parce que vous êtes intelligent ! Si vous n’étiez pas intelligent, vous le feriez, je n’aurais pas de relation avec vous, parce qu’à ce moment-là vous deviendriez pour moi un poids !

DM : Qu’est-ce qui fait que quelqu’un qui veut être aimé est un poids pour l’autre ?

BdM : Quelqu’un qui veut être aimé devient un poids pour l’autre, parce que c’est un vampire !

DM : Mais pourquoi ?

BdM : Parce qu’il est “insécure” !

DM : C’est son insécurité !

BdM : Ben, évidemment !

DM : Donc un être qui a de l’individualité… BdM : Il y a combien d’Hommes qui marient des femmes, puis des femmes qui marient des hommes, parce qu’ils sont “insécures”, ils ne se marient pas parce qu’ils aiment l’autre, ils se marient parce qu’ils s’aiment à travers l’autre, c’est ça que l’Homme vit. C’est pour ça que je dis que le couple, ça n’existe pas sur la Terre, c’est de l’accouplement. Regardez ce qui arrive, les jeunes quand ça se rencontre, puis le petit gars il laisse la petite fille, puis la petite fille elle laisse le petit gars, puis qu’ils vivent des crises d’amour : “Puis si tu me laisses, je vais me flamber”, tout ça là, c’est ça qui se passe ! Pourquoi ? Parce que c’est de l’insécurité, ce n’est pas de l’amour ça, c’est de l’amour astral mais ce n’est pas de l’Amour mental.

DM : Mais cette sécurité, où est-ce qu’on va la chercher ? Parce que l’être dont vous parlez, l’individu, celui qui vit cette individualité semble être capable de s’harmoniser avec n’importe quel type de collectivité, cet amour dont on parle, est-ce que c’est un amour personnel, c’est un amour de soi ou si c’est un amour de ce qui se passe dans la vie ? Quand vous parlez d’amour là, d’appréciation de soi-même ou de capacité, disons de… BdM : Quand je parle d’amour au niveau de la conscience de l’Homme, de la conscience créatrice ?

DM : C’est ça, oui.

BdM : L’Amour au niveau de la conscience créatrice, ça fait partie du mouvement de l’intelligence. L’Amour sur le plan cosmique, c’est la façon à l’Intelligence d’établir des relations harmoniques entre des individus, des sociétés ou des nations. Autrement dit l’Amour sur le plan cosmique, ce n’est pas un sentiment, c’est une loi, c’est une force créatrice, pas plus que l’Intelligence sur le plan cosmique c’est l’intellect, c’est une force créatrice, pas plus que la Volonté sur le plan cosmique c’est une attitude de force morale ou mentale, c’est simplement un déclenchement d’énergie dans la matière.

Autrement dit l’Amour universel, l’Amour cosmique, ça fait partie, c’est directement relié à l’Intelligence. D’ailleurs, j’ai déjà expliqué que l’Homme ne saura pas, ne connaîtra pas ce que c’est de l’Amour tant qu’il ne sera pas intelligent. Tu ne peux pas aimer cosmiquement, si tu n’es pas d’abord intelligent, parce que si tu n’es pas intelligent, ton amour va être astralisé automatiquement. Tu vas l’assujettir à des sentiments, tu vas l’assujettir à des émotions, tu vas l’assujettir à des attitudes.

DM : Mais quand vous parlez d’intelligent, vous ne parlez pas de stratégie de protection au cas où… BdM : Quand je parle “d’intelligent”, je parle de conscience, la conscience, la Lumière.

DM : Est-ce qu’un individu intelligent peut être abandonné, peut être laissé pour compte ?

BdM : Si un individu intelligent peut être laissé pour compte ?

DM : Oui, oui.

BdM : C’est absolument impossible !

DM : Mais comment ?

BdM : Parce qu’il rayonne. Comment est-ce que vous voulez que je passe dans le monde inaperçu, c’est impossible ! Ça vibre trop, ça vibre trop, ça vibre trop, je ne peux pas être en affaires, puis rester inaperçu, je ne peux pas être dans ci, puis passer inaperçu. Tu ne peux pas passer inaperçu quand tu es créatif. Tu es là, et la raison que tu ne peux pas passer inaperçu quand tu es conscient, c’est parce que tu regardes tout le monde. Si tu regardes tout le monde, tout le monde va te regarder, c’est quand tu ne regardes pas le monde que là, tu passes inaperçu.

Mais quand tu regardes tout le monde, puis tu regardes le Témoin de Jéhovah, puis tu es capable de l’apprécier, puis tu regardes l’Arabe, tu es capable de l’apprécier, puis tu regardes le catholique, tu es capable de l’apprécier, tu regardes l’IRA, puis le terroriste, puis tu es capable de l’apprécier, dans les limites astrales de l’expérience de l’âme, à ce moment-là tu n’as plus de problème avec eux autres !

Quand tu es capable de voir le petit gars à Sainte Catherine qui n’a plus de cheveux, puis qui se promène avec des chaînes, tu es capable de l’apprécier, autrement dit chaque Homme, chaque être humain a une dimension humaine à l’intérieur ou derrière toute la mascarade de sa conscience involutive. C’est évident que si tu es né dans une peuplade ou si tu es né dans un pays pauvre, ou si tu es né dans une famille toute “croche” (tordue), tu vas être “croche” pendant quelques années !

Mais ça ne veut pas dire que tu n’as pas d’Esprit quelque part qui est caché derrière toute l’expérience de l’âme, puis la souffrance de la mémoire subjective. Si tu es capable… Comme je dis souvent : “Occupez-vous donc de la créativité de l’autre, occupez-vous donc de ce qui est intelligent dans l’autre, occupez-vous donc des qualités de l’autre, laissez-les faire les défauts, tout le monde a des défauts”.

Avec le temps, si tu commences à t’occuper, puis à voir l’autre, puis dire : “Bon, ben, c’est bien ce que tu fais, c’est intelligent ce que tu fais, c’est créatif ce que tu fais”, ben, l’autre il va commencer à se dégager de son insécurité, puis un jour il va rentrer dans l’infinitude de sa conscience créatrice, mais ce n’est pas ça qui se passe ! On regarde l’autre ! Un nouvel employé qui rentre au bureau, puis une nouvelle fille qui rentre au bureau, toi t’es “croche”, t’as les pattes “croches”… Elle, elle a les pattes droites, là tu es en compétition avec elle.

Là, tu regardes si le boss il va pas l’aimer un petit peu plus que toi ! Là, tu commences à être inquiète dans ton job, on vit toujours… On a des esprits de rapaces, on est des esprits passionnés, on est des esprits passionnels, on n’a pas des esprits créatifs, on est des esprits astralisés, ça fait qu’amenez ça à l’échelle mondiale, ça fait que c’est évident, puis c’est normal qu’on vive sur une bombe !

DM : Comment ça se fait qu’il y a des gens qui critiquent tout le temps les autres, qui focalisent toujours sur les défauts plutôt que de regarder l’intelligence ?

BdM : Parce que c’est des gens qui n’ont pas d’objectivité, puis des gens qui n’ont pas d’objectivité, c’est des gens qui n’ont pas d’esprit, puis les gens qui n’ont pas d’esprit c’est des morts vivants.

DM : Mais pourtant ils ont une argumentation à n’en plus finir ?

BdM : Avoir une argumentation à n’en plus finir, ça ne veut rien dire, c’est de la mécanique, le computer marche. Pensez-vous que parce qu’un Homme a de l’argumentation à n’en plus finir, parce qu’il a fait des études classiques, il est “verbose” (verbeux), puis il est capable de lire de la poésie, puis qu’il a lu des livres, puis qu’il a une bonne mémoire, pensez-vous qu’il va vous allumer ? Il ne va pas vous allumer, il va vous éteindre tout le temps !

DM : Mais pourquoi est-ce qu’il fait ça ?

BdM : Parce que son intellectualisme ou son intellectualité ou sa science nocturne, ou son intellect, ou son intelligence mécanique, c’est l’insécurité dramatique de son ego. Un Homme qui aurait une belle intelligence, ça serait merveilleux – il y en a évidemment heureusement – ça serait merveilleux de rencontrer un gars qui a un doctorat, puis qui est capable de parler, puis qui a des mots, qui est capable de créer une forme pour son Esprit, mais qui a un bel ego, qui n’a pas d’orgueil dans son mental, c’est extraordinaire.

Tu peux pleurer quand tu rencontres des gens de même, en tout cas moi je vais pleurer quand je rencontre des gens comme ça, pourquoi ? Parce que ce sont des êtres dits “merveilleux”, mais quand tu rencontres des petits gratte-culs comme j’en connais par exemple, j’en connais, j’en ai un dans mon mental là ! Il veut devenir médecin, tout ce qu’il veut c’est devenir médecin, pourquoi ? Parce qu’il y a l’orgueil de la famille, il veut prouver à sa famille qu’il est capable de faire quelque chose, puis c’est un orgueilleux, je le vois !

Penses-tu que ce gars-là quand il va devenir chirurgien, ça va être un bel être ? Penses-tu que ça va être un grand chirurgien ? Peut-être qu’il va être bien bon avec le couteau, mais au niveau de l’Esprit, il vaudra pas “d’la marde” ! Ça fait que si tu es bien bon avec le couteau, puis si tu es bien bon plombier, si tu es bien bonne secrétaire, puis tu es bien bon avocat, puis tu es bien bon juge, mais tu n’as pas d’Esprit, tu vaux pas “d’la marde”.

Mais par contre, je parlais à une avocate hier qui commence à comprendre qu’est-ce que c’est être un avocat, puis qu’est-ce que c’est en arriver à comprendre, à intégrer l’Esprit dans tout ce processus magnifique qu’est la loi humaine, quand c’est bien vécu puis bien véhiculé à travers des avocats ou des juges, elle commence à apprendre des notions, elle commence à comprendre quelque chose, elle commence à voir, ça va être une avocate merveilleuse dans dix ans, mais ça prend du temps, mais si elle ne se prend pas pour une autre !

DM : L’individu qui se prend pour un autre, est-ce que c’est parce qu’il cherche à avoir un respect par son talent ?

BdM : Un individu qui se prend pour un autre, c’est parce qu’il a de l’insécurité, je reviens toujours à l’insécurité, c’est de l’insécurité, il a été mal élevé, il a été mal éduqué, on a été très mal éduqué, l’Homme est très mal éduqué, on n’est pas éduqué par rapport à soi pour soi, on est éduqué par rapport à la société et ensuite par rapport à soi. Ça fait que, ne vous demandez pas pourquoi est-ce que… C’est normal que l’Homme vienne au monde, puis grandisse, puis développe des complexes d’infériorité, excepté quelques uns qui ont des complexes de supériorité, ça fait que c’est le contraire.

D’un côté, le gars il a une belle personnalité, puis il a trois doctorats, mais il pète l’orgueil, ce n’est pas vivable du monde de même, moi quand je les rencontre je les écrase, je suis obligé, puis après ça je les ramasse en petits morceaux, parce qu’ils ont quand même quelque chose. Mais au lieu de les rencontrer, puis de rentrer tout de suite avec eux autres, tu es obligé de les casser là, leur faire réaliser qu’il y a des niveaux d’intelligence où ils sont capables d’aller, puis de rentrer dans leur domaine intérieur, puis réellement leur décrire leur petite culotte qui pointe en dessous de leur jean, là !

Là, ils disent : “Comment ça se fait que tu connais la couleur de ma petite culotte”… Laisse faire, il y a bien des affaires que l’Homme sait que tu ne sais pas encore au-delà de ton doctorat. Mais c’est fatigant. Ça fait que, qu’est-ce que c’est qu’on fait dans ce cas… On rencontre des gens qui ont été abrutis, qui ont souffert, mais on rencontre plus de “petites gens” que de “grandes gens”.

Il y en a des “grandes gens”, mais il y a plus… Autrement dit l’Homme, la masse de l’Homme nouveau sera faite de plus de “petites gens” que de “grandes gens” ! Mais sais-tu, pour un gars comme moi c’est fatigant ! Parce que les “petites gens” c’est bien fun, mais quand tu veux faire, quand tu veux construire, quand tu veux faire de l’architecture, quand tu veux faire de la science, quand tu veux amener des notions dans certains domaines, tu ne peux pas le faire avec des “petites gens”, ils ne sont pas équipés pour faire ça. Ça prend des gens qui sont allés à l’Université, qui ont des formations solides, puis là tu peux amener des nouvelles notions au niveau de la science, puis là, à partir de là, faire quelque chose !

DM : Mais diriez-vous que les “petites gens” dont vous parlez ont plus de sécurité que les “grandes gens” qui ont plus de moyens, disons ?

BdM : Les “petites gens” ont moins d’orgueil, les “grandes gens” ont plus d’orgueil. Les “petites gens” ont plus d’insécurité, les “grandes gens” ont plus d’illusion de sécurité.

DM : Mais ils ont de l’insécurité, pareil ?

BdM : Ben oui, tout ego a de l’insécurité, quand bien même tu péterais du feu… T’sé…

DM : Ça semble être plus facile de traverser ou de transmuter ou de changer l’insécurité des petites gens que les grands ?

BdM : Oui, oui, oui, parce que justement, ça fait partie de la programmation, puis ça c’est une des choses que probablement je déteste le plus de la vie, c’est qu’au lieu que les forces travaillent à élever la conscience des grands, les forces travaillent à élever la conscience des petits. Et la raison, c’est parce qu’il y a plus dans le monde de petits que de grands, puis les grands qui se font élever en conscience par les forces, quand ça fait partie de leur vie, ils tombent de tellement haut que quand tu les ramasses, tu les ramasses à la pelle !

DM : Vous voulez dire que le choc de l’intégration… BdM : Le choc de l’intégration est terrible, c’est pour ça que…

DM : Il est plus violent chez… BdM : Il est plus violent parce qu’ils sont plus fossilisés, ils ont des notions, ils ont des notions, ils ont appris des choses, ils ont plus de mémoire, c’est de la porcelaine. La porcelaine ça craque bien plus que de la poterie normale. Les “petites gens” c’est de la poterie, tu pinces ça puis, hop, c’est malléable. Ces gens-là… Le gars… Je pense à celui que je pense… Là… (rires public).

DM : Pourtant, ces gens-là semblent s’apprécier énormément ?

BdM : Pardon ?

DM : Ces gens-là, quand ils se mesurent aux autres, ils semblent s’apprécier beaucoup plus ?

BdM : Qui ? Les “petites gens” ?

DM : Les “grandes gens” !

BdM : Les “grandes gens”, quand ils se mesurent aux autres ?

DM : Oui, les “grandes gens”, les gens qui ont une certaine autorité politique, sociale, économique, ils donnent l’impression, en tout cas aux “petites gens”, d’avoir beaucoup plus de solidité, puis de sécurité ?

BdM : Mais oui, mais c’est de l’illusion ça, tu ne l’as pas rencontré ce monde-là ! Quand tu rencontres ces gens-là, tu t’aperçois que c’est tout du poivre sur de la salade !

DM : Oui, mais comment vous pouvez mêler l’ensemble, mêler les deux ?

BdM : Un Homme, qu’il soit Chinois, Arabe, Russe, Québécois, Américain, un Homme qui vient en contact avec l’invisible, il s’écrase !

DM : Pourquoi ?

BdM : Parce qu’il n’a pas le choix, c’est “too much” (trop), parce que l’invisible c’est l’autre dimension, c’est le surplus, c’est l’infinité, c’est ce que l’Homme veut savoir mais a peur de reconnaître, donc c’est l’au-delà de sa matérialité, tu t’écrases ! L’Homme s’écrase, l’ego s’écrase, et l’Homme au cours de l’évolution va s’écraser, je parle de l’Homme qui va se conscientiser va s’écraser, parce que l’évolution de la conscience supramentale sur la Terre, c’est un phénomène individuel, ça va se faire entre l’Homme et ses propres forces internes, et l’ego va s’écraser.

Il n’y a pas un Homme qui ne s’écrase pas au niveau de l’ego quand ça rentre cette énergie-là. Et heureusement que ça part des plans et que ça part de l’Homme lui-même et que ça ne part pas du monde en dehors de lui, ça ne peut pas, ça part de l’Homme, comme Aurobindo disait : “La lumière elle vient d’en haut, elle ne vient pas d’en bas”. Mais quand elle rentre, la lumière, il faut que l’Homme ou des Hommes ou qu’une science ait d’abord été établie sur le plan matériel pour que les gens puissent avoir référence à quelque chose. À ce moment-là l’Homme se trouve moins marginal.

Il y a des gens qui me disent : “Ah ! Ben, ce que vous dites, je le savais, je le sais depuis cinq ans”. Je suis content, c’est merveilleux qu’un gars puisse te dire : “Bon, ben ça, je le sais depuis cinq ans”. Mais imagine-toi si j’étais tout dans mon illusion égoïque là, égocentrique, de Bernard de Montréal, le “p’tit trou de cul” occulte là, puis je dirais : “Ah ! Tu ne sais rien, qu’est-ce que c’est que tu sais”… Il est là le problème !

Ça fait que les gens qui savent quelque chose, les moindres “petites gens” ou les “grandes gens” qui savent quelque chose dans le monde, lorsqu’ils sont amenés à être en contact avec des gens qui savent des choses, devraient être reçus de façon réellement intelligente, cordiale, invitante. Et il devrait leur être donné finalement pour la première fois, probablement, de leur expérience, de savoir qu’effectivement il y a des gens, il y a des Hommes qui sont capables de reconnaître ce que tu es, ce que tu sais. C’est merveilleux pour un être humain qui a été toujours diminué dans sa conscience, de se faire dire : “Ah ! Toi le petit homme, le roach là, (cafard), ce que tu dis, c’est ça, c’est ça”.

DM : Il y a des gens qui ont peur de faire ce mouvement-là, parce qu’ils disent : c’est donner du pouvoir à l’autre ?

BdM : Ah ! Ben là, c’est leur problème, c’est leur problème, puis je ne dis pas qu’effectivement… C’est intéressant ce que vous dites, je ne dis pas… Parce que je le sais, je le vis dans ma propre expérience… Si j’ai le malheur de dire à quelqu’un que je suis son “chum”, il est fini. Parce que là, il va tout astraliser ça là, il va tout astraliser ça. Il y a un petit gars qui est venu chez nous dernièrement, puis je ne sais pas comment est-ce qu’il a trouvé mon adresse, il est venu chez nous un matin, puis il était chanceux, c’est ma fille qui l’a reçu.

Si ça avait été moi qui l’avait reçu, je lui aurais donné un choc, un maudit choc, il ne serait jamais revenu chez nous, parce que c’est un manque d’intelligence, c’est un manque de sensibilité, c’est un manque de respect pour ma vie privée. J’ai besoin d’avoir un petit peu de vie privée, alors c’est ma fille qui l’a reçu, puis il a eu le message. Si ça avait été ma femme, il aurait reçu le message encore plus raide, parce que ma femme, elle est pire que moi.

Mais c’est un manque d’intelligence, pourquoi ? Parce que j’ai dit un jour qu’il était mon “chum”, ce n’est pas parce que t’es mon “chum” qu’il faut que tu viennes manger dans ma soupe tous les jours, c’est là l’affaire du pouvoir. Les gens se donnent du pouvoir, puis ils se donnent du pouvoir, donc ils astralisent leurs relations. Puis finalement ils ne deviennent plus des “chums”, ils ne sont plus des “chums”, tu ne veux plus rien avoir à faire avec eux autres parce que tu t’aperçois qu’ils n’ont pas été intelligents.

Mais quand tu rencontres des gens sur la rue ou que tu rencontres des gens dans le restaurant, ou que tu rencontres des gens dans une société, qui te connaissent, puis qui passent à côté de toi, puis ils vont peut-être te dire bonjour, puis ils continuent leur chemin, ils ne te dérangent pas, ça, à ce moment-là tu te lèves puis tu vas les chercher, puis tu dis : “Viens t’asseoir, on va prendre un petit café”. Ça me fera plaisir d’aller les chercher puis de dire : “Viens, on va se parler”, puis ils sont contents, mais au moins ils ont respecté ton individualité, ils ont respecté ta vie privée.

DM : Mais la nature de ce respect-là, il s’atteint quand ou comment ? La maturité qu’il faut pour arriver à ça, c’est quoi, ça s’atteint où ?

BdM : Quand tu ne prends plus au sérieux !

DM : Juste ça !

BdM : Haaa ! C’est merveilleux de ne pas se prendre au sérieux, si vous saviez ce que ça veut dire ! C’est toute l’affaire ! Ça a l’air tellement banal, puis vous savez, les choses les plus simples sont plus dures à comprendre !

DM : Si les mêmes personnes, dont vous parlez, qui se prennent au sérieux dans une collectivité, vous ne pouvez pas fonctionner ?

BdM : Non, ils vont faire une gaffe ! Ils vont astraliser leur énergie, tu ne veux rien savoir d’eux autres !

DM : Mais se prendre au sérieux, est-ce que ça peut aller jusqu’à penser en terme de hiérarchisation des relations ?

BdM : Ha ! Ça va loin, se prendre au sérieux. Se prendre au sérieux c’est un très très grand défaut de la conscience humaine. Se prendre au sérieux c’est ne pas avoir de centres d’énergie.

DM : Mais est-ce que les gens se prennent au sérieux – je pense entre autres à une famille là – être un père ou une mère par rapport aux enfants, est-ce que se donner un rôle de père ou de mère, c’est se prendre au sérieux ou c’est une réalité ?

BdM : Tu peux te donner un rôle de père ou de mère puis te prendre au sérieux, puis ruiner la vie de tes enfants. Il ne s’agit pas pour un père puis une mère de se prendre au sérieux, il s’agit de travailler créativement avec leurs enfants, automatiquement c’est sérieux, mais c’est sérieux créativement, il n’y a pas d’attitude.

DM : C’est la situation qui est sérieuse… BdM : C’est la situation qui est importante, donc qui demande un certain sérieux, mais si vous vous prenez au sérieux : “Moi je suis le père, puis tu vas m’écouter mon petit, tabarnak” ! À ce moment-là, tu ne peux pas libérer l’enfant de même.

DM : Puis dans les processus de relation… BdM : Excusez si je parle de même… On est au Québec, c’est merveilleux le québécois. Il n’y a pas un pays au monde où tu peux la passer cette “câlisse” de vibration-là, en France ça ne se fait pas ! (rires du public).

DM : J’ai essayé mais ils ne comprennent pas ! (rires public).

BdM : C’est un autre langage, il n’y a pas de puissance, ce sont des mots, effectivement il y a un plaisir, il y a une sémantique, il y a une rythmique mais “câlisse”, tu ne peux rien faire avec ça ! (rires public). Alors si vous voulez sortir de vos gonds, là c’est “merde” qui vient à la rescousse (rires du public), tandis qu’ici, “tabarnak” : “Move your fucking ass because we’re bilingual you know, we can move it in french, in english puis en indien” (Bouge ton cul, parce qu’on est bilingue tu sais, on peut bouger en français, en anglais, puis en indien) !

On a du pouvoir au Québec, c’est fantastique la Province de Québec (applaudissements). Il y a des gens qui m’ont demandé d’aller en France faire des conférences, je n’irai jamais ! “No way” ! Qu’ils viennent ici les Français ! Formidable ! Seulement il faut que ce soit créatif, tu ne peux pas passer ta vie à “sacrer” parce que tu crées des chocs dans la société. Mais quand c’est créatif, quand tu “sacres” parce que c’est créatif, à ce moment-là il se passe quelque chose, DM : Exactement !

BdM : Tu ne “sacres” pas parce que tu n’as pas de manière ou tu n’as pas de sensibilité esthétique, tu “sacres” parce que tu passes une vibration… Merveilleux le Québécois ! Seulement, il ne faut pas toujours rester au niveau du joueur.

DM : C’est ça ! Mais la capacité que les gens ont de… Là, vous venez vraiment de faire voir les jeux de contraste, une personne qui aurait une préoccupation égoïque de sa popularité ou de quoi que ce soit, elle aurait eu une tension mais une personne, comme vous dites, qui est dans son intelligence, ne semble pas, vivre vis-à-vis de la forme une tension. En tout cas, c’est ce qui me donne l’impression qu’il est responsable si c’est strictement de la vibration qu’il passe, ou l’échange ou de l’équilibre, j’aimerais que vous me parliez de ça parce que la maturité semble être liée à ça, à un ton, à une vibration, à une ambiance, plus qu’à l’information qui se passe ? Parce que les gens, on parle de respect à un certain moment donné et puis… BdM : J’avais une communication interne dernièrement, excusez… Je “placotais” intérieurement, puis je recevais une information qui me disait : “Ce n’est pas ce que tu dis qui compte, c’est comment tu le dis”. Tu peux parler des planètes, des soucoupes volantes, des astéroïdes, du feu, de la vie, de la mort, des Elohim, tu peux parler de n’importe quoi, mais si tu ne parles pas de n’importe quoi de façon créative, tu crées un égrégore.

Ça fait que ce n’est pas ce que tu dis qui compte, c’est comment tu le dis ! Parce que lorsque l’Homme sera suffisamment conscient, c’est la vibration qui va transmuter sa conscience, ce n’est pas la science de la forme. C’est plein de livres ésotériques dans le monde, il en pleut, il en pleut ! Mais la vibration, autrement dit l’énergie de l’Esprit qui passe à travers le corps mental, qui est totalement non égoïfiable, qui est totalement non astralisable, c’est ça que l’Homme a besoin d’écouter, de percevoir, et de recevoir dans sa conscience, pour que sa conscience vibre à un autre niveau !

Parce que l’Homme lui-même est un être intelligent, l’Homme a accès à tout ça, l’Homme a accès à la connaissance créative qui est infinie, qui ultimement est une connaissance infuse, l’Homme a accès. Ce n’est pas particulier à un être humain, c’est universel. Par contre, pour que l’Homme goûte de cette énergie-là, de cette science-là, il faut qu’il soit libre de la forme et il faut qu’il soit très conscient de la vibration dans la forme, et pour ça, il ne faut pas qu’il se prenne au sérieux !

DM : OK. Quand vous dites là… Ça, pour moi, c’est bien important cet aspect-là, parce que quand on écoute une personne, on dirait qu’on respecte la personne non pas sur ce qu’elle nous conte d’elle-même, mais sur ce qu’elle dégage à travers ce qu’elle dit. Puis c’est drôle, on dirait qu’on mesure la maturité d’une personne avec ce fluide-là qu’il y a à travers ce qu’elle dit.

BdM : Très juste !

DM : Bon, ben ça, là, où est-ce que ça se trouve ?

BdM : Je vais vous dire une chose, je vais continuer mon affaire… Réalisez qu’un ego n’est jamais intéressé à savoir ce que vous dites. Un ego qui parle à un autre ego, un ego n’est pas intéressé à votre salade, un ego est intéressé à être écouté. S’il y a une communication entre A et B, que A a quelque chose à dire, la dynamique, la vibration de la communication, elle est sous la responsabilité de B. Si vous, vous avez quelque chose à me dire, si vous me parlez, admettons qu’on est deux ego inconscients, vous avez quelque chose à me dire, à me parler, puis que je suis le moindrement intelligent, disons que je suis un petit peu évolué, notre relation, la dynamique de notre conversation, elle est dans mes mains, elle n’est pas dans vos mains.

Ça fait que si vous, vous avez de la “salade”, supposons que vous êtes un psychologue ou un philosophe, ou un ingénieur, “whatever”, que vous avez une “salade” à me conter, puis que moi j’aie la patience de vous écouter, que je suis capable d’absorber votre “salade” qui n’est pas ajustée, puis qui a toutes sortes de courants astraux dedans, à ce moment-là automatiquement, vous allez apprécier ma personne, automatiquement. Puis après ça, je peux arriver avec ma “salade”, puis là vous allez écouter ma “salade” !

DM : Est-ce que c’est automatique, ça ?

BdM : C’est automatique. Si par contre, vous avez des choses à dire dans une conversation, puis que moi, je ne suis pas suffisamment intelligent au fluide pour aller chercher cette vibration-là en vous, à ce moment-là ça va devenir un conflit entre nous deux, ça va devenir une lutte. Supposons que vous avez un doctorat en anthropologie, puis moi j’ai un doctorat en biologie, on va s’engueuler toute la nuit, puis on va boire de la bière Molson, il ne va rien se passer, excepté de l’échange purement mécanique gratuit.

On n’aura rien appris l’un de l’autre et on n’aura rien appris l’un à travers l’autre. Par contre, si vous êtes un anthropologue, je suis un biologiste, je ferme ma gueule de biologiste, puis je vous écoute vous, avec votre gueule d’anthropologue, puis j’ai suffisamment d’Esprit pour absorber votre “salade”, puis je vais apprendre quelque chose éventuellement, parce qu’éventuellement je vais rentrer dans les subtilités de votre mental… Il y a des choses qui vont se dégager, puis je vais vous permettre finalement de relaxer en tant qu’anthropologue par rapport à un biologiste.

Ça fait que là, au début quand vous allez me rencontrer là, vous allez être sur les p’tits nerfs de l’anthropologiste qui veut prouver sa science, en relation avec le biologiste qui veut aussi prouver sa science. Mais avec le temps là, si réellement là, j’étais le biologiste, rien que l’Homme qui écoute l’anthropologue, là vous allez commencer à relaxer, relaxer, relaxer…

Puis après deux heures, trois heures, quatre heures, là vous allez commencer à vous laisser aller dans des idées créatrices qui vont vous surprendre, puis vous allez dire : “C’est drôle, je n’ai jamais parlé de ça à personne, il n’y a rien qu’avec toi que je parle de tout ça”… C’est drôle puis ce n’est pas drôle, c’est parce que je vous ai laissé finalement la chance d’exprimer des niveaux de conscience qu’avec le biologiste avant, vous n’auriez pas pu exprimer, parce qu’on est toujours en état de guerre entre les doctorats, qui sont dans des disciplines opposées !

J’ai rencontré un Homme, je suis allé à Dawson City, il y a quelques mois, j’ai rencontré un Américain, un Homme d’affaires américain, j’avais des affaires à faire. Puis il m’a donné un livre dans son “char” (voiture), on s’en allait à l’hôtel, puis le bonhomme, il me disait à moi, il dit : “Bernard, I’ve got something to tell you, I’ve never told this to anybody else” ! Il dit : “Je ne comprends pas pourquoi est-ce que je te dis ça, mais il faut que je te le dise”.

Puis juste avant qu’il me le dise, moi je lui ai dit ce qu’il venait de me dire, il est tombé sur le cul le bonhomme, on est “chums” aujourd’hui de même ! Autrement dit, le bonhomme a senti une vibration, il a senti un gars qui était capable de recevoir son énergie. Là, j’ai étudié simplement ma faculté naturelle pour réellement cimenter ça vite, parce que je ne voulais pas entendre sa “salade” toute la soirée là, mais c’est extraordinaire, j’ai acheté mon matériel, puis ça a coûté des milliers de dollars, il ne m’a même pas envoyé une facture encore !

On n’a pas reçu la facture… On n’a pas reçu la facture au bureau, il est temps qu’on la reçoive là, on n’a pas reçu la facture… Autrement dit il faut que l’Homme apprenne que quand tu parles à un ego, l’ego il veut être entendu, ce n’est pas ce que tu lui dis qui compte, c’est qu’il veut être entendu, ça fait que si tu as quelque chose à me dire en tant qu’ego, puis je ferme ma trappe, puis je te laisse vider ton sac là, rien que ça, après ça il va se développer une autre dynamique.

Puis éventuellement il va y avoir une appréciation mutuelle, puis là, tu vas rentrer dans tes secrets d’anthropologiste, tes idées d’anthropologie, puis moi je vais rentrer dans mes idées de biologiste, puis finalement on va avoir une conversation créative puis intelligente. Puis probablement qu’on va se dire des choses au cours des semaines qui vont venir, qui vont dépasser la biologie actuelle, puis l’anthropologie actuelle, pourquoi ? Parce qu’on se sera respectés mutuellement dans le fait de savoir un petit peu quelque chose, de par et d’autre.

DM : Est-ce que vous êtes en train de dire que le respect est exclusivement fondé sur la capacité d’absorber l’autre ?

BdM : Le respect est exclusivement fondé sur une capacité certaine de l’Homme, à un niveau ou à un autre, de pouvoir aimer.

DM : Aimer, qui veut dire absorber l’autre ?

BdM : Aimer, c’est absorber l’autre !

DM : Intégralement ?

BdM : Intégralement ! Si tu es capable d’absorber quelqu’un, si tu es capable d’absorber quelque chose, tu aimes ! Ça fait partie d’aimer.

DM : Il y a des gens qui vont passer leur vie à absorber, puis ne jamais pouvoir se manifester ?

BdM : Je ne veux pas dire absorber pour détruire, je ne parle pas des gens qui absorbent parce qu’ils ont tellement d’insécurité que s’ils n’absorbent pas, ils n’auront pas d’amour propre, je parle d’absorber dans une mesure qui est intelligente. Tu ne peux pas absorber par amour, parce que l’amour que tu as, c’est un amour qui est basé sur de l’insécurité foncière de ton ego, il faut que ce soit basé sur une sécurité mentale de ta puissance créatrice. Là, tu es capable d’absorber. Moi je suis capable de rencontrer quelqu’un, puis de l’écouter parler pendant six heures !

DM : Mais est-ce que vous avez une intention derrière ?

BdM : Je suis toujours stratégique.

DM : Donc on ne peut pas écouter n’importe qui ?

BdM : Tu peux écouter n’importe qui, mais c’est toujours stratégique, tu écoutes n’importe qui parce que tu as une raison d’écouter n’importe qui !

DM : Il faut avoir une raison ?

BdM : Ben, oui. Si tu écoutes n’importe qui parce que tu n’as pas de raison, ce n’est pas intelligent. Au moins, il faut que tu écoutes quelqu’un pour apprendre quelque chose !

DM : Pour apprendre quelque chose ?

BdM : Si tu es anthropologue puis que je suis un biologiste, puis que je t’écoute, il faut que ce soit stratégique, il faut que quelque part, tu m’amènes quelque chose, ou que moi je t’amène quelque chose. Il faut qu’il y ait un échange, il faut qu’il se passe quelque chose, il ne faut pas rien que t’écouter pour t’écouter, sans ça je pourrais prendre un livre (rires public).

DM : Donc la maturité c’est d’être capable d’absorber, mais c’est aussi être capable de sélectionner ?

BdM : La maturité, ça fait partie de la maturité de sélectionner, si tu n’en arrives pas… C’est extraordinaire… Dans la maturité, il y a la capacité d’aimer, il y a la capacité de respect, il y a la capacité d’éliminer à court ou à long terme les éléments qui ne sont pas créatifs, sans ça tu perds de l’énergie. Donc dans la maturité il y a effectivement une nécessité à court ou à long terme de sélectionner, il faut que tu sélectionnes, il faut que tu deviennes sélectif dans la vie, mais être sélectif dans la vie, ça ne veut pas dire que tu craches sur le monde.

Moi, il y a des gens que je vais inviter chez nous, puis il y a des gens que je n’inviterai pas chez nous, mais ça ne veut pas dire que les gens que je n’invite pas chez nous, je vais cracher dessus, je ne les invite pas chez nous parce qu’il ne se passera rien. Ils vont venir chez nous, puis c’est moi qui vais commencer à parler, je ne pourrai pas éteindre ce fameux personnage de Bernard de Montréal. Moi si j’invite du monde chez nous, ben, parle-moi de ton job, parle-moi de tout ce que tu fais, puis explique-moi quelque chose, éclaire-moi sur quelque chose, fais-moi vivre quelque chose. Mais si je suis rendu chez nous, puis je fais un “party” (une partie) ou je fais une rencontre où j’amène des gens, puis c’est encore Bernard de Montréal, puis Bernard de Montréal ! Je ne me repose pas moi !

En public ou quand je travaille, d’accord, là je parle, mais quand je suis en dehors du travail, je veux qu’on me parle. Je veux vivre par rapport à l’Homme, je veux… Mais il faut que le gars ait quelque chose à me dire. Si le gars est mesmérisé par rapport à ma personne, il n’est pas capable de le dire, ben, à ce moment-là je vais attendre dix ans avant de l’inviter chez nous.

DM : Mais y a-t-il vraiment quelque chose, y-a-t-il vraiment du monde qui sont capables de vous montrer quelque chose ?

BdM : Il y a du monde (des gens) qui sont capables de m’expliquer leur vie d’une façon suffisamment intelligente pour que ça m’intéresse de comprendre ce qu’ils font, pour les amener plus loin, eux autres, à comprendre encore plus ce qu’ils font. Je vous donne un exemple, l’avocate dont je vous parlais cet après-midi, c’est évident que là, on va se voir, puis elle va venir chez nous, puis on va parler de quoi ? On va parler de droit, on va parler de la psychologie du droit, puis on va parler de la psychologie d’un avocat, puis je vais lui parler d’elle, je vais lui parler de ses faiblesses, je vais lui montrer ses faiblesses en tant qu’avocate, je vais lui montrer ses forces en tant qu’avocate, pour qu’elle devienne un jour une grande avocate, mais là, ça fait partie du processus créatif de ma conscience.

DM : Pour qu’elle soit votre avocate ?

BdM : Pas nécessairement (rires du public), pour qu’elle soit une grande avocate ! Pour qu’elle soit une grande avocate !

DM : Vous faites ça gratuitement ?

BdM : Ça fait partie d’une créativité, c’est une amie de quelqu’un qui est proche de ma personne, donc c’est le fun de parler de droit ou de parler de la psychologie de l’avocat, ou de parler de la psychologie du droit ou de la jurisprudence, c’est intéressant. Ça fait qu’elle, elle va apprendre quelque chose, puis moi je vais apprendre quelque chose.

DM : Dans ce cas-là, la seule stratégie, c’est d’occuper votre temps ?

BdM : C’est d’occuper mon temps !

DM : OK. Donc s’il y avait des gens qui étaient capables d’occuper votre temps créativement… BdM : Je les rentrerais dans la maison !

DM : C’est ça ! Mais je reste toujours avec la question, comment une personne qui a réponse, qui a toutes les réponses à toutes les questions, peut trouver intéressant les réponses d’un autre ?

BdM : Ah ! Ça, c’est intéressant ! (rires du public).

DM : Ça, c’est une question, ce n’est pas une réponse !

BdM : OK. Je vais vous dire une chose, d’abord quand vous dites là, une personne qui… C’est évident que vibratoirement, tu as accès à toutes les réponses… OK. Ça, ça fait partie du phénomène de la fusion, OK. Mais ce n’est pas de même que ça se vit la vie ! Un Homme conscient n’est pas intéressé à avoir toutes les réponses à toutes les questions ! Avoir les réponses à des questions, ça fait partie d’un travail créatif qui est très, très, très… Corridor, moi j’ai un corridor dans ma vie mentale, il y a des choses… Bon, dans le public ou en privé, ou dans des séminaires, je vais parler de certaines choses qui font partie de mon travail au niveau créatif, OK. Mais à part tout ça, il y a des choses dans la vie que je préfère entendre à partir d’autres personnes, parce que c’est très fatigant de toujours parler, de toujours répondre à des questions.

Ça fait que quand tu es créatif comme ça, puis tu es ouvert, tu es ouvert à ta propre infinité, tu aimes ça, vivre un petit peu, puis écouter de l’infinité des autres, j’en ai des conversations avec vous en privé où je vous dis : “Mais parle-moi donc de ça”. Quand vous me parlez… Vous, vous êtes un astrologue, vous parlez d’astrologie, j’aime ça vous demander des questions sur l’astrologie. C’est évident que si je vous parle d’astrologie, je ne pourrai pas parler d’astrologie au niveau où vous, vous en parlez, parce que ça, pour moi, ça fait partie de l’astrologie involutive. Ça fait que je vais vous parler de l’astrologie au niveau cosmique.

Puis automatiquement, à cause de votre sensibilité, vous allez pouvoir connecter, puis on va travailler là-dedans, ça fait que je vais amener de l’eau à votre moulin, ça fait que votre science astrologique, elle va m’intéresser. Si vous me dites : Jupiter rentre dans le lion bien vite, c’est le cas là, ben moi, quand je regarde ça, Jupiter rentre dans le lion, si je vous parlais de ça, je vous amènerais d’autres notions qui seraient intéressantes. Ça me permet moi, de vibrer, puis ça permet à vous de vibrer, puis ça me permet à moi d’avoir contact avec votre personne au niveau de l’astrologie. Sans ça, je ne m’intéresserais pas à l’astrologie.

Moi je m’intéresse à l’astrologie rien qu’à travers votre personne, comme je vais m’intéresser à la biologie rien qu’à travers un biologiste que je connais, ou je vais m’intéresser à la physique à travers un physiciste que je connais. Je ne m’intéresse pas à la science ou aux archives de la science tout seul. Quand je suis tout seul chez nous, je suis totalement “plate” (ennuyeux), je passe mon temps dans le jardin, puis… Ou soit j’écris un livre. Mais j’ai une vie totalement “plate”, “plate”, pas “plate-plate”, mais “plate”, bien “plate”, dans le sens que si tu viens chez nous, je suis “plate”, je ne suis pas intéressé de parler, de répondre à des questions.

Même ma fille, elle va dire, des fois : “T’es plate”. Je suis “plate”, je suis dans le jardin, puis je joue avec mon chat, il faut que je me repose un peu, je ne peux pas toujours être là-dedans. Par contre, quand je rencontre des gens dans la vie qui ont quelque chose à dire, qui ont quelque chose à amener ou qui ont une sphère d’intérêt, à ce moment-là je vais parler avec eux autres. Puis je vais m’entretenir avec eux autres, puis on va développer ça, puis ça devient intéressant, c’est aussi intéressant pour moi de connaître les aspects cosmiques du calendrier astrologique, que pour vous de l’apprendre. On apprend tous les deux parce que moi, quand je parle, j’apprends.

Le monde a l’impression que parce que j’ai accès à toutes les réponses que je m’intéresse à tout, je m’intéresse à rien, je ne suis pas intéressé à rien, c’est une vision. Ça fait que j’ai besoin de vous pour goûter de l’astrologie, j’ai besoin du psychologue ou de l’anthropologue ou du théologien, pour goûter d’une science réellement occulte de Dieu, puis des Alephs. Penses-tu que je vais parler des Alephs chez nous tout seul, à moins que j’écrive un livre !

Quand j’écris un livre, là je me laisse aller un petit peu, mais quand je peux rencontrer un cardinal, c’est merveilleux de parler avec un cardinal, parler avec un jésuite c’est extraordinaire… Mais c’est évident que si je parle avec un jésuite, il faut que je fasse attention, il faut que je sois délicat, je prends un certain temps pour ne pas trop le frustrer. Mais au cours des années, il devient mon “chum”.

Moi, j’ai parlé avec un grand prêtre à Montréal sur Teilhard de Chardin dans le temps. C’était la mode, voilà quinze ans ; Teilhard de Chardin, grand bonhomme ce Teilhard de Chardin ! Tu ne peux pas arriver et dire au gars : “Bon, écoute, je vais te parler Teihard de Chardin, assis-toi”. Tu ne peux pas arriver de même, il faut que tu respectes, ils ont fait des grandes études ces gens-là.

Mais quand tu as respecté leurs études, tu as respecté leur compétence psychologique, leur compétence théologique, là tu leur amènes avec des choses nouvelles, créatives, puis que là, il n’y a plus de contestation, puis qu’il n’y a plus de lutte d’ego parce que tu as pris, deux, trois, quatre, cinq ans avant de l’amadouer là, c’est intéressant ! Ça te fait des amis dans différentes sphères humaines, puis ce sont ces gens-là que j’aime rencontrer.

DM : Il y a une particularité dans tout ce que vous avez dit, il semblerait que quand une personnes est consciente, elle est intéressée à avoir des réponses ou à écouter parler quelqu’un qui vit ce qu’il parle… Vous semblez, là… BdM : Très juste, très juste.

DM : Vous ne voulez pas entendre parler de quelqu’un qui a une connaissance de quelque chose, mais… BdM : Si vous avez une connaissance de quelque chose, il faut que vous viviez ce que vous parlez, il faut qu’il y ait toujours de l’Esprit derrière la forme. Puis un Homme comme moi est capable de percevoir ça, un Homme qui est conscient est capable de percevoir s’il y a de l’Esprit. Une des raisons pour laquelle je vous ai demandé de m’interviewer en public, c’est seulement parce que je sens l’Esprit derrière la forme. Ce n’est pas à cause de votre compétence astrologique, je pourrais la mettre à terre votre compétence astrologique, mais c’est à cause de l’Esprit derrière la forme.

Et c’est votre Esprit que je respecte, et votre Esprit étant ce qu’il est, et la forme étant ce qu’elle est, on peut ensemble la faire vibrer, puis on pourra faire des conférences sur l’astrologie qui pourraient réellement créer des grands bouleversements sur cette science merveilleuse là. Par contre, ça prend des Hommes qui ont de l’Esprit derrière la forme, donc que ce soit un plombier qui a de l’Esprit derrière la forme, c’est merveilleux parce que là, il se passe quelque chose, un plombier peut t’apprendre quelque chose, un petit fleuriste peut t’apprendre quelque chose.

Un Homme, quelle que soit sa sphère d’activité, s’il y a de l’Esprit derrière la forme, peut toujours t’apprendre quelque chose. Et c’est probablement là, une de mes plus grandes richesses : la capacité de déceler dans le moindre des Hommes, l’Esprit derrière la forme s’il y en a. Et c’est pour ça que j’ai beaucoup d’amis, c’est pour ça que je n’ai pas d’ennemis, c’est pour ça que j’aime l’Homme et c’est pour ça que j’aime toutes les sciences de l’Homme, que ce soit des grandes sciences, où que ce soit des petites sciences, parce que c’est l’Esprit derrière la forme.

Un Homme conscient n’est pas intéressé à la connaissance, un Homme en fusion n’est pas intéressé à la connaissance. C’est comme de l’eau, il n’a rien qu’à parler, ça sort. Ça fait que tu n’es pas intéressé à la connaissance, mais tu es intéressé à l’Esprit de l’Homme qui va amener à son niveau une science que toi tu peux faire vibrer encore plus fortement, parce que tu as accès à un autre rayon d’énergie.

DM : Là, quand vous dites : L’Esprit derrière la forme. Est-ce que vous dites… J’essaie d’interpréter là… Est-ce que vous dites… Je change les mots… Est-ce que vous parlez de motivation derrière ses intérêts ou devant ce qui l’intéresse ? J’essaie de prendre des termes psychologiques, si vous sentez dans l’être une motivation dans les intérêts qu’il a, vous êtes intéressé à cet Esprit, est-ce que c’est ça que vous voulez dire ?

BdM : Non, l’Esprit derrière la forme, ça veut dire que je suis capable de sentir que la personne est intelligente.

DM : À travers ce qu’elle fait ?

BdM : Autrement dit, je peux rencontrer une personne, un doctorat qui est totalement “plate” (ennuyeux), je peux rencontrer un type qui a des études universitaires, qui est totalement fossilisé dans sa science, il n’y a pas d’Esprit !

DM : Sa science, c’est la forme ?

BdM : Sa science, c’est la forme autrement dit. Puis tu peux rencontrer un médecin qui est borné là, il est barré, tu peux rencontrer… Je parle des gens qui ont une certaine… DM : Il y a une lésion derrière la forme ?

BdM : Il est barré, c’est totalement égoïque, c’est totalement de la mémoire, il n’y a pas d’Esprit, c’est un bon médecin, il va te couper tout correct, ou c’est un bon psychologue ou c’est un bon psychiatre, mais il n’y a pas d’Esprit. Par contre, tu peux rencontrer un médecin qui a de l’Esprit ou un psychologue qui a de l’Esprit, ou un biologiste qui a de l’Esprit. Donc c’est l’Esprit derrière la forme qui va donner à sa science, sa valeur.

S’il n’y a pas d’Esprit derrière la forme, sa science elle va être simplement mécanique, puis avec les années, elle va s’éteindre, elle va s’éteindre, elle va s’éteindre, elle va s’éteindre. Mais s’il y a de l’Esprit derrière la forme, sa science, même si elle est mémorielle, avec les années elle va se modifier, elle va s’animer, elle va s’humaniser.

DM : Quand vous dites ”de l’Esprit” par rapport à un médecin, est-ce que vous parlez de sa motivation dans la médecine, est-ce que vous parlez de sa mobilité, de sa flexibilité à regarder d’autres choses ? Est-ce que c’est de ça dont vous parlez ?

BdM : Oui. De l’Esprit, c’est 360 degrés, je vous donne un exemple ridicule, supposons que tu rencontres un médecin, puis tu dis : “Qu’est-ce que vous pensez, vous, de la médecine homéopathique” ? Puis il dit : “Moi je suis contre ça”. Là, il n’y a pas d’Esprit !

DM : Il n’y pas de flexibilité !

BdM : Il n’y pas de flexibilité. S’il dit : “Oui, c’est intéressant, je n’ai pas étudier ça, j’ai des collègues qui s’intéressent à ça, moi je me spécialise plutôt dans la médecine classique conventionnelle”. Là, tu respectes !

DM : OK. OK.

BdM : Mais s’il donne un “non”, c’est le “non” dont j’ai peur. Quand un Homme te met un “non”, qu’il t’apostrophe un “non” dans le front là, parce qu’il a un doctorat, parce qu’il a une compétence, puis qu’il te pète un “non” dans le front comme tu pètes une marque de feu sur la fesse d’un bœuf, lui il est fini avec moi, avec moi en tout cas, il est fini !

DM : Donc ça veut dire que même s’il est capable de vivre sa parole, c’est pas encore assez, parce que tout à l’heure, vous disiez… Vous êtes intéressé aux réponses qu’une personne peut vous apporter s’il vit dans le concret, dans le pratique, ses réponses ou son information, mais pour vous ce n’est pas assez, il faut que ça aille plus loin que ça ?

BdM : Il faut qu’il y ait de l’Esprit !

DM : De l’Esprit, oui, je le comprends mieux.

BdM : De l’Esprit c’est de l’intelligence non formalisée. De l’intellect c’est de l’intelligence formalisée. Il y a deux niveaux dans l’Homme. D’ailleurs, les sciences, les scientistes le savent, on sait qu’il y a le côté raison, puis il y a le côté intuitif. Donc si un Homme n’est rien que basé dans sa raison, puis qu’il a les deux pieds dans le ciment, qu’est-ce que tu veux faire avec un gars de même ! Aux poubelles ! Tu n’es pas intéressé, en tout cas, moi je ne suis pas intéressé.

Par contre s’il y a de l’intuition… On ne demande pas que l’Homme ait une conscience ou un Esprit qui passe à travers, puis qui éclabousse tout le rationnel, puis le suprarationnel, mais on demande qu’un Homme ait de l’intuition, puis qu’il ait ce que vous appelez, vous autres, de l’instinct, puis qu’il ait un petit peu de flexibilité dans son mental. À ce moment-là c’est merveilleux, là tu peux parler, tu peux étendre, tu peux échanger, mais un Homme, dans quelques sciences ou dans quelques sphères d’expérience qui n’a pas cette flexibilité, qui n’a pas cet Esprit, pour moi il est mort. Il est mort, d’ailleurs il va mourir à quarante-cinq ans, cinquante ans, soixante ans, il va être totalement mort… Les affaires… La psyché… Il va être mort, puis il va mourir… C’est ces gens-là qui deviennent séniles là, tout “croches”, ils perdent leur mémoire, ils deviennent des machines biologiques totalement “fuckées”, pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas d’Esprit. Par contre tu regardes des gens qui ont de l’Esprit… Qui c’est qui vient de mourir ? La dame qui vient de mourir hier, qui était en charge de… Fin – Coupure.

mise à jour le 22/06/2024

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