DM-013 Âme et Esprit

“DM : La première partie, le sujet : “Âme et Esprit”. Évidemment pour certains, le vocabulaire est déjà connu, mais pour certaines personnes, la différence entre les deux n’est pas évidente. Et dans la deuxième partie, nous aurons le sujet sur la superstition, les différents aspects qui font que le vendredi 13 est …”

 

En Français vous lisez la transcription manuelle de la conférence de BdM, dans une autre langue la traduction par une intelligence artificielle (AI) de cette transcription manuelle, donc le résultat est à interpréter avec discernement.


Daniel Ménard (DM) : La première partie, le sujet : “Âme et Esprit”. Évidemment pour certains, le vocabulaire est déjà connu, mais pour certaines personnes, la différence entre les deux n’est pas évidente. Et dans la deuxième partie, nous aurons le sujet sur la superstition, les différents aspects qui font que le vendredi 13 est énervant pour certaines personnes. Pour nous parler de ces sujets, nous invitons Monsieur Bernard de Montréal pour nous parler. Bonjour Bernard.

Bernard de Montréal (BdM) : Bonjour.

DM : Beaucoup de personnes dans un cheminement ou dans un développement personnel, ont à vivre certaines expériences, et à travers certains livres ou certaines documentations, on leur parle souvent de l’expérience de l’âme et de l’évolution qui s’associe à l’Esprit.

Est-ce que la différence entre les deux aspects, les deux mondes, sont faciles à distinguer ou bien s’il y a des éléments qui font que l’être peut être porté à penser que l’âme évolue plus rapidement ou du moins avec une certaine facilité, dans le monde de l’âme, du sentiment, de l’émotion ? Est-ce que vous pourriez nous faire une démarcation en ce qui apparaît être de l’âme dans l’expérience humaine et ce qui est une expérience ou une évolution de l’Esprit ?

BDM : L’âme c’est tout ce qui est relié à la personnalité de l’Homme. L’âme c’est la totalité de sa mémoire, consciente et subconsciente. L’âme, ça englobe l’expérience humaine dans cette vie et dans les vies antérieures. L’âme, c’est un aspect de l’Homme qui est vérifiable à travers les sentiments. Dans l’Esprit, il n’y a pas de sentiments.

L’Esprit c’est l’Intelligence pure, l’Esprit c’est l’Intelligence intégrale, l’Esprit c’est la partie cosmique universelle de l’Homme. L’âme c’est la partie planétaire involutive de l’Homme. L’âme, c’est ce qui permet à l’Homme de ne pas savoir où il en est dans la vie. L’âme, c’est à la fois la limite de l’Homme et à la fois la dynamique de son évolution. L’Esprit, c’est l’infinité de l’Homme et à la fois la puissance de son évolution. La différence entre l’âme et l’Esprit doit être conçue non pas en termes de la philosophie ou du désir psychologique de l’ego qui fait encore partie de l’expérience de l’âme, mais doit être conçue en fonction de la capacité de l’Homme de reconnaitre sa capacité d’être en communication télépathique avec son Esprit.

Pour voir la différence ou reconnaître la différence entre l’âme et l’Esprit, il faut que l’Homme d’abord ait conscience d’un principe en lui qui ne fait pas partie de sa personnalité, qui fait partie de sa personne, de son individualisation, qui fait partie de sa globalité pensante. Dans le monde de l’âme il n’y a pas d’intelligence, il y a de l’expérience, il y a de la mémoire. Dans le monde de l’âme, il y a la finitude de l’ego. Dans le monde de l’Esprit, la finitude de l’ego n’existe pas.

DM : Est-ce qu’on peut échapper à l’expérience de l’âme dans un processus de développement ?

BdM : Non. On ne peut pas échapper à l’expérience de l’âme puisque c’est l’expérience de l’âme qui vient en premier. L’expérience de l’âme fait partie du fil conducteur qui existe entre la matière et l’Esprit, donc pour que l’Esprit puisse éventuellement se connecter, s’unifier ou se fusionner à l’Homme, il faut que l’âme évolue. Autrement dit il faut que le système de réception, le système psychique de l’Homme soit développé. Donc ce système psychique se développe au fur et à mesure où l’Homme passe d’un état de conscience inférieure à un état de conscience supérieure, pour que tous ses corps subtils puissent être réceptifs à cette vibration, à cette énergie-là.

Et à ce moment-là, l’Esprit qui fait partie du domaine universel de la conscience, qui se situe sur le plan mental de l’Homme, peut utiliser les énergies de l’âme, la réserve expérientielle de l’âme, la transformer, l’amener à un état de transmutation suffisamment avancée pour que le taux vibratoire du corps mental soit capable d‘absorber l’énergie de l’Esprit par rayonnement, permettant à l’Homme de communiquer avec les circuits universels, permettant à l’Homme d’avoir une pensée créatrice, permettant à l’Homme d’avoir un ego totalement transparent, permettant à l’Homme de ne plus avoir besoin de penser subjectivement, permettant à l’Homme de savoir, permettant à l’Homme de ne plus avoir besoin de la curiosité pour supporter les exigences égoïques de sa conscience planétaire.

L’Esprit n’est pas encore – dans ce siècle – défini, dans ce sens que, pour que l’Homme définisse l’Esprit, il faut qu’il soit en possession de ses moyens.

DM : Quels moyens ?

BdM : Les moyens dont je parle sont les capacités de l’Homme de ne plus se souvenir. Ça, c’est un des grands moyens de l’Homme.

DM : Perdre la mémoire intégralement ?

BdM : Je ne dis pas perdre la mémoire dans le sens que vous pouvez le penser. Ce n’est pas la perte de la mémoire dans le sens d’une régression. C’est la perte de la mémoire dans le sens de l’abolition nécessaire d’un principe de vitalité mentale substitué par l’Esprit dans l’instantanéité créatrice de son pouvoir naturel. À ce moment-là l’Homme en tant qu’ego, en tant que conscience transparente, n’a plus besoin de la mémoire expérimentale pour se confier aux exigences de l’ego. Il est capable de supporter une mémoire qui transcende le temps, l’espace et la nature expérientielle de l’âme pour s’appuyer sur l’infinité de son principe universel qui est l’Esprit.

DM : Est-ce qu’on pourrait dire que la mesure qu’un ego peut se donner de distinguer ce qui est de l’âme et de l’Esprit, c’est sa capacité à faire référence à la mémoire pour vivre une expérience ?

BdM : Oui, oui, mais ça va plus loin que ça. Ce qui fait que l’ego a de la difficulté à prendre conscience de son Esprit, c’est que la conscience mentale inférieure de l’Homme est basée sur l’actualisation créatrice de la réflexion mentale de son ego, à travers le monde astral de ses sens. Donc l’Homme, quand il vient au monde, quand il vient dans la matière ou quand l’âme s’incarne, il perd complètement le contact acquis avec des mondes parallèles. Donc il vient dans la matière, il grandit dans la matière, et il est au cours de son expérience matérielle imbibé d’impressions qui sont basées à la fois sur les sens, et aussi à la fois sur les opinions extérieures à lui-même qui font partie de sa culture, de sa race ou de sa civilisation.

Donc l’Homme quand il vient au monde n’a pas mémoire cosmique de son origine, donc il ne vit que par affiliation karmique avec l’âme, c’est-à-dire qu’il ne vit que par reconnaissance atmosphérique avec tous les mouvements astraux de l’âme. Donc il est forcé, par exemple, d’utiliser son caractère comme preuve mesurable qualitative de sa nature humaine. Il est obligé d’utiliser son tempérament comme système de perception qui existe entre lui et le monde extérieur, afin de développer des mécanismes de réflexion et aussi des mécanismes de réaction, qui l’amènent au cours de son évolution à développer des systèmes de défense ou d’attaque, selon la nature de son évolution et la place qu’il occupe dans l’évolution morphologique de sa race.

Alors que sur le plan de l’Esprit, si l’Homme était conscient ou si l’Homme venait dans la chair d’une façon consciente, il ne pourrait pas développer le contour psychique d’une conscience planétaire. Il serait obligé d’instantanément s’instruire de lui-même, et instruire sa race ou instruire son Humanité, afin de développer dans cette race ou dans cette Humanité, ou dans lui-même, les moyens correspondant à une affiliation télépathique instantanée avec les plans parallèles, qu’aujourd’hui on appelle des plans surnaturels.

Parce que nous n’avons pas accès aux corps subtils éthériques qui nous permettent de rencontrer sur un plan d’égalité des mondes où la pensée n’existe pas en tant que telle, mais où elle n’est que le produit de la réaction de ces rayons d’énergie émanant de l’Esprit et qui frappent les neurones, pour créer dans l’assemblage psychique de l’ego le phénomène de la pensée réflective. Donc c’est très difficile pour l’être humain de l’involution de pouvoir compenser sur le plan philosophique ou sur le plan de la pensée, avec la réalité réellement occulte de sa mémoire organisée par des intelligences, ou par des principes intelligents, qui s’actualisent créativement dans le cosmos depuis le début de tous les temps !

Donc pour que l’Homme en arrive à cette capacité, il sera obligé de prendre conscience de nouvelles sciences qui aujourd’hui commencent à l’être sur le plan matériel, et petit à petit s’habituer à définir sa réalité, non pas par rapport à ce que les Hommes au cours de l’involution ont déclaré en tant qu’initiateurs ou en tant que réformistes, mais en tant que créateurs d’une nouvelle façon de voir la réalité. C’est la responsabilité de l’Homme; et c’est directement proportionnel à sa capacité mentale de définir la réalité, de définir l’infinité et de définir sa relation avec les plans invisibles.

Et cette capacité, elle fait partie de la transmutation de son corps mental, elle fait partie de l’ajustement de son âme à un rayonnement d’énergie qui est très puissant, qui fait partie de sa cosmicité, mais qu’il pourra graduellement intégrer au fur et à mesure où il sera suffisamment avancé pour pouvoir connaître et comprendre les nuances entre la pensée égoïque et la pensée qui transcende l’ego, c’est-à-dire la pensée qui ne se réfléchit pas, qui n’est pas réfléchissable, qui n’a pas de fin en soi, et qui n’a pas de début en elle-même, qui est simplement une instantanéité, mais d’un ordre tellement élevé qu’elle passe à travers tous les espaces-temps et déchiffrent dans son mouvement la constitution réelle du cosmos et de l’univers, soit visible ou invisible.

Sinon, si ce n’était pas le cas, il y aurait une contradiction interne entre la capacité de l’Homme de sentir certaines valeurs profondes insaisissables et la capacité de l’Homme en potentiel d’en faire éclater les voiles, pour retrouver en lui la source originale de sa puissance qui, éminemment, dans le temps, produira sur notre planète une race totalement intégrée, c’est-à-dire une race incapable de souffrir ou de supporter les indécences psychologiques de l’involution, et à ce moment-là, capable de se supporter et de produire des facettes mentales de l’évolution qui iront autant dans l’instruction humaine des mondes parallèles que dans l’instruction humaine de la science subtile, éthérique de l’avenir.

DM : Avant qu’on s’engage dans un terrain où je vous vois vous échapper, j’aimerais vous poser la question – en premier une réponse courte pour que j’en amorce une deuxième – j’aimerais savoir s’il est possible pour un être humain dans le futur de naître conscient dans la matière, dans un corps humain ? Est-ce qu’il sera possible de naître avec une conscience intégrale à sa naissance, une conscience intégrale des plans subtils dont vous parlez ? Est-ce qu’il sera possible dans le futur de ne pas passer par l’expérience de l’âme ?

BdM : Ce ne sera pas possible sur cette planète. Ce sera possible à l’époque où l’Homme passera du stage de l’évolution de la Terre au stage de l’époque de l’évolution Jupitérienne. Pour que l’Homme puisse venir dans une matière et ne pas être confronté à la dualité de ses sens, il faut que cette matière soit totalement libérée de la gravité, donc il faut que l’Homme ait accès à son corps éthérique. Il faut que l’Humanité cesse de constamment se reproduire dans un corps matériel extrêmement dense. Il faut que l’Esprit soit libre de coexister avec le nucléaire de l’âme, c’est-à-dire avec la partie purement vibrante de l’âme et cesser de coexister avec son périsprit.

Le problème de l’Humanité aujourd’hui ou le problème des races, ce qu’on pourrait même appeler le problème de l’ethnie de l’esprit dans le monde – ce qui est à la source de toutes nos souffrances politiques, involutives, sociales, philosophiques, psychologiques – c’est que l’Esprit est incapable de substituer dans l’Homme la véritable essence de son êtreté et compenser en même temps dans l’Homme avec un corps mental suffisamment développé, pour que l’Homme puisse finalement se libérer du besoin d’être.

L’Homme a un besoin d’être, et le besoin d’êtreté de l’Homme qui a été traité en philosophie jusque dernièrement, fait partie de la constitution psychologique du moi. L’Homme a besoin de sentir qu’il EST, parce que l’Homme a besoin de sentir au cours de son évolution – et au cours de l’absorption qu’il vit en relation avec son corps astral à travers ses sens – il a besoin d’avoir une mesure de lui-même afin de pouvoir développer une valeur caractérielle de son moi, pour finalement sentir qu’il est présent dans sa conscience. Mais ceci est aussi un terminal illusoire de sa conscience évolutive.

Si l’Homme est incapable de vivre dans un détachement – pas spirituel ou mystique – mais si l’Homme est incapable de vivre dans un détachement égoïque face à la réalité de son moi, il n’aurait pas besoin de souffrir la “philosophisation” de son être, et il serait libéré finalement de la tendance à vouloir posséder ses pensées. Et l’Homme veut posséder ses pensées ! S’il savait ou s’il connaissait les mystères de la pensée, autrement dit s’il était froidement plongé dans l’éther de son mental, il ne pourrait pas supporter la solitude cosmique de son moi. Et automatiquement sur le plan psychique, il éclaterait, parce que l’émotion qui est encore attachée à son mental ne pourrait pas survivre contre l’agression de la lumière, à cause de l’animalité de ses pensées.

Donc il faudra que l’Homme évolue et que la densité de son corps matériel change, et qu’il prenne conscience de son corps éthérique, pour finalement en arriver au cours de l’évolution Jupitérienne à ne plus avoir besoin de corps matériel pour consentir à être.

DM : Donc vous sous-entendez que, dès que l’individu a un corps matériel, il est obligé de passer par l’expérience de l’âme ?

BdM : Avoir un corps matériel, ça fait partie de l’expérience de l’âme. Si nous retournons au début de la race humaine, si nous retournons, par exemple, aux périodes pré-adamiques, l’âme entrait dans le corps de l’Homme et elle sortait, elle entrait, elle sortait. Et à partir du moment où l’âme a commencé à être prisonnière du corps, à cause de toutes sortes de forces – dont la sexualité a été la plus impressionnante – à ce moment-là l’âme a perdu sa capacité d’être libre.

Et en perdant sa capacité d’être libre, elle a été obligée au cours de l’involution à demeurer fixée dans les centres, fixée aux centres psychiques de l’Homme, jusqu’à ce qu’elle soit libérée par la maladie ou par l’affaiblissement des forces vitales, qui a amené ce que nous appelons aujourd’hui “la mort”. Mais auparavant, l’âme pouvait entrer et sortir. Mais l’Homme sera obligé au cours de l’évolution de revenir à la période pré-adamique, c’est-à-dire de revenir à une conscience suffisamment universelle pour que l’ego puisse ne pas avoir besoin de se rattacher à la nécessité de l’êtreté, afin de laisser finalement à l’Esprit la capacité de réunir en lui-même toutes les forces qui font partie du corps matériel, vital, astral et mental, et de donner à ces corps la puissance vibratoire à son propre niveau, au lieu de laisser au corps la puissance vibratoire qui convient au niveau astral de l’âme.

Et à ce moment-là, la mort sera inutile, elle ne sera plus utile, et ne fera plus partie de l’expérience de l’Homme, et à ce moment-là, l’Homme sera capable de vivre un autre niveau d’évolution, c’est-à-dire qu’il sera réellement maître non pas de sa vie mais il sera maître de la vie, c’est-à-dire qu’il aura le pouvoir à tous les niveaux, parce que finalement il sera affranchi de son périsprit. Il sera affranchi du besoin de l’âme de chercher l’expérience pour son évolution, et il se servira de l’âme simplement comme point de raccord entre son infinité et le plan où il se situera, selon son besoin ou son désir d’évoluer dans le cosmos.

DM : Est-ce que l’expérience pour un être humain de notre époque – l’expérience de l’âme qui a, finalement, à traverser – mène inévitablement vers une conscience de l’invisible, ou d’une dimension de l’invisible ? Je regarde ça, parce que dans le cinéma qui souvent véhicule des valeurs culturelles, on a de plus en plus, je dirais, d’intérêt à faire un cinéma qui a un caractère, disons occulte, où la dimension magie, où la dimension psychique est omniprésente. Est-ce que l’expérience finalement de l’âme qui se fixe, comme vous l’avez dit, dans le corps, amène l’individu à voir qu’il y a une autre dimension que la matière, que la forme, telle qu’on la perçoit ? Est-ce que c’est ça la finalité de l’expérience de l’âme ?

BdM : Non. La finalité de l’expérience de l’âme, c’est celle qui doit amener l’âme à reconnaître qu’elle n’a plus de puissance sur l’ego.

DM : Qu’elle n’a plus de puissance sur l’ego ?

BdM : Oui. Parce que même si vous dites qu’aujourd’hui on fait des films ésotériques ou des films occultes, ou des films qui traitent avec toutes ces sortes de magouilles ésotériques, ça fait encore partie du monde astral. Le monde astral, qu’il utilise la créativité de l’Homme pour l’instruire de la matière, des sentiments ou du surnaturel, est toujours responsable de l’ignorance de l’Homme.

Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui on voit des films un peu plus ésotériques qu’on demeure moins voilé dans la réalisation de la conscience. Au contraire, il y a dans ces modes et dans ces mouvements artistiques un très grand mouvement astral qui fait vibrer dans la conscience de l’Homme ou dans son subconscient – comme vous l’appelez – des forces extrêmement actives comme, par exemple, comment vous appelez ça ? Les films de vampires, par exemple.

Les films de vampires suscitent dans l’âme de l’Homme des réflexions astrales, et ces réflexions astrales sont purement symboliques, mais elles n’expliquent absolument d’aucune façon et d’aucune manière la réalité du vampirisme. Qu’est-ce que c’est le vampirisme ? Le monde de l’astral – d’ailleurs, comme je l’ai déjà expliqué, qui représente le monde de la mort – est un monde totalement vampirique. Et l’Homme aujourd’hui n’est pas rendu à un point où il peut facilement constater, sur une base intelligente mentale, que le monde astral est vampirique.

Donc ce qu’il vit au niveau de l’expérience de l’image à travers l’âme dans le cinéma, n’est qu’une extension dans le monde de l’Homme de la puissance astrale de l’âme de faire vibrer des cordes chez l’Homme qui constitue, dans un sens, un certain danger, si lui n’est pas suffisamment objectif à la réalité cosmique de l’Homme, et ne peut pas voir dans ce trafic d’images l’impression subtile que veut créer l’âme ou les entités dans le monde de l’âme, ou les entités dans le monde de l’astral, pour tourner ou retourner l’attention de l’Homme, de la matière, et la rediriger vers la mort.

Parce que, que l’Homme soit conscient de la matière dans le sens qu’il est matérialiste, ou que l’Homme soit mesmérisé, hypnotisé par l’ésotérisme ou le mysticisme, ou le “vaudouesque” astral, il demeure qu’il n’a pas conscience du jeu que jouent les forces astrales dans son ego, dans sa nature humaine, sur le plan émotif de sa conscience et sur le plan mental créatif de son intellect envoûté.

DM : Est-ce qu’il y a une clé fondamentale pour éviter dans tout ce qui nous apparaît créatif dans le monde, en tout cas qui fascine ou qui impressionne, est-ce qu’il y a une clé pour dépister ou reconnaître la manipulation astrale qui, finalement… Vous dites que, même si on vise à regarder l’invisible pour se donner, je dirais, une vision plus large de notre expérience égoïque, vous nous dites que malgré tout ça, on peut se faire “trapper” par l’astral, qu’on peut se faire “trapper” par les mécanismes qui nous sont présentés extérieurement ? Est-ce qu’il y a une clé pour savoir qu’il y a manipulation de la part de l’astral, et qui nous plonge dans une expérience astrale, expérience de l’âme ?

BdM : Oui, il y a plusieurs clés. On peut en prendre une, on peut en discuter une… DM : Un passe-partout.

BdM : La beauté.

DM : La beauté ? C’est une clé pour dépister l’expérience de l’âme ?

BdM : Quand je parle de la beauté, j’en parle d’une façon très large. La beauté fait partie de la nature de l’Esprit. Mais quand je parle de beauté, je parle de la Beauté, je ne parle pas des reflets de la beauté. Si on parle de beauté dans l’Homme, si on parle de beauté à travers l’Homme, il faut parler de la beauté de son Esprit. Autrement dit si un être humain vit le beau, manipule le beau, s’entoure du beau ou de beau, mais qu’il n’est pas beau, à ce moment-là sa beauté est astralisée.

Donc à ce moment-là, elle sert à une forme d’envoûtement psychique de l’ego ou elle sert à une forme d’envoûtement psychique de la civilisation. Par contre, si l’Homme vit le beau, travaille avec le beau, fait vibrer le beau dans son action, recherche le beau dans son expérience, et que lui-même en tant qu’Esprit correspond à cette beauté qui le fait vibrer, il ne se sert pas du beau pour envoûter l’Homme ou l’Humanité, il se sert du beau pour élever l’Homme et l’Humanité. Bon, j’irai un peu plus loin pour ne pas laisser la pensée en suspens.

Nous vivons à la fin du vingtième siècle. Nous vivons dans un temps où la science est très avancée dans l’utilisation de la forme, la civilisation de la forme, donc le recrutement des paramètres de la beauté pour l’actualisation dans le monde et la diffusion dans le monde de ce que nous appelons la belle pomme ou le beau matériel. Ça, c’est une chose. Mais où mène cette beauté ? Est-ce qu’elle correspond à l’Esprit ou au bel Esprit de l’Homme ? Ou est-ce qu’elle correspond à la mesmérisation de l’âme ? Ou est-ce qu’elle correspond à l’envoûtement de l’âme ? Est-ce qu’elle correspond à la matérialisation psychique de l’ego ?

Donc, pour que l’Homme ait le discernement dans sa capacité de voir où le principe de la beauté exerce dans le monde son pouvoir, il faut que lui-même déjà ait une conscience suffisamment raffinée pour pouvoir utiliser le beau, non pas en fonction de l’astral de l’âme, mais en fonction de la réalité créatrice de l’Esprit. C’est là la différence.

DM : Je vais essayer de résumer. Vous semblez dire qu’une personne qui émane de la beauté a un certain Esprit qui, par rayonnement, va atteindre les gens. Ça, ça n’a pas de conséquence. Par contre, un individu qui utilise de la beauté ou ce qui apparaît de la beauté dans un environnement social, pour mesmériser ou fasciner d’autres et les garder captifs dans l’impression, ces gens-là ne sont pas des éléments d’Esprit, vivent de l’âme. C’est ce que vous dites là.

BdM : Oui, et ils peuvent être très bons à ça !

DM : Mais dans la société, tout est fondé là-dessus. La personnalité c’est de se générer une quelconque forme de beauté de la forme, pour ni plus ni moins que créer une valeur d’échange. Tous les gens en général cherchent à être beaux pour se donner une valeur d’échange avec l’autre.

BdM : Oui, mais ça, c’est parce que – comme je disais tout à l’heure – l’Homme de l’involution vit sur le plan de la personnalité, il ne vit pas sur le plan de la personne. Et tant que l’Homme va vivre sur le plan de la personnalité, il ne pourra pas comprendre les lois de l’Esprit. Il va vivre sous les lois de l’âme, il sera régi par les lois de l’âme. Que ce soit des lois de l’âme qui sont actives dans la sphère du beau ou qui sont actives dans la sphère du laid, ce sera les lois de l’âme. La personnalité c’est l’aspect fictif de la conscience humaine. La personnalité, ça se change, ça se transforme, ça n’a pas d’essence. La personne, elle est fixe, elle ne se transforme pas. Elle est le résultat d’une fusion, c’est-à-dire d’un lien entre l’âme et l’Esprit. Et c’est là que l’Homme de l’avenir découvrira son essence, c’est dans la personne, ce n’est pas dans la personnalité.

DM : Vous émettez l’hypothèse ou une perception comme quoi une belle personnalité n’est pas nécessairement supportée par un bel Esprit, mais est-ce qu’un bel Esprit a toujours une belle personnalité ?

BdM : Un bel Esprit peut faire ce qu’il veut.

DM : Il peut se composer une personnalité ?

BdM se lève : Regarde, je peux faire ça, ce n’est pas très joli !… Autrement dit une personne peut faire ce qu’elle veut. Je fais ceci non pas par manque de respect pour la salle, je veux expliquer un principe. Une personne, un être qui est dans sa personne n’est pas géré par les lois de la personnalité, il n’est pas géré par les lois de l’âme, il est géré par les lois de l’Esprit, c’est-à-dire que la personne… Qu’est-ce c’est dans le fond une personne ? Une personne c’est le résultat de la transmutation des corps subtils de l’Homme qui, originalement, étaient régis par les lois de l’âme. Donc une personne, ce n’est pas une personnalité en soi.

Effectivement, les gens dans la salle qui voient ce que je fais peuvent faire l’observation : “Ah ! Ben lui, c’est une drôle de personnalité”. Mais ce n’est pas le cas ! Parce que ça, je le fais d’une façon volontaire, créative, pour expliquer qu’est-ce que c’est de la personne. De la personne, c’est libre de la personnalité. Un Homme qui aurait une belle personnalité ou une grande personnalité ne s’adonnerait pas à faire un geste aussi banal ou aussi matériel, aussi concret. Donc je le fais parce que j’aime le public, c’est créer un spectacle pour expliquer un principe qui est difficile à comprendre.

DM : Bon. Donc on vous reconnaît de la personne. Une personne qui a de la force ou qui est capable de supporter ses mouvements, on lui reconnaît, dans un sens, de la personne. Mais la question qui me vient à l’esprit, c’est : une personne qui est choquée, un ego qui est choqué de voir une personne s’exprimer, qu’est-ce qu’il vit au niveau de l’âme ? Quel est le “choqué” ? D’où vient ce “choqué” ? Qu’est-ce qui se passe dans son expérience d’âme ?

BdM : C’est la réflexion de l’ego, c’est le corps émotionnel qui vibre, c’est la partie mentale inférieure de l’ego qui veut la vérité telle que lui la perçoit. C’est pour ça que j’ai déjà dit que la vérité c’est une très grande illusion. Tant que l’Homme sera à la recherche de la vérité, il sera à la recherche d’un voile, il sera à la recherche d’une ombre, parce que la vérité elle est toujours sous-tendue par le mensonge. Il faut un jour que l’Homme passe de la vérité à la réalité. Dans la réalité, à ce moment-là, il découvrira l’essence de sa personne et il pourra réaliser la personne des Hommes qui sont dans le monde.

Mais ce n’est pas à travers la vérité que l’Homme peut passer de l’involution à l’évolution, puisque la vérité est justement la formule astrale de l’âme qui permet à l’ego de se sécuriser dans l’impression d’être dans la bonne direction. Un Homme qui est dans sa personne n’a pas besoin de direction, il devient un centre, il va créer une direction, il n’a pas besoin de direction. Alors qu’un Homme qui est dans la personnalité, qui est à la recherche de la vérité, il va toujours chercher une direction, il va chercher un chemin. Et c’est l’Homme lui-même qui doit être son propre chemin, son propre chemin pour lui ! Et selon son niveau d’évolution, il se créera son propre chemin pour lui.

Mais si ce chemin est universel dans le sens qu’il y a suffisamment d’individualisation, ce chemin n’interférera jamais avec le chemin de l’autre. Par contre, sur le plan de la personnalité, les Hommes cherchent des chemins, et comme je disais toujours, les chemins mènent tous à Rome, et un jour l’Homme sera obligé de réaliser qu’à Rome il y a autre chose, et autre chose ! Cette autre chose, c’est lui-même. Et c’est là la personne, c’est là que commence le processus d’individualisation.

Et ce n’est pas facile, et pour individualiser la conscience humaine, il faut que l’Homme ait le support de l’Esprit, c’est-à-dire qu’il faut qu’il ait la capacité grandissante, graduellement, je l’accorde, mais qu’il ait la capacité de supporter ce qu’il sait. Et ça ce n’est pas facile parce que nous avons été pendant des millénaires habitués à vibrer ou à recevoir de l’extérieur de nous-mêmes. C’est très difficile pour un être humain au début de sa conscientisation, au début de son individualisation, de supporter ce qu’il sait.

Dans mon expérience, au cours des années où j’ai donné des séminaires, il y avait des gens qui me disaient : “Ah ! Ce que vous dites je le sais depuis très longtemps, vous ne m’apportez absolument rien de neuf”. Et je leur disais : “C’est très bien, vous êtes chanceux, et c’est comme ça que vous devriez être”. Mais se faire confirmer quelque chose que l’on sait, c’est intéressant, ça réchauffe, mais l’Homme n’est pas suffisamment objectif pour aller dire à l’autre ou à l’Homme que, ce qu’il sait, c’est ça !

DM : Est-ce qu’il a le mandat de le dire à l’autre ?

BdM : S’il avait de l’humilité, il le ferait.

DM : Mais pour quelle raison ?

BdM : Pour aucune raison, parce que si nous rencontrons un Homme dans le monde, si nous rencontrons un être humain dans le monde qui nous dit quelque chose que nous savons, nous devrions être suffisamment conscients pour être contents que quelqu’un nous dise quelque chose que nous savons, donc nous sommes deux. Ensuite nous sommes trois, ensuite nous sommes quatre.

Et si les Hommes étaient capables dans le monde de relever le défi de leur fausse intellectualisation de la connaissance, ils seraient réellement surpris de voir combien il y a d’hommes et de femmes dans le monde un peu éparpillés partout qui savent beaucoup de choses, mais à qui il n’a jamais été donné de rencontrer des hommes ou des femmes qui, d’une façon réelle, personnelle, pouvaient leur dire : “Ah ! Ce que vous dites, c’est ça”. L’Homme a un problème fondamental, c’est son orgueil, et l’orgueil ça fait partie de son génie. Mais qu’est-ce que c’est le génie ? C’est l’incapacité de l’Homme de savoir d’où vient son intelligence, c’est très grave et c’est très dangereux.

DM : On prend dix personnes qui savent. On les met à une table, ils discutent ensemble, se reconnaissent mutuellement… BdM : Ils ne discuteront pas ensemble, les Hommes qui savent ne discutent jamais ensemble, ils parlent ensemble.

DM : Ils parlent ensemble.

BdM : Et l’Homme sur la Terre il ne parle pas, il jase ! Si l’Homme sur la Terre parlait, il apprendrait beaucoup de choses. Mais l’Homme jase beaucoup, donc il n’apprend rien. Donc les Hommes, quand ils disent qu’ils discutent ensemble, ils ne font que jaser. Et lorsqu’ils jasent, ils se confrontent. Et celui qui a la plus grande capacité psychologique de jouer avec les mots confronte le plus, et finalement les autres sèchent ! (rires du public).

DM : Ces personnes qui parlent ensemble, ça exprime quoi ?

BdM : Des personnes qui parlent ensemble réalisent constamment que l’Esprit utilise différents cerveaux – d’ailleurs, ça fait partie des lois cosmiques – l’Esprit utilise différents cerveaux pour se véhiculer. Donc si vous avez trois Hommes à une table, l’Esprit utilisera trois cerveaux pour véhiculer ce qu’il a à dire de façon universelle. Si vous avez dix Hommes, ce sera la même chose, si vous en avez deux, ce sera la même chose.

Un Homme qui est dans sa conscience se doit de parler avec un autre pour savoir jusqu’à quel point il sait. Tu ne peux pas… C’est impossible pour un être humain de penser à ce qu’il sait. Penser à ce que l’Homme sait ou penser à ce que l’Homme saurait l’amènerait à une fatigue terrible dans le mental, parce que c’est trop vaste le savoir. Mais si l’Homme le canalise et parle avec d’autres Hommes, à ce moment-là ce savoir se concrétise, se manifeste, et il devient, dans le monde, de la connaissance, mais pour lui ça demeure simplement un mouvement d’énergie.

DM : Donc ces êtres qui ont une certaine conscience échangent entre eux exclusivement pour faire circuler l’énergie ?

BdM : Ils échangent exclusivement pour faire circuler l’énergie, et au fur et à mesure où ils le font, ils s’aperçoivent qu’effectivement cette énergie va se manifester pendant un certain nombre d’heures, une certaine période, et va atteindre un “climax”, et finalement elle va s’arrêter net.

DM : Mais est-ce que ça aboutit à quelque chose de concret Inévitablement ?

BdM : Ça dépend de la conscience objective de ces individus face à l’autorité de cette énergie. Si les Hommes sont capables de supporter l’autorité de cette énergie créatrice qui est très grande, à ce moment-là elle pulvérisera en eux la moindre des émotions, elle éliminera en eux la moindre des spiritualités et elle les forcera à amener dans le monde une nouvelle science.

DM : Donc s’il y a échange au niveau dont on parle, et que les gens ne sont pas en mesure de vraiment passer à l’action dans le sens d’une science, c’est qu’il y a des ajustements de personnalités ?

BdM : Il y a encore des ajustements de personnalités, il y a encore transmutation des corps subtils, et l’individu ne peut pas accélérer ce processus. Ça fait partie de la fusion de l’Esprit avec l’âme et ça dépend du statut évolutif de l’âme, ça dépend du temps qu’elle doit être pétrie.

DM : Donc tout individu ne peut pas échanger indéfiniment. Il a sa mesure à lui, de la façon dont vous dites ça ?

BdM : Chaque individu a sa mesure, et des individus selon leur mesure ont une plus grande capacité d’échange, ont une plus grande capacité de pénétrer dans ce que j’appelle les mystères. Les mystères étant l’étude des plans, des sept plans, autant matériel que psychique.

DM : Mais est-ce que, dans un premier temps, l’individu… BdM : Je vais vous demander une question, excusez-moi. D’une façon, je connais la réponse évidemment, mais je vous la demande pour voir jusqu’à quel point résonne dans l’Homme cette inéluctable absurdité. Est-ce que vous concevez comme étant normal, naturel, que l’Homme ne sache pas ?

DM : C’est une absurdité effectivement de ne pas savoir.

BdM : C’est une absurdité.

DM : Mais c’est un fait que beaucoup de gens ne savent pas.

BdM : D’accord OK. Donc si l’Homme concède, conçoit que ne pas savoir c’est une absurdité, je sais que l’Homme le conçoit, même s’il ne peut pas concevoir ce que savoir est ou représente. À ce moment-là, cette absurdité un jour doit être détruite, neutralisée, éliminée de sa conscience. Et pour qu’elle le soit, il faut qu’il parte du principe qu’il sait quelque chose. Et ça a l’air banal, mais je suis sûr que tous les gens dans la salle ici savent quelque chose.

Vous prendriez le moindre des personnages, et si vous leur parleriez – pas jaser, parler – ils vous répondraient, ils vous parleraient et vous verriez que quelque chose vient de cet échange. Évidemment, certaines personnes auraient une plus grande capacité de jouer avec les mots, de perfectionner le langage, d’avoir le mot juste. Ça, ça fait partie de l’ajustement du corps mental, mais chaque individu aurait quelque chose à dire. À partir du moment où l’Homme sait qu’il a quelque chose à dire parce qu’il sait quelque chose, là la chaîne commence !

Mais il faut que quelqu’un dans son expérience humaine lui donne l’opportunité, que ce soit femme, ami, mari ou petit chien, il faut que quelqu’un lui donne l’opportunité d’échanger par la parole. Si les Hommes ne le font pas, parce qu’on constate au cours de l’expérience psychologique de l’involution que personne n’a le droit à la vérité ou personne n’a toute la vérité, à ce moment-là on est fait et on peut être fait pour des siècles !

DM : Mais cette expérience l’ayant déjà vécue personnellement, c’est que lorsqu’on reconnaît ce que l’autre nous dit où on sait – donc moi personnellement, je pose une question où je développe dans une relation la possibilité pour l’autre de s’exprimer – lorsque je lui donne crédit ou je lui présente le fait que ce qu’il sait c’est ça, il développe automatiquement une impression de puissance et l’échange… BdM : Oui, mais ça, c’est normal, écoutez c’est normal. Vous ne pouvez pas demander à l’Homme un jour dans son expérience de pouvoir supporter facilement le fait de savoir. Donc, que l’ego vibre, que les corps subtils vibrent, c’est normal. Mais avec le temps il en arrivera à pouvoir le faire, et avec le temps ce sera une seconde nature de savoir. Donc à ce moment-là, le principe de la polarisation, le principe du pouvoir, comme vous dites, n’existera pas. Mais l’Homme ne peut pas prendre conscience qu’il sait sans vibrer un petit peu au début. Parce que prendre conscience qu’il sait, au début, c’est prendre conscience qu’il a une autorité. Et prendre conscience qu’il a une autorité l’amène à cause de son manque de maturité à vouloir l’exercer, de là son illusion, de là son erreur.

Donc avec le temps, l’Homme saura et l’ego deviendra transparent, et le besoin du pouvoir disparaîtra et l’autorité n’existera plus en lui, parce qu’un Homme qui a le pouvoir de la parole n’a plus besoin d’autorité, parce qu’avoir besoin d’autorité, c’est avoir besoin de l’exigence psychologique de l’ego face au pouvoir. Un Homme qui sait n’a plus besoin d’autorité, parce que déjà il sait que ce qu’il sait ne vient pas de lui. Et si ce qu’il sait ne vient pas de lui, il n’a plus besoin de le dispenser.

DM : Mais c’est ça, c’est que les gens perdent de vue cette dimension ?

BdM : Oui, mais ça, ça fait partie de l’inconscience. Il faut quand même donner à l’Homme un certain temps, il faut donner à l’Homme un certain nombre d’années pour en arriver à pouvoir supporter le vacuum de sa conscience, c’est-à-dire supporter le fait que la pensée vient d’ailleurs, supporter le fait que la pensée dans son ordre grammatical, syntactique, peut passer du JE au TU, que la pensée peut passer du stage de la réflexion au stage de la communication, ainsi de suite, selon son niveau d’évolution. Donc il faut que l’Homme s’habitue à ceci, il faut que l’ego s’habitue à la neutralité, et ça, il faut lui donner le temps, mais il faut d’abord lui donner la chance.

Donc, que l’ego ne soit pas capable pendant un certain nombre d’années de réellement supporter cette nouvelle vibration, c’est normal, mais que l’Homme lui donne l’opportunité, la chance de réaliser qu’il sait, ça fait partie déjà de sa générosité. Et si l’Homme est généreux par rapport à l’Homme, l’autre prendra conscience, et avec le temps, lui aussi deviendra généreux par rapport à l’Homme, et ça se continuera, et ça se continuera. Et c’est ça qui créera une nouvelle évolution, une nouvelle conscience mentale sur le plan matériel.

DM : Mais vous parlez d’années ?

BdM : Je parle de siècles, pas d’années, je parle de siècles !

DM : Soutenir un échange pendant des années avec une personne à qui on donne un crédit dans un échange, qu’on donne confiance ou qu’on donne une oreille, une écoute, et que la personne se sert de son savoir pour le personnaliser pendant des années, il y a des conséquences. Du moins dans les décisions que l’individu va prendre ?

BdM : Oui, il y a des décisions.

DM : Est-ce que vous n’amplifiez pas, à ce moment-là, l’expérience de l’âme chez l’individu, à favoriser son impression de savoir, de forces ou d’éléments qui viennent de l’invisible ?

BdM : Non, parce qu’avec le temps il sera “contre-checké”.

DM : Dans quel sens ?

BdM : Il sera “contre-checké” par d’autres individus qui savent. Il sera “contre-checké” par d’autres individus qui sont capables de voir à travers la subtile illusion de son ego. Un individu qui d’abord sait va avoir tendance à se connecter avec des individus qui savent – plus ou moins – et quelque part dans le temps, il va frapper des individus qui savent suffisamment pour ajuster ce que lui sait. Il y a un système de “check”, “balance and counterbalance” (balance et contrebalance).

DM : Entre les individus ?

BdM : Entre les individus effectivement. Ce ne sont pas les gens du monde qui vont lui dire ceci, mais ce sont les gens qui sont en parallèle avec le monde. Et à ce moment-là, avec le temps ça va s’ajuster, avec le temps ça va s’ajuster. Tu ne peux pas indéfiniment manipuler une haute vibration sans, avec le temps, rencontrer quelqu’un qui manipule la même vibration. Donc à ce moment-là, si l’Homme n’est pas suffisamment conscient, neutre dans son mental, et qu’il a tendance à vivre un peu du pouvoir dans cette première expérience, il sera ajusté par d’autres. Il sera forcé par l’Esprit des autres à ajuster son Esprit.

DM : Comment se fait-il qu’une personne puisse savoir pour les autres ou savoir dans un évènement, ou même savoir tout simplement, lorsqu’il a un domaine de dialogue ou de discussion qui ne touche pas son ego, comment ça se fait qu’il ne peut pas savoir pour lui intégralement sur son avenir ou sur son développement ?

BdM : Parce qu’il n’est pas suffisamment conscient.

DM : Pourtant il sait, un peu ?

BdM : Oui, oui, il sait un peu, mais savoir c’est vaste. Savoir ça veut dire quoi ? Ultimement, savoir ça veut dire quoi ? Ça veut dire savoir tout. Un Homme qui sait doit savoir tout. Savoir tout, ça veut dire avoir accès à l’information, mais avoir accès à l’information dans la mesure où cette information est utile. On ne doit pas tomber dans l’illusion psychologique du Tout qui représenterait une infinité psychologique de l’ego pour les besoins satisfaisant l’ego.

C’est absolument inutile pour un Homme de savoir des choses qui ne lui servent pas ou qui ne servent pas à l’évolution de l’Humanité, ou qui ne servent pas à l’évolution de son travail. Ce serait peine perdue, ce serait énergie perdue. D’ailleurs l’Homme ne peut pas… Prenez le cerveau humain comme un cerveau électronique, il y a tant de mémoires qui peut se rentrer ou tant d’informations qui peut se rentrer dans ce réseau, sinon le réseau éclate.

Donc à partir du moment où l’Homme est en connexion suffisamment avancée avec les circuits universels, ou qu’il puisse instantanément constater sa relation mentale avec un psychisme cosmique, à ce moment-là il va savoir ce qu’il a besoin de savoir. Ça fait partie de sa créativité, ça fait partie de son plan de vie, ça fait partie de sa programmation créatrice. Il ne veut pas savoir des choses qui ne sont pas utiles à sa conscience.

DM : Est-ce qu’une personne peut être empêchée ? Est ce qu’on lui l’empêche de savoir des choses pour qu’il vive son expérience d’âme ?

BdM : On lui empêchera de savoir des choses dépendant de son statut universel. Un Homme qui aurait un statut universel élevé serait empêché de savoir des choses, pour empêcher que des choses sues troublent trop l’esprit de l’Humanité. Un Homme qui aurait un statut universel, entre parenthèses, inférieur, c’est-à-dire d’un ordre moindre sur le plan de la responsabilité psychique et cosmique de la conscience, serait empêché de savoir certaines choses ou trop de choses, parce que ça ne fait pas partie de son travail, ça ne fait pas partie de sa lumière, ça ne fait pas partie de sa fonction, ça ne fait pas partie de sa créativité, ainsi de suite.

DM : Donc ce n’est pas lié à l’expérience de l’âme ?

BdM : Non, non, non, ce n’est pas relié à l’expérience de l’âme, c’est relié au statut de l’âme. Qu’est-ce que c’est le statut de l’âme ? C’est sa capacité de supporter de façon absolue l’indivisibilité du lien entre la lumière et son plan.

DM : OK. Dans le même ordre d’esprit, si une personne d’un statut, comme vous dites, inférieur, qui n’a pas un mandat collectif au niveau de son savoir, une personne comme ça consulte ou rencontre une personne qui a une vision, ou disons un savoir plus large, et demande à cette personne qui a un savoir plus large d’être informée sur sa personne, est-ce qu’elle sera capable d’utiliser le savoir de l’autre pour son bien-être personnel ?

BdM : Pas nécessairement. L’autre personne pourrait être coupée de l’information afin de permettre à cette personne-là, qui recherche ce savoir, d’en arriver à le reconnaître à travers l’expérience. Bon, je vais vous donner un exemple. Souvent j’ai des hommes ou des femmes qui viennent me voir et qui me disent : “Quand est ce que je vais rencontrer mon cheval blanc ou ma petite poulette grise… (rires du public). Et jamais je ne vais dire, à moins que j’aie des raisons particulières, à des gens proches, mais je ne vais pas dire : “Bon, ben, vous allez rencontrer votre ami dans douze ans”. Parce que premièrement, je les découragerais, deuxièmement je les découragerais, et troisièmement je les découragerais (rires du public).

Donc à ce moment-là, je me retiens, et les gens vivent leur expérience, et je peux dire : “Bon, ben, vous rencontrerez quelqu’un dans un temps assez rapproché”, et là, ça amènera à d’autres choses, pour les amener à réaliser qu’ils ont un acheminement à faire avant de pouvoir rencontrer cette “pouliche” ou ce “poulain”, sinon c’est interférer. C’est faire de la voyance, et moi je ne me considère pas un voyant. Ce n’est pas mon rôle dans le monde de faire de la voyance. Effectivement je vois, mais je ne vois pas pour les raisons que voient les voyants, ce n’est pas mon rôle je n’ai pas d’expérience d’âme à ce niveau-là. Donc si je donne de l’information – ce que je n’aime pas faire – mais si je le fais, ce sera pour des raisons de compréhension.

DM : Mais je repose la question, quelle est l’utilité de savoir entre personnes qui savent un peu ?

BdM : Les personnes qui savent un peu ont plus de liberté. Des personnes qui savent un peu peuvent faire ça, une personne qui sait un peu peut donner de l’information à une autre personne, et ça, ça va consolider son doute.

DM : Son ?

BdM : Son doute vers elle-même, ça va le consolider… Pardon, ça va le faire éclater, et ça va le consolider dans un sens où elle peut se tromper ou elle peut avoir l’heure juste. Si l’information est juste, ça va réduire le doute, mais plus tard on lui enverra de l’information fausse, donc ça créera un doute. Et ensuite on lui donnera de l’information précise, donc ça éliminera le doute. Il y aura un jeu comme ça pendant des années, parce que tous les voyants savent qu’ils se trompent.

DM : Bon, c’est vrai.

BdM : Ben oui, ça fait partie de la voyance de se tromper !

DM : Évidemment.

BdM : Ben oui, alors ça pourquoi ? Parce que si l’Homme était voyant et ne se trompait pas, à ce moment-là l’Homme serait dans le pouvoir.

DM : Exact.

BdM : Et ceci n’est pas permis que l’Homme connaisse le pouvoir tant qu’il n’y a pas suffisamment de fusion, parce que ça irait à sa tête. L’Homme ferait des choses, commettrait des gaffes des débuts, il interfèrerait avec l’évolution de la Terre. Il poserait des gestes prophétiques qui forceraient tous les regards du monde vers lui pour la prise de possession de l’information visant à corriger ou à empêcher certains évènements, donc ce serait le bordel astral sur la Terre.

DM : Vous êtes en train de nous dire qu’il est interdit de trop savoir ?

BdM : Non, il n’est pas interdit de trop savoir, mais il est interdit de trop dire ce que l’on sait.

DM : Il y a une nuance, là ?

BdM : Ah ! Ben, une très grande nuance ! Moi il y a beaucoup de choses que j’aimerais dire, il y a beaucoup de choses dont je voudrais parler, et je ne peux pas le faire. Ce n’est pas parce que je ne veux pas le faire.

DM : C’est parce que ça vous est interdit ?

BdM : Ça m’est coupé, la parole elle est coupée, c’est coupé ! C’est comme un fil qui est coupé, le jus ne passe pas et je deviens niaiseux. Donc si je deviens niaiseux, je n’ai pas de choix, je dois demeurer niaiseux. Donc autant l’Homme qui sait peut passer du zéro à une infinité dans le mental, autant l’Homme qui sait un peu moins est moins restreint.

Déjà, moi je suis beaucoup plus restreint dans ce que je sais – ou dans ma fusion qui fait partie de mon savoir – que les Hommes qui ont une certaine conscience, parce que ma responsabilité est plus grande. Parce que les conséquences de mes gestes, les conséquences de mes actes ont des portées plus vastes, donc j’ai beaucoup plus de restrictions. Si vous voulez de la voyance, il ne faut pas venir me voir, il faut aller voir des gens qui savent un peu, et qui eux dans le service de l’âme, dans le karma de l’âme, peuvent exploiter cette expérience pour leur propre personnalité, et vous pour votre propre personnalité.

DM : On disait tout à l’heure qu’il est absurde de ne pas savoir, le poids de l’absurdité ce n’est pas nous qui avons à le supporter finalement ?

BdM : Le poids de l’absurdité, il relève d’une constatation mentale de l’Homme de ne pas avoir accès à l’infinité de son mental dans la mesure où il a besoin de cette infinité pour, sur une planète, travailler à l’évolution ou à l’exécution d’une construction ! C’est ça l’absurdité.

DM : Donc un individu qui veut savoir et qu’il lui est interdit ou bloqué de savoir – je ne parle pas à votre niveau – mais je parle au niveau des gens en général, doivent quand même savoir quoi faire avec ça ?

BdM : Un individu qui veut savoir par lui-même vivra une certaine interdiction, parce que vouloir savoir, ça fait partie du désir de l’ego, alors que savoir fait partie de la fusion de l’Esprit avec l’âme. Savoir c’est une conséquence de l’alliance entre les hiérarchies cosmiques, les circuits universels, les différents mondes et l’Homme. Alors que vouloir savoir, ça fait partie de l’étude personnelle de l’Homme, de sa compétence.

DM : Merci, Bernard de Montréal. (Applaudissements).

mise à jour le 22/06/2024

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