CP-161 et CP-162 Psychologie du choix créatif

“Il serait avantageux de parler du choix dans la vie de l’Homme, dans la vie de l’Homme nouveau, en relation avec son évolution de vie, afin de comprendre jusqu’à quel point l’Homme peut dans sa vie donner une orientation à son énergie créative, …” BdM

 

En Français vous lisez la transcription manuelle de la conférence de BdM, dans une autre langue la traduction par une intelligence artificielle (AI) de cette transcription manuelle, donc le résultat est à interpréter avec discernement.


Il serait avantageux de parler du choix dans la vie de l’Homme, dans la vie de l’Homme nouveau, en relation avec son évolution de vie, afin de comprendre jusqu’à quel point l’Homme peut dans sa vie donner une orientation à son énergie créative, orientation qui coïncide avec son plus grand bien personnel. Il est évident que l’Homme dans la vie a un choix, c’est-à-dire que l’Homme dans la vie est capable de créer des conditions qui coïncident avec son bien-être le plus total. Mais le choix que l’Homme peut se donner dans la vie ou le choix qu’il peut créer dans sa vie est et sera toujours proportionnel à sa capacité de se désintoxiquer des craintes qui minent ce choix.

Nous vivons plusieurs niveaux de choix, nous vivons des niveaux de choix qui sont relativement conditionnés par notre personnalité et aussi, nous vivons d’autres niveaux de choix qui sont libres d’un tel conditionnement et qui peuvent être créés au fur et à mesure où nous avançons dans notre capacité de créer pour nous-mêmes ces choix. Donc il y a des choix dans la vie qui sont d’ordre passif et il y a des choix dans la vie qui sont d’ordre créatif.

La plupart des Hommes vivent des choix qui ne sont pas créatifs, de sorte que ces choix sont l’expression, qu’ils en soient conscients ou non, du pouvoir psychologique d’une conscience collective ou d’une conscience affectée. Alors qu’il y aura des Hommes qui créeront dans leur vie des choix nouveaux, totalement nouveaux, basés sur une conscience capable de se déraciner totalement afin de se réimplanter dans un jeu ou dans un mouvement de vie qui coïncide avec l’appellation contrôlée du besoin humain, c’est-à-dire de cette nouvelle personne, créative en elle-même, pour elle-même et en fonction d’elle-même, d’une façon totale, bien que cette fonction totalement unitaire puisse et doive être parfaitement harmonisée à d’autres fonctions humaines qui créeront, dans l’avenir, des relations de conscience humaine supramentalisée parfaitement harmonieuses.

Là où l’Homme découvre la limitation du choix dans sa vie, c’est là où il s’aperçoit qu’il existe en lui certaines limitations, limitations qui sont d’ordre psychologique, limitations qui relèvent d’un état mental infériorisé, d’un état mental qui n’est pas capable de prendre en contrôle l’énergie de sa propre conscience. Il est évident que l’Homme est un être libre. Lorsque nous disons que l’Homme est un être libre, nous disons que l’Homme est un être libre en potentiel. Il est libre dans ce sens qu’il a la capacité, quelque part dans la vie, de se créer un mouvement énergétique qui coïncide avec son plus grand bien-être. Et c’est ici que le choix devient fondamental, et que le choix doit être créatif et non passif, si l’Homme veut naturellement étudier et vivre toutes les possibilités de vie qui font partie de sa nature.

Qu’est-ce qui détermine la nature de l’Homme ? C’est soit sa réalité foncière ou soit son irréalité psychologique. Or, l’Homme inconscient vit une réalité psychologique qui n’est pas véritable, de sorte que ses choix ne sont pas véritables. L’Homme conscient, l’Homme nouveau, se verra obligé éventuellement de vivre une réalité psychologique foncière, c’est-à-dire basée sur la capacité de l’ego de manipuler son énergie afin de rendre dans sa vie une permanence qui coïncide avec son bien-être et qui représente un choix créatif de vie, choix qui sera toujours proportionnel à sa volonté, à son intelligence.

Mais créer ou prendre en main son énergie, créer un choix, faire un choix qui coïncide avec notre plus grand bien-être n’est pas facile pour la simple raison que la nature humaine, invraisemblable telle qu’elle est, est déjà assise sur une fondation psychologique qui relève de la manifestation et de l’interaction de la conscience collective avec celle de l’Homme. De sorte que l’individu, en tant qu’être créatif en potentiel, ne peut pas facilement se déraciner de cette conscience collective parce qu’il ne possède pas une confiance totale et absolue dans ses propres moyens, par ses propres moyens. Je parle de ses moyens d’ordre mental, je ne parle pas de ses moyens d’ordre matériel, ces derniers sont le résultat du mouvement de l’énergie sur le plan mental.

Donc l’Homme ne possédant pas parfaitement conscience de ses moyens sur le plan mental est obligé jusqu’à un certain point de faire confiance à des moyens qui sont déjà conditionnés par une conscience sociale. De sorte que le choix de vie qu’il entreprend de vivre n’est pas le choix fondamental, il ne représente pas le choix pour un bien-être extraordinaire, il ne représente qu’un choix relatif à une situation de vie qui est plus ou moins “palatable” (acceptable).

Mais vivre d’un choix qui relève de l’exercice de l’autonomie du mental humain n’est pas comme vivre d’un choix qui relève de l’exercice influentiel d’une conscience collective sur l’ego ou d’une relation quelconque entre l’ego conscientisé de l’involution et les forces sociales qui l’entourent. Il est évident qu’un Homme qui, un jour, prend sa vie en main est obligé de par ce fait de créer un choix, de faire naître en lui un choix basé sur un besoin de vie essentiellement caractéristique de sa vraie nature.

Et la vraie nature de l’Homme est proportionnelle au déconditionnement psychologique de sa culture. La vraie nature de l’Homme, elle est au-dessus de la conscience collective de l’Humanité, bien qu’elle puisse engendrer, avec cette conscience collective, des mécanismes qui lui permettent de vivre et de bénéficier de ce que la conscience collective, historiquement, a organisé avec plus ou moins d’équilibre. De sorte que l’Homme nouveau, l’Homme créatif, l’Homme qui vit à partir d’un mental totalement autonome, sera obligé un jour d’en arriver à se créer un choix qui sera fondé sur la gestion vibratoire de son énergie, en relation avec un équilibre psychologique qui sera celui dont il se servira pour bien s’entretenir des formes qui constituent la nature de la conscience collective.

Autrement dit, un Homme conscient, nouveau, peut facilement bénéficier de ce qui existe dans la conscience collective de l’involution, mais il est lui-même maître du choix, des façons, ou des mécanismes de vie qu’il veut lui-même explorer en relation avec ces données antérieures. De sorte que cet Homme nouveau pourra très bien bénéficier de ce qui existe dans le monde, il pourra très bien bénéficier de ce qui est dans le monde, sans pour cela vivre l’illusion d’une séparation avec ce que l’Humanité auparavant a créé.

Mais d’un autre côté, il sera libre psychologiquement des influences en potentiel que comportent les formes issues d’une conscience collective. Ceci lui permettra alors de vivre une vie en fonction d’un choix catégoriquement autonome et basé sur un bien-être personnel, en relation avec ce que l’Humanité autour de lui aura créé. Et à partir de ceci, il pourra lui-même ajouter, par sa créativité, à cette réserve de formes qui déjà ont été créées par l’Humanité, mais qui, à partir de lui-même, verront naître une nouvelle nature, une nouvelle conscience entourant les formes issues de sa propre créativité. Autrement dit, la conscience collective de l’involution pourra facilement bénéficier de l’exercice ou de l’actualisation créative d’une conscience autonome dans l’avenir.

Mais si l’être humain n’apprend pas à créer des choix d’ordre mental et dont la qualité est foncièrement autonome, il ne pourra jamais vivre à la mesure de sa sensibilité, donc il ne pourra jamais vivre une vie qui est l’expression d’un bien-être directement relié à sa véritable nature humaine. De sorte que cet Homme ne pourra jamais dire dans la vie qu’il est parfaitement bien dans la vie, parce que pour être parfaitement bien dans la vie, il faut être parfaitement bien dans sa peau, et pour être parfaitement bien dans sa peau, il faut être parfaitement bien dans la vie. Donc l’un va avec l’autre, de sorte que le choix ou la création d’un choix fondamentalement autonome de la part de l’Homme, requiert une décivilisation de sa conscience psychologique, c’est-à-dire une capacité de voir toutes ces influences dans sa conscience psychologique qui mine sa capacité de se créer un choix ultimement personnel basé sur une conscience créative totalement perfectionnée.

Mais il faut comprendre que créer un choix requiert une volonté dans l’énergie. L’Homme ne peut pas créer un choix seulement à partir d’une certaine connaissance occulte de la nature humaine. La connaissance occulte de la nature humaine sert simplement à permettre à l’Homme de voir ses failles, de reconnaître ses failles, afin de les éliminer pour qu’un jour son énergie puisse librement circuler. Mais lorsque nous parlons du choix, de la création d’un choix, du besoin fondamental de l’Homme de créer un choix à sa mesure, nous parlons d’un choix fondé essentiellement sur une caractéristique nouvelle de la conscience humaine.

Pendant l’involution, alors que l’Homme était rattaché à une conscience collective, il ne pouvait pas créer de choix, il subissait certains choix à partir de sa conscience astralisée. Il ne pouvait pas créer de choix parce que l’Homme n’avait pas conscience de l’énergie créative de son mental et il ne pouvait pas prendre conscience de cette énergie, donc il ne pouvait pas développer la volonté nécessaire pour renverser les forces dans sa vie qui empêchaient la création d’un choix à la mesure de sa propre nature humaine. Alors que maintenant que l’Homme entre dans une nouvelle phase d’évolution, il lui est possible de se créer des choix, des choix qui sont constitutionnellement reliés à sa nature humaine et qui ne peuvent pas être déplacés par d’autres influences extérieures.

Mais pour que l’Homme puisse en arriver à créer ses choix, il lui faudra reconnaître, quelque part dans sa vie, que toute conscience de limitation est une illusion de son ego, est une illusion qui relève encore des relations entre la conscience collective et son être, et que ces limitations sont à la base même de son incapacité de se créer dans la vie une vie, c’est-à-dire de se couper dans le bloc de l’existence un morceau de vie qui coïncide parfaitement avec son bien-être.

Si l’Homme a l’impression – et je parle bien de l’Homme nouveau – si ce dernier a l’impression que, parce qu’il possède des connaissances initiatiques d’un autre ordre, connaissances initiatiques qui ont une certaine valeur, qu’il verra éventuellement la vie s’ouvrir à lui selon son propre besoin, cet Homme est dans une illusion, parce que les connaissances initiatiques ou les formes d’instruction de la nouvelle époque ne servent pas à l’Homme à lui permettre de créer un choix. Elles ne servent à l’Homme qu’à lui permettre de voir ses illusions, afin que lui-même un jour en arrive à pouvoir créer son propre choix, de sorte que la création d’un choix relève de la conscience individualisée, elle ne peut pas être, cette conscience, ultimement universelle.

Chaque Homme, chaque être humain, possède en lui-même des mécanismes de créativité qui coïncident avec sa nature. Donc chaque Homme, chaque être humain, a la capacité par lui-même de se créer ultimement un choix préférentiel, choix qui coïncide et qui doit coïncider avec tous les aspects nécessaires dans sa propre vie à la constitution de ce choix. Et si le choix créatif d’un individu est parfaitement ajusté, parfaitement développé, il pourra, ce choix, parfaitement coïncider avec le même ou un choix parallèle d’un autre individu qui lui aussi vit de la même énergie créative.

Autrement dit, ce que nous voulons dire, c’est que si nous regardons deux êtres conscients, deux êtres qui ont atteint un niveau de perfectionnement dans le mental qui leur permet de créer des choix ultimement autonomes, la totalité de la gestion de l’énergie visant à mettre sur pied un plan de vie coïncidant avec un choix créatif, pour l’un ou pour l’autre des individus, fera en sorte que ces deux individus bénéficieront d’une conscience créative universelle, c’est-à-dire une conscience créative à l’intérieur de laquelle les deux choix pourront facilement se côtoyer sans qu’un individu contre l’autre individu vive un choix qui nuise à l’autre.

Si un choix chez un individu nuit à celui que l’autre a créé, c’est qu’il n’y a pas suffisamment de perfection ou de perfectionnement dans l’intelligence créative de l’un ou de l’autre, de sorte que ces deux choix ne pourront pas se “superimposer” (superposer) afin de créer ou de permettre la gestion d’une forme de créativité leur servant tous les deux d’une façon unique.

Donc il est très important pour un être humain qui en arrive un jour à créer un choix dans sa vie, pour sa vie, à créer ce choix en fonction d’un équilibre vibratoire de son énergie suffisamment développée pour que son propre choix puisse facilement coïncider avec le choix de l’autre. Sinon, un individu sera absorbé par le choix de l’autre, donc il sera lui-même emprisonné par l’énergie créative de l’autre, et ceci ne représente pas un état de conscience créative ultimement perfectionnée, ultimement universelle, ultimement supramentale.

Pour pouvoir créer un choix créatif, pour pouvoir mettre sur pied un mode de vie qui coïncide avec son propre bien-être autonome, il faut avoir une très grande conscience de soi, c’est-à-dire qu’il faut avoir une très grande conscience de ses besoins. Une conscience de soi nécessite une conscience de ses besoins, et une conscience de ses besoins représente sur le plan de l’expérience de la nature humaine, une force créative en soi qui doit se manifester de telle ou de telle façon afin que nous puissions être bien.

Nous avons tendance à penser que la conscience de soi est une sorte de conscience spirituelle. C’est une très grave erreur. La conscience de soi est une conscience extrêmement matérialisante, c’est une conscience très près de la Terre, très près de la vie du mortel, c’est une conscience qui est très près de nous. Donc c’est une conscience qui est directement reliée à notre pouvoir de créer dans notre vie les choix nécessaires afin de nous donner un bien-être qui coïncide parfaitement avec l’équilibre de notre énergie. Mais l’Homme nouveau qui se conscientise, a une très grande tendance à penser qu’une conscience de soi est une conscience de nous-mêmes quelque part dans le cosmos, alors qu’une conscience de soi est une conscience de nos besoins réels, c’est-à-dire de ces besoins qui, une fois remplis, font de nous des êtres parfaitement équilibrés.

Nous ne pouvons pas dissocier nos besoins de notre intelligence créative, nous ne pouvons pas dissocier notre conscience de soi de nos besoins, nous ne pouvons pas dissocier ces aspects du choix créatif qui naît de l’exercice autonome de notre intelligence créative. Tout ceci va ensemble, tout ceci fait un “package deal” que l’Homme doit reconnaître quelque part dans sa vie s’il veut un jour vivre au lieu d’exister.

Mais pour créer un choix, il faut nécessairement, quelque part, rompre avec la tradition psychologique de l’ego, c’est-à-dire qu’il faut quelque part rompre avec les habitudes de l’ego, habitudes qui, au cours des années, ont donné à l’ego certains mécanismes de fausse sécurité. Il faut, pour créer un choix ou faire un choix réellement créatif et autonome, rompre avec les habitudes de l’ego qui constituent pour l’être humain une sorte de façon de vivre qui ne coïncide pas avec la vraie vie de la nature humaine, mais qui coïncide avec cette vie où cette vitalité morte et mécanique de l’antinature, c’est-à-dire de cet Homme qui n’est pas parfaitement défait de ces mauvaises vibrations.

Pour que l’Homme en arrive un jour à pouvoir exprimer dans le monde sa nature totale, il faut qu’il soit un jour libre de ces mauvaises vibrations. Donc ces mauvaises vibrations sont toutes ces énergies, ces formes d’énergies qui sont directement rattachées à son ego, c’est-à-dire à ses habitudes de vie, c’est-à-dire à cette façon de vivre mécanisée qui lui a été lentement, graduellement, imposée par les influences psychosociales d’une conscience collective qui ne fait pas partie de sa réalité, mais qui fait partie de la réalité sociale.

Donc si l’Homme un jour veut se créer un monde nouveau, un monde à lui, c’est-à-dire une vie à lui, dans un monde qui, avec le temps, deviendra de plus en plus lui-même, il sera obligé de décomposer la valeur psychologique de son moi, c’est-à-dire qu’il sera obligé de regarder ce qui, en lui, l’empêche de faire un choix créatif et qui l’amène ou qui le force de toutes sortes de façons, de se bien contenter d’un choix purement psychologique fondé sur des habitudes de vie qui ne coïncident aucunement avec sa nature, donc choix qui ne peut rien lui donner, parce que ce choix ne vient pas de lui, ce choix est le produit de sa mécanicité.

Il est évident que si nous parlons de la création d’un choix à partir d’une conscience supérieure, nous ne parlons pas du choix ou de cette sorte de choix que l’Homme inconscient crée. Si nous parlons d’un choix qui relève de l’activité d’une conscience supérieure de l’Homme, nous parlons d’un choix qui nécessite de sa part une nouvelle création dans sa vie, c’est-à-dire une nouvelle façon pour lui de vivre. Et ceci est très important, parce qu’il est évident que l’Homme, en fonction de la conscience collective ou de la société dans laquelle il vit, ne peut pas vivre sa vie d’une façon qui coïncide parfaitement avec sa vraie nature, puisque l’involution ne peut pas créer de contexte de vie égal créativement, vibratoirement, à ce dont l’Homme réel, naturel, a besoin pour bien vivre.

De sorte que nous découvrons que l’Homme nouveau se verra forcé, quelque part au cours de sa vie, de prendre une ou des décisions qui entreront dans le compte de ce choix créatif, et ils verront qu’ils seront obligés quelque part de se donner une formule de vie qui ne coïncidera plus avec les anciennes habitudes de l’ego. Et c’est ceci qui pour certains sera très difficile, parce que beaucoup d’Hommes et de femmes vivent une vie foncièrement basée sur des principes usuriers de la conscience, c’est-à-dire qu’ils ne vivent pas leur vie en fonction d’un mouvement générateur, mais qu’ils vivent leur vie en fonction d’un mouvement qui pacifie leurs besoins. Et ceci est très dangereux et c’est ce qui a amené l’Homme de l’involution à une totale impuissance d’expression de son moi créatif.

Nous avons été, au cours de l’involution, amenés petit à petit, par habitude et par impuissance, à vivre des vies qui étaient des vies de pacification, nous sommes des êtres qui avons été pacifiés. Et ceci est dangereux parce que l’Homme qui est pacifié ne peut plus être capable de rendre dans la vie cette énergie dont il est capable, afin de se donner un espace qui coïncide parfaitement avec son milieu mental, son milieu psychique ou son territoire réel. C’est ce qui crée dans sa fondation l’anxiété existentielle, la déprime, le plat, le manque de vitalité générative, le manque de mouvement sans fin qui donne à l’Homme une très grande santé émotive, mentale, physique et vitale.

Donc créer un choix est beaucoup plus que l’on pense. Créer un choix demande une sorte de mentalité éprouvée, c’est-à-dire une mentalité qui ne veut plus jouer le jeu de la vie comme ce jeu nous a été imposé par habitude pendant des générations. C’est pour cette raison que l’Homme découvrira avec très grande difficulté son intérêt vital, parce que l’intérêt vital de l’Homme est justement l’expression de son choix, il est directement relié à ce choix créatif qui exerce dans la vie de l’Homme une profonde marque et qui installe l’Homme d’une façon permanente sur la Terre.

Il faut que l’Homme puisse un jour comprendre que la nature humaine n’est pas quelque chose qui est naturel dans la vie de l’inconscience collective, que la nature humaine est quelque chose qui est enfoui dans la Terre profonde des mystères de l’Homme. Et que cette nature doit être exposée au soleil de son intelligence et de sa volonté, afin qu’il puisse un jour se renouveler constamment, se redonner constamment une vie qui à chaque instant change, une vie qui continue dans sa permanence à être créative, à représenter pour lui ou à faire venir vers lui de nouveaux reflets d’expérience.

L’Homme dans sa vraie nature ne peut pas être passif. Donc la pacification de l’Homme est un poison, c’est un poison qui fait partie de son alliance avec l’involution et c’est quelque chose qu’il devra un jour éliminer de sa vie, c’est-à-dire de sa conscience. Et pour ce, il sera obligé quelque part de se créer un choix, un choix qui, de par sa propre nature, lui donnera tout le tonique nécessaire afin qu’il puisse exercer sur le plan matériel une santé qui, de mois en mois, d’année en année, de période en période, se manifestera, parce que justement, cet Homme vivra sa vie en fonction des principes créatifs et générateurs de sa conscience ultimement reliée à sa véritable identité, c’est-à-dire, son soi créatif, c’est-à-dire sa conscience créative parfaitement harmonisée à un ego qui ne vit plus d’habitudes, c’est-à-dire qui n’est plus assujetti aux petites craintes de la vie qui empêchent l’Homme de générer un plan d’action qui coïncide ou qui doit coïncider avec la plus grande capacité chez lui d’interroger les possibilités de vie, afin de lui-même s’appointer directeur, coordonnateur de ses évènements, de ses possibilités, de cette vie créative.

La question qui viendra à l’esprit de certains est celle-ci : comment pouvons-nous être sûrs que le choix est le bon ? Il ne s’agit pas pour nous de nous demander si le choix est bon. Nous devons savoir que le choix, ce choix créatif, est le seul que nous puissions prendre, parce que c’est le seul qui coïncide parfaitement avec ce que nous voulons parfaitement. Donc la question du bon ou du mauvais choix, tant qu’une personne est au stage de la question du bon ou du mauvais choix, cette personne n’est pas entrée dans cette vibration mentale supérieure où elle peut créer un choix parce que déjà, ce choix est polarisé, c’est-à-dire qu’il est affecté par la mémoire, il est affecté par l’émotivité, il est affecté par les pensées et il n’est pas le produit de la créativité mentale de l’Homme. Il est le produit de l’accession de l’Homme à certaines possibilités qui dénotent chez lui un mouvement plus ou moins sûr dans telle ou telle direction.

Ceci n’est pas un choix créatif, ceci est un choix qui représente une certaine dynamique, qui représente un certain mouvement de son énergie, mais énergie qui est encore astralisée, c’est-à-dire encore sous l’empire de l’ego. Et quand je dis l’empire de l’ego, je parle de l’empire de l’ego qui n’est pas conscientisé parfaitement, je parle de cet ego qui possède encore certaines lacunes, certaines failles, qui n’est pas encore pleinement dans sa propre lumière.

À un choix créatif ne s’oppose pas la question : “est-ce qu’il est bon ou est-ce qu’il est mauvais ? Est-ce qu’il est sûr ou est-ce qu’il ne l’est pas ? Un choix créatif est par lui-même, de sa propre réalité, sa propre définition. Donc tant que le choix n’est pas réel, c’est-à-dire qu’il n’est pas l’expression de la profonde nature humaine, il est polarisé. Donc il ne peut pas être l’expression directe de l’énergie créative de l’Homme, il ne peut pas être parfaitement harmonisé aux besoins réels de l’ego. Et c’est pourquoi les Hommes ont beaucoup de difficultés à prendre conscience de cette sorte de choix, de ce choix qui est absolument vital, absolument relié à l’intérêt vital, donc directement relié à la santé de l’Homme sur le plan mental comme sur le plan matériel.

Donc nous pouvons facilement dire que, dans l’avenir, l’Homme conscient qui n’aura pas été capable de se créer un choix, c’est-à-dire de se désintoxiquer de la pacification psychologique de la conscience collective sur son ego, sera un Homme qui sentira en lui un manque, c’est-à-dire de l’impuissance, de l’incapacité, une sorte de vide qui ne sera pas rempli par lui-même. Et cet Homme sera effectivement un être qui ne sera pas parfaitement heureux, bien qu’il puisse avoir eu accès à beaucoup de connaissances occultes concernant la nature de l’Homme, concernant la nature de l’Homme nouveau et l’évolution de la conscience future.

Donc un Homme qui crée un choix est un Homme qui vit un état d’esprit dont le choix devient l’expression. À partir de ce moment-là, la vie de l’Homme s’engendre par elle-même, l’Homme n’a plus à s’inquiéter des déboires à l’intérieur de cette vie, parce que déjà, il a créé un taux de vibrations suffisamment élevé pour pouvoir éliminer de son chemin tout obstacle qui puisse empêcher que ce choix se réalise. Donc il y a dans la formation du choix créatif chez l’Homme, une période, un temps, qui coïncide parfaitement avec sa capacité d’exécuter ce choix. Il est évident que l’Homme ne peut pas créer un choix et en même temps, ne pas être prêt à l’exécuter. Lorsque l’Homme crée un choix, il est prêt à l’exécuter, c’est-à-dire à le mettre en mouvement, quitte à ce que ce choix se concrétise dans tel ou tel cas.

Mais à partir du moment où l’Homme créé un choix dans son mental, il engendre en lui inconsciemment, sous-consciemment, des forces qui un jour l’amèneront à pouvoir manifester ce choix. Et à partir de ce moment-là, où dans ce temps-là, il ne sera plus question pour lui de se demander si le choix est bon ou mauvais.

Donc si vous êtes au stage de vous demander si vos choix sont bons ou mauvais, c’est que vous êtes encore au stage de vous demander qui vous êtes. Voilà qui n’est pas sans conséquence. Il est évident que si vous êtes au choix de vous demander qui vous êtes, vous ne pouvez pas vous demander pourquoi vous ne pouvez pas créer un choix qui coïncide avec votre vraie nature. La création d’un choix nécessite de la part de l’Homme une investigation de ses possibilités, il implique une révision de sa vie, une réorganisation de sa vie et le développement d’une infrastructure de vie qui coïncide parfaitement avec son bien-être.

Donc il est évident que l’Homme qui en est arrivé à faire un choix, en est arrivé à prendre conscience suffisamment avancée de lui-même pour pouvoir finalement avancer dans la vie dans une direction qui coïncide avec un désir profond de vivre et de ne plus exister, c’est à partir de ce moment-là que l’Homme est capable de réconcilier la vie avec lui-même, qu’il est capable de rentrer dans son intérêt vital, qu’il est capable de faire un travail qui coïncide avec sa créativité, qu’il est capable d’engendrer dans sa vie une permanence qui ne sera plus affectée par les conditions extérieures, c’est-à-dire par les conditions qui peuvent lui être imposées par une conscience collective. C’est à partir de ce moment-là que l’Homme est réellement bien et qu’il peut commencer à perfectionner ce bien-être, et en arriver un jour à se donner une forme de vie qui coïncide parfaitement avec le potentiel de la conscience supramentale créative.

Mais la délimitation du choix créatif ne peut pas être fondée sur l’approximativation d’un choix relatif, parce qu’un choix créatif est, dans un sens, une forme absolue de vie que l’on veut vivre. C’est une forme absolue, non pas dans le sens que cette forme ne pourra pas changer, mais une forme absolue dans ce sens que, déjà, la condition représente exactement ce que nous voulons au départ, c’est-à-dire une très grande paix dans la relation entre notre être créatif et le monde extérieur.

Donc pour que l’Homme en arrive un jour à pouvoir créer un choix, il lui faudra prendre conscience de lui-même, savoir qui il est, dans ce sens qu’il lui faudra être capable de prendre sur lui-même la totale responsabilité de sa conscience créative. Il lui faudra être capable d’avoir les reins suffisamment forts pour absorber à travers son ego cette puissante créativité qui constitue pour son ancien ego un test de valeur humaine réelle, c’est-à-dire un test qui lui permettra de réaliser enfin qu’il est capable de toujours être à la mesure de lui-même. C’est pourquoi, d’ailleurs, un jour l’Homme devra créer un choix dans sa vie, parce qu’un jour il sera obligé d’avoir une mesure exacte de lui-même, c’est-à-dire de ce qu’il veut.

Probablement une des plus grandes illusions que l’Homme puisse se créer ou vivre, ou subir en fonction du choix réel dans sa vie, c’est celle qui a tendance à lui faire croire que psychiquement, il est suffisamment sensible à une forme de vie qui est quelque part dans l’avenir, là, mais qui aujourd’hui lui est cachée. Ce que je veux dire, c’est que l’Homme ne peut pas s’attendre à ce que le choix créatif lui soit soufflé, il doit savoir que ce choix doit venir de lui et que ce qui est soufflé en lui, est une énergie créative qui servira à rendre ce choix possible et inévitable.

Il y a beaucoup de gens qui se conscientisent qui souffrent de ce que l’on peut appeler une sorte de psychisme. Le terme est beaucoup plus précis en anglais, nous disons en anglais par exemple qu’ils ont tendance à être “psychic”. Il ne s’agit pas pour l’Homme d’être extrasensoriel vis-à-vis du choix, vis-à-vis de sa vie de demain, il s’agit pour l’Homme de créer ce choix d’une façon qui coïncide parfaitement avec sa vibration de maintenant, d’aujourd’hui.

L’Homme ne doit pas attendre que la vie, quelque part dans le temps, s’ouvre à lui et lui fasse des faveurs, puisque la vie ne fait pas de faveurs à l’Homme. La vie ne fonctionne pas ainsi, parce que la vie est un continuum d’énergie qui sert à créer dans la conscience humaine constamment de l’expérience, et un jour il faudra que l’Homme cesse de vivre d’expérience. Et il cessera de vivre d’expérience lorsqu’il aura finalement compris, réalisé, sa capacité de se créer un choix. À partir de ce moment-là, l’Homme ne vivra plus d’expérience, il vivra simplement d’impressions nouvelles qui seront sous son contrôle et qui lui permettront de vivre une vie en fonction de sa capacité créative.

Créer un choix veut dire empêcher que toutes sortes d’influences dans sa vie fassent interférence avec ce que lui veut, c’est-à-dire avec ce que lui sait qu’il a besoin pour bien vivre. Autrement dit, créer un choix est réellement, pour l’être conscient, l’Homme nouveau, une nouvelle façon de vivre et d’exploiter la vie sous toutes ses formes. Créer un choix est effectivement le début chez l’Homme de la prise de conscience de sa maîtrise dans la vie.

Et tant que l’Homme n’a pas goûté à cette sorte de conscience, à cette énergie, à cette volonté, à cette intelligence, il n’a pas goûté de lui-même, donc il ne peut pas avoir une bonne mesure de lui-même. Il se sent alors un être diminué, impuissant, qui attend le lendemain, afin de pouvoir le lendemain bien vivre. C’est une illusion ! L’Homme doit se créer le lendemain, il doit se créer l’autre lendemain, autrement dit l’Homme doit créer son avenir, il doit créer son futur. Il ne doit pas attendre que la vie occulte ou psychique en lui, ou les forces en lui, le fassent pour lui. Elles ne le feront pas, ce n’est pas leur rôle, ce n’est pas leur fonction, elles n’agissent pas ainsi. L’Homme peut en avoir l’illusion, mais ça alors c’est son illusion à lui, l’Homme peut avoir l’illusion que la vie lui fera demain une faveur, mais ça encore, c’est son illusion à lui.

N’oublions pas que nous commençons à sortir de l’involution. Autrement dit, nous commençons à sortir de notre programmation humaine, nous commençons seulement, donc nous ne sommes pas encore réellement, parfaitement, des êtres supramentaux, nous ne sommes pas encore parfaitement des êtres capables de nous donner le titre des maîtres de la vie. Ceci viendra avec les années, ceci viendra avec le temps, au fur et à mesure où nous aurons graduellement contrôlé ces énergies en nous, qui ont tendance à créer de l’astralité plutôt que de la mentalité, parce que nous, en tant qu’Hommes, n’avons pas encore parfaitement saisi le message.

Le choix créatif d’une conscience supérieure de l’Homme ne peut pas être conditionné, ne peut pas être conditionnable par les mécanismes de la personnalité ou de la mémoire qui constituent l’infrastructure inconsciente de l’Homme existentiel. Ce choix n’appartient pas au passé, il ne peut pas appartenir à quoi que ce soit du passé, il fait partie de l’avenir de l’Homme, il est neuf, il est créatif, il est sans conditions.

Il est évident que l’Homme, tel qu’il est aujourd’hui, ne possède pas toutes ses facultés, c’est-à-dire qu’il ne s’est pas encore parfaitement constitué en une réalité humaine, c’est pourquoi le choix créatif représente pour lui un avenir, une action dans l’avenir. Cependant, même si l’Homme n’est pas ou ne possède pas toutes ses facultés, il est tout de même un être qui possède à la fois un centre d’énergie intelligent en même temps qu’il possède un centre d’énergie contaminée par l’astralité de sa personnalité.

Si l’Homme veut se créer un choix dans la vie, il est obligé de partir ou de commencer quelque part, et ce quelque part réside dans cette partie de lui qui est essentielle, cette partie de lui qui sait mais qui n’est pas encore capable. Si du moins l’Homme peut réaliser ceci, qu’il y a en lui une partie essentielle qui sait bien que cette partie ne soit pas encore capable de rendre ce qu’elle sait, à partir de ce moment-là l’Homme possède dans la vie une chance de vivre, sinon il ne possède pas de chance de vivre, il n’a qu’une possibilité d’exister.

Quelque part, dans le temps, l’Homme nouveau devra se rendre à l’évidence de lui-même, c’est-à-dire qu’il devra quelque part dans le temps, prendre conscience de ses besoins fondamentaux. Et l’évidence de lui-même ne peut être évidente qu’à lui-même, elle ne peut pas être évidente à quelqu’un d’autre.

Donc l’Homme conscient de demain sera obligé, il n’aura pas de choix, s’il va très loin dans son évolution, que de résister d’une façon ou d’une autre aux forces qui empêchent cette évidence, qui empêchent qu’il se rende compte, quelque part, qu’il a quelque chose dans la vie à faire qui le concerne, qui le concerne très bien, qui le concerne parfaitement bien, et cette évidence ne viendra à l’Homme qu’au fur et à mesure qu’il aura réalisé jusqu’à quel point il est empêché de vivre cet état de conscience par toutes sortes de mécanismes en lui qui constituent sa programmation culturelle.

Remarquez bien que lorsque nous parlons de choix créatif dans la vie de l’Homme conscient, nous ne parlons pas de ce choix qui nous donne l’impression d’être créatif. Il y a effectivement des gens qui, à cause de certaines illusions dans leur conscience, on fait des choix qui ne sont pas créatifs. Ce sont des choix qui sont plutôt d’un ordre impulsif, d’un ordre qui revient à une sorte d’immaturité de leur conscience face à une sorte d’information qui dépasse encore aujourd’hui les cadres d’une compréhension profonde.

L’Homme qui crée un choix dans sa vie ne crée pas un choix en créant autour de lui le désespoir, il crée un choix dans un temps qui convient à la manifestation créative de ce choix. Donc il crée un choix dans une sorte de mouvement de conscience extrêmement patientisé, c’est-à-dire régi par une condition de vie qui s’ouvre à lui, au fur et à mesure qu’il avance, mais un choix qui, tout de même, demeure fixe dans sa conscience.

Il y a des gens qui ont tendance à aller trop vite pour être obligés demain de reculer. Dans la création d’un choix, d’une conscience perfectionnée, il n’y a pas de recul, il n’y a pas de mouvement trop vite, mais il y a un mouvement incessant, un mouvement permanent et un mouvement qui mène graduellement à l’ouverture des possibilités qui rendent ce choix concrétisable.

Le danger dans la compréhension ou dans l’évaluation d’une instruction, qui coïncide à redonner à l’Homme sa liberté créative sur le plan de la vie, est justement relié à l’impression que, souvent, certaines personnes dites conscientes ont de la valeur de leur propre vie. Que l’Homme conscient est ou prenne conscience de la valeur de sa vie, ça c’est une chose, c’est une chose qui est noble, mais que l’Homme conscient ne prenne pas conscience de la valeur de la vie des autres qui sont directement reliés à la sienne, parce que lui a décidé de prendre un choix, ceci n’est pas créatif. Parce qu’il ne s’agit pas de prendre un choix, ou simplement de faire mécaniquement un choix, il s’agit de créer un choix.

Et là où il y a créativité dans un choix, il n’y a pas, de la part de l’Homme qui le fait, d’inconscience qui fait en sorte que d’autres personnes autour de lui souffrent à cause de cette inconscience. Ceci est extrêmement important, ceci est extrêmement important parce que ça dénote jusqu’à quel point l’Homme nouveau sera obligé d’être extrêmement balancé dans son énergie avant de faire un choix créatif sans abimer la vie des autres autour de lui. Lorsque nous disons abîmer, nous disons abîmer dans le sens que l’Homme puisse faire des choses qui ne sont pas lucides, qui ne sont pas véritablement basées sur un discernement à toute épreuve. Ceci peut être très dangereux, parce que l’Homme peut engendrer chez l’autre de la souffrance qui n’est pas nécessaire, de la souffrance qui résulte de son illusion, de la souffrance qui résulte d’un manque de compréhension de ses vraies possibilités.

C’est pourquoi si nous parlons de la création d’un choix à partir d’une conscience supramentale, à partir d’une conscience véritable, nous parlons de l’exécution, dans un certain temps, d’une forme d’énergie créative qui constitue, pour l’Homme qui le fait et pour ceux qui sont autour de lui, la meilleure des solutions. Ceci ne veut pas dire que ceux qui sont autour de lui et qui ne sont pas impliqués dans le choix créatif ne souffriront pas du fait que lui le fasse, il est évident que ceux qui sont autour de nous souffriront toujours un peu du fait que nous ne voulons pas vivre une vie comme tout le monde, une vie inconsciente. Ils souffriront toujours un peu du fait qu’ils ne comprennent pas notre vie, c’est normal, mais même à l’intérieur de cette normalité, il ne s’agit pas pour l’Homme conscient d’être anormal, c’est-à-dire de rendre la vie de ces êtres avec qui il a entretenu des liens, plus souffrante qu’elle ne l’est déjà.

La conscience créative ne peut pas être une conscience qui trouble. Elle peut être une conscience qui choque, mais qui trouble, non. Parce que là, où il y a trouble, il y a confusion, il y a manque de compréhension, il y a manque d’équilibre dans les relations humaines. Que l’Homme soit libre, qu’il soit obligé d’engendrer cette liberté afin de parfaire sa propre vie, ceci va de soi, ceci va directement dans le même sens que les lois de la vie, et que ceux qui sont autour de soi ne puissent pas comprendre parfaitement ce que nous vivons, c’est normal. Mais que nous vivions créativement de façon à engendrer le moins de souffrance dans la vie de ces gens qui ne font pas partie de notre propre vie, qui n’ont pas accès à la même information, ceci aussi va de soi.

C’est pourquoi la création d’un choix nécessite énormément de maturité, nécessite que l’Homme ait réellement tout replacé dans sa vie avant d’engendrer l’énergie nécessaire pour ce choix, que l’Homme ait créé une sorte d’équilibre avant de partir dans sa propre vie.

Il y aura certes des conditions où l’Homme conscient ne pourra pas passer à côté des chocs qu’il créera ou qu’il devra créer afin de se rendre libre, afin de vivre sa propre vie. C’est normal puisque l’inconscience ne peut pas comprendre la conscience. Mais d’un autre côté, l’Homme conscient devra veiller à ce que le mouvement créatif de sa conscience vers un choix qui détermine son avenir, soit fondé sur la plus grande sensibilité de son être envers ceux qui ne font pas partie de cette vie nouvelle, qui ne font pas partie de cette conscience, qui n’ont pas cette conscience et qui peut-être n’auront jamais dans cette vie cette conscience.

La création d’un choix nécessite un mouvement de rupture, nécessite un mouvement de réorganisation de notre vie, nécessite une capacité d’intégrer et d’amener ensemble tous ces aspects de notre vie qui doivent être utilisés à leur maximum. Mais là où le choix créatif ne doit pas faire interférence avec la vie des autres, dans un sens négatif, c’est là que l’Homme doit être extrêmement conscient. Si l’Homme est prêt à vivre un choix qui est réellement créatif, il saura bien faire, bien agir, afin que ce choix soit un jour concrétisé. Il prendra le temps nécessaire, il fera les efforts nécessaires. Mais si le choix n’est pas réellement créatif et qu’il est simplement le produit d’une impulsion psychologique fondée sur une sorte d’absence de conscience réelle à l’intérieur de ce choix, il verra effectivement que ce même choix créera dans sa vie, autour de lui, de la souffrance qui n’est pas nécessaire.

Que l’Homme conscient souffre pour sa propre évolution, c’est une chose. Mais que l’Homme conscient fasse souffrir les autres pour sa propre évolution, ce n’est pas réel. Mais d’un autre côté, comme il a été déjà dit, il est impossible, dans certaines conditions, que l’Homme conscient qui évolue n’amène pas dans la vie des autres une certaine souffrance à cause des liens qui ont été créés pendant l’involution dans sa conscience. Mais si son choix créatif est fondé sur une vie interne créative réelle, sur un mouvement d’énergie réellement libre des mécanismes psychologiques de son inconscience, l’Homme pourra faire ses mouvements, pourra créer son choix avec un minimum de dégâts à extérieur de lui-même.

Et ceci, c’est le mieux qu’il puisse faire dans les conditions présentes de la jonction entre la courbe de l’involution et celle de l’évolution. Autrement dit, il ne peut pas y avoir de renouveau dans la vie sans que quelque part, dans la vie, il y ait une souffrance, il y ait une certaine tristesse de causée, à cause de la puissance de ce renouveau, à cause de la nature de ce renouveau, et à cause du fait que ce renouveau ne fait pas partie des lois anciennes de la vie de l’involution.

Mais jusqu’à quel point l’Homme est le gardien de son frère est une question extrêmement valable, question qu’il faut voir d’une façon très claire. Si le frère de l’Homme n’est pas réellement le frère de l’Homme et qu’il est l’ennemi de l’Homme, l’Homme n’est pas gardien de son frère. Si le frère de l’Homme est réellement l’ami de l’Homme, à ce moment-là, il est facile pour l’Homme conscient d’être le gardien de son frère. Remarquez que les paroles qui ont été déjà dites ou prescrites à l’Humanité dans le passé, n’avaient pas été des paroles parfaitement expliquées à l’Humanité, de sorte que ces mêmes paroles sont devenues pour l’Homme inconscient spirituel, des chaînes.

Donc l’Homme est frère de son frère lorsque son frère est frère de l’Homme, mais si le frère de l’Homme n’est pas réellement le frère de l’Homme, mais qu’il est plutôt l’ennemi de l’Homme, à ce moment-là, l’Homme n’est plus le gardien de son frère. Et il est libre de faire son mouvement de vie, de créer son choix créatif et à chacun la mesure de savoir jusqu’à quel point le frère de l’Homme est réellement le frère de l’Homme. Ceci fait partie de l’évaluation véritable des liens qui existent entre un Homme et un autre. Un Homme ne peut pas se berner dans l’illusion que son frère est son frère, parce que justement, il y a des liens sur le plan de l’involution qui le relient avec lui.

Pour que l’Homme sente réellement que son frère est son frère, il faut que réellement cet Homme soit un Homme plus réel. Un Homme plus réel, c’est-à-dire un Homme qui, bien qu’il soit inconscient, ait suffisamment de conscience en lui pour pouvoir réaliser que son frère, qui doit faire un choix créatif dans la vie, a le droit de faire ce choix créatif. Parce que la vie, dans le fond, appartient à chaque Homme d’une façon individuelle.

Mais si le frère de l’Homme empêche ou veut empêcher l’Homme conscient de faire un choix créatif dans sa vie et que l’Homme conscient ne voit pas les mécanismes psychologiques de l’ego qui cherche à faire interférence avec la vitalisation de cette énergie, à ce moment-là l’Homme conscient, quelque part dans le temps, ne pourra plus reconnaître que son frère est son frère. Il sera obligé simplement de voir que son frère fait partie de cette grande masse humaine des Hommes qui, encore, sont reliés à l’involution, et qui sont enchaînés à des lois de l’involution qui ne font pas partie des lois de l’avenir.

Mais s’il y a dans la conscience du frère de l’Homme suffisamment de conscience, suffisamment d’humanité, suffisamment d’intelligence, bien qu’il n’y ait pas de conscience supramentale, de conscience réelle évolutive, l’Homme conscient prendra ceci en considération et créera tout de même son choix, mais toujours en minimisant la souffrance, en essayant de ne pas trop abîmer la vie de son frère, qui est plus frère que d’autres ne le sont vis-à-vis de l’Homme conscient.

Ce qui limite la spécification d’un choix créatif, c’est la lucidité que l’Homme puisse avoir vis-à-vis de ce choix, c’est la conscience de ce choix. Pour que l’Homme vive ou crée un choix qui coïncide parfaitement avec sa nature réelle, il lui faut posséder une spécificité réelle de ce choix. Il faut que l’Homme sache que ce choix est inévitablement relié à son évolution, inévitablement relié à son bien-être, inévitablement relié à une forme de vie qu’il veut lui-même exécuter, afin de pouvoir vivre une vie qui soit de plus en plus réelle et de plus en plus adaptée à ses besoins fondamentaux.

Mais si l’Homme ne sent pas de spécificité dans son choix créatif, c’est que ce choix n’est pas créatif, il est purement psychologique. Il y a dans ce choix des paramètres qui sont illusoires et ce n’est qu’avec le temps que ces paramètres illusoires s’effaceront pour donner naissance finalement à un choix réel, un choix qui n’est pas ambigu et qui ne naît pas d’une sorte de volupté de l’ego. Il faut réaliser que l’ego peut facilement engendrer dans l’Homme une impression de choix qui n’est pas réelle, parce que l’ego est une partie de l’Homme qui n’est pas encore suffisamment affranchie des voiles et des illusions de la personnalité.

Donc pour que l’Homme en arrive un jour à pouvoir créer un choix, il faut qu’il ait finalement développé une conscience de plus en plus intégrale de lui-même, il faut que l’Homme, effectivement, se sache. Et se sachant, il lui sera plus facile de facilement intégrer son choix à une vie réelle, et en même temps permettre que sa vie future soit directement reliée à un choix qui, inévitablement, devenait l’expression de sa conscience créative.

Le problème de la validité ou de la spécificité du choix créatif est directement relié à une sorte d’impuissance naturelle chez l’Homme à pouvoir trier le réel de l’irréel. Il semble que chez l’être humain de l’involution, le fait d’avoir vécu pendant des années dans l’irréalité, il semble que créer un choix véritable devienne de plus en plus difficile au fur et à mesure qu’il avance dans la vie, parce que justement, au fur et à mesure qu’il avance, il s’embourbe de plus en plus dans des mécanismes d’habitude qui constituent l’infrastructure psychologique de sa personnalité, dont il ne peut pas se libérer avec facilité parce que cette infrastructure fait partie de ce qu’il considère comme étant la partie réelle de sa personnalité, lorsqu’en fait cette partie ne fait pas partie de sa personnalité réelle, c’est-à-dire de sa personne.

Le choix créatif est l’investissement de la personne de l’Homme dans la vie, il est l’investissement de sa conscience réelle et autonome, il n’est pas un mécanisme permettant à l’ego personnalisé de se donner, quelque part dans la vie, un appointement quelconque qui semblerait coïncider avec le meilleur des mondes. Le meilleur des mondes doit commencer dans l’Homme lui-même, l’Homme lui-même doit être suffisamment assis sur sa fondation pour pouvoir ensuite contempler pour lui-même le meilleur des mondes, c’est-à-dire ce monde à l’intérieur duquel il puisse implanter un choix créé par sa conscience autonome, individualisée, et parfaitement équilibrée.

Mais l’Homme de l’involution n’a pas l’expérience du choix réel, du choix créatif. Il a tellement fait de choix à toutes les sauces, qui l’ont mené dans toutes sortes de bains, qu’aujourd’hui, il lui est très très difficile, de par sa nature antérieure, de pouvoir contempler la possibilité d’exercer le droit de faire un choix.

Et justement, dans le mécanisme créatif du choix réel, il y a un droit, et l’Homme doit prendre conscience de ce droit. Là où il n’y a pas de droit réel, il n’y a pas de choix réel. Là où il n’y a pas de droit réellement fixé dans une vitalité créative, il ne peut pas y avoir de choix qui puisse donner à l’Homme une mesure profonde d’une qualité de vie qui coïncide parfaitement avec lui et qui peut lui permettre de vivre une vie dans un monde qui n’est pas des meilleurs, mais qui, créé par lui à l’intérieur de sa propre surface, à l’intérieur de son propre espace, peut devenir le meilleur d’un monde, le meilleur de son monde, à l’intérieur d’un monde qui est relativement banal.

Si le monde, aujourd’hui, est banal, c’est parce que l’Homme est banal. Mais tant que l’Homme ne pourra pas engendrer suffisamment de force pour neutraliser cette banalité, il ne pourra pas vivre sur la Terre et voir, sentir, percevoir, que la vie sur la planète, la vie du mortel, est une vie qui vaille la peine d’être vécue, parce que justement, elle n’a pas de limitations, dans ce sens qu’elle n’est limitée qu’à la limite de l’Homme. Et si la limite de l’Homme devient plus grande, dans ce sens que si la limite de l’Homme est repoussée, autrement dit si l’Homme a la capacité d’engendrer de plus en plus, il est évident que sa vie développera une caractéristique de plus en plus grande, de plus en plus vaste, et elle deviendra de par ce fait plus vivable, plus intéressante, plus créative, plus libre et plus parfaite. Plus l’Homme nouveau cesse d’être banal, moins sa vie peut être banale.

L’Homme nouveau ne peut plus supporter à un certain point la banalité de la vie. C’est à ce moment-là qu’il commence à regarder dans une direction nouvelle, qu’il commence à voir des possibilités autres qui ne sont pas standardisées à l’intérieur d’une conscience collective. La banalité de la vie est due au fait que l’Homme ne réalise pas son potentiel créatif, elle est due au fait que l’Homme n’est pas capable d’engendrer en lui une pulsation suffisamment puissante pour le déraciner de la conscience collective et de ses modes d’opération qui consistent à garder l’Homme de plus en plus prisonnier de la vie existentielle. Tant que l’Homme n’a pas réalisé que sa vie est banale, il n’a pas réalisé la banalité de la vie. Et ceci est atroce, parce que c’est justement cette condition qui lui permettra de continuer à demeurer esclave de la conscience collective et à ne jamais pouvoir, quelque part dans le temps, se donner une vie qui est foncièrement autonome et réellement la sienne.

Mais l’Homme, dans un sens inconscient ou conscient, demeure toujours le maître de sa propre vie. S’il est inconscient, il ne peut pas reconnaître cette maîtrise, s’il est conscient, il peut commencer à reconnaître cette maîtrise, et un jour, il voudra maîtriser la vie, de sorte qu’il lui sera possible de se donner une vie qui coïncide avec son bien-être.

Mais si l’Homme n’a pas réalisé qu’il vit une vie banale et qu’il continue à se plonger chaque jour dans cette banalité, c’est son problème. Personne ne peut rien pour lui, même s’il y a toutes sortes de connaissances dans le monde et que l’Homme n’a pas réussi à prendre en main sa destinée, il est évident qu’il ne peut pas blâmer personne d’autre que lui-même, mais il est bon qu’il sache qu’il est tout de même responsable de sa condition. Et lorsque nous disons que l’Homme est responsable de sa condition, nous disons ceci même en relation avec la très puissante influence qu’exerce sur lui la conscience collective. Il n’y a pas de limites dans l’Homme, mais c’est à lui à le découvrir, c’est à lui à le savoir et s’il s’en impose une, ça fait partie de son inconscience et seul lui doit payer le prix pour cette banalité.

L’évolution de la conscience supramentale sur la Terre ouvrira des portes très grandes à une conscience nouvelle et permettra à l’Homme de comprendre les mécanismes de l’évolution qui, par le passé, faisaient partie des mystères de la vie. Ceci est une chose, mais ce n’est pas parce que l’Homme entre dans une ère nouvelle où il commence à prendre conscience par lui-même de la réalité de son invisibilité, de la réalité de sa conscience psychique, qu’automatiquement il en arrivera à pouvoir vivre une vie meilleure. Au contraire, parce que plus l’Homme devient conscient de ses déboires et moins il est capable de faire quelque chose en relation avec ces déboires, et plus la vie peut être pour lui sensiblement pénible.

Donc quelque part dans le temps, l’Homme conscient sera obligé de prendre en considération le fait réel de la banalité de sa vie. Et c’est à partir du moment où l’Homme sera conscient de la banalité de sa vie et qu’il voudra changer, altérer, transformer, éliminer complètement cette banalité, qu’il pourra commencer lentement à percevoir l’ébauche d’un choix créatif.

Être inconscient et banal, c’est une chose, mais être conscient et banal en est une autre. Et alors que dans l’inconscience banale, il n’y a pas de porte à ouvrir, il n’y a pas de porte à réaliser, dans la conscience banale, il y a une porte à percevoir, à sentir.

Et lorsque l’Homme conscient commence à réaliser ceci, il s’aperçoit qu’effectivement en lui une énergie bouillonne, une énergie veut s’exprimer, une énergie veut se rendre, veut se manifester, veut se concrétiser. Et c’est justement cette énergie qu’il doit maîtriser, afin de pouvoir un jour éliminer de sa vie consciente le peu de banalité qui demeure à cause de son lien affectif pour les modes habituels de la conscience involutive, qui font encore partie de son infrastructure, qui font encore partie de son passé, mais qui un jour ne pourront plus coexister, si vous voulez, avec une conscience qui deviendra de plus en plus explosive, de plus en plus vibrante, de plus en plus expressive d’un moi intérieur réel, fondé sur une réalité qui transcende la psychologie de l’involution.

Dans un choix réel, il n’y a jamais de perte, il ne peut pas y avoir de perte, parce que seul l’Homme inconscient perd. Donc dans un choix réel, même si nous avons l’impression d’une perte, cette impression fait partie du fait que notre choix réel n’a pas été encore suffisamment ajusté, perfectionné sur le plan de notre conscience, pour que nous puissions réellement voir qu’il n’y a pas de perte possible dans un tel choix.

Une personne qui fait un choix réel et qui a l’impression ou la crainte de perdre n’est pas une personne qui engendre ou qui crée un choix réel, c’est une personne qui espère, c’est une personne qui projette, c’est une personne qui voudrait que, mais qui ne veut pas réellement. Et pour mettre en action un choix réel, il faut vouloir réellement et vouloir réellement veut dire vouloir sans ambiguïté, sans “games”, sans jeux d’esprit, sans astralité de la conscience humaine.

Vouloir réellement est créatif, vouloir à tout prix ce n’est pas bon. Il y a des gens dans le monde qui veulent à tout prix. C’est très dangereux vouloir à tout prix, parce que vouloir à tout prix nous donne l’impression que nous voulons réellement, vouloir à tout prix veut dire vouloir en écrasant les autres. C’est ce que beaucoup d’Hommes dans le monde, qui aujourd’hui ont du succès, vivent. Ils ont voulu à tout prix la fortune, ils ont voulu à tout prix le pouvoir politique et ils ont écrasé les Hommes en allant vers leur but.

Il ne s’agit pas de vouloir à tout prix, il s’agit de vouloir réellement. Et je vous demande de voir, et de sentir, et de percevoir la différence entre les deux, parce que c’est justement cette différence qui ferait de l’Homme conscient un être plus ou moins aimable. Un être conscient qui veut à tout prix, peut devenir un être extrêmement détestable parce qu’il sera prisonnier d’une illusion que même l’Homme inconscient ne vit pas. Tandis que l’Homme conscient qui avance vers une intégration de son énergie veut réellement, c’est-à-dire qu’il est déterminé dans son mental à se frayer dans la vie un chemin qui coïncide avec le meilleur de lui-même et non pas avec le pire de lui-même, que lui croit être le meilleur.

Il ne faut pas se leurrer dans la conscience, parce que la conscience ne permet pas à l’Homme qu’il se leurre. Donc si vous vous leurrez dans votre conscience, effectivement, quelque part dans le monde, dans le temps, dans la vie, vous vous frapperez le mur contre le nez, c’est-à-dire le nez contre le mur. Le mur contre le nez veut dire, la vie réelle, la vie événementielle contre votre vie personnelle. Et si vous vous frappez le mur contre le nez, vous verrez qu’effectivement il y a quelque chose dans votre vie qui ne tourne pas rond.

Et s’il y a quelque chose dans votre vie qui ne tourne pas rond parce que vous avez voulu à tout prix, vous comprendrez alors que vous avez fait une erreur, que vous avez été pris dans une illusion, autrement dit, et que cette illusion doit d’être éliminée avant que vous puissiez aller de l’avant. Vous serez obligés de corriger ce que vous avez mal fait afin de pouvoir continuer, pour en arriver finalement à vous fixer sur un vouloir qui est réel, au lieu d’un vouloir qui est à tout prix.

Il y a une très grande subtilité dans la différence de la conception de ces deux aspects de la volonté. L’une étant une volonté créative malsaine, et l’autre étant une volonté créative réelle, lumineuse, le produit de l’intégration de l’être de lumière, qui est l’Homme, avec l’être matériel, qui est son expression sur le plan de notre planète. D’ailleurs, vouloir à tout prix est une illusion. Et non seulement est-ce une illusion, mais cela représente chez l’Homme une démarche psychologique qui est foncièrement mal nourrie, c’est-à-dire nourrie par des instincts profonds dont lui n’a pas conscience, dont lui a l’impression que ces mêmes instincts relèvent de l’actualisation en lui d’une force ou d’une énergie créative, lorsqu’elle relève de forces en lui qui sont hautement astralisées.

Vouloir réellement demande du temps, demande du discernement, demande de la lucidité, demande de l’amour pour l’Homme, demande de la conscience intégrale. Vouloir à tout prix ne demande rien de ceci, ça demande simplement un profond désir de s’établir, de s’implanter sans que nous puissions ou nous devions prendre en considération les autres. Donc lorsque l’Homme créera un choix créatif, ce choix sera permanent, il sera continu, il ne sera pas simplement un évènement temporaire, un évènement sujet à changer.

Un choix créatif fait partie de l’intérêt vital de l’Homme, il fait partie de la continuité dans un autre mode de vie et d’expression de son énergie créative. Il est l’expression d’un mouvement plus haut dans la vie de l’être humain, et cette expression ne peut pas être conditionnée par des facteurs de vie planétaire. C’est pourquoi il est très important pour l’Homme nouveau de réaliser que son choix créatif, que son choix réel, ne peut pas être un choix à tout prix parce que dans le choix à tout prix, il y a chez l’Homme une sorte de panique. Il y a chez l’Homme une sorte d’insécurité qu’il veut éliminer, il y a chez l’Homme une sorte d’inquiétude qu’il veut amener à une finalité. Tandis que dans le choix créatif il n’y a pas d’insécurité à éliminer, il n’y a pas d’inquiétude à mettre de côté. Il y a simplement un autre plan de vie à exécuter, mais cette fois un plan de vie qui coïncide parfaitement avec le bien-être de l’Homme nouveau.

Il ne faut pas que le choix créatif soit une condition dans la vie qui serve à amener l’Homme à vivre de l’expérience. Lorsque nous parlons d’expérience, nous parlons de cette sorte de vie qui engendre constamment dans la vie de l’Homme une déréglementation de son énergie. Dans le choix créatif, il ne doit pas y avoir de déréglementation de son énergie. L’Homme doit aller vers une vie de plus en plus harmonieuse, de plus en plus ajustée, de plus en plus bénéfique.

Donc dans le choix créatif, il y a effectivement une qualité de vie qui coïncide avec la plus grande conscience que nous puissions avoir du mode de vie que nous voulons exercer. Mais si le choix n’est pas créatif, n’est pas réel, ces aspects, ces qualités de la vie ne seront pas présentes dans la vie de l’Homme, elles ne seront pas permanentes dans la vie de l’Homme. Donc ce dernier sera encore obligé de vivre de l’expérience psychologique, afin d’en arriver un jour à pouvoir éliminer de sa conscience ces aspects astralisés qui ont fait de sa vie une expérience au lieu d’une aventure créative.

Dans le choix réel de la vie de l’Homme nouveau, il y a un élément qui ne peut pas être mis de côté. Et cet élément, c’est la paix, une paix véritable, une paix permanente, une paix qui coïncide avec la possibilité de l’Homme sur le plan de la volonté, de l’intelligence, d’éliminer de sa vie les aspects qui, dans le passé, avaient fait de cette vie une suite d’expériences. Mais pour que l’Homme vive un choix réel, il faut qu’il soit suffisamment avancé en maturité, suffisamment avancé en conscience pour pouvoir vivre de cet état de vie nouveau qui prendra une allure totalement différente de celle qu’il a connue dans le passé. C’est pourquoi, sans que l’Homme souvent le réalise, bien qu’il veuille se créer un mode de vie qui coïncide avec son bien-être, bien-être qu’aujourd’hui projette l’Homme, ce même Homme, souvent, ne réalise pas qu’il n’est pas prêt à vivre un choix créatif de vie parce qu’il n’a pas suffisamment développé de substance intérieure pour pouvoir soutenir la sorte de paix, solitaire, créative, vibrante, d’une conscience nouvelle.

L’Homme a besoin encore beaucoup d’excitation dans sa vie, il a besoin encore beaucoup d’être alimenté astralement, il a besoin encore, autrement dit, d’être distrait. Mais si l’Homme se crée un plan de vie fondé sur un choix créatif, il verra que ces aspects de la vie inconsciente ne peuvent plus lui bénéficier, ne peuvent plus faire partie de sa structure de vie nouvelle. Mais pour qu’il puisse vivre cette vie nouvelle, il faut qu’il puisse vivre l’absence de ces forces, de ces influences, de ces vibrations qui ont tendance à mesmeriser son esprit, qui ont tendance à jouer avec son ego, sans permettre que son ego vive d’une façon pleine de cette très grande sérénité que l’Homme découvre lorsqu’il est arrivé à créer sa vie à travers un choix qui est fondamentalement le sien, c’est-à-dire un choix qui est réellement l’expression de sa conscience nouvelle.

Et souvent, sans que nous ne le réalisions, nous ne pouvons pas créer ce choix dans un certain temps, parce que l’esprit en nous, notre réalité, sait très bien que sur le plan émotionnel, sur le plan mental, nous ne sommes pas prêts à vivre cette vie qui est l’expression de la “joint-venture” (association) de l’esprit avec l’ego. Et c’est pour cette raison que souvent nous faisons des erreurs dans notre choix, c’est-à-dire que nous vivons un choix par la venue de l’expérience, et cette expérience nous permet d’ajuster nos centres, de réajuster notre tir et de nous apercevoir éventuellement que le temps, encore, n’est pas venu pour que nous puissions créer notre propre choix.

Donc il y a dans la vie de l’Homme deux aspects. Un aspect interne sur lequel l’Homme ne possède pas le contrôle, et un aspect externe qui fait partie de ses ambitions, de son vouloir à tout prix, de sa projection. Et le conflit ou le combat entre ces deux aspects peut créer chez l’Homme une grande souffrance, peut créer chez l’Homme une tension en ce qui concerne cette grande patience dans le temps.

Mais il est inévitable que l’être humain, l’Homme nouveau, ne pourra pas créer son choix réel tant qu’il n’aura pas atteint un niveau de maturité suffisante pour pouvoir intégrer sa nouvelle énergie avec des évènements de vie qui puissent absorber cette énergie et donner à l’Homme une façon ou un mode de vie qui coïncide parfaitement avec son bien-être.

Donc dans la création du choix, il y a un temps. Mais l’Homme, avant ce temps, doit prendre conscience de ce choix qui, en lui, quelque part, existe et qui, en lui, comme une plante, doit grandir et être nourrie, jour par jour, au fur et à mesure qu’il ajuste sa conscience, qu’il ajuste ses émotions, qu’il ajuste sa mentalité, jusqu’au jour où, naturellement, la plante grandit, se manifeste et donne à l’Homme une valeur de vie rayonnante.

Donc il y a relation étroite entre maturité, volonté, intelligence, et discernement dans la création du choix réel, et ce n’est que lorsque l’Homme aura développé ses facultés (interruption de l’audio)…

mise à jour le 21/06/2024

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