CP-156 L’énergie émotive souterraine

“Il y a beaucoup à dire sur la nature de l’émotivité humaine, il y a beaucoup à comprendre. L’émotivité humaine n’est pas simplement une manifestation d’énergie que l’on peut percevoir extérieurement, qui se manifeste extérieurement. Il y a …” BdM

 

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Il y a beaucoup à dire sur la nature de l’émotivité humaine, il y a beaucoup à comprendre. L’émotivité humaine n’est pas simplement une manifestation d’énergie que l’on peut percevoir extérieurement, qui se manifeste extérieurement. Il y a une infrastructure à l’émotivité humaine. Il y a un plan dans ce champ d’énergie qui, très souvent, ne se manifeste pas extérieurement dans la vie de tous les jours, et c’est ce plan d’énergie émotive qui crée, dans l’être humain, une tension dans sa vie, c’est ce plan d’énergie qui fait de l’être humain un être emprisonné entre sa conscience réelle et sa conscience subjective personnalisée.

L’émotivité humaine, sur ce plan inférieur, sur ce plan souterrain, est faite, elle est construite, de blocages de toutes sortes, blocages qui invitent l’Homme ensuite, à vivre un autre niveau d’émotivité, cette fois exprimée, que l’on retrouve dans la vie de tous les jours à travers la personnalité. Donc pour que l’Homme comprenne réellement le mouvement subtil de l’énergie de l’émotivité, il doit la comprendre, cette émotivité, à la fois sur le plan expressif, et aussi à la fois sur le plan intérieur, souterrain, sous-conscient.

Lorsque l’énergie de l’émotivité n’est pas perçue extérieurement ou qu’elle n’est pas exprimée extérieurement, elle doit être perçue intérieurement, c’est-à-dire que l’Homme doit en arriver à prendre conscience de la tension qui existe en lui, cette tension très très subtile, qui fait qu’il n’est jamais parfaitement bien. C’est cette énergie qui donne naissance à l’autre, qui donne naissance à l’expression de l’émotivité, et qui est la plus dangereuse, qui est la plus prête à être comprise lorsque l’Homme est conscientisé, et qui est la moins prête à être comprise lorsque l’Homme est trop inconscient et trop assujetti à une conscience personnelle conditionnée par l’idéologie extérieure.

Donc nous appelons cette énergie, l’énergie émotive de l’âme ; nous appelons cette énergie, de l’énergie animique ; et nous donnons à cette énergie une appellation particulière, appellation qui nous permet de l’identifier et de la réaliser lorsqu’elle se fait sentir, et le nom ou la nomination que nous pouvons donner à cette énergie, c’est que c’est une énergie de tension ou une énergie combative en soi. Et lorsque l’Homme vit cette tension en lui-même, cette sorte de combat en lui, cette sorte de lutte, cette sorte de tension entre la paix et l’absence de paix, il est devant cette sorte d’énergie émotive souterraine et c’est justement cette énergie qu’il doit apprendre à contrôler, s’il veut en arriver un jour à pouvoir être bien.

Contrôler l’énergie émotive, non pas supérieure, mais qui s’extériorise, l’énergie émotive qui peut s’exprimer, si vous voulez, c’est relativement facile. Mais contrôler l’énergie souterraine, l’énergie combative, l’énergie de la tension, l’énergie de la lutte, qui empêche l’Homme d’être parfaitement équilibré dans son psychisme, requiert une conscience très élevée, très aiguisée et très présente, chaque fois que cette énergie se manifeste, parce que c’est justement cette énergie qui mine la vie de l’Homme et qui empêche l’Homme d’être parfaitement bien dans sa peau, donc parfaitement bien dans sa vie, donc parfaitement heureux et parfaitement créatif.

Pourquoi l’Homme ne peut pas être parfaitement créatif ? Parce que justement, cette énergie émotive qui se manifeste sur les plans souterrains de sa conscience bloque son intelligence ou donne à son intelligence l’impression de l’être (sous-entendu bloquée). C’est cette énergie souterraine, qui est une forme d’émotivité, qui piège l’Homme et qui fait commettre à l’Homme des actes ou des actions qui, naturellement, rendent sa vie plus difficile, parce que c’est très difficile pour l’être humain, à ce stage de son évolution, de pouvoir sentir, ressentir, et pressentir l’activité souterraine de cette émotivité en lui.

C’est dans ce sens que la maîtrise de l’émotivité n’est pas simplement une maîtrise d’émotivité exprimée extérieurement dans le monde. Il y a un niveau de maîtrise d’émotivité qui est beaucoup plus subtil, beaucoup plus délicat, beaucoup plus intérieur, qui fait partie des cavernes très calmes de la conscience de l’Homme, qui fait partie des mouvements souterrains de la conscience de l’Homme, et qui n’est pas toujours facilement amenable à la conscience de l’individu, pour la simple raison que cette sorte d’émotivité fait partie du langage de l’âme à travers l’Homme, fait partie du langage de l’appétit de l’Homme. Elle ne fait pas partie, cette activité, de l’intégration de la conscience humaine avec la réalité de tous les jours.

Il y a chez l’être humain l’activité de trois cerveaux, il y a un cerveau rationnel, il y a un cerveau intuitif et il y a un cerveau invisible, éthérique, qui est le troisième. Et l’Homme doit apprendre à travailler avec les trois en même temps, mais à ne pas prendre l’activité du cerveau intuitif pour être l’activité du cerveau éthérique, parce que c’est à ce moment-là que l’Homme réalise une erreur quelconque dans l’activité de sa conscience, c’est à ce moment-là que l’Homme vit le mouvement souterrain de son activité émotive.

L’activité émotive de l’Homme se fait sentir à travers l’activité de son cerveau intuitif. Et l’Homme croit, injustement, que l’activité de ce cerveau intuitif coïncide avec l’activité de son cerveau éthérique. C’est une grave erreur, et c’est une erreur majeure pour l’être humain qui va vers une conscience supérieure, qui va vers un équilibre et une intégration totale de ces trois aspects de son intelligence.

Pour que l’Homme en arrive à une conversion parfaite de l’énergie de son intelligence, à partir d’un plan rationnel, vis-à-vis d’un plan intuitif, et en relation parfaite et harmonieuse avec un plan totalement autre, totalement nouveau, dans l’évolution de la conscience, c’est-à-dire l’intelligence de son double, l’intelligence de son esprit, l’intelligence de son troisième cerveau, il faut que l’être humain apprenne à lire entre les lignes, c’est-à-dire qu’il faut qu’il apprenne à réaliser l’activité souterraine de son émotivité. Cette activité, elle est proportionnelle à son corps de désir, elle est directement reliée à l’activité de l’âme, c’est-à-dire qu’elle est directement reliée à des expériences dont elle doit vivre afin de perfectionner l’équilibre entre ses trois cerveaux.

Pour que l’Homme en arrive à une conscience totale, à une conscience parfaite, il faut que les trois cerveaux, en lui, s’harmonisent parfaitement. Mais tant qu’il n’a pas compris la nature de l’émotivité souterraine de sa conscience, il ne peut pas parfaitement équilibrer l’activité de ces trois plans d’intelligence, de ces trois sortes d’intelligence. Donc il ne peut pas parfaitement contrôler ou maîtriser son émotivité. Oui, il pourra maîtriser l’émotivité qui est l’expression extérieure de cette émotivité souterraine, mais il ne pourra pas maîtriser l’émotivité souterraine parce que cette dernière sera pour lui une sorte d’énergie qu’il aura comprise, qu’il aura pressentie, comme étant l’activité créative de son troisième cerveau. Donc il fera quelque part dans sa vie des erreurs qui constitueront pour lui, naturellement, des marches d’évolution, mais qu’un jour il devra dépasser, afin de pouvoir être libre et être parfaitement bien dans sa peau et dans sa vie.

Donc nous ne devons pas laisser de place, dans notre conscience, à l’activité souterraine de l’émotivité. Bien que nous puissions comprendre l’émotivité extérieure, concrète, évidente, qui nuit aussi à l’équilibre de notre être, nous devons aussi prendre conscience qu’il existe en nous, sur les plans inconscients, une sorte d’activité émotive qui doit être mise en échec par une conscience parfaitement équilibrée, c’est-à-dire par une conscience qui relève ou qui est le produit de l’harmonisation de plus en plus grande entre le cerveau éthérique, le cerveau intuitif et le cerveau matériel.

Ceci veut dire que nous devons apprendre un jour ou l’autre à ne jamais prendre de chance dans la vie. Mais ceci, pour nous, est très difficile à comprendre parce que nous ne réalisons pas ce que veut dire “prendre une chance dans la vie”. Prendre une chance dans la vie veut dire laisser place dans notre vie au mouvement de cette énergie émotive souterraine qui peut, naturellement, nous amener à vivre l’expression d’une énergie émotive extérieure, mais qui est encore beaucoup plus dangereuse que cette dernière, puisqu’elle peut être pour nous, prise comme étant l’activité intelligente d’une énergie qui fait partie d’une conscience supérieure.

Nous sommes à un point où nous devons comprendre que la réalité de l’Homme est une réalité faite de trois composantes, c’est-à-dire qu’elle est faite d’une composante rationnelle, intuitive, et totalement créative et que l’une ne peut pas aller sans l’autre, que l’une ne peut pas prendre le contrôle de l’autre et que le triangle doit être formé par les trois apex.

Autrement dit, l’être humain doit apprendre, s’il veut réellement maîtriser l’émotivité dans sa vie, il doit apprendre à réaliser la tension, à prendre conscience de la tension qui existe en lui, presque d’une façon constante, jusqu’au jour où cette tension diminue de plus en plus pour enfin disparaître et ne laisser qu’un être libre, identique à lui-même, absent dans la souffrance, et n’étant plus capable ou voué aux exigences subtiles de cette activité souterraine émotive qui a toujours été conçue, chez l’être humain, comme une sorte de poussée intuitive de son intelligence intérieure.

Il y a dans l’Homme trois parties essentielles inévitablement reliées les unes aux autres : l’esprit, l’âme et l’ego. Donnez à ces parties le nom que vous voulez, ces trois parties font partie de la tri-unité de la conscience humaine. L’esprit fait partie de l’activité du corps éthérique de l’Homme, du cerveau éthérique, du cerveau invisible, l’âme fait partie de l’aspect intuitif de l’Homme, et l’ego, son activité, sa manifestation, se manifeste sur le plan de la raison. Et l’Homme doit comprendre que ce que nous appelons de l’émotivité souterraine est une activité qui relève de l’action de l’âme dans sa conscience. Elle fait partie, cette activité, des mouvements souterrains de l’âme, elle ne fait pas partie de l’activité créative de l’esprit ou du cerveau éthérique de l’Homme.

Et c’est cette énergie qui est une énergie dite négative, dans ce sens que si l’Homme n’arrive pas à la contrôler, à la maîtriser, elle devient, cette énergie, négative. Si l’Homme en arrive à la contrôler, à la maîtriser, cette énergie est transmutée et l’Homme bénéficie, en retour, d’une plus grande activité créative sur le plan de son cerveau éthérique, de la même façon sur le plan de l’ego. Si l’énergie de l’âme qui passe à travers l’ego se manifeste en une sorte d’émotivité flagrante et concrète, l’ego doit prendre conscience de cette énergie et la diminuer dans ses ravages, dans sa vie, afin de pouvoir devenir lui-même plus sensible à une conscience intelligente et créative et à souffrir moins des aspects de sa conscience animique.

Mais pour que l’Homme prenne conscience de la nature de son émotivité, sur le plan concret et évident de l’ego, il faut aussi qu’il prenne conscience de l’activité de cette énergie négative, de cette émotivité négative qui surgit des fonds de sa conscience intuitive et qui se rattache directement à l’âme, d’où la nature du caractère de l’Homme. C’est à travers le caractère de l’Homme que se manifeste l’énergie de l’âme, c’est à travers la personnalité de l’Homme que se manifeste l’émotivité de ce caractère de l’Homme, et c’est à travers le cerveau éthérique, l’intelligence pure de l’Homme, que se manifeste la créativité humaine. Ces trois aspects ensemble doivent être parfaitement intégrés si l’Homme doit jouir de l’intuition, bénéficier de la raison et s’instruire de son intelligence pure.

Mais si ce dernier ne peut pas saisir, réaliser, le pourquoi de la tension qui existe en lui, dans les cavernes de son être, s’il n’est pas capable de percevoir cette vibration et de la neutraliser, c’est qu’il y a en lui trop d’affectation sur le plan intuitif, c’est qu’il y a en lui encore trop d’activité de l’âme qui n’a pas été amenée à une balance parfaite, c’est qu’il y a en lui trop d’intuition, c’est qu’il n’y a pas en lui suffisamment de raison et suffisamment d’intelligence créative pour balancer l’autre.

Il est impossible de balancer un aspect du triangle de la conscience de l’Homme à partir simplement d’un de ces aspects, l’Homme doit toujours, pour balancer un aspect, se servir des deux autres. Il doit toujours, pour balancer les deux autres, se servir de l‘un. Il doit toujours, pour balancer les trois, en arriver à sentir en lui, à percevoir en lui, un centre de réalité que nous avons déjà appelé le centre de vérité, c’est-à-dire le point de vérité, c’est-à-dire l’équilibre parfait entre les trois apex de ce triangle.

Mais le contrôle ou la maîtrise de l’émotivité, et la découverte de sa nature profonde et souterraine, nécessitent que l’être humain s’engage à percevoir le mouvement de cette énergie au moment même où il se fait, et à pouvoir, au moment même où il se fait, le neutraliser, afin de ne pas donner à cette énergie trop d’espace, trop de temps, trop d’opportunités, pour créer dans l’Homme des obstacles ou un certain chavirement.

Maîtriser cette énergie émotive, profonde, est une condition essentielle de l’évolution, elle n’a rien à voir avec la froideur de l’Homme, elle n’a rien à voir avec la perte de la chaleur humaine, elle a simplement à voir avec la perception, chez l’être humain, d’une tension qui existe en lui. Et cette tension qui existe en lui est produite par cette énergie, et elle doit être neutralisée par le centre mental inférieur de l’Homme, le siège de l’ego, et elle doit être neutralisée aussi à travers la conscience supérieure du centre mental supérieur du troisième cerveau de l’Homme, autrement dit de sa conscience supramentale.

Si l’Homme n’arrive pas à équilibrer, à travers ces deux centres d’intelligence, le troisième qui fait partie de l’activité de l’âme, activité qui est reliée à son caractère, reliée à ses incarnations antérieures, il ne pourra jamais en arriver, dans cette vie, à pouvoir être parfaitement bien dans sa peau, parce que il n’aura jamais compris que la nature de l’être humain est une nature qui contient trois aspects : la raison, l’intuition et la créativité, autrement dit : le savoir, l’intuition et le raisonnable. L’Homme ne peut pas s’assujettir à des forces émotives souterraines qui ont l’apparence d’être intuitivement intelligentes, mais qui sont en fait de l’énergie d’une sorte de qualité émotive dont nous n’avons pas encore apprécié profondément la nature.

L’Homme doit s’habituer graduellement à réaliser qu’il y a en lui un mouvement sourd. Et ce mouvement sourd est l’activité d’une émotivité qu’il ne peut contrôler ou maîtriser que lorsqu’il a suffisamment vécu l’expérience de cette énergie, qu’il en a suffisamment souffert et bavé afin d’en arriver, un jour, à pouvoir maîtriser cette énergie lorsqu’il utilise à la fois son intelligence réelle et sa raison pour la balancer, la neutraliser, et l’empêcher de nuire à son évolution.

Donc il existe une nature émotive négative qui est de l’ordre intuitif, il existe une nature émotive qui est de l’ordre rationnel, bien qu’elle soit irrationnelle, mais elle est toujours rationalisable. Donc il y a une nature émotive qui fait partie de l’activité de l’ego, il y a une nature émotive qui fait partie de l’âme. Et ces deux natures émotives sont le mouvement de l’énergie dans l’Homme qui n’est pas encore parfaitement harmonisé au troisième cerveau et qui représente le besoin essentiel, chez l’individu, d’en arriver un jour à un équilibre parfait.

Nous sommes habitués à l’émotivité qui est à la hauteur ou en fonction de l’activité égoïque. Mais nous ne sommes pas habitués à l’activité de l’émotivité qui est au niveau, ou qui s’exprime au niveau des plans souterrains de l’âme. Et c’est justement pourquoi nous n’avons jamais réussi à contrôler parfaitement notre énergie interne.

Nous avons effectivement réussi à contrôler notre énergie émotive externe. Nous le retrouvons dans les sports, nous le retrouvons dans les activités des arts martiaux. Mais nous n’avons pas encore réussi à contrôler l’énergie interne qui fait partie de l’activité souterraine de l’âme, énergie qui est beaucoup plus pressante à découvrir, beaucoup plus importante à réaliser, et beaucoup plus importante à contrôler, puisque elle est l’infrastructure psychique de l’ego, elle fait partie de infrastructure psychique de l’âme, elle fait partie de l’activité inconsciente de l’âme, et elle nourrit et elle donne du feu à l’émotivité créative, c’est-à-dire à l’émotivité créée, extériorisée et concrète que nous retrouvons dans la vie de tous les jours, lorsque nous pleurons, lorsque nous sommes souffrants ou lorsque nous sommes des êtres assujettis à des évènements qui, dans le fond, ne représentent pas beaucoup ou ne devraient pas représenter autant de souffrance qu’elles le font.

Donc tant que l’Homme n’en arrivera pas à maîtriser cette autre énergie souterraine, il continuera à vivre d’une conscience qui n’est pas parfaitement équilibrée. Même si, au niveau de l’ego, il a réussi à éliminer de sa vie une sorte d’émotivité concrète et presque enfantine, il y aura toujours en lui une autre sorte d’émotivité beaucoup plus subtile, beaucoup plus profonde, beaucoup plus difficile à déraciner.

Et même si l’Homme apparaît à l’extérieur comme étant un dur à cuire, nous découvrirons qu’à l’intérieur de lui-même, quelque part, dans les souterrains de sa conscience, il y a effectivement de l’énergie émotive qui, un jour, pour une raison ou une autre, peut être amenée à la surface lorsqu’il vivra de grands chocs, de grandes situations qu’il n’aura pas pu contrôler, qu’il n’aura pas pu éviter, parce que la vie souvent a des moyens de faire ressortir de la conscience humaine cette sorte d’émotivité qu’il ne connaît que très rarement dans sa vie.

Il y a dans la conscience de l’Homme un violon qui possède trois cordes. L’Homme en arrive suffisamment facilement à contrôler la corde extérieure, égoïque, de son émotivité. Effectivement il y des êtres humains sur la Terre qui sont capables de suffisamment contrôler leur émotion sur le plan extérieur de son expression. Ensuite vient la deuxième corde, cette corde souterraine qui fait partie de l’activité de l’âme de l’Homme, corde extrêmement puissante, extrêmement fragile et extrêmement sensible, qui est toujours en mouvement. La première corde de l’Homme n’est pas toujours en mouvement, nous ne sommes pas dans un état d’émotivité tous les jours, nous vivons des périodes calmes, mais la deuxième corde, la corde souterraine, la corde de l’émotivité souterraine, elle, elle est toujours en mouvement, elle vibre toujours.

C’est pourquoi justement l’Homme n’est pas parfaitement bien dans sa peau, parce que cette corde vibre constamment. Et elle est mise en mouvement par qui et par quoi cette corde ? Elle est mise en mouvement par la troisième corde, c’est-à-dire par l’esprit de l’Homme. Et c’est cette troisième corde qui donne à la deuxième son mouvement presque perpétuel, et qui donne à la première, de temps à autre, selon le calendrier planétaire, selon l’évolution des évènements, une résonance de souffrance.

Autrement dit, l’Homme doit apprendre à contrôler toutes les cordes de son violon, mais il ne peut pas contrôler les cordes de son violon à partir du violon lui-même. Il doit contrôler les cordes de son violon à partir de sa main, c’est à dire à partir de son centre créé intérieurement, dans le centre même du triangle. Le centre même du triangle, c’est ce centre où les trois cordes sont à l’unisson. Autrement dit, dans la boîte à résonance du violon, il y a un centre, et ce centre c’est l’Homme, c’est sa réalité, c’est son identité, et c’est là qu’effectivement les trois cordes de son violon peuvent s’harmoniser dans un son parfait.

Donc si l’Homme a l’impression ou l’illusion de pouvoir se libérer de l’émotivité de surface qui est la manifestation de la première corde reliée à l’activité de l’ego, c’est une très grande illusion, parce que quelque part dans la vie viendra l’évènement qui fera surgir en lui le son profond d’une autre corde souterraine, qui est celle de l’âme, où son caractère sera mis en évidence. Et lorsque son caractère sera mis en évidence, nous verrons une autre sorte d’émotivité, une émotivité que nous ne voyions pas auparavant, parce que cette émotivité ne fait pas partie de la première corde, elle fait partie de la deuxième, et nous verrons et nous dirons : “Ah ! Cet Homme ou cette personne manifeste un caractère ou une émotivité étrange, que nous n’avions pas vue auparavant, que nous n’avions pas réalisée auparavant, que lui-même n’avait pas réalisée auparavant”.

Et si nous allons plus loin dans cette orchestration de ces trois cordes, nous verrons qu’il y en a une autre aussi, encore plus puissante, plus subtile, qui cette fois n’est pas souterraine, mais qui surplombe les deux, qui a tendance à contrôler les deux, et qui donne aux deux la note fondamentale de la vie. Et cette troisième corde, c’est la corde de la conscience supérieure de l’Homme, de l’activité du double de l’Homme, de l’activité de son centre d’intelligence réelle, qui n’est pas ajustée aux deux autres et qui peut prendre beaucoup d’ampleur dans la vie de l’Homme, et faire vibrer tellement les deux autres que l’Homme se retrouve, un jour, dans une phase initiatique profonde, dans une situation de vie dont il ne peut plus, presque, se sortir seul, parce que justement il ne comprend pas les lois de la tri-unité de sa conscience, il ne comprend pas que la volonté et l’intelligence ne sont pas le produit de l’activité d’une corde ou d’une autre, mais que l’activité de son intelligence est le produit, ou doit être le produit, de l’harmonisation totale de ces trois cordes de violon, dont la conscience supérieure, l’intuition et la raison.

À partir de ce moment-là, l’Homme est capable de contrôler le mouvement énergétique dans sa conscience, il est capable de bien faire circuler son énergie, il est capable de s’empêcher de souffrir pour rien, il est capable de bien amener cette énergie à remplir le rôle qu’elle doit vis-à-vis de sa vitalité, pour donner ainsi à son corps matériel la nourriture nécessaire, l’équilibre nécessaire, afin que l’Homme puisse vivre longtemps, dans une vie matérielle qui est de plus en plus harmonisée avec la vie de ses principes subtils.

Mais pour ceci, il faut que l’Homme comprenne, et qu’il apprenne à décoder ou à déchiffrer, l’activité souterraine intuitive de cette deuxième corde qui fait partie de l’activité de l’âme et qui se rattache directement à son caractère.

L’Homme doit prendre en considération l’activité de son caractère, il doit savoir qu’est-ce que c’est le caractère. Le caractère n’est pas toujours une qualité propre à l’identité réelle de l’Homme, le caractère est une manifestation subtile inconsciente de l’activité de l’âme à travers l’ego. Donc le caractère renferme, à la fois, des aspects positifs de cette énergie et des aspects négatifs de cette énergie. Et ce sont les aspects négatifs de cette énergie que nous appelons de l’émotivité négative, ce sont les aspects positifs de cette énergie que nous appelons de l’intelligence créative.

Donc dans la nature de l’Homme, ce que nous appelons le caractère, doit être réalisée une dualité. Dans tout caractère humain, il y a une dualité, il y a un aspect qui relève de l’activité de l’âme, il y a un aspect qui relève de l’activité de l’esprit. Mais tant que l’esprit n’est pas suffisamment présent, puissant, conscientisé, équilibré dans l’Homme, l’âme prend le dessus et nous avons un caractère qui est déformé, donc un caractère qui est nourri par une sorte d’émotivité souterraine qui, si elle est transmise ou transposée à la surface de l’ego, peut être ou peut devenir une émotivité très laide, c’est-à-dire une émotivité qui ne sert pas l’Homme, mais qui l’empêche d’être identique à sa réalité.

Donc à travers son caractère, l’Homme, l’être humain, doit être capable de sentir cette vibration, cette énergie, cette tension, qui existe en lui, parce que c’est justement le caractère de l’Homme qui manifeste cette tension. Ce n’est pas la personnalité de l’Homme qui manifeste la tension, c’est le caractère. La personnalité de l’Homme fait partie de l’activité inconsciente de l’ego, le caractère fait partie de l’activité inconsciente de cette énergie, soit émotive négative, soit émotive positive, à l’intérieur de lui-même, énergie qui est toujours le résultat de l’activité de l’âme. Et l’Homme doit, à travers son caractère, pouvoir sentir le mouvement de cette énergie, la subtilité de cette énergie, et la neutraliser, cette énergie, à partir de sa conscience supérieure, c’est-à-dire à partir de l’activité purement créative et intelligente de son double, c’est-à-dire de sa conscience supramentale ou de son esprit.

À partir de ce moment-là, l’Homme commence à pouvoir vivre l’équilibre de ces trois aspects, il commence à pouvoir bénéficier de ce que nous appelons, une Volonté, une Intelligence et un Amour réel, c’est-à-dire trois principes qui sont le produit de l’activité, de l’équilibre, de l’harmonie, des trois aspects de la triangularité de la conscience humaine.

Lorsque l’ego, la raison, ou l’intuition, et la conscience créative sont parfaitement harmonisés, nous découvrons dans l’Homme la manifestation, l’équilibre, d’un centre de vérité qui est exprimé à travers ce que nous appelons une volonté réelle, une intelligence réelle et un amour réel. Mais pour que l’Intelligence, la Volonté, l’Amour soient réels, il faut que l’ego, la partie raisonnable de l’Homme, soit capable d’actualiser intelligemment l’énergie ; il faut que l’intuition, la partie aimante de l’Homme, soit capable d’actualiser l’énergie ; il faut que le cerveau éthérique de l’Homme, qui est l’aspect créatif de sa conscience, soit capable aussi d’actualiser son énergie.

Mais pour que ces trois aspects de l’Homme s’actualisent, il ne faut pas qu’il y ait de blocage dans l’Homme. Autrement dit, il ne faut pas qu’au niveau de l’ego il y ait de l’émotivité trop enfantine, de l’émotivité qui réellement bloque chez l’Homme une grande puissance de manifestation. Il ne faut pas non plus qu’il y ait, chez l’être humain, une émotivité souterraine qui crée, sur le plan intuitif, de la fausse manœuvre, et qui crée naturellement par relais, sur le plan de la personnalité de l’ego, de la fausse personnalité. Et en troisième plan, il faut qu’il y ait, sur le plan de ce troisième cerveau, de l’intelligence créative et pure de l’Homme, suffisamment d’équilibre avec les deux autres pour que l’Homme ne souffre pas de son intelligence créative, pour que l’Homme ne souffre pas d’une trop grande activité créative.

Il faut comprendre que le cerveau éthérique de l’Homme, c’est le centre de sa puissance créative mentale supérieure. Il faut que ce centre de créativité mentale supérieure soit amené à un équilibre par les deux autres centres, par les deux autres voies de sa conscience. Sinon, l’Homme est obligé de se débattre dans une eau bénite et il ne voit jamais le jour, parce que l’ego et l’intuition, ou la raison et l’intuition n’ont pas suffisamment été ajustés pour que ce dernier bénéficie d’une façon équilibrée d’une troisième source, qui est nouvelle sur notre planète, et qui fait partie de la conscientisation chez l’être humain d’une conscience supramentale.

Donc l’Homme conscient d’aujourd’hui est arrivé à non pas simplement maîtriser l’émotivité négative extérieure – autrement dit l’émotivité négative sur le plan de l’ego, l’émotivité négative évidente – il est arrivé à être obligé de maîtriser l’émotivité négative subtile, animique, qui fait partie du souterrain de sa conscience. Et il ne peut identifier cette énergie que par l’activité de tension qui est créée en lui lorsque sa troisième corde, son intelligence créative veut passer et utilise les champs de force magnétique de son intuition, et le champ de force magnétique de son mental inférieur et raisonnable, pour manifester dans le monde une conscience quelconque.

Donc que l’Homme regarde bien son caractère, que l’Homme voie son caractère, qu’il soit conscient de son caractère, et qu’il réalise qu’à travers son caractère, s’exhibe, se manifeste, d’une façon subtile, une qualité d’énergie émotive souterraine qui fait partie de l’âme et qui est, en elle-même, retardataire.

L’Homme, sur le plan de son caractère, doit voir, doit réaliser, l’absence de neutralité dans son caractère. Si l’Homme n’est pas capable d’amener son caractère à une totale neutralité, c’est qu’il y a en lui une activité d’émotivité souterraine trop grande, plus puissante que la raison et plus puissante que son intelligence créative. Et cet Homme se verra obligé éventuellement de souffrir du déséquilibre parce que les lois de la vie sont absolues. Et si l’Homme souffre trop de son caractère, il ne pourra jamais, dans la vie, bénéficier de son caractère, c’est à dire qu’il ne pourra jamais, dans la vie, bénéficier de l’aspect positif de cette énergie, comme il peut bénéficier de l’aspect positif de l’énergie de son ego, comme il peut bénéficier de l’aspect positif et créatif de l’énergie de sa conscience supérieure.

Donc chez l’être humain, il y a la personnalité et le caractère. Ces deux aspects font partie, dans un cas de l’activité de l’ego, dans l’autre cas de l’activité intuitive de l’âme. Et ces deux aspects doivent être balancés parfaitement avec le troisième aspect qui est sa conscience créative, qui a le rôle de faire la synthèse des deux.

Mais si l’Homme n’est pas capable de maîtriser l’énergie, sur le plan de l’intuition, sur le plan de la tension qui existe en lui, il se verra obligé de ne pas parfaitement bénéficier de son intelligence créative, et il verra, sur le plan de la manifestation de sa personnalité à travers l’ego, une déviation de sa réalité créative. Et il se verra aussi sur le plan intuitif, sur le plan du caractère, être obligé de vivre une déformation profonde. Et cette déformation, non seulement il la vivra, non seulement il la souffrira, mais aussi ceux qui sont autour de lui.

Ce n’est pas suffisant pour l’Homme de se voir rationnel, autrement dit de se voir intelligent, l’Homme doit réaliser que le rationnel en lui, ou ce qui est en apparence intelligent, est coloré, est conditionné par l’énergie émotive souterraine de l’âme. Ce n’est que lorsque l’Homme a réellement appris à contrôler cette énergie que, sur le plan de son ego, sur le plan de sa personnalité, il y a une transparence. Et cette transparence est le produit de l’activité de trois principes en lui qui sont parfaitement équilibrés, et qui ont créé en lui un centre de conscience permanent, que nous appelons le centre de vérité chez l’Homme ou le point de vérité chez l’Homme, point de vérité qui n’est pas polarisé entre l’ego ou la personnalité et le caractère, mais qui est parfaitement le produit de la synthèse entre l’activité créative de sa conscience supérieure et ses principes dans l’éther, l’ego et l’âme, ou encore plus, la personnalité et le caractère.

L’Homme ne doit pas perdre de vue la relation entre la personnalité et le caractère. Il ne doit pas perdre de vue que, souvent, le caractère nourrit la personnalité : si le caractère est faussé, la personnalité est faussée. Et que pour que ces deux soient équilibrés, il faut qu’il y ait une troisième force qui entre en jeu. Et pour que cette troisième force entre en jeu, le caractère doit être ajusté, autrement dit, la maîtrise de l’énergie émotive souterraine de l’âme doit être prise en considération et amenée à un contrôle total et parfait.

À partir de ce moment-là, le caractère représente pour l’Homme un acquis, c’est-à-dire qu’il permet dans la vie, un déversement d’énergie créative, intuitive, sensible ; l’ego, sur le plan de la personnalité, permet une manifestation harmonieuse, humaine, chaleureuse de cette énergie ; et la conscience supérieure, le troisième aspect de la conscience de l’Homme, l’activité du cerveau éthérique, fait la synthèse des deux, nourrit les deux et permet à l’Homme de vivre une vie, sur le plan matériel, qui constitue le point final de l’évolution de la conscience humaine.

Donc non seulement est-il nécessaire à l’Homme de contrôler ou de maîtriser son émotivité extérieure évidente, mais il doit aussi contrôler et maîtriser son émotivité négative intérieure et souterraine. Cette dernière est moins évidente, elle est plus dangereuse et plus puissante que celle qui se manifeste sur le plan de l’ego.

mise à jour le 20/06/2024

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