CP-021 Le supramental

“Le supramental produit un réajustement de la pensée humaine, selon un mode de perception objectif de la réalité, afin de préparer l’Homme à une plus vaste et une plus juste compréhension des lois de l’univers, au-delà des limites …” BdM

 

En Français vous lisez la transcription manuelle de la conférence de BdM, dans une autre langue la traduction par une intelligence artificielle (AI) de cette transcription manuelle, donc le résultat est à interpréter avec discernement.


Le supramental produit un réajustement de la pensée humaine, selon un mode de perception objectif de la réalité, afin de préparer l’Homme à une plus vaste et une plus juste compréhension des lois de l’univers, au-delà des limites sensorielles du corps physique. Cette nouvelle forme d’intelligence tient son origine de certains plans, ou mondes de la réalité, non vécus encore par l’Homme en conscience pure, c’est-à-dire dans le contexte d’une conscience continue entre le plan matériel et les plans plus subtils de mondes qui appartiennent à l’énergie sans forme, mais identifiables par le biais de ce que l’on doit appeler pour le moment “les fluides de la forme”.

Toute forme est composée de fluides, c’est-à-dire de courants d’énergies, plus ou moins stables, selon leur degré de rapprochement ou d’éloignement de l’énergie absolue. C’est à partir de cette énergie absolue que l’Homme pourra enfin comprendre les lois de la matière, du temps, de l’espace et du mouvement dans le temps.

Tant que l’Homme fut soumis à sa pensée subjective, il lui était impossible de formuler des aspects de la réalité non soumis à l’observation de ses sens. De sorte que toute accumulation d’informations ne servait qu’à créer en lui une mémoire relativement fixe de la réalité matérielle. Au cours de l’évolution, cette mémoire devint de plus en plus fixe, de sorte qu’aujourd’hui, la mémoire de l’Homme est devenue la mesure qu’il se donne pour comprendre tout ce qui se passe dans son expérience, et qui peut lui servir dans son expérience future.

Mais l’expérience future de l’Homme n’est pas déterminée par la mémoire qu’il aura accumulée du passé, mais par une autre mémoire qui n’est pas personnelle mais plutôt universelle. De sorte que tout ce que l’Homme de demain saura lui viendra d’une mémoire instantanée à laquelle il est lié, mais à laquelle il n’a pas encore accès, car sa pensée est encore fondée sur l’ancienne mémoire de ses sens.

C’est à cause de cette ancienne mémoire et de la difficulté qu’il a à s’en débarrasser, que l’Homme trouve difficile la compréhension de choses qui se rattachent à la grande mémoire impersonnelle et universelle de sa conscience. Lorsque l’Homme sera départi de son ancienne mémoire, la nouvelle commencera à faire éruption en lui, et tout son savoir changera ainsi que sa vie psychologique, car cette dernière ne sera plus rattachée au passé de la connaissance, mais au présent de sa nouvelle mémoire, qui contient à la fois le passé et l’avenir dans un présent absolu, selon que l’on a accès à tel ou tel niveau de cette mémoire. Plus l’Homme perdra la mémoire, plus il aura accès à la mémoire universelle, et plus son savoir sera grand, car ce n’est que dans cette mémoire que tout est retenu et enregistré de façon parfaite.

La nouvelle vie intelligente de ceux qui seront touchés par le supramental, se déterminera de plus en plus avec le temps. Il débouchera sur un niveau de conscience de plus en plus grand, de sorte que ces individus comprendront et verront des choses qui sont, par le fait-même de l’inconscience, cachées aux yeux des Hommes. Cette nouvelle intelligence n’a rien à voir avec l’éducation de l’Homme. Quelle que soit la nature de la personnalité, cette intelligence la transpercera, afin d’élever le taux vibratoire de la conscience humaine et lui rendre ses attributs naturels dont elle a été déficiente à cause de son involution dans la matière.

Cette intelligence, pénétrant de plus en plus dans la conscience de l’Homme, éveillera en lui une résonance vibratoire qui servira à l’imprégner de connaissances non sujettes à l’approbation ou à la désapprobation de l’intelligence subjective. Ceux qui grandiront petit à petit dans cette intelligence découvriront des choses qu’ils pourront mesurer sans la raison. L’accroissement de l’énergie de cette forme d’intelligence permettra aux Hommes de rechercher ceux avec lesquels ils pourront en toute quiétude parler et communiquer. Ce processus créera une sorte de groupuscule humain dont l’énergie grandissante, au cours des années, affectera jusqu’à un certain point d’autres individus sensibles à cette même énergie, mais encore inconscients de son existence et de ses mécanismes.

Ceux qui découvriront cette intelligence, et apprendront à communiquer avec elle, découvriront des aspects totalement nouveaux de leur propre psychologie. Ils verront que leur psychologie nouvelle pivotera sur l’axe de cette intelligence, selon le rythme avec lequel ils pourront la vivre. Cette énergie intelligente étant prépersonnelle, les Hommes qui en seront les porteurs seront obligés de réaliser, tôt ou tard, que leur propre intellect, leur propre mémoire, doit graduellement faire place à un nouveau mode de conscience créative.

L’ego, pendant un certain temps, cherchant à se sécuriser devant la montée de plus en plus forte de cette colonne d’énergie, cherchera par tous les moyens à se sécuriser psychologiquement par le biais de la spiritualité. Réaction normale pour l’ego, qui depuis si longtemps a été enveloppé dans une forme ou une autre de spiritualité, afin qu’il se développe en lui une plus grande sensibilité et une plus grande harmonie.

Mais, la pénétration de cette nouvelle énergie dans l’esprit de l’Homme, contribuera à changer la dimension psychologique de son savoir et à réorienter son évolution, afin de lui permettre de rejoindre les civilisations plus avancées qui, depuis longtemps déjà, parcourent le cosmos matériel et invisible, dans le but de répandre dans l’univers les liens qui unissent tous les êtres en évolution.

La nouvelle intelligence de l’Homme grandira en lui, graduellement, de la même façon que grandit en l’Homme la maturité de son savoir subjectif. Avec le temps, cette intelligence plantera sa racine dans l’Humanité, et la Terre sera une Terre nouvelle.

Mais les individus qui seront les premiers affectés par cette intelligence nouvelle, devront se réajuster à toutes les formes de savoir faisant partie de leur ancienne mémoire. Et ceci constituera le test le plus difficile pour l’Homme, car ce dernier n’aura la conscience totale de son être que lorsqu’il aura suffisamment été imprégné de l’expérience nouvelle. Il comprendra selon des modes de pensée qui seront pour lui vierges et nouveaux. Tant que l’Homme pourra supporter le poids de cette nouvelle intelligence en lui, et ce qu’elle comporte de neuf dans le mode de son expression et de sa manifestation, il grandira.

Cette intelligence nouvelle, ne se rapportant à rien du passé, forcera l’Homme à ne vivre que dans le présent, et lui permettra de connaître l’avenir à un point tel que le futur ne lui sera plus caché, car le futur même lui servira dans l’organisation psychique de son évolution, à la fois personnelle et à la fois évolutive.

Ceux qui auront, en eux, le pouvoir de cette nouvelle intelligence, comprendront pourquoi il a été impossible à l’Homme, par le passé, de dépasser les limites de la raison, et pourquoi cette même raison, bien qu’essentielle à son évolution antérieure, ne servira plus dans le nouveau cycle de vie. Tant que l’Homme se servait de la raison pour évoluer, il lui était possible d’engendrer suffisamment de lumière afin d’intégrer sa vie mentale à sa vie biologique, afin que cette dernière devienne de plus en plus libre des basses formes d’expression liées à son corps animal.

Au cours de la prochaine phase de l’évolution, l’intelligence de l’Homme servira un plan lié au perfectionnement de son corps mental, ce qui engendrera sur la planète une forme de vie supérieure, car l’Homme percera, pour la première fois, les voiles du secret de la matière et de l’esprit. Cette nouvelle intelligence permettra à l’Homme de travailler consciemment à l’évolution, au lieu d’en subir les influences. L’intelligence de l’Homme sera tellement grande que nul autre que lui aura, sur la planète, le contrôle de son évolution. Ce contrôle lui permettra de mesurer la juste mesure de sa participation à cette évolution et de réaliser, une fois pour toutes, combien il est grand.

Les Hommes qui auront été touchés par cette énergie nouvelle ne pourront plus correspondre aux basses vibrations de la planète. C’est pourquoi une grande tristesse se fera sentir chez eux, lorsque les premiers signes de la conscience seront manifestés sur le plan de leur mental. L’énergie émotionnelle qui, auparavant, avait servi à leur donner la joie de vivre subjective, ne sera plus. L’Homme se sentira un peu seul dans sa peau, mais avec le temps cette sensation disparaîtra et l’Homme verra que son nouvel état est nettement naturel, dans le contexte de l’intelligence universelle qui grandit en lui.

Sa nature animale sera matée, et les traits de caractère qui ont marqué auparavant sa personnalité disparaîtront pour laisser place à une autre personnalité, cette fois une vraie. Il n’est pas facile à une race d’Hommes de découvrir le fil qui doit l’amener à la souche d’une autre, avec laquelle il n’a aucune affinité soit par la culture ou par l’intelligence. De telles conditions, pour un groupe humain, nécessitent un réajustement qui sort de l’ordinaire. C’est pourquoi l’Homme nouveau grandira graduellement, et verra, graduellement, ce qu’il doit devenir. Sans cela le choc serait trop grand et il ne pourrait le supporter.

La Terre est présentement dans un champ d’énergie suffisamment puissante pour basculer la planète sur son axe. Ce qui retarde ce changement provient de l’aide que reçoit l’Homme inconsciemment des forces supérieures, afin de lui permettre d’élever sa conscience avant que ne se produise sur la Terre ce grand évènement qui rendra l’Homme indépendant de la gravité.

Mais les forces qui veillent à maintenir le statu quo dans la qualité de vie biologique sur la planète, ne peuvent maintenir leur influence bénéfique que pour un certain temps, et c’est justement cette limite de temps qui servira à conscientiser l’Homme nouveau. Une fois cette conscientisation terminée, les évènements cosmiques s’accéléreront sur la Terre et cette dernière basculera afin que l’Homme puisse la spiritualiser, c’est-à-dire élever les vibrations et en contrôler l’évolution. L’effet de la nouvelle intelligence humaine sur la Terre se fera sentir partout, la planète aura perdu les marques terribles de la destruction, et l’Humanité vivra en paix.

Mais l’Homme doit être préparé à de tels évènements. C’est pourquoi son intelligence doit être élevée, et sa pensée ajustée à un autre taux de vibration. Ce renouveau, vécu sur le plan individuel, nécessite que les Hommes passent par une période de retranchement vis-à-vis de leur mode de vie antérieur. C’est pourquoi peu auront la force intérieure pour supporter le lourd poids de cette transformation interne. Toute énergie nouvelle qui pénètre la conscience d’une planète provient de plans supérieurs. C’est pourquoi de nombreux Hommes ne pourront attendre la fin du cycle et devront mourir, car la mort les libérera des épreuves insupportables pour eux, car ils n’auront pas la compréhension et le pouvoir que conférera la nouvelle intelligence.

Les Hommes qui survivront à la vague nouvelle de conscience qui descendra sur la Terre, seront les nouveaux fils de la Terre. Ils libéreront la Terre et feront d’elle un jardin nouveau, où la beauté n’aura jamais été égalée dans le passé.

La préparation de l’Homme nouveau ne se fera pas sans répercussion dans le monde, car beaucoup de ceux qui seront transmutés par cette nouvelle énergie sentiront le besoin de faire connaître ce qu’ils auront acquis. Et cette communication éveillera d’autres Hommes à une réalité qu’ils n’avaient jamais contemplée.

Mais les forces de la nouvelle intelligence devront restreindre leurs effets sur le psychisme humain, car ce dernier est dépourvu et faible. Seulement, après l’effondrement de l’ancienne vie, sera-t-il permis à l’Homme de connaître le pouvoir total de son intelligence supramentale. À partir de cette époque, les Hommes seront effectivement les maîtres de leur planète. Quelle que soit la grandeur de la tâche, ils auront le pouvoir d’établir tout ce qui doit être fait pour faire de la Terre un des plus beaux et des plus grands globes de la galaxie. L’intelligence de ces Hommes nouveaux leur permettra de communiquer d’égal à égal avec d’autres Hommes venus d’ailleurs, pour aider l’Homme de la Terre à construire le nouveau monde.

L’intelligence supramentale défie, de par la nature même de son origine, la raison humaine. Elle provoque chez l’Homme des réactions de toutes sortes. Et ce sont ces réactions qui doivent être, avec le temps, tempérées, afin que la conscience de l’Homme puisse se manifester d’une façon continue, c’est-à-dire d’une façon suffisamment stable pour qu’il puisse engendrer, sur le plan matériel, une force créative qui soit constructive, plutôt que destructive.

L’Homme est faible et la pénétration dans ses corps de cette énergie crée temporairement un recul dans son habilité naturelle. Il perd petit à petit des facultés qu’il a toujours considérées comme évidentes en soi, et l’ego – à cause de cette perte, qui n’est en fait qu’un remplacement – s’inquiète. Mais l’ego de l’Homme doit perdre quelque chose afin de grandir, et dominer les forces dont il a toujours subi, sans le réaliser, l’influence.

L’intelligence supramentale n’est pas du domaine de l’Homme, mais du domaine de l’esprit dans l’Homme, et l’Homme doit, s’il en est récipient, apprendre à vivre avec elle, au lieu de chercher à en comprendre les modalités de pénétration et de descente. Ce n’est pas à l’Homme de rationaliser le chemin dont prend la conscience supramentale pour descendre en lui. Mais il est de son ressort d’apprendre à vivre avec cette nouvelle intelligence, cette nouvelle conscience, qui est le but final de l’évolution sur la Terre.

Il ne s’agit pas pour l’Homme de considérer une autre porte de sortie, lorsqu’il est lui-même celui qui doit véhiculer cette énergie. L’Homme a le pouvoir en lui, et lorsque le pouvoir descend à son rythme, l’Homme l’absorbe avec le temps, apprend à vivre avec, sans que soit bousculée d’un iota sa vie ou la vie des autres. Si l’Homme bouscule la vie des autres lorsque pénètre le pouvoir vibratoire de cette intelligence, c’est qu’il n’a pas encore développé le discernement nécessaire, afin de bien se servir de ce qu’il ressent intérieurement. Ceci fait partie de son expérience et avec le temps tout se raccordera.

Les Hommes qui connaîtront cette nouvelle intelligence en eux seront les premiers à réaliser que l’Homme d’hier ne peut plus vivre avec l’Homme de demain. Car l’Homme d’hier ne sait pas où il va, d’où il vient et où il s’en va. Alors il n’y a plus de dialogue, et les portes qui autrefois étaient ouvertes entre les deux, se referment graduellement, afin que l’Homme nouveau puisse parcourir son chemin, et apprendre à dialoguer avec ceux qui vont avec lui dans la même direction. Car c’est au cours de cet acheminement qu’ils apprendront à voir le lien qui les lie, et à comprendre les dimensions de ce lien. C’est ainsi qu’ils apprendront à reconnaître ceux qui disposent d’un peu plus en eux de la réalité que d’autres, et ce sont ceux-là-mêmes qui seront désormais leurs amis, leurs frères en esprit.

L’intelligence supramentale est totalement du domaine de l’esprit qui veille sur l’Homme, et lui apporte la force nécessaire pour bien vivre sa vie et la faire fructifier. Une vie qui ne fructifie pas, n’est pas une vie, mais une existence ! Et toute existence taxe l’Homme émotivement et diminue en lui les forces vitales et créatives qui font de la vie la plus manifeste des expériences.

La vie supramentale n’est pas une question de salaire, ou de succès, ou de plaisir, mais bien une fusion plus ou moins grande avec l’intelligence de l’esprit. Tout le reste n’est que le support matériel d’une telle expérience, et ne sert qu’à rendre cette expérience de plus en plus agréable, car de plus en plus l’Homme se sert du support matériel pour faire avancer, sur le plan physique, les forces de l’intelligence créative, que vous appelez “les forces de la lumière”.

La pénétration de l’intelligence supramentale dans l’Homme est, par le fait même, la destruction des forces retardataires dans sa vie, car il acquiert, par le fait même, la capacité de ne se manifester que dans le champ de cette intelligence qui ne se suffit qu’à elle-même, soufflant tout sur son passage qui ne lui permet pas d’aboutir pleinement dans la conscience de l’Homme et de la Terre.

L’Homme est inquiet dans sa vie, car il ne reconnaît pas le pouvoir de la vie intelligent en lui, il oppose toujours et constamment ses émotions et sa subjectivité, de sorte que toute confrontation avec les forces de vie, qui ne cessent d’opérer, résulte dans une certaine douleur, jusqu’au jour où il a appris que toute la vie est sous le contrôle des forces intelligentes en lui qui ne demandent pas plus que d’être conscientisées.

Lorsque cette intelligence s’est enfin totalement installée en lui, l’Homme ne souffre plus, car tout s’ouvre devant lui, tant sur le plan de la connaissance personnelle que sur le plan de l’équilibre matériel. Mais cet équilibre ne peut venir que lorsqu’il a enfin accepté de se comporter comme un Homme réel, c’est-à-dire comme un Homme doté de toutes ses facultés.

Tant que l’Homme obéit aux basses réactions de sa conscience astrale, de son corps de désir déformé, il ne lui est pas possible de suivre la trajectoire écrite en lui, et qui lui dicte le chemin de son évolution. Il se retrouve alors désarmé devant la multitude d’obstacles qui couvrent son chemin et qu’il a lui-même contribuée à élever, à cause de son ignorance qui défie constamment les lois de l’intelligence créative.

L’Homme croit avoir le droit de renaître, mais ne réalise pas qu’il n’a pas le droit d’accéder à cette renaissance, selon les principes que voudrait bien lui faire voir son ego malade et aveugle. Ce n’est pas l’Homme qui est lumière, mais l’intelligence créative en lui, qui est enfouie sous les amoncellements d’illusions qui en réduisent l’ardeur et la puissance.

Dès que l’Homme nouveau commence à se voir de façon différente, c’est-à-dire, de façon à pouvoir enfin corriger ce qu’il croyait être la règle du jeu, il commence à comprendre le sens réel de la vie supramentale en lui. Son expérience alors devient autre, elle ne sert plus à lui imposer une souffrance – dont il a dépassé la nécessité de vivre – à cause de son manque de vision et de clarté d’esprit. Son expérience devient alors la façon dont se manifeste l’intelligence supramentale en lui. Le jeu de la vie n’est plus le même, la vie n’est plus la même. Il lui apparaît alors que sa vie ancienne n’était qu’une étape nécessaire mais pénible, avant qu’il pût en arriver à voir les choses de la façon dont il les voit.

Mais, la vie de la conscience supramentale est beaucoup plus vaste que l’Homme conscientisé puisse s’imaginer, car l’Homme n’entre dans la vie que lorsque les évènements de la vie le dictent. De sorte que la vie supramentale est un mouvement dans l’avenir, et ce mouvement ne se mesure pas de par les désirs de l’Homme ou les appétits de son ego spirituel. L’Homme est un canal. Et ce canal conscientisé permet à l’énergie de l’intelligence de construire sur les plans où elle entreprend d’élever des formes nouvelles.

La première réalisation de l’Homme qui se conscientise est fondée sur le principe de la non-réflexion. Plus l’Homme se conscientise, moins il peut réfléchir sa personnalité dans le miroir de son expérience. Car la perte de mémoire est une condition qui empêche l’ego de revenir dans le passé de l’action, afin de la contempler et de se la rapporter. L’intelligence supramentale est vie, et l’ego n’a aucun pouvoir sur elle, elle le domine de toute part, c’est pourquoi son premier contact avec l’Homme est difficile et pénible pour l’ego, car ce dernier veut jouer le jeu de la vie selon les règles de sa propre compréhension.

Le supramental dans l’Homme est une condition absolue du rapport de son esprit avec l’esprit universel. Et de ce rapport, nous découvrons une unité totale lorsque l’ego a été maté, c’est-à-dire lorsqu’il a été transformé. La transformation de l’ego est une œuvre dont l’ego est incapable de saisir l’importance, car la lumière est trop grande pour sa vision affaiblie. Mais l’ego est supporté dans sa douleur, car la vie supporte toujours ceux avec lesquels elle doit travailler, afin que se poursuive, sur les plans où elle pénètre, l’évolution.

La plus grande difficulté de l’ego réside dans son attachement aux vieilles formes, qui ont servi à sa vie antérieure, et c’est justement là que se livrera le combat entre le supramental et le mental inférieur de l’Homme.

Les forces de la lumière connaissent l’Homme parfaitement, mais lui, malgré lui-même, ne peut ouvertement laisser pénétrer en lui les forces, car elles sont trop grandes pour lui. Les forces se servent alors du temps pour pénétrer dans l’Homme, et avec le temps, l’ego aura vécu de multiples expériences qui lui auront confirmé l’état nouveau dans lequel il se trouve, et tout sera alors normal et naturel pour lui. Regardant en arrière, la période de transition n’aura été qu’un mauvais rêve d’où il sera sorti sain, sauf et libre.

L’Homme nouveau ne peut réaliser qu’il est nouveau, car il n’a pas encore vu l’avenir de sa race. À cause de cette expérience qui lui manque, son attitude envers ce qui lui arrive n’est pas toujours bien venue, car sa souffrance lui fait renier, malgré lui-même, les bénéfices de sa conscience nouvelle. Mais il dépasse, avec le temps, cette condition de la souffrance, et voit qu’il est en fait un être dont la vision intérieure ne coïncide plus avec celle de l’Humanité inconsciente. C’est alors qu’il se rapproche de lui-même, et qu’il apprend à se voir dans une autre lumière à l’aide d’un esprit renouvelé.

Le supramental ne se comprend pas. Le supramental est une force de l’esprit dans l’Homme, inutile d’essayer de le comprendre. Tant que nous cherchons à le comprendre, il nous est refusé. L’énergie du supramental est une vibration qui perce l’esprit de l’Homme et élève la lumière dont se sert cet esprit pour comprendre le vaste panorama de l’existence. Le supramental, et sa descente sur le plan matériel, est une condition nouvelle de l’esprit de l’Homme. Et c’est une condition nouvelle aussi de la vie sur la Terre. Tant que nous cherchons à comprendre pourquoi le supramental agit de telle ou telle façon, il nous est impossible de réaliser les raisons derrière lesquelles se voile la conscience supramentale pénétrante. Le supramental agit toujours pour des raisons qui sont indéfinies à l’Homme, tant qu’il n’a pas suffisamment de conscience pour voir clairement ce qui se passe en lui, et l’œuvre qui se monte petit à petit à l’intérieur de sa conscience personnelle.

Ceux qui seront touchés par le supramental au cours des années verront que cette force, cette intelligence, n’est pas d’eux. Et que les conditions de sa pénétration doivent être vécues selon le mode de chacun. Aucun Homme ne réagit de la même façon.

La pensée est un des phénomènes les plus incompris de l’Homme. Le phénomène de la pensée est tellement occulte et sujet au développement de la psychologie de l’ego, qu’il n’est pas surprenant que l’Homme souffre de ses pensées, car elles déterminent la relation plus ou moins parfaite qu’il entretient avec un autre niveau de sa propre conscience, dont il n’a pas encore compris les mécanismes.

La pensée humaine dans son aspect le plus fondamental intervient dans la vie mentale de l’Homme et le conditionne à certaines expériences, qui font de lui un être de plus en plus dépendant d’une forme d’intelligence, que nous appelons l’intelligence. Mais l’intelligence que nous connaissons, n’est pas nécessairement intelligence ! Et c’est pour cette raison que nous devons étudier les mécanismes de la pensée, afin de bien les connaître et d’en profiter, plutôt que d’en être les esclaves témoins.

Tant que la pensée supramentale n’est pas sur le plan de l’expérience de l’Homme, il est difficile à ce dernier de connaître les limites de sa propre pensée subjective, puisque celle-ci détermine les limites de son savoir. Mais dès que la pensée supramentale apparaît sur le globe, il devient possible à l’Homme d’entrevoir des possibilités de compréhension vis-à-vis de la réalité à la fois visible et invisible. Puisque la pensée, dans son contenu réel, ne définit pas la réalité selon les normes de la pensée subjective, il devient évident à l’Homme rationnel qu’il s’agit d’une pensée dont l’origine n’est pas du domaine de l’Homme, mais du domaine de l’Homme nouveau. C’est-à-dire de l’Homme dont la psychologie s’élève graduellement au-dessus de la psychologie des peuples et des nations. À partir de ce moment, la pensée supramentale commence à jouer un grand rôle dans la définition de la réalité, car elle n’est pas soumise aux règles du jeu établies depuis longtemps par la pensée subjective.

Mais vient alors le problème de la compréhension parfaite de la pensée supramentale, c’est-à-dire le problème psychologique soulevé par cette nouvelle forme de pensée, qui doit transporter l’Homme sur les plus hauts plateaux de la connaissance et à la fois élever son esprit au-dessus de l’esprit des Hommes.

Tant que l’Homme s’attribue personnellement l’origine de la pensée, il lui est impossible de discuter de la valeur de sa pensée, puisqu’elle semble partir de lui et se conformer aux valeurs qu’il a faites siennes au cours de son expérience. Mais dès qu’il réalise que toute forme de valeur ou d’information ne provient plus de lui, mais de plus haut que lui, il se voit dans l’expérience de la grande naïveté. C’est-à-dire que son expérience avec cette nouvelle forme de pensée doit se raffiner, afin qu’il puisse bénéficier de cette nouvelle pensée, plutôt que d’en souffrir.

Mais bénéficier de la nouvelle pensée n’est pas facile, car l’Homme n’a pas encore découvert les illusions de cette communication. Non pas que cette dernière ne soit pas réelle, mais parce qu’elle est ajustée à un taux de vibration qui n’est pas encore suffisant dans sa nouvelle expérience. De sorte que l’Homme nouveau, au début de son expérience, se voit à la fois plongé dans le dilemme de découvrir la vraie pensée, et en même temps être forcé de réaliser qu’il ne peut pas toujours se fier à elle.

Pourquoi cela ? Simplement parce que la pensée supramentale n’évoque pas dans l’Homme la même résonance que la pensée subjective. C’est-à-dire qu’elle oriente, de façon mystérieuse pour le néophyte – plutôt que de l’orienter d’une façon logique, telle que nous nous y attendons – les Hommes sur le plan matériel. Mais c’est justement cette qualité de la pensée supramentale qu’il faut apprendre à développer, car c’est là, ou là-dedans, que se cache son pouvoir d’instruction à l’Homme.

Tant que l’Homme nouveau ne voit pas ou n’a pas saisi la différence entre la pensée supramentale et la pensée communicative du monde des esprits, il se trouve dans une impasse importante vis-à-vis du développement de son pouvoir d’engendrer, sur le plan humain, suffisamment de puissance par le biais de sa pensée. De sorte que sa pensée devient un outil de travail, plutôt que simplement un outil de langage et de communication.

Tant que l’Homme nouveau n’a pas saisi que toute pensée communicative avec le monde des esprits est une pensée temporelle, il lui est impossible de réaliser l’avenir et les profondes dimensions du savoir, car ce dernier est en dehors du temps de l’Homme et du temps du monde des esprits.

L’Homme nouveau doit passer une nouvelle étape dans la compréhension du phénomène de la pensée : celui de la maturité de la pensée. Alors que la pensée a toujours servi à diriger l’Homme aveuglément, le temps est venu pour que cette dernière serve l’Homme dans la compréhension des systèmes et des mystères derrière les systèmes.

Mais l’Homme a la crainte fondamentale en lui qu’avait engendrée la pensée subjective et la pensée spirituelle : c’est la crainte de la connaissance. Car bien que l’Homme désire ardemment la connaissance, il craint que cette dernière ne lui enlève ce qu’il ne possède déjà. C’est pourquoi nous retrouvons sur le globe une force dans la pensée supramentale qui permet de détruire toutes les formes de pensée imaginables, afin de restreindre l’influence de ces pensées et d’aider l’Homme à supporter le poids du vide, c’est-à-dire le poids du savoir.

Lorsque cette pensée atteint ceux auxquels elle est dédiée, elle permet de réajuster le taux vibratoire de leurs pensées et de substituer ce qu’ils veulent dans le monde de la pensée, avec ce qui est présent en eux à une petite échelle de la pensée supramentale.

Ceux qui vivront de la pensée supramentale, verront grandir en eux une sorte de vide, c’est-à-dire, une sorte d’égarement, car leurs pensées subjectives n’auront plus, avec le temps, le pouvoir de leur fournir l’énergie nécessaire pour engendrer dans leur vie, le sens du réel. Ces Hommes connaîtront alors le début de cette grande solitude, qui mène l’Homme vers le centre de lui-même. Mais toute solitude de l’Homme face à face avec son esprit intérieur, n’est plus une solitude, mais plutôt un rapport de plus en plus étroit, que l’Homme ne connaît pas encore dans tous ces aspects.

Que l’Homme s’instruise de plus en plus de lui-même est une expérience nouvelle dont l’ego n’a pas tout à fait compris le sens. Mais cette nouvelle façon de voir les choses, de par soi-même, remplit petit à petit son esprit, de sorte qu’avec le temps l’esprit de l’Homme n’est plus décousu de sa réalité intérieure, mais se soulève de plus en plus, afin de pouvoir élargir son champ de vision.

Lorsque son champ de vision coïncide avec le champ de vision d’un autre être, l’Homme s’aperçoit alors de la grande joie en lui, car il n’est plus seul maintenant sur le plan de l’Homme. Un autre que lui connaît les mêmes choses de l’esprit. L’Homme est alors dans la conscience universelle de son intelligence supramentale. Et c’est à partir de ce moment, chéri de son expérience, qu’il réalise que le supramental est le début et la fin de l’esprit de l’Homme. L’Homme qui connaît ces paroles est un Homme comblé, car il n’a plus à chercher, dans le monde, les raisons de son esprit puisque l’esprit en lui peut le lui expliquer en dehors de l’espace et du temps.

Ceux qui vivront dans le supramental auront à déterminer les conditions de leur existence selon les lois de l’esprit en eux. Et de ces conditions, ils progresseront vers la grande époque où tous ceux qui devront se reconnaître, se reconnaîtront, car rien en eux ne pourra empêcher cette reconnaissance.

Tant que l’Homme suivait les dictées de son ego, il ne pouvait agir envers les Hommes que dans la mesure où ces derniers lui apportaient quelque chose. Mais dans le cas de la conscience supramentale, l’Homme est dénué de désirs égocentriques, il ne se lie avec l’Homme que dans la mesure où ce dernier peut comprendre la dimension de l’intelligence qui les amène à se rencontrer, afin de travailler avec eux, soit sur le plan matériel, soit sur d’autres plans subtils.

Mais dans le cas où la conscience supramentale lie deux Hommes, ces deux Hommes ne peuvent plus se délier, car la vie a déjà pénétré dans l’esprit des deux. Et c’est de cette même vie qu’ils doivent vivre, puisqu’ils appartiennent à la même race qui lui donne naissance sur le plan matériel. Déjà ces deux Hommes ne sont plus deux, mais un. Avec le temps, la perfection de l’unité de conscience sera connue et l’on dira de ces deux Hommes qu’ils sont de la même race, c’est-à-dire du même esprit.

mise à jour le 20/06/2024

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